CHINE AFRIQUE

POUR DES RELATIONS RESPECTUEUSES, AMICALES, FRANCHES ET FRATERNELLES

mardi 10 juin 2014

Coopération Congo-Chine : Denis Sassou N'Guesso en visite d'État en Chine | adiac-congo.com : toute l'actualité du Bassin du Congo

Coopération Congo-Chine : Denis Sassou N'Guesso en visite d'État en Chine | adiac-congo.com : toute l'actualité du Bassin du Congo

Le chef de l'État congolais a accordé lundi, peu avant son départ pour la Chine où il est arrivé ce mardi,​ une interview exclusive à l'agence Xinhua (Chine Nouvelle). Il évoque « le principe gagnant-gagnant et la confiance mutuelle qui constituent les bases de l’amitié sino-congolaise », cinquante ans après
Agence Xinhua : Monsieur le président, vous allez bientôt effectuer votre 13e visite en Chine, 50 ans après votre premier séjour dans ce pays ami. Gardez-vous encore en mémoire vos premiers voyages en Chine ?

Denis Sassou N'Guesso : Au moment où nous effectuons ce 13e voyage en Chine, nous ne pouvons que nous souvenir du premier voyage en 1964. Aujourd'hui, le grand changement qui s'est produit, c'est que la Chine est ouverte au monde entier. En 1964, ce n'était pas le cas. Je pense que la plupart des compagnies aériennes de l'Occident n'allaient pas en Chine. Donc, pour nous, partir du Congo en 1964 pour la Chine, c'était tout un problème. Par où passer, quel avion prendre pour atteindre Beijing ? Dans notre cas, nous sommes partis de Brazzaville pour Paris. À Paris, il n'y avait pas de ligne qui pouvait nous amener à Beijing. On est allé à Zurich (Suisse) où l'on nous a dit que pour aller à Beijing, il fallait atteindre le Pakistan. Nous sommes partis de Zurich pour le Caire (Égypte), donc nous sommes revenus en Afrique. Du Caire, nous sommes allés enfin à Karachi au Pakistan où nous avons trouvé la compagnie Pakistan Airlines qui allait en Chine. Nous avons fait Karachi-Dhaka -Dhaka c'était à l'époque le Pakistan oriental. De Dhaka à Shanghai, de Shanghai à Beijing. Aujourd'hui, la Chine est ouverte au monde entier et tous les avions du monde vont en Chine. C'est quand même un changement spectaculaire et l'on garde un souvenir de ces moments-là.

Xinhua : Parmi les changements que la Chine a connus au cours de ce demi-siècle, lesquels vous impressionnent le plus ?

DSN : D'abord, comme je l'ai dit tout à l'heure, cette ouverture au monde. Puis, quand vous arrivez à Shanghai aujourd'hui, pour nous qui y avions été en 1964, on constate que tous les grands immeubles qu'on nous présentait à Shanghai ont été démolis pour donner la place à autant de gratte-ciels. Pour celui qui a vu Shanghai en 1964 et revoit la ville 50 ans après, on peut dire que c'est le jour et la nuit. En Chine, il y a eu des changements spectaculaires dans tous les domaines, les relations avec le monde, la politique, les relations diplomatiques. Et, quels changements ! Changements dans les domaines économique, scientifique -vous voyez les fusées que la Chine envoie. On peut dire qu'en 50 ans, la Chine a connu un bond en avant spectaculaire. Nous qui l'avons vue en 1964, 1969, puis les années 80 jusqu'à maintenant, on a pu voir une évolution extraordinaire.

Xinhua : Pendant votre visite à Beijing, vous allez rencontrer votre homologue chinois Xi Jinping et d'autres dirigeants chinois. Qu'attendez-vous le plus de ces rencontres avec ce nouveau collectif des dirigeants de la Chine ?

DSN : D'abord, le président Xi Jinping nous a fait l'honneur d'une visite à Brazzaville au cours de laquelle nous avons fait l'analyse de nos rapports et confirmé notre volonté de réaliser le partenariat stratégique que nous avons décidé d'établir entre la Chine et le Congo. Il y a la poursuite de cette volonté à mettre en œuvre le partenariat stratégique que nous avons conclu avec l'ancien président chinois Hu Jintao. Nous poursuivons le développement des relations de nos deux pays qui sont fructueuses dans tous les domaines. Au cours de ce voyage, nous allons sûrement arrêter de nouveaux objectifs pour poursuivre la réalisation de ceux-ci.

Xinhua : Nous avons constaté que vous avez choisi de visiter après Beijing la ville de Shanghai et la province de Guangdong. Qu'est-ce qui justifie ce choix ?

DSN : D'abord Shanghai, c'est la grande ville économique de Chine, avec des zones de développement spéciales. Nous avons ici aussi une expérience de développement des zones économiques spéciales. Nous allons, à travers ces visites, étudier l'expérience chinoise dans le développement des zones économiques spéciales, apprendre auprès des amis, profiter de ces expériences-là, passer des accords. Mais, Shanghai c'est aussi un symbole pour moi, car la première fois que j'ai mis mon pied sur le sol chinois en 1964, c'était à Shanghai. Chaque fois que je vais en visite en Chine, je visite toujours Shanghai. Mais toutes les villes que nous allons visiter ont pour le Congo un intérêt économique important.

Xinhua : Cette année marque également le 50e anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques entre la Chine et le Congo. Vous et votre homologue chinois réalisez des visites d'État réciproques en seulement quinze mois, ce qui prouve l'importance que les deux pays accordent aux relations bilatérales. À votre avis, quels facteurs jouent le rôle majeur pour que le Congo et la Chine puissent établir un partenariat global de solidarité et de coopération ?

DSN : Il faut d'abord dire que la Chine et le Congo ont participé, on pourrait dire, dans les mêmes tranchées, à toutes les luttes de libération, luttes contre le colonialisme, les impérialismes de tout genre. Tout à l'heure, je vous disais que la Chine siège aujourd'hui comme membre permanent au Conseil de sécurité des Nations Unies. C'était aussi une longue lutte, pour obtenir que les droits de la Chine à siéger comme membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies soient acceptés. Nous nous sommes soutenus mutuellement au cours de toutes ces batailles. Même, dans les domaines économiques, financiers, dans les bons moments comme à l'occasion des mauvais moments, nous nous sommes donné la main et nous nous sommes soutenus mutuellement. C'est ce qui a renforcé la solidarité entre les peuples chinois et congolais, entre les dirigeants congolais et chinois. Je crois que ceci a donné des fondations vraiment solides à notre édifice. Voilà pourquoi, nous continuons de marcher ensemble. Et, nous avons été très honorés de constater qu'à l'occasion de sa toute première sortie officielle en Afrique, le président Xi Jinping a réservé une visite au cours de laquelle le peuple congolais a été honoré. Voilà pourquoi, à mon tour, je vais à l'invitation du président chinois.

Xinhua : Vous avez lancé un programme ambitieux nommé "le chemin d'avenir" qui a accéléré le processus de modernisation et d'industrialisation du Congo. Comment allez-vous persuader les investisseurs étrangers à investir à long terme au Congo ?

DSN : Il est important de montrer aux partenaires qu'ici au Congo, il y a la stabilité, la paix, la sécurité. Parce que sans ces éléments-là, il est très difficile pour les investisseurs d'aller dans un pays. C'est d'abord ces critères de base. Ensuite, nous montrerons que nous avons nous-mêmes un programme de développement de notre pays, il y a une orientation claire qui est connue des partenaires. Enfin, nous essayons de prendre un ensemble de décisions. Il y a encore quelque trois, quatre jours, je signais des décrets pour annoncer de nouvelles décisions qui permettent d'assainir l'environnement des affaires, créer des conditions propices au développement des affaires dans le pays.

