CHINE AFRIQUE

POUR DES RELATIONS RESPECTUEUSES, AMICALES, FRANCHES ET FRATERNELLES

mardi 8 avril 2014

Star Times : l'insatiable appétit chinois sur la TV africaine - AgoraVox le média citoyen

Star Times : l'insatiable appétit chinois sur la TV africaine - AgoraVox le média citoyen

Les téléspectateurs africains gavés de télénovelas sud-américaines bon marché diffusées par un géant chinois de l’audiovisuel (Star Times). Bienvenue dans l’ère de la mondialisation… avec en toile de fond le secteur audiovisuel menacé par les visées non revendiquées de soft-power de l’Empire du Milieu !

Non subventionné. Ne pouvant compter que sur des revenus publicitaires très limités. Le secteur de la production audiovisuelle africaine est une proie facile pour les appétits hégémoniques de la Chine. Et tant pis pour la diversité culturelle… et même au-delà, la préservation d’un modèle audiovisuel original.

Car le tsunami Star Times qui déferle sur l’Afrique menace tout sur son passage avec un modèle économique diablement efficace : une télévision low-cost bâtie sur un patchwork de programmes internationaux de seconde zone.

Trop chères pour des capacités de production locales limitées, les expériences de créations originales qui fleurissent du Burkina Faso au Sénégal en passant par le Ghana ou le Nigeria sont fragiles. Pour autant, il serait dommage d’offrir un menu unique au téléspectateurs africains : une soupe mondialisée de programmes sans âmes achetés en Amérique du Sud ou en Asie.

Les séries africaines, qui peuvent paraître kitch vues de l’Occident, n’en sont pas moins le reflet d’une créativité originale et propre à la culture du continent. La série burkinabé « Ma famille au Commissariat de Tampy » est par exemple un succès continental, mais son modèle économique demeure fragile.




Sans un soutien de production (qu’apportent à l’heure actuelle avec leurs moyens limités un certain nombre de chaines africaines et des groupes de télévision internationaux), tout laisse en effet craindre que cette série, comme l’immense majorité de la production africaine, est menacée.

Il est beaucoup plus simple, moins cher et moins risqué de se contenter de racheter les droits de séries mondialisées déjà rentabilisées sur leurs marchés nationaux et à l’international… Attention, pas question de proposer au public africain les soaps états-uniens auxquels ont droit les européens ! La bouillie audiovisuelle promise aux Africains (qui goutent déjà l’amère potion depuis de nombreuses années) est encore plus bas de gamme.

La lame de fond Star Times, a aujourd’hui frappé de nombreux pays subsahariens. Mais les ambitions du géant chinois ne s’arrêtent pas là et c’est toute l’Afrique qu’il compte demain recouvrir de ses paraboles et de ses programmes au rabais. Une volonté économique indéniable de conquérir des parts de marché… mais aussi une ambition politique de la Chine.

Car en prenant le contrôle de la télévision, à l’heure où la TNT arrive aux quatre coins du continent, c’est une arme de combat culturel de premier choix que Beijing aurait entre les mains. Et quand on connait les appétits chinois en Afrique (notamment dans les secteurs des matières premières), on comprend mieux que l’offensive africaine de Star Times n’a peut-être pas seulement à voir avec la télévision africaine, un marché qui en est encore à ses balbutiements.

Et tant pis si au passage il faut passer sur le corps de la production culturelle d’un continent entier

vendredi 4 avril 2014

Economie | « L’erreur historique de l’Occident en Afrique »

Economie | « L’erreur historique de l’Occident en Afrique »

« L’erreur historique de l’Occident en Afrique »

Lionel Zinsou vient de créer et préside la Fondation France-Afrique pour l’investissement privé et public.  lahireja
Lionel Zinsou vient de créer et préside la Fondation France-Afrique pour l’investissement privé et public. lahireja


À rebours des images d’une Afrique en guerre, au lendemain d’un sommet UE-Afrique qui s’est concentré sur les conflits armés plus que sur les échanges économiques, le banquier franco-béninois Lionel Zinsou vante le dynamisme du continent.

Pourquoi cet « afroptimisme », quand le pessimisme domine sur l’Afrique ?
Cela fait deux décennies que j’essaie de dire : regardez, l’Afrique a changé. J’ai longtemps été à rebours de tout le monde, et tout d’un coup vous constatez que la Chine, la Turquie, les pays émergents pensent de même, et qu’ils agissent pour y prendre des parts de marché. En vingt ans, la part de la Chine dans les importations de l’Afrique est passée de 1 % à 15 %, celle de la France de 15 % à 5 %.

Mais l’Afrique dans les médias c’est la guerre au Mali et en Centrafrique, la famine au Darfour…
Évidemment ! Mais accepterions-nous un instant que l’on juge de la reprise européenne sur ce qui se passe en Crimée, ou dans les Balkans ? La Centrafrique, c’est très important, mais c’est quatre millions d’habitants sur un milliard d’Africains.

On vous sent très énervé par le catastrophisme sur l’Afrique…
Il faut faire l’effort intellectuel de regarder l’Afrique comme on regarde les autres continents. Si on estime que ce qu’il se passe au Mali, dont la situation a d’ailleurs été assez fortement redressée, concerne toute l’Afrique, cela veut dire qu’il faut arrêter d’investir au Brésil parce qu’il y a des émeutes au Venezuela !

Mais alors, pourquoi ce biais ?
Le regard de l’Europe est façonné par cent ans d’histoire. On a justifié la colonisation par l’apport de la civilisation à des peuples barbares — et je ne suis pas absolument certain qu’on y ait réussi. Il y a eu ensuite la décolonisation, avec ses guerres, puis une période de mépris sans bornes, où l’on a prétendu oublier que la Guerre froide, qui amenait les pays occidentaux à se faire la guerre en Afrique, n’était pour rien dans les dictatures, les coups d’Etat et les guerres sur le continent… Après la chute du Mur, il y a eu un effondrement de la conflictualité ! Mais l’Occident a gardé ce regard condescendant, à mi-chemin entre le méprisant et le compassionnel. Les Chinois, les Brésiliens, eux, n’ont pas ce filtre de la colonisation. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de racisme, mais ils ont vu la brèche pour prendre des parts de marché. L’Occident est en train de faire une erreur historique.

Diriez-vous alors, avec Antoine Glaser (auteur d’ Africafrance , chez Fayard), que c’est la France qui a besoin de l’Afrique ?
Je dirais plutôt que les deux ensembles ont besoin l’un de l’autre. L’Afrique a le choix, aujourd’hui : vous ne voulez pas nous vendre des Peugeot ? On achètera des Hyundai (Corée du Sud). L’Afrique a le choix en tout ! L’Europe a le choix, elle aussi. Mais elle a besoin de croissance, et ce serait dommage de rater une opportunité de croissance sans décalage horaire, dans votre langue et votre droit. D’autant que tout n’est pas perdu : la Chine a fait des erreurs, dans les industries extractives ou le génie civil, en important toute la main-d’œuvre, en ne créant aucune valeur ajoutée. Cela a recréé un désir d’Europe, un désir de normes sociales et environnementales… Mais si on ne se réveille pas, si nous nous laissons déposséder sans réagir de nos positions en Afrique, qui restent très supérieures à nos positions en Asie ou en Amérique latine, alors, cela signera vraiment le déclin européen et français.

