CHINE AFRIQUE

POUR DES RELATIONS RESPECTUEUSES, AMICALES, FRANCHES ET FRATERNELLES

jeudi 31 janvier 2013

Le pétrole et la Chine-Afrique | Blog | INS Global Consulting

Le pétrole et la Chine-Afrique | Blog | INS Global Consulting

Le pétrole et la Chine-Afrique



Dans la relation Chine-Afrique une place prépondérante est accordée au commerce de matières premières. Alors que la Chine se présente comme un pays du Sud et que les autorités chinoises affirment jouer d’égal à égal avec les pays africains, la structure des échanges commerciaux sino-africains a une caractéristique Nord-Sud : la Chine importe des matières premières (au deux tiers du pétrole, mais aussi du bois, des minerais et du coton) et exporte des produits manufacturés.
Selon la Banque mondiale, 85 % des exportations africaines vers la Chine proviennent des cinq principaux pays producteurs de pétrole : Angola, Guinée équatoriale, Nigeria, République démocratique du Congo et Soudan.


Les investissements chinois en Afrique stabilisent l’accès au pétrole

Les investissements directs étrangers (IDE) chinois en Afrique se multiplient. Les acquisitions chinoises s’accompagnent parfois de concessions commerciales ou diplomatiques importantes. La Chine est aujourd’hui la première cliente du Soudan pour le pétrole mais aussi la plus importante contributrice à la construction de l’industrie pétrolière soudanaise, de l’exploration au raffinage et au transport. La CNPC (société chinoise) détient 40 % de la Greater Nile Petroleum Operational Company qui est une société d’État soudanaise. ...
Mais les liens commerciaux de la Chine avec le Soudan sont aussi source d’inquiétudes pour la diplomatie chinoise. Les relations de la Chine avec le président soudanais Al-Bashir nuisent à l’image de « puissance responsable » que l’Empire du Milieu essaie de cultiver.

Quel futur pour la Chine-Afrique ?


Malgré l’actuelle frénésie d’investissements, dans le pétrole mais aussi dans l’exploitation d’autres ressources naturelles certaines tendances amènent à penser que la mainmise chinoise sur le pétrole africain pourrait être remis en cause.
En Afrique, la Chine offre une aide au développement indépendante de toute considération d’ordre politique. Ceci sape la stratégie de la Banque mondiale et de l’Union européenne visant à lier les financements à l’évolution des régimes africains vers des régimes plus respectueux des droits de l’homme. Mais même si les intérêts énergétiques sont d’une importance vitale pour Pékin, la diplomatie chinoise œuvre aussi veiller à ne pas nuire à d’autres intérêts tels que la relation avec les Etats-Unis et le maintient de son image de puissance émergente pacifique et responsable sur la scène internationale.
La Chine risque ainsi de découvrir les limites de la non-ingérence pourtant aujourd’hui au cœur de sa rhétorique diplomatique. Si les autorités chinoises aiment à souligner que la relation Chine-Afrique est « gagnante-gagnante » avec un impact positif sur la croissance économique africaine. ; toutefois, certaines critiques sont faites par les Africains eux-mêmes : les bénéfices du pétrole ne seraient pas réinvestis sur place et le coût environnemental de l’exploitation serait élevé.

D’autre part il est certain que la focalisation sur les matières premières risque de limiter le développement des exportations de produits manufacturées « Made in Africa ». Dans secteur textile, les pays africains ne sont pas en mesure de rivaliser avec les produits chinois en terme de compétitivité prix. L’activité chinoise contribuerait donc peu à l’emploi local avec une main-d’œuvre majoritairement chinoise. Certains se plaignet que les marchés africains soient inondés de biens de produits chinois peu chers et qui font concurrence aux producteurs locaux. La Chine aurait également des pratiques illégales dans l’extraction pétrolière.
Ces critiques obligeront peut être Pékin à se contenter de jouer à terme un rôle de partenaire responsable, mais pas de véritable champion.