Nous montrons aussi que le Congo a quand même des ressources, il y a quand même un potentiel. Il y a des ressources naturelles du sol, du sous-sol. Notre pays a des terres pour l'agriculture, des forêts, l'eau, quelques minerais. Ce sont des conditions qui peuvent permettre aux partenaires de venir investir dans le pays.

Xinhua : Quels sont les domaines prioritaires à développer dans le cadre du processus de modernisation et d'industrialisation du Congo ?

DSN : Dans ce processus, comme vous l'observez dans le pays, ces derniers temps, nous avons mis l'accent sur les infrastructures de base(...) Et que même les investisseurs, dont vous parlez, ne pourront pas venir dans un pays s'il n'y a pas de route, de chemin de fer, de port, d'électricité, de l'eau, des télécommunications, l'internet. Il faut donc créer ces conditions de base, c'est ce que nous avons fait et que nous continuons de faire. Pour le reste, je disais que le Congo a des ressources. Il y a le pétrole, nous ne pouvons pas dire que c'est mauvais d'avoir du pétrole, du gaz. Mais, nous avons la terre, l'eau, le soleil.

Si vous lisez le programme "le chemin d'avenir", vous remarquerez que lorsque nous parlons de l'industrialisation, nous disons en premier que celle-ci va s'appuyer sur la transformation des produits d'agriculture, donc l'agro-industrie. Il y a cette dimension, ce n'est pas seulement le pétrole, le gaz. Il y a l'agriculture et l'agro-industrie, la transformation du bois. Le Congo est un pays forestier, nous procédons à l'exploitation rationnelle de notre forêt mais c'est un secteur économique important. Avant le pétrole, le secteur de la forêt occupait la première place dans ce pays. Donc, il y a la transformation des produits de la forêt. Puis, il ne faut pas le cacher, nous avons d'autres ressources, les mines. Nous avons des découvertes importantes des minerais de fer, de potasse, de phosphate. Il y a des indices de diamant, d'or, de cuivre, de zinc. Nous avons des potentialités qui peuvent permettre l'industrialisation et la modernisation de notre pays. Il y a le secteur du tourisme avec l'écotourisme. Le tout doit s'appuyer naturellement sur les hommes, la formation des hommes qualifiés (...) Sur cette base, nous pensons que notre pays a ses chances pour se moderniser et s'industrialiser.

Xinhua : Au mois de mai dernier, le Premier ministre chinois Li Keqiang a visité le siège de l'Union africaine (UA) et exprimé à tout le continent africain la politique de la Chine envers l'Afrique. Quels sont les facteurs pouvant permettre à l'Afrique et la Chine de rendre leurs relations plus étroites ?

DSN : D'abord, nous avons au niveau africain salué cette déclaration du Premier ministre chinois. Nous la considérons comme un appui important que la Chine apporte à l'Afrique au moment où elle prend son élan pour aller de l'avant. Nous saluons ces décisions des autorités chinoises. L'année dernière, nous avons été au sommet des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) à Durban (Afrique du Sud). Le président chinois Xi Jinping était à ce sommet, et a décidé de mettre en place une banque des BRICS pour le développement des infrastructures en Afrique. Nous pensons que c'est le premier acte pour l'Afrique. Donner à l'Afrique les infrastructures de base ; construire des routes, des autoroutes, des chemins de fer, produire l'électricité ; enfin résoudre le problème des infrastructures. Je pense que ce sera déjà un acte très important, mais qui ne signifie pas qu'on ne devrait pas s'intéresser aux autres secteurs.

À mon avis, il serait très important pour l'Afrique qu'elle règle ce problème des infrastructures. Parce que l'Afrique ne peut pas faire le commerce en Afrique même. Le commerce, à l'intérieur de l'Afrique, d'un pays à l'autre, est presque inexistant à cause de l'absence des infrastructures. Je crois que nos partenaires chinois ont bien saisi l'importance de cela.

Xinhua : Entre l'Afrique et la Chine, il existe des mécanismes de coopération, surtout le Forum sur la coopération sino-africaine (FCSA). Que doivent faire les deux parties afin que leur coopération puisse gagner un nouveau palier ?

DSN : C'est en accomplissant déjà le genre de tâches que je viens de signaler, mais surtout en insistant sur le fait que cette coopération doit profiter à toutes les parties. Elle doit profiter à l'Afrique, mais il faut aussi qu'elle profite à la Chine. Il faut que ce soit selon le principe gagnant-gagnant. Sur cette base, nous pensons que la coopération entre la Chine et l'Afrique va atteindre un nouveau palier. Parce que malgré les difficultés d'aujourd'hui, tous les analystes indiquent que l'Afrique est partie pour une véritable croissance. On dit que l'Afrique aura peut-être deux milliards d'habitants en l'an 2050. Il y a des ressources, des hommes qu'on doit former. De l'autre côté, la Chine a aussi le potentiel dont nous venons de parler. Je crois qu'à ce moment-là, il y a de grandes perspectives entre la Chine et l'Afrique. Je crois fortement à cela.
Guy-Gervais Kitina

lundi 9 juin 2014

La Chine met en garde contre la démocratie « à l'occidentale »

La Chine met en garde contre la démocratie « à l'occidentale »

La Chine met en garde contre la démocratie « à l'occidentale »

Le Monde.fr avec AFP |
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 « Du Moyen-Orient à l'Afrique du Nord ou de l'Ukraine à la Thaïlande, tous (ces pays), sans exception, ont été entraînés sur la voie de la « démocratie à l'occidentale » et tous ont vu la politique dans la rue escalader de meetings en manifestations, jusqu'à un conflit armé », affirme "Le Quotidien du peuple".


Quelques jours après le 25e anniversaire de la répression meurtrière du « printemps de Pékin » en faveur de la démocratisation du pays, le Quotidien du peuple, organe du Parti communiste chinois (PCC), met en garde contre la démocratie. « La “politique de la rue” conduit souvent aux désordres et même à la guerre civile », affirme un éditorialiste du journal, Mi Bohua.

Selon lui, « du Moyen-Orient à l'Afrique du Nord ou de l'Ukraine à la Thaïlande, tous [ces pays], sans exception, ont été entraînés sur la voie de la “démocratie à l'occidentale” et tous ont vu la politique dans la rue escalader de meetings en manifestations, jusqu'à un conflit armé ». Et dans la plupart des pays touchés par ces mouvements, poursuit l'éditorialiste du PCC, « les forces américaines ou occidentales, ouvertement ou en coulisses, ont été impliquées ».

L'éditorialiste se garde de toute allusion à l'immense vague de manifestations du printemps 1989, initiée par des étudiants, en faveur de la démocratie et contre la corruption en Chine. Signe de la nervosité du régime, plusieurs dizaines de juristes, journalistes, parents de victimes et défenseurs des droits de l'homme ont été emprisonnés ou réduits au silence à l'approche de l'anniversaire.

Dans un discours prononcé en avril lors d'un voyage officiel en Allemagne, l'actuel président, Xi Jinping, avait affirmé que la Chine avait fait l'expérience dans le passé du système parlementaire et du multipartisme, mais que « rien de cela n'avait marché ». « Finalement, la Chine a pris la voie socialiste », avait ajouté le président chinois. « Comment la Chine, sinon, aurait-elle pu avoir la paix et la prospérité ? », s'interroge en écho l'éditorialiste du Quotidien du peuple

Des progrès importants et fructueux enregistrés dans la coopération sino-congolaise (ambassadeur de Chine au Congo)

Des progrès importants et fructueux enregistrés dans la coopération sino-congolaise (ambassadeur de Chine au Congo)

samedi 7 juin 2014

Une coopération franco-chinoise pour le développement africain

Une coopération franco-chinoise pour le développement africain
















Le Mali appelle au boycott des produits français et suisses

Cet appel survient deux semaines après une lourde défaite de l'armée malienne face à la rébellion touareg dans la ville de Kidal (nord-est) au cours de laquelle une cinquantaine de soldats ont été tués.
Cet appel survient deux semaines après une lourde défaite de l'armée malienne face à la rébellion touareg dans la ville de Kidal (nord-est) au cours de laquelle une cinquantaine de soldats ont été tués.
latribune.fr  |   -  396  mots
Paris et Berne sont accusées de soutenir la rébellion touareg dans le nord du pays, après la lourde défaite de l'armée malienne, il y a deux semaines.
Un collectif de plusieurs associations maliennes a appelé vendredi à un boycott au Mali des produits français et suisses, deux pays accusés de soutenir la rébellion touareg, le MNLA (Mouvement national de libération de l'Azawad) dans le nord du pays.