                                                 
Recueilli par Francis Brochet, publiée le 04/04/2014 à 05:00

jeudi 3 avril 2014

IDE : Le Maroc lorgne les investissements chinois - Les ÉCO - Actualités

IDE : Le Maroc lorgne les investissements chinois - Les ÉCO - Actualités

Sommet UE Afrique : l'Europe face à l'avancée asiatique | Atlantico

Sommet UE Afrique : l'Europe face à l'avancée asiatique | Atlantico

Bousculée par la Chine, l'Europe veut relancer son partenariat avec l'Afrique, Actualités

Bousculée par la Chine, l'Europe veut relancer son partenariat avec l'Afrique, Actualités

Le Maroc veut booster les investissements chinois | www.le360.ma

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Un projet ferroviaire chinois en Israël ouvre la porte de l’Afrique - Dernières infos - Economie - La Voix de la Russie

Un projet ferroviaire chinois en Israël ouvre la porte de l’Afrique - Dernières infos - Economie - La Voix de la Russie

mercredi 26 mars 2014

Barclays et China Development Bank s’allient pour faciliter les investissements chinois Afrique - Ecofin

Barclays et China Development Bank s’allient pour faciliter les investissements chinois Afrique - Ecofin

faciliter les investissements chinois en Afrique

Barclays et China Development Bank s’allient pour faciliter les investissements chinois en Afrique
(Agence Ecofin) - La banque britannique Barclays Plc et la China Development Bank Corporation ont annoncé, le 26 mars, avoir signé un nouvel accord de coopération qui étend le rapprochement déjà existant entre les deux groupes, au continent africain.
En vertu de cet accord, la banque britannique s’engage à mettre ses plateformes banque d’affaires, banque d’investissements et retail dans 14 pays africains à la disposition de la China Development Bank Corporation, selon Timothy Cuff, un porte-parole de Barclays.
L’objectif de la manœuvre est de mieux accompagner les investissements des entreprises chinoises en Afrique, un continent assurant une grande part des besoins de la Chine en matières premières. Ce nouvel accord de coopération remplace un mémorandum d’entente signé entre les deux banques en 2007 et qui était axé notamment sur la formation du personnel et l’échange d’informations sur les opportunités bancaires en Chine.
China Development Bank Corporation cherche à se transformer en une banque commerciale. L’établissement détenu à 100% par l’Etat chinois a par ailleurs affiché récemment des ambitions de développement à l'international.
En 2011, China Development Bank Corporation avait signé  des accords de coopération avec trois grands fonds de capital-investissement, en l’occurrence KKR, Permira et TPG Capital

Les Africains satisfaits de l'afflux des investissements chinois - china radio international

Les Africains satisfaits de l'afflux des investissements chinois - china radio international

mercredi 19 mars 2014

L’engagement de la Chine en Afrique - affaires-strategiques.info

L’engagement de la Chine en Afrique - affaires-strategiques.info

Les études de l’engagement de la Chine en Afrique se concentrent souvent sur les bénéfices que Pékin tire du continent noir ou sur l’impact des investissements chinois sur les pays africains, en témoigne la prééminence du concept de Chinafrique dans le débat médiatique en France. Aussi, la RAND Corporation publie une analyse des relations sino-africaines basées, non pas sur une mécanique à sens unique, mais sur une dynamique à double sens.



Il ressort premièrement de cette analyse que la Chine et l’Afrique ont des intérêts entremêlés. Ainsi, l’Afrique présente quatre intérêts stratégiques englobants pour la Chine : l’accès aux ressources naturelles (en particulier le pétrole et le gaz), des marchés pour les exportations chinoises, une légitimité politique pour Pékin, et une stabilité et une sécurité suffisantes pour poursuivre ses activités commerciales. De l’autre côté, les gouvernements africains attendent de la Chine qu’elle leur procure une reconnaissance et une légitimité politiques et qu’elle contribue à leur développement économique à travers des aides, des investissements, la construction d’infrastructures et le commerce.


Les chercheurs de la RAND ont également analysé l’impact de l’engagement chinois dans les pays africains. Parmi les effets positifs, on trouve la création d’emplois, le développement d’infrastructures dramatiquement nécessaires et une augmentation de la croissance économique, en particulier dans des secteurs ou des régions géographiques dans lesquels les institutions financières internationales et les pays occidentaux sont peu disposés à investir. Néanmoins, l’impact de l’engagement chinois a également des effets négatifs qui sont le maintien au pouvoir de régimes non-démocratiques, le renforcement de la dépendance des Etats africains aux matières premières et à la main d’œuvre non-qualifiée, et la fermeture de nombreuses usines, notamment dans le textile.


L’étude du RAND s’est également concentrée sur les perceptions en Afrique de l’engagement de la Chine et sur les réactions de Pékin face à celles-ci. Ainsi, si les leaders, les gouvernements et les peuples africains ont généralement une image positive de l’engagement chinois, il apparaît que l’opinion publique est négativement impactée par le sentiment que les investissements chinois contribuent à la corruption, aux conditions de travail difficiles et aux relocalisations d’emploi. Face à cela et pour construire des relations sur le long terme en Afrique, la Chine s’est employée à développer son soft power et à offrir plus d’aides dans des secteurs comme la santé, la sécurité et le développement durable.

Enfin, en tant que think tank américain, la RAND Corporation s’est intéressée aux implications de l’engagement chinois en Afrique pour la politique des Etats-Unis. Ainsi, il apparaît que Washington et Pékin ne rivalisent pas directement en Afrique en termes d’influence et d’accès stratégiques. Aussi, les exemples de coopération sino-américaine en Afrique sont peu nombreux et, selon les chercheurs de la RAND, les opportunités pour une meilleure collaboration restent limitées. Dans ce contexte, un engagement commercial plus prononcé des Etats-Unis sur les marchés africains pourrait générer une concurrence avec la Chine qui bénéficierait et aux pays africains et aux intérêts américains.


Source : RAND Corporation, Rapport

lundi 17 mars 2014

Le dégel se poursuit entre Taïwan et Pékin - RFI

Le dégel se poursuit entre Taïwan et Pékin - RFI

Taïwan et Pékin

mediaLa délégation taiwanaise a salué la mémoire de Sun Yat-sen, l'un des fondateurs du Kuomintang et considéré comme le «père de la Chine moderne»Reuters
Ce mercredi 12 février se poursuivent à Nankin les discussions entre officiels des gouvernements chinois et taïwanais. Un dialogue considéré comme « historique » de part et d’autre du détroit de Formose, mais dont la portée est encore à relativiser.
Ce mercredi matin le représentant taïwanais s’est recueilli auprès de la statue de Sun Yat-sen, le premier président de la République de Chine mais sans que le nom de cette dernière ne soit mentionné. Des fleurs, mais aucune référence à la « République de Chine » sur le petit mot déposé sur la tombe de Sun Yat-sen, le « père de la Chine moderne » ce mercredi matin à Nankin, rapporte notre correspondant à Pékin, Stéphane Lagarde.

Wang Yu-chi, le ministre taïwanais des Affaires continentales n’a pas voulu froisser son hôte, le vice ministre chinois des Affaires étrangères Zhang Zhijun. Un geste qui montre que nous sommes encore dans des relations à fleur de peau entre la Chine des nationalistes et celles des communistes. Pékin considère toujours Taïwan comme une province et refuse officiellement de reconnaitre le gouvernement de Taipei.

C’est donc à un exercice d’équilibristes que se livrent les deux parties à l’occasion de cette visite historique. Attention à ne pas froisser l’autre, ce qui n’empêche pas le dialogue… Si les questions politiques sensibles sont mises de côté, pour la première fois, des officiels de Pékin et Taipei se rencontrent sur des thèmes qui vont au-delà des relations économiques et commerciales.

L’ouverture de bureaux de représentation des deux organisations semi officielles hier mardi (l’Association taïwanaise pour les affaires continentales et le Bureau chinois des affaires de Taïwan) a ainsi été perçue comme un pas décisif dans le développement des discussions bilatérales. Sauf énorme surprise, ce voyage ne devrait pas permettre d’évoquer une rencontre officielle entre les présidents taïwanais et chinois, en tous cas dans un avenir proche selon les membres des deux délégations.