lundi 7 janvier 2013

Géopolitique africaine-Chine- Afrique le siècle de l'Afrique est en marche

Géopolitique africaine-Chine- Afrique le siècle de l'Afrique est en marche
« La RCA futur eldorado pétrolière et minière dont le dirigeant François Bozizé a fait le choix de la Chine, comme bon nombre de ses pairs africains, connaît la déstabilisation de son pouvoir par des gangsters politique centrafricains montés en sous main depuis l'extérieur pour faire tomber le signataire des contrats et ramener celui-ci sur la table de négociation française et américaine qui disent être neutre et pourtant ! Après la Centrafrique à travers son dirigeant, qui a délaissé la France de Hollande et les USA de Obama, pour le cap de la Chine dans l'émergence de son pays comme d'autres en Afrique et qui se voit déstabilisé aujourd'hui en sous-main par des puissances concurrentes, à qui le tour demain en Afrique de connaître le même sort que la Centrafrique? Et si le Cameroun de Paul Biya était dans l'œil du viseur de déstabilisation par les gangsters politiques sous le vernis de démocratie électorale ? Ne pas voir et comprendre ce qui se passe en ce moment en RCA relève tout simplement de la pure myopie géopolitique dans le contexte géostratégique. En matière de sécurité sous régionale, quand le feu d'une origine extérieure ou intérieur suspecte brule la maison du voisin, pouvant consumer la vôtre, il est stratégique par mimétisme de venir en aide à l'extinction de ce feu qui peut surprendre votre maison. Incendie en RCA qui justifie aujourd'hui l'envoie de 760 soldats de la force d'interposition déployée sur le terrain par les pays de la Communauté Économique des États de l'Afrique centrale (CEEAC) qui regroupe aussi la RCA, l'Angola, le Burundi, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, la République démocratique du Congo (RDC), Sao Tomé & Principe, le Tchad et le Cameroun. Le dirigeant camerounais à lui tout seul a fourni 120 supers commandos des forces spéciales de l'armée camerounaise au sein du contingent de la force militaire de l'Afrique centrale (FOMAC) de réplique contre les incendies de déstabilisations des pays par des gangsters politiques rebelles soutenus en sous-mains par les puissances extérieures qui mettent à mal la construction sous régionale vers les États-Unis d'Afrique. Se mettre en alerte permanente sera le prix politique de l'émergence à payer pour le choix du renforcement de la coopération entre les pays africains et la Chine qui a du pognon pour faire les affaires avec l'Afrique mais qui fait jaser les puissances occidentales concurrentes.»
L'Occident court dernière l'Afrique depuis 600 ans. L'Afrique est l'avenir du monde à travers ses fils et fille, pour ce siècle. Car elle imprimera son empreinte sur la géopolitique de la marche du monde par sa posture géostratégique de première puissance mondiale des matières premières et ressources naturelles inépuisables.
Le continent africain, avec ses ressources naturelles et ses matières premières est le catalyseur du fonctionnement de l'économie mondiale. Comme quoi, l'Afrique est la clef. Pour dire que, la délocalisation des entreprises industrielles de l'Occident vers l'Afrique sera inéluctable et créera de facto la plus-value en transfert de technologie. La Chine l'a déjà compris et a pris le devant de la conquête du marché du milliard de consommateurs en s'installant de plus en plus sur le continent africain. Pendant que l'occident délocalise pour la Chine, la Chine lui abandonne le chez-elle pour se délocaliser au berceau de l'humanité afin de transformer la matière première sur place jusqu'au produit fini pour l'écouler sur le continent du milliard de consommateurs et dans l'Union Européenne et partout ailleurs dans le monde et engranger ainsi plus de devises.
Les États-Unis d'Afrique c'est la réalisation de ce grand projet d'unité mal vu par l'occident qui est avare et égoïste mais bien vu par la Chine qui a la caisse pleine en réserve pour faire le bizness avec l'Afrique. Car uni, l'Afrique sera forte et dictera son offre au bon payeur et non au moins-disant. Et rien ne l'arrêtera. Le mouvement dynamique de la jeune élite intellectuelle africaine qui impacte sous la gouvernance des États africains sous la pression de l'opinion publique est en marche dans ce noble objectif.Pour le compte des multinationales pétrolières et minières qui portent l'économie américaine, Madame Hillary Clinton ex-secrétaire d'état a voyagé partout de gauche à droite en Afrique sous le phare du voyeurisme démocratique au visage caché de la conquête des parts de marché minier et d'exploration pétrolière. Le mur d'endettement du gouvernement Obama qui porte vers l'asphyxie, et qui à besoin des portes de sorti des difficultés ne serait-il pas entre autres l'une des conséquences de la bagarre politico-géostratégique sur le sol Africain entre les USA et la Chine ? Cette bagarre pétrolière s'est observée au Soudan. La RDC riche en ressources minières dans la partie nord du territoire, le Kivu, serait l'appétit Anglo-saxons de la déstabilisation du pays sous le visage entretenu de communication internationale de guerre tribale ou ethnique à dessein des médias à la solde des multinationales.La RCA futur eldorado pétrolière et minière dont le dirigeant François Bozizé a fait le choix de la Chine, comme bon nombre de ses pairs africains, connaît la déstabilisation de son pouvoir par des gangsters politique centrafricains montés en sous main depuis l'extérieur pour faire tomber le signataire des contrats et ramener celui-ci sur la table de négociation française et américaine qui disent être neutre et pourtant !

Voici le pourquoi du non recevoir de l'appel en détresse du président Bozizé en direction de la France et des USA: je cite le président Bozizé : « Avant de donner le pétrole aux Chinois, j'ai rencontré à Paris la multinationale pétrolière française Total et leur ai dit de prendre le pétrole, rien, j'ai donné aux Chinois et c'est devenu un problème.» FIN. C'est ça qui est la vérité peuple africain. En réaction sournoise française et américaine pour la perte de la manne, c'est la déstabilisation de la Centrafrique. Le président français François Hollande a affirmé être neutre, déclarant : « Si nous sommes présents, ce n'est pas pour protéger un régime, c'est pour protéger nos ressortissants et nos intérêts et en aucune façon pour intervenir dans les affaires intérieures d'un pays, en l'occurrence la Centrafrique. Ce temps-là est terminé ». Je rétorque que c'est faux. Alors question: mais que dit le document annexe non révélé des accords de défense entre les pays africains du pré-carré français et la France ? Hollande à peur de le rendre publique car c'est un dol, une véritable escroquerie et banditisme d'État qui souleva les peuples entier à la connaissance des accords de prédations de leur richesse. La vraie tromperie sur la marchandise qui est à dénoncer avec la dernière énergie. J'ai mis cette partie dans un livre de « géopolitique africaine » que je publierai cette année 2013.