"Nous venons de lancer une vaste campagne pour le boycott des produits français et suisses parce que ces pays soutiennent les rebelles touareg", a déclaré à l'AFP Mohamed Youssouf Bathily, porte-parole du collectif pour la Défense de la République (CDR), formé d'organisations proches du pouvoir.

Sur les ondes des centaines de radios privées

"Concrètement, nous lançons la campagne sur les centaines de radios privées de Bamako. La semaine prochaine, nous allons la continuer à l'intérieur du territoire malien", a de son côté, déclaré Mohamed Seydou Traoré, autre responsable du CDR, qui organise depuis plusieurs mois des manifestations de soutien au gouvernement malien dans la crise dans le nord du pays.

Des membres du CDR ont distribué ces derniers jours à Bamako des banderoles sur lesquelles on pouvait lire: "Puisque la France et la Suisse soutiennent le MNLA, alors boycottons (leurs) produits pour affaiblir le MNLA et renforcer l'Etat du Mali".

Plusieurs entreprises françaises et suisses présentes dans divers secteurs ont été nommément citées sur ces banderoles.

Défaite de l'armée malienne

Cet appel survient deux semaines après une lourde défaite de l'armée malienne face à la rébellion touareg dans la ville de Kidal (nord-est) au cours de laquelle une cinquantaine de soldats ont été tués.

Mal préparée, l'offensive de l'armée contre Kidal, ville contrôlée par la rébellion touareg et d'autres groupes armés, avait suivi la visite mouvementée du Premier ministre Moussa Mara quelques jours auparavant. Cette visite et l'offensive ratée de l'armée pour reprendre le contrôle de Kidal avaient été vivement critiquées par les opposants.

Le nord du Mali a été pendant plusieurs mois en 2012 occupé par des jihadistes armés liés à Al-Qaïda, d'abord alliés à des Touareg contre Bamako avant de les évincer. Ces islamistes ont été à partir de janvier 2013 presque chassés des grandes villes de cette région par une coalition internationale dirigée par la France, mais ils continuent de mener des actions meurtrières comme des attentats

lundi 2 juin 2014

Les entreprises chinoises germent sur le marché africain des machines agricoles

Les entreprises chinoises germent sur le marché africain des machines agricoles

Table-ronde de Beijing : L’industrie culturelle, un pilier de la coopération sino-africaine

Table-ronde de Beijing : L’industrie culturelle, un pilier de la coopération sino-africaine

L’industrie culturelle, un pilier de la coopération sino-africaine


Last Updated on Friday, 30 May 2014 20:53 Friday, 30 May 2014 19:21
Written by Maurice
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BEIJING (Chine) - La table-ronde sur l’industrie culturelle sino-africaine a pris fin, mercredi dernier, à l’hôtel Yuyang de Beijing. Les experts africains et chinois ont posé les jalons d’une collaboration qui promet d’être fructueuse.

La Chine veut faire du commerce et des échanges culturels les deux piliers de sa coopération avec l’Afrique. Lors de son périple africain, en mars 2013, le président Xi Jinping avait insisté sur cette option. Une option rappelée par le Premier ministre Li Keqiang, il y a quelques semaines, durant sa visite dans quatre pays du continent. Les participants à la table-ronde sur l’industrie culturelle sino-africaine espèrent que cette politique aura des répercussions positives sur la coopération entre les deux zones géographiques. Durant deux jours, ils ont échangé sur les opportunités du secteur et les échanges d’expériences. « Nous voulons jeter les bases d’une coopération plus pragmatique entre la Chine et l’Afrique. La culture est une source de cohésion sociale et elle occupe une position de plus en plus importante dans les économies de nos pays », a affirmé Aiping Zhang, directeur général des Relations extérieures au ministère chinois de la Culture. C’était lors de l’ouverture à laquelle ont assisté de nombreux diplomates africains parmi lesquels l’ambassadeur du Bénin et le conseiller aux Affaires culturelles de l’ambassade du Sénégal, Amadou Fall.
En Chine, l’industrie culturelle occupe une place de choix dans les statistiques économiques. En 2012, elle a généré des revenus évalués à 1.800 milliards de yuans (1 yuan égale 80 FCfa) et connaît une croissance annuelle de 6,8%. La demande en biens culturels est croissante, ce qui stimule le secteur devenu très compétitif. Ainsi, rien que les recettes générées par les spectacles représentent environ 46 milliards de yuans chaque année et connaissent une hausse de plus de 25% depuis 2007. Des sites du patrimoine chinois sont également très fréquentés et génèrent des ressources consistantes. L’année dernière, la Cité interdite avait reçu près de 175.000 visiteurs par jour. « L’industrie culturelle s’intègre de plus en plus dans l’activité économique. Ainsi, 282 milliards de yuans ont été investis dans le secteur en 2013. Les jeux vidéo développés par des Chinois connaissent, par exemple, une croissance de 30% depuis 2005 avec un chiffre d’affaires annuel estimé à 11 milliards de yuans. Nous voulons désormais passer du made in China au design in China afin de briser les idées reçues sur nos produits », a expliqué Ruofeng Sun, Inspecteur général de l’industrie culturelle au ministère de la Culture.

Programmes pilotes et partage d’expériences
L’ambassadeur du Bénin à Beijing espère que la table-ronde soit une opportunité pour de véritables échanges d’expérience entre Chinois et Africains. « L’Afrique ne doit pas être en marge du processus de développement, d’autant plus que la création et l’art sont les piliers d’une industrie culturelle génératrice d’emplois et de revenus », a-t-il déclaré. La Chine et les pays africains souhaitent créer des programmes pilotes, partager des informations en matière de commerce culturel, multiplier les stages de formation et promouvoir les échanges d’expériences dans ce domaine. Les experts africains ont, chacun, fait l’état des lieux de l’industrie culturelle dans leur pays. Une présentation qui dévoile les contrastes et les disparités selon les Etats, mais qui montre surtout les forces et les faiblesses du secteur. Le sous-équipement des infrastructures, l’insuffisance de la formation, le manque de moyens financiers… font que la culture est très souvent considérée comme la « dixième roue de la carrosse », comme l’a si bien dit Anthime Jean-Bernard-Depaul Goumba, le représentant de la Centrafrique.
Depuis plus de 50 ans, son pays n’a produit qu’un seul film de long-métrage, « Le silence de la forêt » du regretté Didier Ouenangaré. Cet exemple illustre à merveille l’état de l’industrie culturelle dans la plupart des Etats du continent où les créateurs gagnent à peine de quoi subsister. Des initiatives sont prises par les autorités publiques et les opérateurs privés, mais des étapes doivent être franchies avant l’implantation d’une industrie culturelle digne de ce nom.
Les experts chinois ont également fait des présentations sur différents secteurs de l’industrie culturelle qui est en plein développement dans leur pays. Ils provenaient de structures telles que StarTimes (société audiovisuelle), l’Ecole artistique Wuqiao de Hebei, la société de management de biens Intangibles du temple Shaolin, l’Académie d'économie et de management, l’Institut de stratégie internationale du développement de la Culture, la China international book trading corporation, l’Académie centrale d'administration culturelle, etc. Ils ont promis de faire le suivi des recommandations et de mener des projets communs afin que les partenaires africains bénéficient de leurs expériences dans le domaine. La table-ronde de Beijing pourrait ainsi être le point de départ d’une véritable relance du secteur si les contacts établis entre les deux parties aboutissent à des résultats concrets.