Grande réserve du côté de Taïwan

De l'autre côté du détroit, le premier détail qu’ont noté les Taïwanais au sujet de la rencontre officielle entre les deux responsables, Chinois et Taïwanais, des relations entre les deux rives, c’est qu’ils ont utilisé leur titre officiel respectif, rapporte notre correspondante à Hong Kong Florence de Changy. Un détail qui a tout son poids à Taiwan qui a l’habitude de devoir changer de nom pour ne pas contrarier la Chine. Aux Jeux olympiques par exemple, Taiwan s’appelle Taipei Chinois et non Taiwan ou République de Chine, son nom officiel. Qu’il n’y ait pas eu de drapeau dans la salle de réunion a également été apprécié.

Il reste que cette rencontre inquiète plutôt qu’elle n’enchante à Taiwan où l’on craint que le gouvernement actuel aille trop loin dans son engagement avec la Chine et que Taïwan se retrouve piégé. On souligne néanmoins les avancées pratiques qu’un dialogue facilité entre les deux rives pourrait apporter. Les 2 millions de Taïwanais qui vivent en Chine n’ont en effet aucune représentation consulaire, les étudiants taïwanais qui étudient en Chine continentale n’ont pas de couverture médicale, quant aux Taïwanais qui se retrouvent en prison en Chine, ce qui peut arriver, ils n’ont quasiment aucun recours.

Mais près 80% des Taïwanais souhaitent, avant tout, que le statu quo actuel, d’une indépendance de fait, soit maintenu.

dimanche 16 mars 2014

Les Chinois plus réactifs dans leur coopération avec l'Afrique, selon le professeur sénégalais Bourgi - china radio international

Les Chinois plus réactifs dans leur coopération avec l'Afrique, selon le professeur sénégalais Bourgi - china radio international
Le professeur Albert Bourgi, politologue franco-sénégalais célèbre en Afrique, a souligné "la capacité de financement immédiat" de la Chine dans ses relations de coopération avec ses partenaires africains par rapport à leurs investisseurs traditionnels.

"La Chine intervient de façon parfois efficace. Elle a une capacité de financement immédiat, alors que les autres ( partenaires traditionnels) promettent. Sans doute, certaines de ces promesses sont tenues, mais elles ne le sont pas toutes", a-t- il indiqué à Xinhua.

"Les Chinois sont beaucoup plus réactifs aux demandes d' investissement et cela leur permet d'être plus présents sur le terrain", a-t-il relevé.

A la question de savoir si le Chine n'était en concurrence avec les anciennes puissances coloniales, il a répondu: "non, ce n'est pas une concurrence. Un pays comme le Sénégal, comme tous les pays en développement, cherche des partenariats extérieurs".

"Il faut aussi tenir compte de la situation financière des pays traditionnellement porteurs d'investissements sur le continent africains pour expliquer le fait que les anciennes colonies s' orientent vers de nouveaux partenaires", a-t-il expliqué.

Le professeur Bourgi prend part à Dakar aux travaux d'un colloque international. À l'initiative de l'Institut des Droits de l'homme et de la paix de l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar.

D'une durée de deux jours, ce colloque porte sur le thème: "L' odyssée des 30 ans de l'Institut des droits de l'homme et de la paix: histoire des perspectives des droits de l'homme".

« Heureusement que la Chine était là ! »––– Interview de l'ambassadeur du Togo en Chine - china radio international

« Heureusement que la Chine était là ! »––– Interview de l'ambassadeur du Togo en Chine - china radio international
La Chine au présent


L'ambassadeur du Togo en Chine, M. Nolana Ta-Ama, donnant une interview exclusive à La Chine au présent. (Photo par Wang Wenjie)

Nichée dans le Golfe de Guinée, la République togolaise est l'un des plus petits pays d'Afrique avec sa superficie de 56 785 km² et sa population estimée à 6 millions d'habitants. Néanmoins, cette ancienne colonie joue un rôle important dans les échanges commerciaux en Afrique de l'Ouest. Un avantage que les Chinois présents au Togo ont bien compris et cherchent à exploiter, aidant par là même cet État francophone à se développer par le biais de dons, d'envoi d'équipes et de matériel médicaux, de construction d'infrastructures ou encore de prêts économiquement intéressants.

C'est ce que nous a expliqué plus en détails son Excellence M. Nolana Ta-Ama, ambassadeur du Togo en Chine et doyen du corps diplomatique africain, qui nous a fait l'honneur d'accepter chaleureusement notre interview. Il nous a fait part de son attachement pour la Chine, nous a décrit les liens qui unissaient la Chine et le Togo dans les divers secteurs, et enfin, nous a informé de ses projets futurs.

Vous êtes arrivé en Chine en 1997. Quelle fut votre impression sur ce pays à l'époque ?

Honnêtement, pour un diplomate comme moi qui avait servi mon pays en France et à New York aux États-Unis, c'était un déchirement de venir vers l'inconnu, cet inconnu décrit négativement dans la presse occidentale. J'ai pu, en arrivant, me rendre compte qu'on était très loin des clichés véhiculés par les médias occidentaux. C'était un pays où il faisait bon vivre. Il y avait tout le nécessaire, de quoi manger et de quoi s'habiller, et il était fort possible aussi de sympathiser avec les Chinois (le Chinois de la rue, du bureau, des commerces…). J'ai eu vite fait de perdre ces illusions et de me dire que j'étais chanceux d'avoir été envoyé ici pour y vivre une expérience des plus souhaitables pour un diplomate.

Depuis 17 ans, vous êtes témoin du développement continu des relations sino-africaines. Pourriez-vous décrire les progrès accomplis ces dernières années dans les relations bilatérales ?

Je suis arrivé à un moment où les relations Chine-Afrique étaient plutôt fondées sur une histoire et une destinée communes, sur le fait que les deux parties avaient toutes deux lutté pour leur libération politique et recherchaient la meilleure voie de développement, resserrant davantage leurs relations.

Les relations Chine-Afrique ont évolué par l'envoi des équipes médicales venues pour soigner nos peuples africains. Par ailleurs, les États africains manquaient de structures adéquates pour exercer leur souveraineté. La Chine les a aidés par la construction de grandes infrastructures, de stades omnisport, de routes, de lieux de travail… On peut citer en exemple la construction dès les années 1970 d'un très grand chemin de fer reliant la Tanzanie et la Zambie, qui a permis de désenclaver ces deux pays.

En fait, la Chine a réalisé que l'Afrique avait contribué à son entrée en 1971 dans la communauté internationale rassemblée à l'ONU, laquelle a reconnu l'importance vitale de la Chine pour le monde et lui a redonné la place qu'elle occupait auparavant au Conseil de sécurité. Et depuis, au sein de l'ONU, la Chine et l'Afrique marchent main dans la main pour exprimer le point de vue du tiers-monde dans les problèmes internationaux.

C'est donc en l'an 2000 que nous avons rationalisé notre relation à travers la création d'un forum, le Forum sur la coopération sino-africaine. Tous les trois ans, nous tenons une réunion ministérielle et nous fixons les projets et les souhaits que nous voudrions voir grandir dans les trois prochaines années, pour améliorer la coopération entre le continent africain et la Chine. Et je me rends compte que, de forum en forum, nous atteignons notre objectif : celui du resserrement de la coopération pour le développement de nos deux pays, en vue d'atteindre également d'ici 2015 les Objectifs du Millénaire pour le développement fixés par l'ONU

jeudi 13 mars 2014

Les Chinois en Afrique : où sont-ils ? Que font-ils ?

Les Chinois en Afrique : où sont-ils ? Que font-ils ?

mercredi 12 mars 2014 15:18 Par

Jeune Afrique




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employes-chinois Djibo-Tagaza-JALa présence chinoise en Afrique explose, ce n'est un secret pour personne. Dans un récent rapport sur la diaspora chinoise, le Conseil au commerce extérieur de la France détaille notamment leur présence sur le continent. Investissements, taille des diasporas, tout est là.