A en croire le site électronique www. mondialisation.ca, les USA profiterait de la crise Centrafricaine pour consolider davantage ses opérations militaires en Afrique. Le déploiement en RCA qui a eu lieu quelques jours à peine après l'annonce de l'armée américaine qu'une brigade armée spéciale forte de quelques milliers soldats allait mener des activités continues partout sur le continent. La brigade nouvellement créée fait partie intégrante de la décision de Barack Hussein Obama d'étendre les Forces américaines en Afrique (Africom) d'abord créées en 2007. Une nouvelle ruée sur l'Afrique est en cours.La poursuite agressive par l'impérialisme américain de ses objectifs pétroliers et visant les ressources naturelles des pays africains fait partie de la décision du gouvernement Obama de contrecarrer l'influence stratégique grandissante de la Chine dans le Pacifique et internationalement. Beijing a noué ces dernières années d'étroits liens diplomatiques et économiques avec plusieurs États africains. Washington exerce de plus en plus souvent des représailles en faisant usage de la force militaire. Pour rappel, la déstabilisation de la Libye en 2012 qui a essuyé120 missiles Cruise américaine en une seule nuit sur sa capitale: Tripoli. La réponse, le jour commémoratif de la date symbole du 11 septembre en mémoire de l'attentat du Wold Trade Center, a été l'assassinat de son ambassadeur Christopher John Stevens à Benghazi et 4 autres personnels d'ambassade en signe de représailles de l'assassinat du guide Mouammar Kadhafi.
Après la Centrafrique de Bozizé qui a délaissé la France de Hollande et les USA de Obama, pour le cap de la Chine dans l'émergence de son pays comme d'autres en Afrique et qui se voit déstabilisé aujourd'hui en sous-main par des puissances concurrentes, à qui le tour demain en Afrique de connaître le même sort que la Centrafrique ?

Et si le Cameroun de Paul Biya était dans l'œil du viseur de déstabilisation par les gangsters politiques sous le vernis de démocratie électorale ? Ne pas percevoir et comprendre ce qui se passe en ce moment en RCA relève tout simplement à de la pure myopie géopolitique dans le contexte géostratégique pour paraphraser le président camerounais dans son message de fin d'année 2012 et vœux de nouvel an 2013.
En matière de sécurité sous régionale, quand le feu d'une origine extérieure ou intérieur suspecte brule la maison du voisin, pouvant consumer le vôtre, il est stratégique par mimétisme de venir en aide à l'extinction de ce feu qui peut surprendre votre maison. Incendie en RCA qui justifie aujourd'hui l'envoie de 760 soldats de la force d'interposition déployée sur le terrain par les pays de la Communauté Économique des États de l'Afrique centrale (CEEAC) qui regroupe aussi la RCA, l'Angola, le Burundi, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, la République démocratique du Congo (RDC), Sao Tomé & Principe, le Tchad et le Cameroun. Le dirigeant camerounais à lui tout seul a fourni 120 supers commandos des forces spéciales de l'armée camerounaise au sein du contingent de la force militaire de l'Afrique centrale (FOMAC) de réplique contre les incendies de déstabilisations des pays par des gangsters politiques rebelles soutenus en sous-mains par les puissances extérieures qui mettent à mal la construction sous régionale vers les États-Unis d'Afrique. Se mettre en alerte permanente sera le prix politique de l'émergence à payer pour le choix du renforcement de la coopération entre les pays africains et la Chine qui a du pognon pour faire les affaires avec l'Afrique mais qui fait jaser les puissances occidentales concurrentes.
N'est ce pas la diplomatie américaine par la bouche de l'ex-secrétaire d'état à même franchi la ligne rouge en manipulant la jeunesse africaine à travers son élite et opinion publique intellectuelle qui impacte sur chacun des pays à se méfier de l'embrassement ou du mariage aveugle des pays africains avec la Chine qui pour les USA, est une nouvelle colonisation de l'Afrique ? Cette conspiration de haine contre la Chine en Afrique par la puissance mondiale serait le fait que, la nouvelle génération d'élite intellectuelle pensante de plus en plus nombreuse, issue de chaque pays et contestataire du schéma de l'ordre ancien de soumission, semblerait avoir validé le choix de la Chine faite par leurs dirigeants comme coopération gagnante/gagnante qui a pour conséquence les fruits visibles du renforcement de cette coopération.
De ce point de vue, s'il découle que la construction des États-Unis d'Afrique deviendra pour l'avenir le cauchemar de l'Occident à cause de la crise culturelle, religieuse et économique latente qui couve là-bas, parce que ne pouvant pas faire concurrence le moment venu sur le marché des ressources minières et pétrolières que regorge l'Afrique face aux concurrents de taille, dont la Chine nouvelle idylle, alors, la déstabilisation des pays africains par des rebellions entretenues dans les différents pays pour freiner l'accélération de cette construction serait le faite de l'encouragement de l'Occident. Sur le chantier de cette construction des États-Unis d'Afrique, le feu guide Mouammar Kadhafi a fait un travail extraordinaire. Le dernier sommet Afrique-Europe avorté en Libye était lourd de conséquences. À savoir que l'Afrique parlera d'une même voix pour ses ressources naturelles et matières premières dont elle fixera elle-même les prix et non plus les prédateurs. À prendre ou à laisser. Et le sommet de Syrte en Libye a avorté pour aboutir purement et simplement à l'élimination physique de son promoteur : le guide Mouammar Kadhafisous la complicité occidentale des USA, de la France et du Royaume-Uni. C'est ça qui est la vérité jeunesse africaine. Car l'assassinat de Kadhafi confirme tout. Le chemin de la construction des États-Unis d'Afrique est difficile certes, mais rien n'y fera car l'Afrique vendra sa marchandise au plus-disant selon sa mercuriale de prix vénale fixé sur le continent que prendra en compte les ACP. Voilà la courageuse réalité de demain sortie du sommet de Syrte qui évanouit l'Occident.
Que les gangsters d'un autre genre politique sous la casquette de rebelles dans les pays africains qui pactisent avec la mafia occidentale contrôlée par les multinationales qui en retour dans les ordres mystiques leurs garantissent le contrôle du pouvoir, n'ont qu'à bien se tenir. Car maintenant, les rebelles auront en face d'eux, l'arme fatale. Celui du répondant idéologique qui est porté par une catégorie d'élite intellectuelle non frater des cercles mystiques et qui perçoit le fonctionnement du système mafieux et de ce faite, réveillera le peuple patriotique de prendre conscience et humer le parfum des contrats contre-natures et de dol du pillage de leurs richesses.
Les peuples piégés de la RDC et de la RCA en Afrique Centrale, du Mali en Afrique de l'Ouest sont dans cette situation d'éveil par ceux de leurs frères et sœurs africains qui ont des yeux doubles pour voir et dénoncés la mafia du banditisme organisé par les multinationales sous le couvert des puissances occidentales demanderesse des matières premières et ressources naturelles.
Douala, le 05 janvier 2013
Youssouf Bamen Calixte,Consultant politique de terrain/stratège