De notre correspondant permanent Modou Mamoune FAYE

Table-ronde de Beijing : L’industrie culturelle, un pilier de la coopération sino-africaine

Table-ronde de Beijing : L’industrie culturelle, un pilier de la coopération sino-africaine

L’industrie culturelle, un pilier de la coopération sino-africaine


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BEIJING (Chine) - La table-ronde sur l’industrie culturelle sino-africaine a pris fin, mercredi dernier, à l’hôtel Yuyang de Beijing. Les experts africains et chinois ont posé les jalons d’une collaboration qui promet d’être fructueuse.

La Chine veut faire du commerce et des échanges culturels les deux piliers de sa coopération avec l’Afrique. Lors de son périple africain, en mars 2013, le président Xi Jinping avait insisté sur cette option. Une option rappelée par le Premier ministre Li Keqiang, il y a quelques semaines, durant sa visite dans quatre pays du continent. Les participants à la table-ronde sur l’industrie culturelle sino-africaine espèrent que cette politique aura des répercussions positives sur la coopération entre les deux zones géographiques. Durant deux jours, ils ont échangé sur les opportunités du secteur et les échanges d’expériences. « Nous voulons jeter les bases d’une coopération plus pragmatique entre la Chine et l’Afrique. La culture est une source de cohésion sociale et elle occupe une position de plus en plus importante dans les économies de nos pays », a affirmé Aiping Zhang, directeur général des Relations extérieures au ministère chinois de la Culture. C’était lors de l’ouverture à laquelle ont assisté de nombreux diplomates africains parmi lesquels l’ambassadeur du Bénin et le conseiller aux Affaires culturelles de l’ambassade du Sénégal, Amadou Fall.
En Chine, l’industrie culturelle occupe une place de choix dans les statistiques économiques. En 2012, elle a généré des revenus évalués à 1.800 milliards de yuans (1 yuan égale 80 FCfa) et connaît une croissance annuelle de 6,8%. La demande en biens culturels est croissante, ce qui stimule le secteur devenu très compétitif. Ainsi, rien que les recettes générées par les spectacles représentent environ 46 milliards de yuans chaque année et connaissent une hausse de plus de 25% depuis 2007. Des sites du patrimoine chinois sont également très fréquentés et génèrent des ressources consistantes. L’année dernière, la Cité interdite avait reçu près de 175.000 visiteurs par jour. « L’industrie culturelle s’intègre de plus en plus dans l’activité économique. Ainsi, 282 milliards de yuans ont été investis dans le secteur en 2013. Les jeux vidéo développés par des Chinois connaissent, par exemple, une croissance de 30% depuis 2005 avec un chiffre d’affaires annuel estimé à 11 milliards de yuans. Nous voulons désormais passer du made in China au design in China afin de briser les idées reçues sur nos produits », a expliqué Ruofeng Sun, Inspecteur général de l’industrie culturelle au ministère de la Culture.

Programmes pilotes et partage d’expériences
L’ambassadeur du Bénin à Beijing espère que la table-ronde soit une opportunité pour de véritables échanges d’expérience entre Chinois et Africains. « L’Afrique ne doit pas être en marge du processus de développement, d’autant plus que la création et l’art sont les piliers d’une industrie culturelle génératrice d’emplois et de revenus », a-t-il déclaré. La Chine et les pays africains souhaitent créer des programmes pilotes, partager des informations en matière de commerce culturel, multiplier les stages de formation et promouvoir les échanges d’expériences dans ce domaine. Les experts africains ont, chacun, fait l’état des lieux de l’industrie culturelle dans leur pays. Une présentation qui dévoile les contrastes et les disparités selon les Etats, mais qui montre surtout les forces et les faiblesses du secteur. Le sous-équipement des infrastructures, l’insuffisance de la formation, le manque de moyens financiers… font que la culture est très souvent considérée comme la « dixième roue de la carrosse », comme l’a si bien dit Anthime Jean-Bernard-Depaul Goumba, le représentant de la Centrafrique.
Depuis plus de 50 ans, son pays n’a produit qu’un seul film de long-métrage, « Le silence de la forêt » du regretté Didier Ouenangaré. Cet exemple illustre à merveille l’état de l’industrie culturelle dans la plupart des Etats du continent où les créateurs gagnent à peine de quoi subsister. Des initiatives sont prises par les autorités publiques et les opérateurs privés, mais des étapes doivent être franchies avant l’implantation d’une industrie culturelle digne de ce nom.
Les experts chinois ont également fait des présentations sur différents secteurs de l’industrie culturelle qui est en plein développement dans leur pays. Ils provenaient de structures telles que StarTimes (société audiovisuelle), l’Ecole artistique Wuqiao de Hebei, la société de management de biens Intangibles du temple Shaolin, l’Académie d'économie et de management, l’Institut de stratégie internationale du développement de la Culture, la China international book trading corporation, l’Académie centrale d'administration culturelle, etc. Ils ont promis de faire le suivi des recommandations et de mener des projets communs afin que les partenaires africains bénéficient de leurs expériences dans le domaine. La table-ronde de Beijing pourrait ainsi être le point de départ d’une véritable relance du secteur si les contacts établis entre les deux parties aboutissent à des résultats concrets.

De notre correspondant permanent Modou Mamoune FAYE

Table-ronde de Beijing : L’industrie culturelle, un pilier de la coopération sino-africaine

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L’industrie culturelle, un pilier de la coopération sino-africaine


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BEIJING (Chine) - La table-ronde sur l’industrie culturelle sino-africaine a pris fin, mercredi dernier, à l’hôtel Yuyang de Beijing. Les experts africains et chinois ont posé les jalons d’une collaboration qui promet d’être fructueuse.

La Chine veut faire du commerce et des échanges culturels les deux piliers de sa coopération avec l’Afrique. Lors de son périple africain, en mars 2013, le président Xi Jinping avait insisté sur cette option. Une option rappelée par le Premier ministre Li Keqiang, il y a quelques semaines, durant sa visite dans quatre pays du continent. Les participants à la table-ronde sur l’industrie culturelle sino-africaine espèrent que cette politique aura des répercussions positives sur la coopération entre les deux zones géographiques. Durant deux jours, ils ont échangé sur les opportunités du secteur et les échanges d’expériences. « Nous voulons jeter les bases d’une coopération plus pragmatique entre la Chine et l’Afrique. La culture est une source de cohésion sociale et elle occupe une position de plus en plus importante dans les économies de nos pays », a affirmé Aiping Zhang, directeur général des Relations extérieures au ministère chinois de la Culture. C’était lors de l’ouverture à laquelle ont assisté de nombreux diplomates africains parmi lesquels l’ambassadeur du Bénin et le conseiller aux Affaires culturelles de l’ambassade du Sénégal, Amadou Fall.
En Chine, l’industrie culturelle occupe une place de choix dans les statistiques économiques. En 2012, elle a généré des revenus évalués à 1.800 milliards de yuans (1 yuan égale 80 FCfa) et connaît une croissance annuelle de 6,8%. La demande en biens culturels est croissante, ce qui stimule le secteur devenu très compétitif. Ainsi, rien que les recettes générées par les spectacles représentent environ 46 milliards de yuans chaque année et connaissent une hausse de plus de 25% depuis 2007. Des sites du patrimoine chinois sont également très fréquentés et génèrent des ressources consistantes. L’année dernière, la Cité interdite avait reçu près de 175.000 visiteurs par jour. « L’industrie culturelle s’intègre de plus en plus dans l’activité économique. Ainsi, 282 milliards de yuans ont été investis dans le secteur en 2013. Les jeux vidéo développés par des Chinois connaissent, par exemple, une croissance de 30% depuis 2005 avec un chiffre d’affaires annuel estimé à 11 milliards de yuans. Nous voulons désormais passer du made in China au design in China afin de briser les idées reçues sur nos produits », a expliqué Ruofeng Sun, Inspecteur général de l’industrie culturelle au ministère de la Culture.