L'organisation des Conseillers au commerce extérieur de la France (CCEF) vient de publier un rapport sur la présence et l'influence chinoise hors du territoire de la grande Chine (qui inclut Hong Kong et Macao). "L'idée de lancer une vaste étude sur la Chine est venue au cours d'une réunion des CCEF organisée à Alger, explique Christian Granier, rédacteur de l'étude intitulée "La Chine hors les murs", publiée fin février. Les conseillers d'Algérie faisaient état d'une concurrence intense, d'une stratégie organisée et concertée des entreprises chinoises et du gouvernement chinois pour s'imposer sur le marché algérien.

En effet, depuis l'adoption par le gouvernement chinois du mot d'ordre "Go Global" en 2002, les entreprises chinoises se sont fortement internationalisées. L'Afrique n'a pas échappé à ce mouvement vers l'extérieur et représente aujourd'hui 15% des investissements de la Chine dans le monde. Le continent a vu la masse des investissements chinois augmenter à tel point que les flux entrants y ont doublé en quatre ans et le stock quadruplé. La présence chinoise en Afrique s'est considérablement renforcée et le premier forum sur la coopération Chine Afrique (Focac) s'est tenu en octobre 2000. Il se tient depuis tous les trois ans, alternativement en Chine et en Afrique.

Mécanismes de la présence chinoise

L'influence de la Chine sur le continent s'est d'abord limitée à l'obtention de ressources agricoles, minières et énergétiques puis à celle de marchés publics importants.

Le rapport note que les acteurs économiques et politiques chinois ont mis en place un ensemble d'aides et de système de troc avantageux.

Dans une seconde étape plus récente, la Chine a encouragé la délocalisation de certaines de ses industries de main d'oeuvre dans les pays d'Afrique prometteurs - l'Éthiopie est souvent citée en exemple de ce mouvement - et l'installation de centres de distribution de produits dans des zones de desserte facile.

Interrogé par Jeune Afrique, Christophe Granier explique que "les investissements chinois répondent aux trois critères habituels que sont la sécurisation des approvisionnements, les débouchés commerciaux et la délocalisation".

Opposition

Derrière ces aspects indéniablement positifs pour le continent, la présence grandissante des Chinois est de moins en moins acceptée. "Les cercles intellectuels et économiques africains dénoncent la technique du prix d'appel, qu'ils considèrent comme une copie des pratiques occidentales alors qu'elle s'inscrit dans une longue tradition chinoise.

De leur côté, les populations locales se plaignent régulièrement de conditions de travail dégradées, surtout dans les entreprises privées. Christophe Granier insiste pourtant sur la décentralisation de ce phénomène : "Une grande partie de la diaspora chinoise est le fait d'entrepreneurs individuels. Ce n'est pas une politique décidée au niveau du gouvernement et qui risque de porter dommage à la Chine".



Afrique du Nord et de l'Est prioritaires pour la Chine

En Afrique du Nord, l'implantation économique chinoise se développe tout particulièrement en Algérie et en Égypte. En Afrique subsaharienne, les principaux pays concernés sont l'Afrique du Sud, l'Angola et la Zambie. Mais l'Éthiopie connaît une très forte croissance de la présence chinoise, notamment avec l'installation de nombreuses entreprises manufacturières. Le Mozambique constitue aussi une priorité, notamment pour la sécurisation future des approvisionnements de l'Empire du Milieu en hydrocarbures.

Le développement en Afrique de l'Est constitue une priorité pour la Chine car elle lui permet de parachever sa stratégie du "collier de perle", mise au point dans le but de garantir la sécurité de ses voies d'approvisionnement maritimes. La Chine trouve également dans cette sous-région un terrain favorable à l'implantation de centres de production à vocation continentale ou mondiale. Elle a notamment encouragé financièrement le projet de 25,5 milliards de dollars destiné à mettre en place un corridor entre le Soudan du Sud, l'Éthiopie et le port de Lamu, au nord du Kenya.

En Afrique de l'Ouest comme ailleurs, l'accès aux ports reste un objectif majeur pour la Chine
Plus au sud, en Tanzanie, la Chine impulse aussi la construction du port de Bagamoyo, appelé à devenir l'une des principales porte d'entrée vers l'Afrique sur la côte orientale. La Zambie, qui accueille quelque 80 000 ressortissants chinois, représente le troisième plus important pays d'accueil du continent.

Le pays a été le théâtre de la première grande réaction anti-chinoise en Afrique, incitant la Chine à annuler des dettes et à offrir des infrastructures humanitaires, notamment des hôpitaux.

Présence restreinte en Afrique de l'Ouest, beaucoup plus large en Afrique du Sud

L'ouest du continent se caractérise par une présence chinoise encore très restreinte, du moins au niveau de la population, souligne l'étude. La sous-région fait néanmoins l'objet d'expériences prudentes de montée en puissance, que ce soit dans les pays riches en ressources minières (Niger) et agroalimentaires (Côte d'Ivoire) ou représentant des marchés importants pour les produits chinois à l'instar du Nigeria ou du Ghana. Comme ailleurs, l'accès aux ports reste un objectif majeur pour la Chine.



L'Afrique centrale, extrêmement riche en ressources énergétiques, forestières et minérales, attire les investisseurs publics chinois depuis de longues années. Le pays est notamment très présent en RD Congo, où des entreprises privées traitent une grande partie du cuivre produit au Katanga. D'autres sociétés sont directement impliquées dans la production de cuivre à l'instar de Minmetals depuis le rachat du canadien Anvil, ou encore Jinchuan suite au rachat du sud-africain Metorex. Autre grande implication de la Chine, les fameux contrats ressources contre infrastructures de 2007, d'un montant de 6 milliards de dollars.

Au Gabon, la Chine a connu des déboires dans ses investissements, que ce soit celui de Sinopec via la société pétrolière Addax ou celui dans le gisement géant de fer de Belinga. Le Tchad intéresse tout particulièrement la Chine pour ses réserves de pétrole. Là encore, les relations sont complexes.

En Afrique du Sud, le rapport note que les Chinois, arrivés plus tard que les Indiens et présents en moins grand nombre, représentent aujourd'hui une large communauté de commerçants et petits industriels. Chiffrée il y a cinq ans à 200 000 personnes, cette communauté se monte aujourd'hui à 350 000 membres.

L'intégration du pays d'Afrique australe dans le club des Brics n'a fait qu'accélérer cette dynamique. Quelques opérations majeures illustrent les liens économiques grandissant entre les deux pays : le rachat de 20% du capital de Standard Bank par ICBC en 2007 pour 5,6 milliards de dollars, l'investissement de 245 millions de dollars du fonds souverain CIC dans le holding financier Shanduka pour 25% du capital ou encore l'investissement de 100 millions de dollars du constructeur automobile FAW pour la construction d'une usine.