Les allégations de "faux médicaments chinois" en Afrique sont infondées et remplies de préjugés (COMMENTAIRE)

Les allégations de "faux médicaments chinois" en Afrique sont infondées et remplies de préjugés (COMMENTAIRE)

Certains médias occidentaux ont récemment fabriqué une multitude de reportages
surmédiatisés, accusant la Chine d'avoir vendu de faux médicaments en
Afrique.

Cette vague d'attaques a débuté quand le journal britannique The
Guardian a insinué dans un reportage ayant fait la Une en décembre dernier que
la Chine exportait une grande quantité de médicaments anti-malaria contrefaits
ou de piètre qualité en Ouganda et en Tanzanie.

Il n'existe probablement
pas d'autres mots que "suspicion" pour résumer correctement ce reportage, alors
qu'il n'a pas présenté de statistiques pour soutenir l'accusation, à l'exception
de citations de plusieurs personnes.

Les paroles d'un interviewé
semblaient avoir fait la lumière sur l'origine de cette accusation sans
fondement. Un officiel de l'Administration ougandaise de contrôle des
médicaments a indiqué à The Guardian qu'il était convaincu que ces faux
médicaments "venaient de Chine", parce que "la Chine entre dans le marché
africain avec tout... Pour introduire le plus possible de leurs propres produits
de tous les niveaux de qualité."

Selon cette logique, quand un scandale
de poisson-frites intoxiqué éclate en Afrique, on sait sûrement qui doit être
tenu responsable, car les Britanniques sont traditionnellement reconnus pour
leur manque d'imagination dans la cuisine, utilisant ce plat comme alimentation
de base.

Sur l'efficacité des médicaments anti-malaria, il faut noter que
c'est l'artémisinine, une plante découverte en Chine et utilisée en combinaison
avec d'autres antipaludéens, qui est devenue aujourd'hui le remède de premier
choix contre le paludisme.

Grâce à la signature en 2001 d'un accord entre
l'OMS, la compagnie Novartis et les industries pharmaceutiques chinoises pour
faire parvenir ce type de médicaments antipaludiques en Afrique et dans le reste
du monde, les prix de ces remèdes ont considérablement baissé. Plusieurs pays
africains ont pu distribuer gratuitement des médicaments anti-malaria à leurs
citoyens.

A l'issue d'une enquête, des journalistes de Xinhua ont
découvert que des hommes d'affaires locaux avaient fabriqué et vendu de faux
médicaments anti-malaria au nom de la Chine, car les médicaments anti-malaria de
qualité "fabriqué en Chine" jouissent d'une bonne réputation et sauvent des
vies.

Par exemeple, en Ouganda, les médicaments anti-malaria fabriqués
par des usines chinoises ont été rigoureusement examinés par des agences locales
de régulation des médicaments.

L'Organisation mondiale de santé a averti
que plus de 10% des médicaments vendus dans des pays en développement sont
probablement contrefaits. La situation est pire dans certaines parties de l'Asie
et de l'Afrique.

Cependant, prétendre que jusqu'à un tiers des
médicaments en Ouganda et en Tanzanie sont contrefaits ou de piètre qualité,
dont "la plupart sont soupçonnés de provenir de Chine", est une accusation très
floue et infondée utilisant la Chine comme bouc émissaire pour tous les facteurs
qui peuvent affecter l'approvisionnement en médicaments.

Une telle
description du rôle de la Chine en Afrique correspond à une perception populaire
mais imprécise en Occident, selon laquelle la Chine offre du soutien généreux à
l'Afrique avec des "intentions cachées."

Cette conclusion arrêtée,
motivée par des intérêts reflète le malaise de l'Occident face à la prouesse
économique chinoise, son statut élevé sur la scène internationale, et ses liens
plus étroits avec des pays africains.