Programmes pilotes et partage d’expériences
L’ambassadeur du Bénin à Beijing espère que la table-ronde soit une opportunité pour de véritables échanges d’expérience entre Chinois et Africains. « L’Afrique ne doit pas être en marge du processus de développement, d’autant plus que la création et l’art sont les piliers d’une industrie culturelle génératrice d’emplois et de revenus », a-t-il déclaré. La Chine et les pays africains souhaitent créer des programmes pilotes, partager des informations en matière de commerce culturel, multiplier les stages de formation et promouvoir les échanges d’expériences dans ce domaine. Les experts africains ont, chacun, fait l’état des lieux de l’industrie culturelle dans leur pays. Une présentation qui dévoile les contrastes et les disparités selon les Etats, mais qui montre surtout les forces et les faiblesses du secteur. Le sous-équipement des infrastructures, l’insuffisance de la formation, le manque de moyens financiers… font que la culture est très souvent considérée comme la « dixième roue de la carrosse », comme l’a si bien dit Anthime Jean-Bernard-Depaul Goumba, le représentant de la Centrafrique.
Depuis plus de 50 ans, son pays n’a produit qu’un seul film de long-métrage, « Le silence de la forêt » du regretté Didier Ouenangaré. Cet exemple illustre à merveille l’état de l’industrie culturelle dans la plupart des Etats du continent où les créateurs gagnent à peine de quoi subsister. Des initiatives sont prises par les autorités publiques et les opérateurs privés, mais des étapes doivent être franchies avant l’implantation d’une industrie culturelle digne de ce nom.
Les experts chinois ont également fait des présentations sur différents secteurs de l’industrie culturelle qui est en plein développement dans leur pays. Ils provenaient de structures telles que StarTimes (société audiovisuelle), l’Ecole artistique Wuqiao de Hebei, la société de management de biens Intangibles du temple Shaolin, l’Académie d'économie et de management, l’Institut de stratégie internationale du développement de la Culture, la China international book trading corporation, l’Académie centrale d'administration culturelle, etc. Ils ont promis de faire le suivi des recommandations et de mener des projets communs afin que les partenaires africains bénéficient de leurs expériences dans le domaine. La table-ronde de Beijing pourrait ainsi être le point de départ d’une véritable relance du secteur si les contacts établis entre les deux parties aboutissent à des résultats concrets.

De notre correspondant permanent Modou Mamoune FAYE

.La Chine « rêve » de relier les capitales africaines entre elles par des trains à grande vitesse - Le Temps

La Chine « rêve » de relier les capitales africaines entre elles par des trains à grande vitesse - Le Temps


(Agence Ecofin) – Le Premier ministre chinois Li Keqiang a annoncé, le 5 mai, des financements supplémentaires d’un montant de 12 milliards de dollars en faveur de l’Afrique, rapporte l’agence officielle chinoise Xinhua.
M. Keqiang, qui effectue une tournée en Afrique jusqu’au 14 mai, a promis ces fonds supplémentaires lors d’un discours prononcé au siège de l’Union africaine situé dans la capitale éthiopienne Addis-Abeba, première étape de la tournée du dirigeant chinois en Afrique. «La Chine va augmenter les lignes de crédit à l’Afrique de 10 milliards de dollars et apporter 2 milliards supplémentaires de dollars au China-Africa Development Fund, pour en porter les actifs à 5 milliards de dollars», a précisé Xinhua, sans fournir des détails sur les délais de déblocage de ces nouveaux financements.04d4d6bc01fccfbf91598b92fd225391_L
Cette annonce illustre la volonté de la Chine de renforcer encore sa présence en Afrique, où elle puise du pétrole et d’autres matières premières pour son rapide développement économique. En juillet 2012, la Chine avait déjà annoncé, à l’occasion d’un sommet Chine-Afrique organisé tous les trois ans, un doublement du montant de ses prêts aux pays africains à 20 milliards de dollars entre 2013 et 2015.  
A Addis-Abeba, M. Keqiang a, d’autre part,  affirmé qu’il «rêve de voir  toutes les capitales africaines interconnectées grâce à des trains à grande vitesse afin de renforcer l’intégration régionale et le développement». Le dirigeant chinois a précisé que son pays qui dispose des technologies dans ce domaine  est «prêt à coopérer avec l’Afrique pour transformer ce rêve en réalité».
Outre l’Ethiopie, le Premier ministre chinois doit se rendre, lors de sa première tournée en Afrique depuis sa prise de fonctions il y a un an, au Nigeria, en Angola, et au Kenya.
La Chine est régulièrement soupçonnée de chercher uniquement à pomper les matières premières ou encore de vouloir inonder le marché africain de produits manufacturés à bas prix sans transférer de savoir-faire. Avant de s’envoler vers Addis-Abeba, M. Keqiang a réfuté ces accusations. «Je voudrais affirmer à nos amis africains, avec toute ma sincérité, que la Chine entend aucunement agir de façon impérialiste comme certains pays l’ont fait auparavant sur le continent africain. Le colonialisme doit appartenir au passé», a-t-il déclaré.

Le chef du gouvernement a aussi appelé les entreprises chinoises présentes en Afrique à «se conformer aux lois et règlements locaux et à prendre leurs responsabilités pour protéger les intérêts des communautés locales» Depuis 2009, la Chine est devenue le premier partenaire commercial de l’Afrique. Le commerce bilatéral s’est élevé à 210 milliards de dollars en 2013 en constante augmentation. Le volume des investissements directs chinois en Afrique a atteint 25 milliards de dollars fin 2013.
(Agence Ecofin) – Le Premier ministre chinois Li Keqiang a annoncé, le 5 mai, des financements supplémentaires d’un montant de 12 milliards de dollars en faveur de l’Afrique, rapporte l’agence officielle chinoise Xinhua.
M. Keqiang, qui effectue une tournée en Afrique jusqu’au 14 mai, a promis ces fonds supplémentaires lors d’un discours prononcé au siège de l’Union africaine situé dans la capitale éthiopienne Addis-Abeba, première étape de la tournée du dirigeant chinois en Afrique. «La Chine va augmenter les lignes de crédit à l’Afrique de 10 milliards de dollars et apporter 2 milliards supplémentaires de dollars au China-Africa Development Fund, pour en porter les actifs à 5 milliards de dollars», a précisé Xinhua, sans fournir des détails sur les délais de déblocage de ces nouveaux financements.04d4d6bc01fccfbf91598b92fd225391_L
Cette annonce illustre la volonté de la Chine de renforcer encore sa présence en Afrique, où elle puise du pétrole et d’autres matières premières pour son rapide développement économique. En juillet 2012, la Chine avait déjà annoncé, à l’occasion d’un sommet Chine-Afrique organisé tous les trois ans, un doublement du montant de ses prêts aux pays africains à 20 milliards de dollars entre 2013 et 2015.  
A Addis-Abeba, M. Keqiang a, d’autre part,  affirmé qu’il «rêve de voir  toutes les capitales africaines interconnectées grâce à des trains à grande vitesse afin de renforcer l’intégration régionale et le développement». Le dirigeant chinois a précisé que son pays qui dispose des technologies dans ce domaine  est «prêt à coopérer avec l’Afrique pour transformer ce rêve en réalité».
Outre l’Ethiopie, le Premier ministre chinois doit se rendre, lors de sa première tournée en Afrique depuis sa prise de fonctions il y a un an, au Nigeria, en Angola, et au Kenya.
La Chine est régulièrement soupçonnée de chercher uniquement à pomper les matières premières ou encore de vouloir inonder le marché africain de produits manufacturés à bas prix sans transférer de savoir-faire. Avant de s’envoler vers Addis-Abeba, M. Keqiang a réfuté ces accusations. «Je voudrais affirmer à nos amis africains, avec toute ma sincérité, que la Chine entend aucunement agir de façon impérialiste comme certains pays l’ont fait auparavant sur le continent africain. Le colonialisme doit appartenir au passé», a-t-il déclaré.
Le chef du gouvernement a aussi appelé les entreprises chinoises présentes en Afrique à «se conformer aux lois et règlements locaux et à prendre leurs responsabilités pour protéger les intérêts des communautés locales» Depuis 2009, la Chine est devenue le premier partenaire commercial de l’Afrique. Le commerce bilatéral s’est élevé à 210 milliards de dollars en 2013 en constante augmentation. Le volume des investissements directs chinois en Afrique a atteint 25 milliards de dollars fin 2013.