Les échanges commerciaux entre l'Afrique du Sud et la Chine bondissent de +32 % en 2013

Les échanges commerciaux entre l'Afrique du Sud et la Chine bondissent de +32 % en 2013

Le Premier ministre chinois sera en tournée en Afrique

Le Premier ministre chinois sera en tournée en Afrique

Le Premier ministre chinois sera en tournée en Afrique

Li KeqiangLe ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a donné une conférence de presse, samedi dernier à Beijing, devant des centaines de journalistes nationaux et étrangers. La rencontre s’est tenue à l’occasion de la session parlementaire annuelle de l’Assemblée populaire nationale de la Chine.
Le Premier ministre chinois, Li Keqiang, va effectuer une tournée dans des pays africains durant l’année 2014. La révélation a été faite par Wang Yi, le ministre chinois des Affaires étrangères, qui donnait une conférence de presse samedi dernier à Beijing. La rencontre avec les médias nationaux et internationaux s’est tenue à l’occasion de la réunion annuelle de l’Assemblée populaire nationale chinoise ouverte il y a quelques jours au Grand Palais du peuple. Les relations entre la Chine et l’Afrique ont été abordées par M. Yi. Il  a interrogé l’histoire récente pour rappeler l’apport décisif des pays africains dans le retour de son pays au sein des instances des Nations unies.
De son côté, la Chine, malgré ses modestes moyens d’il y a quelques décennies, avait soutenu la lutte pour l’indépendance de bon nombre de pays africains. « La Chine et l’Afrique mènent, depuis des années, une coopération dans laquelle aucune partie n’est lésée et nous ne sommes pas condescendants envers nos partenaires africains », a déclaré le ministre des Affaires étrangères. Il a insisté sur le fait que son pays n’interfère pas dans les affaires intérieures des Etats africains et que, jusqu’ici, il a tenu ses promesses. M. Yi a déclaré que la Chine a permis à l’Afrique de mettre en œuvre plus de mille projets dans divers domaines, particulièrement dans les infrastructures.
Le ministre chinois des Affaires étrangères a évoqué d’autres sujets. A propos des relations entre la Chine et les Etats-Unis, il a estimé qu’elles reposent sur une confiance mutuelle. Les deux superpuissances, en dépit des relations diplomatiques parfois heurtées, ne se regardent plus en chiens de faïence et essaient de jouer, chacune, son rôle pour une paix durable dans le monde. D’ailleurs, l’année dernière, les présidents Xi Jinping et Barack Obama s’étaient rencontrés. Leurs discussions avaient abouti à des points de convergence concernant les efforts, de part et d’autre, pour la recherche de la paix et une coopération renforcée, a déclaré Wang Yi.
Une direction plus juste de l'ordre international
La Chine veut désormais  jouer un rôle plus accru dans les affaires du monde. Selon son ministre des Affaires étrangères, elle va promouvoir la justice et l'égalité dans le monde et fera tout son possible pour protéger les droits des pays en développement. « Nous essayerons d’orienter l'ordre international vers une direction plus juste et protégerons nos droits et nos intérêts à l’étranger », a affirmé M. Yi. Les relations sino-européennes ont aussi fait l’objet de questions de la part des journalistes. A ce propos, M. Yi a révélé le président Xi Jinping se rendra en Europe dans quelques semaines.  
Une visite dont l’objectif est de renforcer la coopération entre la Chine et l’Union européenne, notamment dans des secteurs tels que l’énergie, la culture, l’environnement, etc. Concernant la crise en Ukraine, le ministre chinois des Affaires étrangères a déclaré que son pays prône le dialogue et appelle les deux parties en conflit à mener des actions pour le retour de la paix et de la stabilité.
De notre correspondant permanent, Modou Mamoune FAYE

vendredi 28 février 2014

La Chine considère l'Afrique du Sud comme une égale, dit le président Zuma - china radio international

La Chine considère l'Afrique du Sud comme une égale, dit le président Zuma - china radio international

La Chine considère l'Afrique du Sud comme une égale, en particulier pour ce qui est de faire des affaires, a déclaré le président sud-africain Jacob Zuma dans une interview diffusée jeudi.

La Chine n'est pas comme les ex-puissances coloniales occidentales qui agissent toujours comme si l'Afrique leur appartenait, a déclaré M. Zuma sur CNBC Africa. "Les pays qui traitaient avec nous auparavant, en particulier les anciennes économies, nous traitaient comme d'anciens sujets, d'anciens colonisés", a-t-il déclaré. "Les Chinois ne nous considèrent pas comme cela. Ils nous traitent comme des gens avec qui on fait affaire sur un niveau d' égalité, pour ainsi dire. Ce n'est pas uniquement propre aux Chinois, il y a beaucoup d'autres pays", a déclaré M. Zuma. "La Chine est venue faire des affaires, pas nous dire ce qu'il faut faire ou non, comme d'autres le font", a-t-il dit. Le président Zuma estime que l'inégalité fait partie des raisons expliquant le sous-développement de l'Afrique. Pour lui, les pays BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) sont de nouveaux partenaires de l'Afrique. Il a affirmé que l'Afrique du Sud peut faire pression pour que les BRICS fondeNT une banque de développement prévu sur le continent, ce qui, selon lui, serait impossible avec des partenaires occidentaux. La Chine est devenue le plus grand partenaire commercial de l'Afrique, et l'Afrique est maintenant une majeure source d'importation de la Chine, le deuxième plus grand marché de construction à l'étranger et le quatrième destination des investissements. En 2009, la Chine est devenue le premier partenaire commercial de l'Afrique. Dans les deux années suivantes, l'ampleur du commerce Chine-Afrique a augmenté rapidement. En 2012, le volume total du commerce sino-africain a atteint 198,49 milliards de dollars américains, avec une croissance annuelle de 19,3%, selon les statistiques officielles.

mercredi 26 février 2014

L’ethiopie, Plaque Tournante De L’industrie Chinoise De Textile En Afrique ? | Le Griot

L’ethiopie, Plaque Tournante De L’industrie Chinoise De Textile En Afrique ? | Le Griot

Chine/Sénégal : un nouvel élan pour créer un exemple de la coopération entre la Chine et les pays d'Afrique de l'Ouest

Chine/Sénégal : un nouvel élan pour créer un exemple de la coopération entre la Chine et les pays d'Afrique de l'Ouest

MALI-CHINE : 16 MILLIARDS DE FCFA POUR FINANCER DES PROJETS PRIORITAIRES

MALI-CHINE : 16 MILLIARDS DE FCFA POUR FINANCER DES PROJETS PRIORITAIRES

Fin de la visite de Macky Sall en Chine : Hommes d’affaires et syndicalistes expriment leur satisfaction

Fin de la visite de Macky Sall en Chine : Hommes d’affaires et syndicalistes expriment leur satisfaction

La Chine et la Tanzanie s'engagent à renforcer leurs relations - china radio international

La Chine et la Tanzanie s'engagent à renforcer leurs relations - china radio international

La Chine et la Tanzanie s'engagent à renforcer
leurs relations
  2014-02-26 12:59:31  xinhua
La Chine et la Tanzanie se sont engagées mardi à renforcer leurs relations à
l'occasion du 50e anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques
entre les deux pays cette année.

Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi a rencontré mardi à
Beijing son homologue tanzanien Bernard Kamillius Membe, soulignant l'amitié
profonde, le respect mutuel, la confiance et le soutien qui existait entre les
deux pays.
La Chine est prête à coopérer avec la Tanzanie pour célébrer cette année et à
saisir cette opportunité pour renforcer les échanges de haut niveau, la
coopération pragmatique, la consultation sur les affaires internationales et
faire avancer les relations bilatérales sur le mode gagnant-gagnant, a déclaré
M. Wang.
Le président chinois Xi Jinping a visité en 2013 la Tanzanie et prononcé à
cette occasion un discours important sur les grandes lignes guidant les
relations entre la Chine, la Tanzanie et l'Afrique contemporaines, a-t-il
ajouté.
Il a appelé la Chine et l'Afrique à coopérer pour soutenir l'établissement du
mécanisme du Forum sur la coopération Chine-Afrique (FOCAC).
La Chine est une amie sincère des pays en voie de développement et a apporté
de nombreuses contributions aux pays africains dont la Tanzanie, a indiqué pour
sa part M. Membe. Il a décrit le chemin de fer Tanzanie-Zambie et le Centre de
convention international Julius Nyerere comme les symboles de l'amitié avec la
Chine.
La Tanzanie est fière d'avoir une "grande soeur" comme la Chine et espère
promouvoir la coopération avec elle, a-t-il souligné. La Tanzanie encourage une
plus grande contribution du FOCAC à la paix en Afrique.
M. Membe effectue une visite officielle en Chine du 24 au 28 février sur
invitation de son homologue chinois Wang Yi.

dimanche 16 février 2014

Les leçons de la politique africaine des émergents

Les leçons de la politique africaine des émergents

Alors que se prépare un intense semestre de diplomatie économique autour de l'Afrique – le Sommet Union européenne-Afrique, les 2 et 3 avril ; le sommet des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) ; le Forum économique mondial-Afrique, au Nigeria, du 7 au 9 mai ; le Forum Inde-Afrique, le sommet Etats-Unis - leaders africains, les 5 et 6 août… –, il est temps de lire un petit, mais efficace, ouvrage sur L'Afrique et les grands émergents (Agence française de développement, n° 19 de la collection « A savoir », 2013, en ligne sur www.afd.fr).