Malgré son statut de pays en
développement, la Chine se joint aux efforts mondiaux pour guérir des maladies
infectieuses en Afrique, en donnant des médicaments gratuits, en envoyant des
équipes et équipements médicaux, et en construisant des hôpitaux afin de sauver
le plus de personnes possible à travers le continent.

La Chine a envoyé
un personnel médical comportant 17 000 membres en Afrique et a guéri plus de 200
millions d'Africains depuis 1963, jouant un rôle vital dans l'amélioration des
soins médicaux et services de santé publique de l'Afrique.

Pour lutter
contre la contrefaçon de médicaments, les pays doivent entre autres renforcer
les contrôles aux frontières, aborder le problème des crimes internationaux
organisés, fortifier la régulation nationale des médicaments, afin d'assurer la
distribution de médicaments anti-malaria efficaces.

Plutôt que de tenter
d'entacher l'image de la Chine en Afrique, les pays occidentaux doivent
participer à la lutte globale contre le commerce de faux médicaments afin de
s'assurer que des médicaments sains et efficaces soient distribués aux patients
atteints de malaria en Afrique.

Jean-Joseph Boillot: Le triangle Chine-Inde-Afrique, nouvel horizon du "soft power" européen

Jean-Joseph Boillot: Le triangle Chine-Inde-Afrique, nouvel horizon du "soft power" européen
En ce début d'année, les Chinois n'ont toujours pas vu le dernier James Bond, déjà un énorme succès dans le monde entier. La sortie de Skyfall, avec l'inoxydable Daniel Craig, a été repoussée pour ne pas faire d'ombre à des superproductions nationales sur lesquelles Pékin mise beaucoup. On pourrait y voir là un énième exemple du contrôle d'un marché en plein boom mais difficile à pénétrer pour les Occidentaux. Cela témoigne surtout de la soif de films étrangers des Chinois, malgré une politique de quotas: protectionnisme ou pas, 007 est bien parti pour réaliser des dizaines de millions de dollars de recettes dans l'Empire du Milieu, comme Avatar ou Batman.
Que fait l'Europe face à ces nouveaux horizons culturels à conquérir? Pas forcément assez. Car si James Bond est un espion britannique, il s'appuie d'abord sur la politique d'intense lobbying des grands studios d'Hollywood qui coproduisent et distribuent les films de la saga et ont obtenu de pouvoir vendre en Chine des blockbusters en plus grand nombre, après un accord signé par le vice-président américain en personne, Joe Biden.
Pourtant, le vieux continent, autant que les Etats-Unis, a une formidable carte à jouer dans la bataille mondiale des contenus culturels et du soft power en général, cette capacité d'influence du comportement des autres et cette force de persuasion par des outils comme la culture, les idées, les médias, ou le dialogue politique et diplomatique. Par opposition aux instruments plus directs et évidents du hard power, notamment les armées ou le pouvoir financier.
Il n'y a plus de temps à perdre. A l'horizon 2030, autant dire demain, plus de la moitié de l'humanité sera chinoise, indienne ou africaine. La Chine, l'Inde mais aussi l'Afrique, on l'oublie souvent, pèseront chacune près d'un milliard et demi d'habitants, avides d'être mieux éduqués, de rattraper leur retard et de s'insérer pleinement dans la mondialisation. Ils forment déjà un nouveau triangle dans la dynamique mondiale de développement et d'influence, la « Chindiafrique », avec ses interactions fortes dans tous les domaines : capital humain, migrations, échanges économiques, matières premières, politique internationale ou écologie.
Les Chinois et les Indiens ont notamment bien compris que l'Afrique était le nouveau terrain de conquête privilégié en matière d'influence et de soft power au sein de ce triangle. Pékin ouvre régulièrement sur ce continent des Instituts Confucius. Dans ces bras armés culturels, on distribue notamment de plus en plus de bourses d'études aux étudiants africains et on défend aussi la conception d'un modèle chinois de développement fondé sur l'exportation, des zones économiques spéciales et un régime politique qui ne serait pas "imposé de l'extérieur". Autant d'outils et d'idées de marketing du "modèle de Pékin" derrière lesquelles se glissent de gigantesques accords de fournitures d'infrastructures chinoises, en échange des ressources naturelles africaines très convoitées.