vendredi 30 mai 2014

Le XXIème siècle sera-t-il chinois ? - Atelier des médias

Le XXIème siècle sera-t-il chinois ? - Atelier des médias



Le site chinois de e-commerce Alibaba (Crédit photo: Leon Lee via Flickr/CC)

Je ne suis pas le premier à m'interroger sur le futur du XXIème siècle. J'aborde cette semaine une question bateau – le XXIème siècle sera-t-il chinois ? Je reconnais volontiers qu’on peut prévoir la montée chinoise, mais ce qui m’intéresse c’est la réaction que cela peut entraîner.




D’abord quelques faits:
  • Alibaba, la puissante entreprise chinoise d’e-commerce, vient d’annoncer son intention d’entrer à la Bourse de New York.
  • C’est une des trois géantes chinoises de l’internet, elle vaut plus que Facebook, Amazon ou eBay explique le New York Times.
  • Les services qu’elle offre correspondent à Amazon (avec Tmall) + eBay (avec Taobao) + Paypal (avec Alipay).
  • L’an dernier, la valeur des marchandises vendues sur ses sites a dépassé celles d’Amazon et d’eBay réunies. Ses marges de profit sont supérieures en raison du coût réduit de la plupart de ses opérations.
  • Elle est active en Russie, en Grande Bretagne et au Brésil et s’apprête à se lancer aux États-Unis avec 11Main.com.
  • C'est un exemple de ce qu’après s’être imposées en Chine, qui sera bientôt le plus gros marché du monde dans à peu près tous les domaines, les grosses entreprises chinoises s’étendent à l’extérieur.


Le e-commerce ne suffit pas pour dominer le monde mais dans ces cas, il ne s'agit pas de marchandises.
Le blog Focus Campus de Jean-Claude Lewandowski explique que, début avril, la Chine a fait une entrée en force dans le domaine des MOOCs, ces cours en ligne "massivement ouverts". L’initiative revient à l’université Jiao-Tong de Shanghaiqui en réunit 18 autres dont les meilleures de Bejing et de Hong Kong. Pour le moment on y trouve surtout des cours de maths, de médecine chinoise traditionnelle et même les principes de Sun Tzu appliqués au management. Pour attirer les étrangers, certains cours comporteront des sous-titres en anglais.
Il ne s’agit donc pas seulement de puissance commerciale mais de puissance intellectuelle tournée vers l’extérieur.


Cela ne suffit toujours pas pour constituer une puissance hégémonique mais j’ai lu avec beaucoup d’intérêt un article de KishoreMahbubani, ancien diplomate singapourien et directeur de la Lee KuanYewSchool of Public Policy de son pays. Dans un article publié début avril il avance des arguments qui pèsent lourd :
  • L’économie chinoise (comme celle de l’Inde) était plus grande que les économies occidentales jusqu’en 1820. Elle devrait rattraper celle des Etats-Unis en 2019 et sa part du GDP (Gross Domestic Product) global pourrait-être 2,5 fois celle des Etats-Unis en 2030 (elle était un dixième de cette dernière en 1980).
  • La taille de l’économie n’est pas tout, réplique Michael Beckley de Tufts University à Mahbubani, mais, selon ce dernier, « Un leadership fort est peut-être le plus grand avantage concurrentiel de la Chine. »
  • Sans oublier que près de 100 millions de Chinois sortent chaque année du pays (et reviennent).
  • En bref, il estime que la domination européenne puis nord-américaine des XIXème et XXème siècles ne sont que des « aberrations historiques ».


Nous savons cela depuis longtemps mais c’est en train d’arriver sous nos yeux et que le moment est venu d’en prendre conscience… et de passer à a la question de ce qui découle de la constatation de l’éclosion chinoises.
Beaucoup de gens se demandent en effet si c’est grave et s’il faut avoir peur. Ça n’est pas ma position. A côté de leurs apports indiscutables, les horreurs et les défauts des dominations européennes et américaine invitent à comprendre que c’est la notion de modèle et les tentatives pour l’imposer qui sont insupportables.
En fait, nous nous dirigeons vers un monde dont le centre se trouve en Asie (où Mahbubani souligne la montée parallèle de l’Inde et de l’Indonésie). - Je n’y vois pas un problème - Et vers un monde chaque fois plus multipolaire. C’est ça qu’il faut préserver. Et je crois que nous pouvons tous y contribuer. Les Européens comme les autres, à condition, sans doute, de rester ensemble

Coopération militaire : La Chine donne un bel exemple - maliweb.net

Coopération militaire : La Chine donne un bel exemple - maliweb.net

mardi 27 mai 2014

Echange et coopération : Chinois et Africains réfléchissent sur les opportunités de l’industrie culturelle

Echange et coopération : Chinois et Africains réfléchissent sur les opportunités de l’industrie culturelle

Chinois et Africains réfléchissent sur les opportunités de l’industrie culturelle