Travail collectif entre un économiste « de terrain », un ingénieur diplomate et un chercheur engagé, Jean-Raphaël Chaponnière, Dominique Perreau et Patrick Plane, cet ouvrage s'intéresse aux trois seuls grands émergents « en capacité de marquer le fonctionnement des affaires internationales » : Brésil, Chine et Inde.

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CANADA :: Canada-Cameroun,Dr. Serge Banyongen : « Face à la Chine, l’Afrique doit transcender le syndrome du tuteur » :: CANADA

CANADA :: Canada-Cameroun,Dr. Serge Banyongen : « Face à la Chine, l’Afrique doit transcender le syndrome du tuteur » :: CANADA

« Face à la Chine, l’Afrique doit transcender le syndrome du tuteur » :: CANADA





Serge Banyongen:Camer.beLe Dr. Serge Banyongen est l’auteur d’un livre sur les relations entre l’Afrique et la Chine, dont le titre, est Rôle et responsabilité des acteurs africains dans les relations sino-africaines qui vient de paraître aux éditions l’Harmattan à Paris. Au cours de l’interview qu’il nous a accordé, il revient sur les principales articulations de cette coopération qui ces dernières années a connu un accroissement exponentiel. Faut-il craindre une recolonisation ou est-ce une chance pour l’Afrique? Éléments de réponse.

Qu’est-ce qui explique le nouvel intérêt des chercheurs pour les relations entre la Chine et les États africains?

En effet, la question des relations en la Chine et l’Afrique a connu une explosion dans la recherche académique durant la décennie qui vient de s’écrouler. Il faut bien avouer que cette production a suivi la courbe tout aussi croissante des rapports économiques entre ces deux entités. Il est donc normal que la communauté scientifique s’y intéresse de près. Il est surtout question pour les chercheurs de comprendre des mécanismes de déploiement de cette relation entre le parent pauvre de la mondialisation l’Afrique et l’un de ces plus grands bénéficiaires : la Chine. À titre d’exemple, l’Angola est depuis le début des années 2000, le premier fournisseur en pétrole de la Chine devant l’Arabie Saoudite.
Le problème avec cet intérêt est que les analystes de cette relation ne résistent pas à la tentation d’infantiliser l’Afrique. Ainsi la plupart des auteurs parlent uniquement des stratégies de la Chine en Afrique et des conséquences de celles-ci. Tout est fait et dit comme si dans ce rapport le continent africain jouait un rôle passif. Ce qui est loin d’être le cas. C’est ce que démontre mon livre puisqu’il remet au centre de l’analyse l’acteur africain que ce soit les élites politico-économiques ou la société civile et la population. Il y est question de savoir comment les Africains s’organisent pour recevoir et gérer l’intérêt chinois.

Dans les nouvelles relations économiques entre la Chine et les États africains il est question de plus en plus des contrats gagnants. Quel regard jetez-vous sur ces types de contrats? Sont-ils vraiment gagnants ou existe-t-il un partenaire plus gagnant que l’autre?

 Il est important d’analyser la rhétorique de manière lucide. Pour qu’il y ait des contrats gagnants, le discours seul ne suffit pas. Il faut encore que les conditions de gains mutuels soient réunies. Ce qui n’est pas toujours le cas et la faute ne revient pas contrairement à ce que l’on pourrait penser aux Chinois. C’est vrai que la Chine dans ses échanges avec certains pays africains a réinventé une forme de troc qui consiste à échanger les ressources naturelles contre la construction des infrastructures. C’est un peu ce qui s’est passé en RDC où la Chine s’est engagée à investir pas moins de 5 milliards de dollars dans la construction des infrastructures de ce pays qui en a tant besoin. Mais quand on fait une analyse rigoureuse, il n’est pas évident que la RDC l’emporte au change. En économie, une infrastructure n’existe pas pour elle-même. Il est vrai qu’à terme, elle rend un service à la population, mais le plus important ce sont les retombées sur l’économie de la région où elle durant et après sa construction qui importent le plus. Une modélisation économique permet ainsi d’envisager le nombre de voir le flux monétaire qui en résulte, le nombre d’emplois directs et indirects créés ainsi que l’impact sur d’autres secteurs économiques. Et à ce niveau c’est loin d’être évident.
Autre chose, il faut se rappeler que nous évoluons dès à présent dans l’économie du savoir. Avoir des infrastructures est une bonne chose parce que les pays africains manquent cruellement. Cependant, il est encore mieux d’apprendre et de posséder la technique qui permet de les construire. Ainsi on n’aura pas toujours à recourir aux Chinois pour nous équiper. C’est d’ailleurs ainsi que la Chine a pu en partie amorcer son développement en utilisant les investissements directs étrangers pour accéder au savoir-faire des firmes occidentales afin de pouvoir le reproduire. Vous serez surpris de savoir que la plupart des firmes chinoises en Afrique ne possèdent pas de centre de formation et que très peu font faire des mises à jour à leurs employés. À titre d’exemple, lorsque la climatisation s’est détériorée dans le palais du Sénat au Gabon construit par les Chinois, il a fallu faire appel aux experts chinois pour la réparer. Ce qui en soit est une aberration. Maintenant entendons-nous bien, cet état des choses est en fait dû à la démission des dirigeants et même des populations africaines. C’est aux Africains d’exiger le meilleur des Chinois. Et le meilleur au lieu de se contente des petits avantages matériels éphémères c’est l’acquisition des connaissances nouvelles qui permettraient plus tard de faire la différence.

Avec la nouvelle ruée de la Chine en Afrique on parle désormais dans la littérature de l’économie politique de l’opposition de deux consensus  le“ Washington consensus” versus “ Beijing consensus”.  Comme analyser vous la confrontation  de ces consensus?

D’abord les experts ne s’entendent pas sur l’existence ou non d’un consensus de Beijing ceci d’autant plus que les Chinois affirment haut et fort que leur modèle n’est pas forcement transférable et reproductible ailleurs et que chaque pays doit rechercher le modèle qui lui convient le mieux. Par ailleurs, il est certain que le modèle chinois si tant est qu’il existe s’éloigne un peu du consensus de Washington. Mais en ce qui concerne l’Afrique, les deux ont certainement mêmes objectifs en fait ce sont surtout les éléments discursifs qui sont différents. Ainsi alors que le Consensus de Washington se décline en un certain nombre de prescription et de règles absolues à suivre avec l’implication de plusieurs acteurs, l’approche chinoise se veut moins impérative et est stato-centrique en ce sens que la Chine traite uniquement avec les États et ignore la société civile. Il est cependant important que l’Afrique se débarrasse de la mentalité qui consiste à rechercher un tuteur pour son développement. Il est plus que temps pour elle de définir son cheminement vers la plénitude de la croissance économique. Mon livre à ce sujet donne des pistes de solutions concrètes pas seulement dans la relation avec la Chine, mais aussi avec d’autres puissances émergentes comme le Brésil, l’Inde, la Rusée, la Corée et pourquoi pas bientôt la Turquie.

Livre Serge Banyongen:Camer.be
Qu’en est-il de l’impact sur les relations sino-africaines?