Les Indiens ne sont pas en reste. Ils exportent avec succès leurs films de Bollywood un peu partout en Afrique : Shahrukh Khan, l'immense star indienne, est presque aussi connu en Afrique du Sud que Daniel Craig. Mais New Delhi peut surtout s'appuyer sur un fantastique réseau d'Organisations non gouvernementales (ONG) et de conglomérats familiaux petits et grands, autant d'outils du soft power indien, moins étatique et plus décentralisé que celui de Pékin. Les ONG indiennes ont notamment tissé des liens forts avec leurs homologues africaines et diffusent leur savoir-faire en matière d'éducation des femmes, de micro-finance, d'énergies renouvelables ou d'inclusion des plus pauvres dans les circuits économiques. Là encore, la conquête des idées et des esprits ouvre la porte à celle des marchés: la promotion de la gestion de son compte en banque via un téléphone portable dans un village africain reculé est une bénédiction pour les exportateurs indiens de logiciels, qui ont déjà testé des solutions semblables chez eux. Les entrepreneurs indiens figurent ainsi parmi les premiers en nombre sur le continent, dans tous les domaines, de la production de riz basmati à l'industrie lourde, en passant par le mobile dont Bharti (Airtel) est le numéro 2 sur le continent africain.
Las, préoccupés par la crise économique, par les peurs de délocalisation en Asie ou d'immigration africaine massive, certains Européens - dont les Français par opposition à l'Allemagne ou aux pays nordiques - adoptent trop souvent une attitude frileuse à l'égard de cette Chindiafrique. Or ils ont un modèle culturel de dialogue et de diversité à défendre et à exporter, bien au-delà de la production cinématographique, plus universelle et appréciée qu'on ne le pense. En témoigne par exemple les 10 millions de Chinois qui ont vu le Papillon (2002), avec Michel Serrault, succès inattendu comme en témoigne son piratage massif, et dont le réalisateur Philippe Muyl vient lui-même de tourner la version chinoise à Guilin.
L'Union européenne a beau accoucher dans la douleur d'une nouvelle politique budgétaire et financière commune, sa capacité à aboutir in fine à un compromis est déjà un exemple en soi pour des ensembles continentaux comme l'Inde ou l'Afrique dont la cohésion n'est pas une mince affaire. La culture du dialogue de l'Union Européenne est certes laborieuse, mais elle intéresse hautement l'Union Africaine qui s'en inspire ouvertement pour régler des conflits comme en Côte d'Ivoire. De même, l'Inde démocratique, qualifiée parfois d'Etat faible, est aussi sensible au soft power européen, à sa capacité de promouvoir son point de vue en douceur, en cherchant des alliances multiples, dont Delhi est friande, dans des instances comme les Nations Unies, ou sur des sujets internationaux comme les négociations commerciales sur les services. Les 54 Etats africains sont d'ailleurs là des alliés aussi précieux.
Face à une Chine souvent accusée de développer avec l'Inde ou l'Afrique des relations reposant sur le rapport de force, l'Europe peut être perçue comme une alliée, pour rééquilibrer les relations et élargir le triangle Chindiafrique à d'autres partenaires. A Pékin même, la méthode européenne peut inspirer les tenants d'une vision d'une Chine bien insérée dans la mondialisation et renonçant à une vision impériale, pour se concentrer sur son propre épanouissement, loin d'être évident. Mais la culture européenne du dialogue et du compromis n'est vendable que si le soft power se double du hard power. Et pour cela l'Europe doit sortir de sa crise économique. Et elle ne peut le faire qu'en trouvant un nouveau consensus sur une réponse commune au défi Chindiafrique, au lieu que chacun ne fasse cavalier seul comme on le voit depuis quelques années.
Aux Français notamment de comprendre que la démondialisation n'est pas une solution. Aux Allemands de comprendre que le "tout exportation" n'en est pas une non plus. Une chance, la Chine, l'Inde et l'Afrique sont plutôt partisanes d'une mondialisation modérée. Une Europe unie peut dès lors imposer une plus grande symétrie dans les échanges économiques internationaux, au lieu de s'ouvrir à tout vent et d'y perdre ses emplois ... et son âme.