BEIJING (Chine) - Une table-ronde sur l’industrie culturelle sino-africaine s’ouvre aujourd’hui à 9 H 30 (Gmt + 8) à Beijing. Elle regroupe 44 délégués chinois, des représentants de ministères de la Culture venus de 21 pays d’Afrique francophone et un fonctionnaire de l’Union africaine. Le Sénégal est représenté par Ousseynou Wade, directeur des Arts au ministère de la Culture.
L’industrie créative culturelle fait partie des poumons de l’économie chinoise. Rien que dans la ville de Beijing, 50 mille entreprises et structures s’activent dans ce domaine qui mobilise 1 million 47 mille personnes pour des revenus estimés à plus d’un milliard de yuans (80 milliards de FCfa). Sur le plan économique, il occupe le deuxième rang au niveau de la capitale chinoise, derrière l’industrie financière, selon Mme Guan Yu, vice-directrice générale du Bureau de la Culture de la municipalité de Beijing. Elle recevait, hier matin, des représentants de ministères de la Culture provenant de 21 pays d’Afrique francophone et un délégué de l’Union africaine. Ils viennent du Sénégal, du Mali, du Congo, de Madagascar, de la Tunisie, de la Centrafrique, du Burundi… et participent à une table-ronde sur l’industrie culturelle sino-africaine. La rencontre est organisée dans le cadre du programme annuel « Africa cultures in focus 2014 » qui vise à mieux faire découvrir aux Chinois les cultures africaines (voir notre édition de samedi dernier). L’objectif de la table-ronde, qui s’ouvre ce matin à l’hôtel Yuyang, est de favoriser les échanges entre la Chine et l’Afrique pour un meilleur développement des industries culturelles.
Selon Mme Yu, les secteurs rattachés à l’industrie créative culturelle vont de l’audiovisuel au design, en passant par le tourisme, la presse, les loisirs, etc. « Le processus de développement est très rapide et favorise une formidable transformation économique et sociale. Avec ses nombreuses écoles d’art, ses galeries, ses entreprises cinématographiques et ses studios modernes de création de dessins animés, Beijing est devenue une capitale industrielle très importante », explique-t-elle. Depuis quelques années, la métropole chinoise accueille diverses manifestations internationales : une Semaine de la mode, un Festival du cinéma, une Biennale consacrée aux arts, etc. « Entre l’Afrique et la Chine, il y a un énorme potentiel dans le secteur de l’industrie créative culturelle qui pourrait être développé grâce à la coopération entre nos pays », selon la vice-directrice générale du Bureau de la Culture de la municipalité de Beijing.
Infrastructures modernes
Lors des débats qui ont suivi cette présentation, Ousseynou Wade, directeur des Arts au ministère de la Culture du Sénégal, a mis en exergue la place de l’industrie culturelle dans le développement économique. « Il existe en Chine des opportunités immenses qui méritent d’être saisies et exploitées. Le marché de l’art est en train de se développer dans ce pays et on y note des infrastructures de haut niveau et des professionnels qui ont investi le champ culturel avec des résultats palpables », a expliqué M. Wade. Après leur rencontre avec Mme Guan Yu, les représentants africains ont visité la Bibliothèque centrale de la capitale chinoise. La bâtisse de 8 étages a été conçue par l’Institut de design architectural de Beijing. Elle s’étend sur 37.000 m2 et comporte 17 salles de lecture pour une capacité de 1.000 places. On peut y consulter 4.000.000 de livres, sans compter d’autres supports audiovisuels comme la musique, les films, etc. « Nous avons numérisé tous nos livres et avons restauré des milliers d’archives liées à l’histoire de Beijing », nous a expliqué un responsable de la Bibliothèque. A l’intérieur du bâtiment, une grande salle de spectacles a été aménagée pour des représentations théâtrales, des conférences, etc. Les délégués africains ont ensuite visité la société Star Times qui est spécialisée dans le développement des programmes de télévision numérique et qui compte plus de 2 millions d’abonnés en Afrique.
La journée d’hier s’est achevée par une excursion à la Vallée de la Joie, un site d’écotourisme et de divertissement construit il y a quatre ans. Après la clôture de la table-ronde, mercredi, les participants vont se rendre dans les villes de Xianyou, Putian et Quanzhou où ils visiteront des cités et des parcs d’art qui symbolisent le dynamisme de l’industrie culturelle chinoise.
De notre correspondant permanent Modou Mamoune FAYE

Des projets agricoles chinois aident à contrer la pénurie alimentaire au Mozambique - china radio international

Des projets agricoles chinois aident à contrer la pénurie alimentaire au Mozambique - china radio international

Malgré la superficie de ses terres arables équivalant à la dimension de l'Allemagne, l'abondance de ses ressources en eau, et son climat favorable à la production agricole, le Mozambique, pays de l'Afrique australe, est toujours en proie à une pénurie alimentaire. Contrainte par ses techniques agricoles primitives, la production céréalière nationale du Mozambique s'établit chaque année à quelque 300.000 tonnes en deçà du besoin de sa population. Cependant, l'arrivée d'entreprises chinoises, dotées de technologies de pointe et de projets agricoles, contribue à la mise en oeuvre d'un changement local. La coopération agricole entre la Chine et le Mozambique a commencé en 2007, l'année où les premiers centres de démonstration de technologies agricoles ont été installés. Ils étaient également les premiers du genre en Afrique. Depuis lors, les Chinois ont commencé à fournir leurs technologies agricoles modernes et expertises à ce pays d'Afrique australe. Selon les résultats de leurs premiers essais de plantation, les spécialistes chinois sont convaincus que le climat chaud et humide et le sol noir et fertile offrent un environnement propice à la culture du riz dans le pays. En 2011, Wanbao Grains and Oils, une entreprise spécialisée en agroalimentaire basée à Xiangyang, dans la province chinoise de Hubei (centre), a créé une ferme de riz d'une superficie de 20.000 hectares dans la province de Gaza, dans le sud-est du Mozambique. En moins de trois ans, un total de près de 200 millions de dollars ont été investis dans ce projet, notamment dans la construction d'infrastructures, l'acquisition de machines et d'équipements, l'irrigation et l'électricité. Actuellement, la période de récolte tire à sa fin dans la ferme, et une moyenne de plus de 7.500 kg de riz par hectare ont été produits sur ses milliers d'hectares déjà exploités. L'ensemble des 20.000 hectares seront développés dans les deux prochaines années. Les entreprises agricoles chinoises ont également fourni une formation à des agriculteurs locaux, rehaussant leur rendement de riz par hectare de 1.500-2.250 kg à 6.500 kg. Le président mozambicain Armando Guebuza a visité Wanbao à trois reprises ces deux dernières années, faisant l'éloge de la contribution de la Chine dans le développement agricole du pays et dans la création d'emplois locaux. Sergio Chichava, chercheur à l'Institut mozambicain d'études économiques et sociales, a confié à Xinhua que, si tout se passe bien, les projets chinois pourraient aider le pays à résoudre sa crise alimentaire.

samedi 24 mai 2014

Programme « AFRICA CULTURES IN FOCUS 2014 » : La Chine fait un zoom sur les richesses culturelles de l’Afrique

Programme « AFRICA CULTURES IN FOCUS 2014 » : La Chine fait un zoom sur les richesses culturelles de l’Afrique

Chine-Afrique : le dynamisme et l'influence des diasporas chinoises dans le monde loués à Yaoundé

Chine-Afrique : le dynamisme et l'influence des diasporas chinoises dans le monde loués à Yaoundé

La Chine injecte 2 milliards $ US dans le nouveau fonds pour l'Afrique

La Chine injecte 2 milliards $ US dans le nouveau fonds pour l'Afrique

La Chine injecte 2 milliards $ US dans le nouveau fonds pour l'Afrique

Par : Yann |  Mots clés : Afrique, AGTF, Zhou Xiaochuan, Donald Kaberuka, BAD
French.china.org.cn | Mis à jour le 23-05-2014

La Banque populaire de Chine et la Banque africaine de développement (BAD) ont signé un nouvel accord de financement d'une valeur de 2 milliards $ US et mis en place un véhicule d'investissement à la grandeur de l'Afrique surnommé « Africa Growing Together Fund » (AGTF).
Les ressources de l'AGTF devraient être fournies sur une période de dix ans et seront utilisées de pair avec les propres ressources de la BAD pour financer des projets admissibles de développement garantis, souverains et non souverains, en Afrique.
L'accord de financement a été signé jeudi par le président de la BAD, Donald Kaberuka, et par le gouverneur de la Banque populaire de Chine, Zhou Xiaochuan, en marge des réunions annuelles de la BAD qui sont en cours à Kigali.
L'importance de cette signature en dit long sur la relation entre la Chine et la BAD, a déclaré M. Kaberuka, notant que la Chine est une amie de l'Afrique qui a investi dans les infrastructures et les ressources naturelles.
« Mais maintenant, pour la première fois en Afrique, nous prenons une voie multilatérale », a noté M. Kaberuka.
La Chine, a-t-il ajouté, n'était pas obligée de le faire, mais elle l'a fait parce qu'elle veut aider au développement de l'Afrique.
M. Kaberuka a déclaré que la Chine avait été inspirée par les solides performances de la banque, ajoutant : « Nous prenons soin de l'argent de nos actionnaires; nous investissons bien et nous avons un système financier robuste. »
Le gouverneur Zhou Xiaochuan a salué le travail de la BAD au cours des 50 dernières années et les grands progrès qu'elle a réalisés pour promouvoir la croissance et réduire la pauvreté.
La Chine, a-t-il dit, souhaite franchir une étape de plus dans le partenariat pour développer l'industrialisation et les infrastructures de l'Afrique. « Nous renforçons la coopération financière, et cette nouvelle initiative est complémentaire à notre coopération traditionnelle avec l'Afrique. »
Il a exprimé avec optimisme que, durant la prochaine décennie, il y aura de la croissance et une prospérité beaucoup plus grande permettant l'amélioration du niveau de vie des gens sur le continent.
« La Chine souhaite faire partie de ce développement », a déclaré le gouverneur Zhou.
L'AGTF devrait être immédiatement mis en place pour être utilisé dans le financement conjoint de certains projets avant la fin de cette année.
Suivez China.org.cn sur Twitter et Facebook pour rejoindre la conversation.