 Il faut savoir, que les anciennes puissances coloniales ont encore une très grande emprise sur les économies africaines elles sont de moins en moins présentes dans la partie visible des économies africaines, mais elles sont encore déterminantes dans la partie structurelle c’est-à-dire la détermination du contexte dans lequel ces économies évoluent. C’est ce qui dans les faits limite quelque peu l’impact des relations sino-africaines. C’est sûr que la Chine constitue un apport de nouveaux capitaux pour des économies exsangues, mais comme je l’ai souligné plus haut la configuration et l’utilisation que les régimes africains en font ne permet pas toujours de retombées positives sur la population. D’un autre coté la présence chinoise a quelque démocratisé les prix à la consommation pour cette même population. Dans un pays comme le Sénégal, un climatiseur est désormais à la portée du sénégalais moyen qui avant ne pouvait se payer un tel luxe.

Selon- vous doit-on avoir peur de la présence tentaculaire de la Chine en Afrique ?

Si les Africains démissionnent de leur rôle qui consiste à configurer cette relation pour en tirer un profit, alors oui la présence chinoise peut s’avérer nocive. Mais si les dirigeants africains ainsi les différents segments de la population font de l’optimisation des bénéfices de cette coopération leur préoccupation alors qui le continent peut en tirer profit. Mieux, il peut développer une méthodologie qui lui permettra de savoir comment traiter avec les puissances émergentes.  C’est une illusion de croire que le continent doit se fermer à l’extérieur. Il doit simplement s’outiller pour tirer un maximum davantage de l’intérêt de la Chine. On doit cela aux générations à venir parce qu’avec la Chine, il n’y aura pas l’excuse de la victimisation liée à la colonisation dans laquelle nombre d’Africains se complaisent souvent.

© Source : Repères

Pour mesurer l’ampleur du renforcement de la coopération économique et commerciale  entre la Chine et l’Afrique dans le cadre du forum de la coopération sino africaine et du sommet des chefs d Etat, il faut remonter à l’an 2000 et se rappeler que la première conférence ministérielle entre la Chine et l’Afrique s’est tenue à Beijing du 08 au 10 octobre de la même année  avec deux thèmes : « comment contribuer à l’instauration d’un nouvel ordre politique et économique au 21éme siècle » ; « comment renforcer la coopération économique et commerciale entre la Chine et l’Afrique ? ». SudOnLine - Le Portail de Sud Quotidien SENEGAL | Chine/ Sénégal : Un nouvel élan de coopération

SudOnLine - Le Portail de Sud Quotidien SENEGAL | Chine/ Sénégal : Un nouvel élan de coopération

Pour mesurer l’ampleur du  renforcement  de la coopération économique et commerciale  entre la Chine et l’Afrique dans le cadre du  forum  de la coopération sino africaine et du sommet des chefs d Etat, il faut remonter à l’an 2000 et se rappeler que la première conférence ministérielle entre la Chine et l’Afrique s’est tenue à Beijing du 08 au 10 octobre de la même année  avec deux thèmes : « comment contribuer à l’instauration d’un nouvel ordre  politique et économique au 21éme siècle » ; « comment  renforcer la coopération économique et commerciale entre la Chine et l’Afrique ? ». 
 
Des mécanismes avaient été définis et un comité de suivi mis en place à cette occasion. Quatre chefs d’Etat africains seulement avaient participé à cette rencontre. Le Sénégal n’y était pas parce qu’ayant suspendu ses relations diplomatiques avec Beijing depuis février 1996.
 
La deuxième conférence ministérielle s’est tenue à Addis-Abeba les 15 et 16 décembre 2003.  Le nombre de participants au niveau présidentiel est passé à six  en plus du Président de la Commission de l’Union Africaine de l’époque, dirigée par Alpha Oumar Konaré,  de même qu’un représentant de  Koffi  Annan alors Secrétaire général des Nations Unies. Le thème  cette conférence tenue pour la première fois en Afrique était : «  coopération pragmatique et actions à entreprendre entre les pays africains et la chine. » Elle s’est tenue parallèlement à la première conférence des entrepreneurs chinois et africains. 
Le volume de la coopération entre la Chine et l’Afrique avait augmenté de 75% entre 2000 et 2003. La conférence d’Addis-Abeba  avait défini un plan d’action pour 2004-2006. Il est   fondé sur l’accroissement de l’aide, le renforcement de la coopération et l’ouverture de la Chine au marché africain,  les pays africains bénéficiant d’un statut de  destination privilégiées pour le tourisme chinois.
 
Tout ceci a été suivi par une tournée marathon du président Hu Jintao en Afrique en 2004 et 2005. L’ensemble de ces actions  explique, si besoin en était, la réussite du sommet Chine/Afrique de novembre 2006  qui a vu la participation d’une quarantaine de chefs d’Etat et de Gouvernement.  
 
Le Président Abdoulaye WADE était présent, étant donné que le Sénégal avait normalisé ses relations diplomatiques avec la Chine le 25 octobre 2005. Les échanges commerciaux connaissent dès lors un Grand Bon en Avant.  Le volume de la coopération a été ainsi multiplié par trois entre 2003 et 2006. Si on partait de 1994,  il a été multiplié par dix ! C’est à dire de 2,64 milliards de dollars us en 1994, 6,48 en  1999, 10,6 en 2000, 18 en 2003, 37 en 2005 et 39 en 2006. Huit mesures en faveur de l’Afrique sont prises par l’ancien Président HU JINTAO : création d’un fonds de développement sino-africain,  l’annulation de la dette des pays pauvres très endettés et moins avancés.

 L’ouverture du marché chinois aux pays africains avec l’augmentation du nombre de produits bénéficiant d’un tarif douanier zéro est passée de 190 à 440 produits. Il faut y ajouter le doublement de l’aide en 2009,  la construction du siège de l’union africaine, la formation des étudiants, la création de 3 à 5 zones de coopération économique etc.

Selon son Excellence Monsieur XIA HUANG, ambassadeur de Chine au Sénégal dans un entretien récent, en 2012, le volume des échanges commerciaux sino-africains a atteint 198,4 milliards d’US dollars, un chiffre 19 fois plus important que celui de l'an 2000, avec un excédent de 27,9 milliards de dollars en faveur de l'Afrique. A la fin de l’an 2012, le stock des investissements directs chinois en Afrique s’est élevé à 21,2 milliards de dollars, et ce continent représente aujourd’hui la quatrième destination des capitaux chinois.
 
Le Sénégal n’est pas en reste dans ce vaste programme de coopération tant au niveau bilatéral que dans le cadre de la solidarité sud-sud et du forum sur la coopération sino-africain
 
Les relations d’amitiés entre le Sénégal et la République Populaire de Chine remontent à avril 1961 avec la participation de l’ambassadeur de Chine en république populaire de Guinée au 1er anniversaire de l’indépendance du Sénégal, alors que les deux pays n’avaient pas encore noué de relations diplomatiques. Sous l’impulsion de certains chefs d’Etat dont le Président Léopold Sédar Senghor, le groupe africain a joué un rôle important lors de la 26e session de l’assemblée générale des Nations Unies du 25 octobre 1971 qui reconnut la Chine comme seule et unique représentant de ce pays à l’ONU, à la place Taiwan, par 76 voix dont 26 venant des pays africains.
 
Suspendues en janvier 1996 sous le régime socialiste, les relations diplomatiques entre la Chine et le Sénégal ont été reprises de nouveau le 25 octobre 2005. Les choses sont allées très vite. Le rythme des visites d’Etat dès le début de part et d’autre est le premier indicateur de la profondeur de cette amitié : visite officielle du Président de la République du Sénégal Maître Abdoulaye WADE en juillet 2006, précédée de celle du Premier Ministre de l’époque, Macky Sall accompagné d’une  forte délégation au mois de mai 2006. Ce furent ensuite plusieurs délégations au niveau ministériel sans compter les chercheurs, les chefs de service et le patronat. Au niveau de l’université de Dakar, le Recteur avait fait en 2006 trois semaines en Chine après le doyen de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines. C’est à l’issue de ces missions que la décision d’ouvrir un département de langue chinoise à l’Université Cheikh Anta Diop a été prise.
 