Jean-Joseph Boillot et Stanislas Dembinski sont les auteurs du livre Chindiafrique, ou comment la Chine, l'Inde et l'Afrique feront le monde de demain, paru le 3 janvier 2013 aux éditions Odile Jacob.

vendredi 4 janvier 2013

Sujet inédit : le tourisme chinois en Afrique

Sujet inédit : le tourisme chinois en Afrique
En 2011, plus d’un million de touristes chinois auraient été enregistré en Afrique. Mais quelle réalité se cache derrière ces chiffres?
On connaît l’appétit de la Chine pour l’Afrique — au point que deux politologues bien connus, Michel Beuret et Serge Michel, ont pu écrire un livre intitulé « la Chinafrique » — mais il est tout de même étonnant qu’à l’occasion d’une réception de fin d’année à Bruxelles l’ambassade de Chine diffuse une plaquette sur « les relations économiques et commerciales sino-africaine » comportant un chapitre sur les investissements dans les transports (notamment aériens) ainsi que dans le tourisme…lequel connaîtrait une extension phénoménale sur le continent noir…
En 2011, nous révèle ce document, plus d’un million d’entrées de touristes chinois (1,012 million exactement) auraient été enregistré en Afrique. Rappelons que la population totale de la Chine est, selon les dernières statistiques officielles, de 1.364 millions d’individus.
Une croissance de près de 40 p.c., vraiment ?
Ce chiffre particulièrement élevé de plus d’un million d’entrées (impliquant nécessairement de très nombreuses entrées multiples…ce qui est assez bizarre pour un continent qui est le moins développé de tous en matière de tourisme réceptif) est en augmentation de 39,8 pc par rapport à 2010, soit une croissance très supérieure à la moyenne de celles des touristes chinois dans l’ensemble des pays étrangers (22, 4 pc).
Parallèlement, au cours de la même année, la Chine aurait enregistré 489.000 entrées de touristes africains en Chine, chiffre vraisemblable, même s’il semble, lui aussi, nettement exagéré. Ce dernier chiffre serait en hausse de 5,4 pc, avec une localisation assez précise des pays concernés : Afrique du sud, Egypte, Nigéria et Algérie. De ces quatre pays, un seul est véritablement émetteur de touristes internationaux et c’est l’Afrique du sud. Les trois autres sont des Etats très islamisés (pour ne pas dire pro-islamistes) où, du reste, la grande majorité de la population n’a pas les moyens – et souvent aussi pas le droit – de quitter le pays.
Ce détail est révélateur du caractère faussement attribué aux flux touristiques des mouvements d’entrées et de sorties de citoyens de et vers la Chine. Apparemment, Pékin comptabilise comme « entrée de touriste » tout passage douanier d’un Chinois vers un pays d’Afrique ou d’un Africain vers la Chine.
Un visa « touristique » qui sert à tout
Autrement dit, ces centaines de milliers de « touristes » chinois sont seulement des citoyens possédant un passeport avec…un visa touristique, mais qui ne sert bien sûr pas, pour leurs porteurs, à faire du tourisme en Afrique. Et l’inverse est vrai, bien que dans une proportion infiniment moindre.
On sait qu’il existe un très grave problème de chômage en Chine. Chaque année des millions de jeûnes diplômés chinois (nous parlons de ceux qui sont sortis d’universités chinoises, non de ceux qui ont eu la chance – ou plutôt le piston – d’aller étudier à l’étranger) se retrouvent, par millions, au chômage ou deviennent alors titulaires de petits boulots ne répondant pas à leurs qualifications (théoriques). C’est même au point qu’on a vu des affiches, à la devanture des grands magasins de Pékin, libellées comme suit : « On cherche vendeurs pour le rayon chaussures. La priorité sera accordée aux titulaires d’un diplôme universitaire ».
Alors, une grande partie de ceux qui ont une petite spécialisation complémentaire en langue anglaise ou française se rendent plusieurs fois par an, voire par mois, en Afrique pour tâter le terrain en vue d’y faire des affaires, de créer une petites entreprises ou d’obtenir des missions d’expatriés à durée limitée au service d’investisseurs chinois qui envahissent, parfois massivement, des pays comme l’Angola, le Soudan ou l’Egypte.
… et moins cher
Et soit parce que, tout simplement le visa de tourisme est moins cher, soit parce qu’ils ne sont pas sûrs de rester sur place pour une durée significative, ces jeunes arrivent en Afrique avec une casquette (made in China, of course) de touriste. Par ailleurs le visa de tourisme permet une beaucoup plus grande flexibilité (du moins dans le sens Chine-Afrique, l’inverse n’étant pas vrai, on s’en doute pour les Africains qui, eux, sont nombreux à explorer le marché des « gadgets chinois bon marché » importables en Afrique. Ce sont des « touristes » chinois d’un genre très particulier, amateurs apparents de safaris coûteux, qui viennent en Afrique, eux, pour prospecter les marchés interdits (ivoire, cornes de rhinocéros, viandes de singe, de serpents ou de tortues) ou « spéciaux » (bois exotiques, métaux rares, pierres précieuses ou semi-précieuses).
Une classe moyenne plus importante que dans toute Europe
En d’autres termes, les « flux touristiques » évoqués par la Chine sont en grande partie – mais pas intégralement – factices. Car les pays africains ont compris qu’il existe désormais une classe moyenne chinoise qui, en nombre, est plus importante que la classe moyenne de l’ensemble du continent européen et qui est réellement susceptible de faire du tourisme.
Ainsi la deuxième plus grande exposition touristique internationale d’Afrique, qui est celle de Harare (Zimbabwe), a attiré fin 2011 plus de 500 exposants chinois et a présenté la reconstitution d’une « rue ancienne » chinoise tout entière. De son côté, l’administration du tourisme de Namibie a ouvert une grande campagne de promotion axée sur la Chine.
En Afrique subtropicale, cela se passe souvent assez bien. Mais en Afrique du nord et sahélienne, les incidents sont nombreux. Il n’y a pas longtemps les petits commerçants musulmans d’Algérie se sont regroupés pour manifester contre une présence « insupportable » des touristes chinois : non pas qu’ils étaient trop nombreux ou qu’ils dépensaient trop peu, non, mais parce qu’ils adoptaient des comportements incompatibles avec les règles locales de la « bienséance » : les filles s’habillent de manière jugée provocante, les garçons consomment ostensiblement de grandes quantités d’alcool et, bien entendu, ils ne respectent en rien les consignes d’austérité applicables pendant les périodes du ramadan.
Des investissements massifs
Face à ces critiques, les Chinois rétorquent qu’ils investissent massivement dans l’immobilier touristique et hôtelier ainsi que dans les transports aériens, autorisant, par exemple, de nombreuses compagnies africaines interdites de survol en Europe (liste noire de l’UE, imposée au non du manque de sécurité) à se rendre en Chine et aidant même, dans certains cas, des compagnies africaines à améliorer leurs normes et conditions de transport.
Ils viennent d’achever un hôtel 4 étoile à Lilongwe (capitale du Malawi) après en avoir construits (avec financements très larges et parfois dons à la clé) dans d’autres pays comme la Côte d’Ivoire, le Mali, le Sénégal, l’Algérie, la Libye ou Madagascar.
23 pays africains ont signé des accords sur le transport aérien avec la Chine. Selon le rapport diffusé à Bruxelles, 44 vols réguliers hebdomadaires relient désormais en direct des aéroports africains et chinois. Et les Chinois ont annoncé à la tribune de l’OACI (Organisation de l’aviation civile internationale) qu’ils allaient contribuer à mettre en œuvre un plan régional pour aider le continent africain à améliorer le niveau de sécurité de son aviation civile. A ce jour, ils ont effectivement fait un don de… 370.000 dollars à divers pays africains. Une aumône.
Au fait, où est le tourisme véritable là-dedans ?
Camille Vermont

lundi 31 décembre 2012

Un nouveau départ pour la coopération sino-africaine

Un nouveau départ pour la coopération sino-africaine

28.12.2012 à 16h09

HE WENPING*

Les échanges entre la Chine et l'Afrique ne cessent d'augmenter ces dernières années. Ces liens amicaux sont un exemple dans le cadre de la coopération Sud-Sud.