La relation économique sino-africaine n'est pas un long fleuve tranquille

La relation économique sino-africaine n'est pas un long fleuve tranquille

Souvent décriées par des pays occidentaux inquiets de voir Pékin leur damer le pion en Afrique, les relations économiques sino-africaines sont loin d'être sans accroc, comme en témoigne la décision prise par le Tchad de suspendre sa coopération avec le groupe pétrolier CNPC.

N'Djamena a décidé de suspendre à compter du 21 mai tous [les] travaux d'exploration et de forage de cette compagnie publique chinoise sur le sol tchadien.

Dans une lettre adressée à la CNPC, le gouvernement, qui indique avoir déjà suspendu brièvement la société pour les même motifs en août 2013, l'accuse de pratiques néfastes, en particulier de pollutions caractérisées provoquées par des déversements nocifs sur plusieurs dizaines de sites.

La présence de la CNPC au Tchad reflète l'appétit grandissant de la Chine pour les matières premières d'Afrique perçues comme indispensables à son développement économique et tout particulièrement à l'assouvissement de sa forte demande énergétique.

Observée à partir du tournant du siècle, l'intensification des relations économiques entre la Chine et le continent africain s'est faite également parfois sur fond de solidarité ou de convergences de vue afro-asiatiques dans le sillage de l'esprit de la conférence de Bandung (1955).

L'arrivée de la Chine comme nouvel acteur en Afrique a pu être accueillie ainsi à bras ouverts par certains gouvernements voyant dans une alliance économique avec Pékin un moyen de couper le lien de dépendance de leur pays à l'ancienne puissance coloniale.

Cela ne s'est cependant pas fait sans heurts et les Chinois reconnaissent qu'ils n'ont pas toujours été des partenaires exemplaires.

Il y a peut-être des phénomènes liés aux investisseurs chinois en Afrique qui ne sont pas si bien que cela, pas si satisfaisants que ça, a ainsi déclaré jeudi à Kigali le gouverneur de la banque centrale de Chine, Zhou Xiaochuan.

Avant lui, le ministre des Affaires étrangères chinois Yang Jiechi avait déclaré en 2012 ne pas penser que chaque société chinoise ait un comportement irréprochable.

La Chine a supplanté les Etats-Unis comme premier partenaire commercial du continent africain en 2009.

- Premier partenaire commercial -

Selon des chiffres officiels publiés fin 2013 par Pékin, le montant des échanges commerciaux entre la Chine et l'Afrique ont atteint 198,49 milliards de dollars en 2012, soit 19,3% de plus que l'année précédente.

Face à la montée de la présence chinoise en Afrique, les Occidentaux dénoncent une nouvelle forme de colonialisme et de tutelle vis-à-vis des pays africains par l'intermédiaire des prêts que consent la Chine aux pays avec lesquelles elle traite ou de l'aide au développement qu'elle promet en échange de juteux contrats.

Le Fonds monétaire international (FMI) a ainsi contraint la République démocratique du Congo à revoir les conditions de contrats géants passés avec la Chine en 2007-2008 par lesquels le pays offrait à Pékin d'énormes réserves de cuivre et de cobalt en échange de travaux d'infrastructures financés et réalisés par des groupes publics chinois et d'un prêt pour moderniser son secteur minier.

Les critiques de la Chine reprochent également aux échanges sino-africains de peu favoriser les créations d'emplois locaux.

Au Gabon, un bras de fer entre l'Etat et Sinopec a pris fin en janvier après que ce groupe pétrolier chinois a reconnu être à l'origine d'un préjudice, excédant le milliard de dollars, selon Libreville, qui accusait l'entreprise de mauvaise gestion, corruption, non respect de l'environnement...

En Angola, premier terrain d'investissement de la Chine en Afrique, Pékin et Washington se livrent une bataille d'influence pour assurer à leurs entreprises nationales les meilleures parts du pétrole dont regorge ce pays.

L'Afrique reste malgré tout une terre pleine de promesses pour la Chine et le Premier ministre chinois Li Keqiang a annoncé début mai à Addis-Abeba que son pays comptait doubler ses échanges commerciaux avec l'Afrique, à 400 milliards de dollars d'ici à 2020.

1re exposition économie Chine-Afrique : Les entreprises algériennes invitées à participer

1re exposition économie Chine-Afrique : Les entreprises algériennes invitées à participer

jeudi 22 mai 2014

La Chine va lancer un fonds d’investissement multilatéral dédié à l'Afrique

La Chine va lancer un fonds d’investissement multilatéral dédié à l'Afrique

La Chine va lancer un fonds d’investissement multilatéral dédié à l'Afrique


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Li Keqiang cJasonLeeReutersLa Chine va lancer un fonds d'investissement multilatéral dédié à l'Afrique, en partenariat avec la Banque africaine de développement. Baptisé "Africa growing together fund", ce véhicule d'investissement sera doté de 2 milliards de dollars. Nouveauté : les projets financés seront ouverts à la concurrence et ne seront plus réservés aux seules entreprises chinoises.

La Chine et la Banque africaine de développement (BAD) vont signer ce jeudi 22 mai un protocole d'accord pour la création du premier fonds d'investissement multilatéral de la Chine en Afrique. Baptisé "Africa growing together fund", ce véhicule d'investissement sera doté de deux milliards de dollars. Et, nouveauté majeure, les projets financés à travers ce fonds ne seront plus réservés aux seules entreprises chinoises. Celles-ci devront désormais participer à des appels d'offres ouverts à la concurrence.

Recalibrage

Cette initiative apparaît comme un signe supplémentaire de la volonté de Pékin de recalibrer ses relations avec l'Afrique, dans la lignée des récentes déclarations du nouveau Premier ministre chinois. En effet, en amont de sa tournée africaine organisée du 4 au 11 mai dernier, Li Keqiang avait insisté sur la détermination du gouvernement chinois à trouver des réponses aux tensions ayant parfois émaillé les relations sino-africaines, tout en rappelant qu'il ne s'agissait que de "cas isolés dans une relation basée sur l'égalité et sur le bénéfice mutuel".

La création de ce nouveau fonds indique aussi, en filigrane, la confiance de Pékin quant aux capacités des entreprises chinoises à tenir face à la concurrence des groupes internationaux. S'il est clair que ces dernières continueront de bénéficier du soutien de l'État chinois et qu'elle sont en mesure de proposer des coûts - de main d'oeuvre notamment - inférieurs à ceux de ses concurrents, la participation à ces appels d'offres internationaux sera également l'occasion de gagner en maturité. Et peut-être même de prouver qu'elles l'ont déjà atteinte.

Valeur ajoutée

Il est important néanmoins, malgré l'annonce de ce projet multilatéral, de noter que les engagements bilatéraux chinois avec l'Afrique demeurent largement dominants.

Durant sa tournée africaine, Li Keqiang a ainsi annoncé l'augmentation par Pékin des lignes de crédits bilatérales à destination des pays africains à hauteur de 10 milliards de dollars, soit un total de 30 milliards de dollars pour la période 2013-2015.

Enfin, en pleine expansion depuis une décennie, le commerce sino-africain a atteint 200 milliards de dollars l'an dernier, contre 10 milliards en 2000, d'après les douanes chinoises.