Dans le cadre d’une nouvelle ligne diplomatique en direction de l’Asie et de l’Amérique du sud, des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine) notamment, l’axe Dakar/Beijing s’est aussi très fortement renforcé. Le volume des échanges commerciaux passe de 196 millions de dollars à 846 millions de dollars en 2012.

Le Sénégal bénéficie lui aussi du traitement douanier préférentiel zéro pour 95 % de ses produits à l’exportation (halieutiques, agricoles, miniers, cuir, peaux, bois, coton, artisanat, produits de mer, tourisme, textile et confection, télé service etc.) aujourd’hui une trentaine d’entreprises chinoises sont installées au Sénégal avec plusieurs autres petites installations commerciales dans les villes surtout à Dakar (Centenaire et Pétersen).  Le Grand théâtre national qui fait aujourd’hui la fierté de notre pays dans le domaine culturel et le musée de civilisations noires en construction sont un don de l’Etat chinois.
 
Les 11 stades régionaux, l’hôpital des enfants Dalal Jabot de Diamniadio, le centre de lutte contre le paludisme sont devenus une réalité à côté de la coopération sanitaire et agricole trentenaire (barrage d’afignam, 15 missions sanitaires en Casamance). Il faut ajouter entres autres,  le projet de l’arène nationale de lutte, du Boucle de Dakar, un réseau de transmission et de distribution électrique, le projet d’autoroute Thiès-Tivaouane-Touba).
 
La visite d’Etat prévue le 19 février 2014 du président Macky Sall en Chine comme premier dirigeant africain invité du Président XI JINPING va donner  un nouvel élan aux relations politiques et diplomatiques, et ouvrir un nouveau chapitre de renforcement de la coopération économique et culturelle entre les deux pays et raffermir l’amitié des deux peuples.
 
Kalidou DIALLO
Professeur au Département d’Histoire  FLSH, UCAD  
Ancien Ministre de l’Education Nationale 
Président de l’Alliance des Leadership pour l’Emergence et le Développement (ALED)

mardi 11 février 2014

Jane Goodall : "en Afrique, la Chine fait exactement ce que faisaient les puissances coloniales"

Jane Goodall : "en Afrique, la Chine fait exactement ce que faisaient les puissances coloniales"

En marge d’une conférence à l’université Wits de Johannesburg, la célèbre primatologue Jane Goodall a accordé un entretien à l'AFP, dans lequel elle dénonce l'exploitation des ressources de l'Afrique par la Chine. Avez-vous déjà partagé cet article? Partager sur FacebookPartager sur Twitter Facebook Twitter Plus de 50 ans après avoir démarré ses recherches sur les chimpanzés, Jane Goodall, la célèbre primatologue poursuit son combat pour protéger les animaux et l'environnement. Cette année, elle fêtera ses 80 ans et a pour l'occasion, prévu de donner toute une série de conférences à travers le monde pour alerter sur les dangers qui menacent la planète. En marge d'une conférence donnée à l'université Witts de Johannesburg, elle a dénoncé le rôle joué par la Chine."En Afrique, la Chine fait exactement ce que faisaient les puissances coloniales. Ils veulent les matières premières pour alimenter leur croissance économique, ils prennent les ressources naturelles et laissent les populations encore plus pauvres", a t-elle expliqué à l'AFP. "Mais les Chinois sont plus nombreux, et les technologies ont progressé. C’est un désastre", a t-elle déploré.Un marché important Il faut dire que la Chine est très présente dans toute l'Afrique pour exploiter les richesses minières. Mais le pays est également considéré comme un important marché pour tout ce qui touche au trafic d'animaux et à la vente illégale de l'ivoire des éléphants ou des cornes de rhinocéros. Or, ces deux espèces font aujourd'hui face à la menace grandissante du braconnage qui décime les populations.En décembre 2013, à l'occasion d'une grande conférence tenue au Botswana, l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a placé la Chine dans le "gang des huit". Des pays qui jouent un rôle prépondérant dans le trafic d'ivoire mais qui sont accusés de ne rien faire pour l'empêcher. Aujourd'hui, les spécialistes estiment que 70% de l'ivoire illégal est destiné à la Chine où posséder des objets en ivoire dénote encore un statut social élevé.A cela s'ajoute la menace constituée par la pharmacopée chinoise, très friande de nombreux produits animaux. C'est le cas de l'ivoire mais aussi et surtout des cornes de rhinocéros, ou encore des os de tigres. Au cours des dernières années, les prix sont montés en flèche, motivant encore davantage les braconniers formant désormais des réseaux très bien organisés et équipés pour chasser les espèces.Prise de conscience Toutefois, tout n'est pas perdu selon Jane Goodall. "Je crois que la Chine est en train de changer", a t-elle avancé, évoquant l'initiative récemment prise par le pays. Début janvier, la Chine a en effet détruit devant les caméras 6 tonnes d'ivoire. Un message fort destiné à décourager le trafic de l'ivoire et renforcer la prise de conscience du public. "Je pense qu’il y a 10 ans, même sous la pression internationale, ils n’auraient pas brûlé un stock d’ivoire"."Il y a 10 ans, ils n’auraient pas renoncé à la soupe aux ailerons de requin lors des repas officiels. Ils l’ont fait. Il y a peut-être un peu d’effet d’affichage derrière cela, mais j’espère que c’est le signe d’un changement d’état d’esprit et d’un début de compréhension", a commenté Jane Goodall. Mais la prise de conscience se manifeste aussi au niveau du public et en particulier des enfants, de plus en plus sensibilisés à ces questions."Nous travaillons avec des centaines d’enfants chinois, ils ne sont pas différents des autres enfants. Ils aiment la nature, ils aiment les animaux, ils veulent contribuer", a témoigné pour l'AFP le Dr Goodall. Emplie d'espoir, elle a vu au cours des dernières années les problèmes environnementaux venir de plus en plus sur le devant de la scène. "Le grand problème, c’est que les gens comprennent mais ne savent pas quoi faire pour que les choses changent". Pourtant, "chacun d’entre nous peut faire une différence, chaque jour nous pouvons choisir quelle différence nous voulons faire. On pourrait croire que de petits changements dans notre vie quotidienne ne vont servir à rien, mais si vous avez des milliers, un million ou plusieurs millions de gens qui font le bon choix, en pensant aux conséquences de leur comportement, alors vous allez voir un grand changement", a t-elle assuré. La nature peut reprendre ses droitsMais la primatologue garde aussi confiance en la nature. "Ma seconde raison d’espérer, c’est la formidable capacité de la nature à se régénérer". En guise d'exemple d'écosystèmes dévastés par l'homme, elle cite l'un des plus "spectaculaires", celui du plateau de Loess en Chine. Réhabilité dans les années 2000, cette vaste zone "était vouée à devenir le plus grand écosystème détruit dans le monde. Ça a demandé beaucoup d’argent mais si vous y allez maintenant, c’est verdoyant, il y a des fermes, il y a même une réserve pour les animaux sauvages", a raconté la spécialiste qui a récemment ému la Toile avec la vidéo de la remise en liberté de Wounda une femelle chimpanzé. Selon le Dr Goodall, il n'est donc pas trop tard pour inverser la tendance. "Nous avons encore une petite fenêtre de temps pour changer les choses", a t-elle conclu.La vidéo ci-dessus montre la conférence donnée par le Dr Jane Goodall il y a quelques années au TEDGlobal (Technology, Entertainment and Design). (crédits photo : Erik (HASH) Hersman)

En savoir plus: http://www.maxisciences.com/environnement/jane-goodall-en-afrique-la-chine-fait-exactement-ce-que-faisaient-les-puissances-coloniales_art31966.html
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