Depuis une dizaine d'années, de plus en plus de Chinois partent travailler en Afrique et leur nombre atteint aujourd'hui près d'un million. Plus de 2 000 sociétés chinoises entreprennent des activités économiques et commerciales en Afrique. Dans le même temps, Guangzhou, la capitale de la province du Guangdong, accueille près de 200 000 Africains et ce chiffre augmente à un rythme annuel de 30 à 40 %.

Au cours de la dernière décennie, le commerce extérieur entre la Chine et l'Afrique a crû en moyenne de 35 % par an. Le volume des échanges commerciaux est passé de 10 milliards en 2000 à 160 milliards de dollars en 2011. En 2009, la Chine est devenue le premier partenaire commercial de l'Afrique, dépassant les États-Unis. L'Afrique est devenue le deuxième marché de travaux sous contrat et la quatrième destination des investissements chinois. L'ancien vice-ministre chinois du Commerce, Sun Guangxiang, a indiqué lors de la troisième conférence de la table ronde sur la coopération sino-africaine que le volume du commerce extérieur entre la Chine et l'Afrique dépassera les 200 milliards de dollars américains en 2012.

Cette année-là, les relations sino-africaines ont été marquées par deux événements. Le premier a eu lieu au début de l'année, lorsque Jia Qinglin, président du Comité national (CN) de la Conférence consultative politique du peuple chinois (CCPPC) a effectué une visite en Éthiopie. Lors de ce voyage, il a officiellement remis à l'Union africaine les clefs du Centre de conférences, construit avec l'aide chinoise. Le second événement correspond à la 5e Conférence ministérielle du Forum sur la coopération sino-africaine, qui s'est déroulée avec succès du 19 au 20 juillet 2012 à Beijing. Cette conférence a permis d'élaborer un plan d'orientation relatif à la coopération sino-africaine pour les trois ans à venir. La coopération sino-africaine connaîtra alors un nouvel essor.

lundi 24 décembre 2012

China Exim Bank : des yuans pour l'Afrique

China Exim Bank : des yuans pour l'Afrique
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Le bailleur de fonds chinois serait aussi l'un des tout premiers actionnaires internationaux de la banque d'import-export africaine Afreximbank. DR
Entre aide au développement et diplomatie du carnet de chèques, la banque chinoise d'import-export fait de plus en plus parler d'elle. Sur le continent, elle est même plus active que la Banque mondiale.
Alors que la transition politique à la tête de la Chine s'annonce tendue, il est un poste stratégique que se disputent quelques dizaines de prétendants de haut rang : celui de directeur de la banque d'import-export China Exim Bank. Le poste, occupé depuis 2005 par Li Ruogu, ancien économiste du Fonds monétaire international (FMI) et vice-gouverneur de la Banque centrale de Pékin, pourrait échoir à  un patron plus « politique ». Signe que China Exim Bank est désormais bien plus que le robinet à  crédits de l'empire du Milieu.
Selon le quotidien britannique [I]Financial Times[/I], China Exim Bank et China Development Bank (CDB, l'autre responsable des actions de financement de la Chine à  l'étranger) ont ainsi accordé plus de 110 milliards de dollars (plus de 83 milliards d'euros) de prêts entre 2009 et 2010. Vraisemblablement à  parts égales entre les deux établissements. Dans un rapport, l'agence de notation Fitch Ratings estime à 67,2 milliards de dollars les prêts accordés par China Exim Bank à  l'Afrique entre 2001 et 2010. Davantage que la Banque mondiale et ses 54,7 milliards de dollars !
Fitch Ratings estime à 67,2 milliards de dollars les prêts accordés par China Exim Bank à  l'Afrique entre 2001 et 2010, davantage que la Banque mondiale.
[B]Bras financier[/B]
Sur le continent, China Exim Bank est devenue incontournable. L'institution créée en 1994 y réaliserait entre un tiers et la moitié de son activité. Pour la seule année 2012, elle a accordé 500 millions de dollars pour la réhabilitation d'un quartier de Brazzaville détruit par l'explosion d'un dépôt d'armes, 465 millions de dollars pour la construction d'une autoroute au Cameroun, ou encore quelque 130 millions de dollars destinés à  des projets d'électrification au Tchad. Et ce ne sont là  que les prêts rendus publics par une institution connue pour sa relative opacité. China Exim Bank a refusé de répondre à  nos questions. Son rapport annuel ne contient quant à  lui que quelques chiffres très généraux.
Placée sous la double tutelle du ministère du Commerce et de celui des Affaires étrangères, la banque profite des quelque 3 200 milliards de dollars de réserves de change du pays (un tiers des liquidités de la planète) et se positionne comme le bras financier de la diplomatie chinoise. Son objectif officiel ? « Promouvoir les relations économiques et commerciales et développer les relations entre les pays en développement et la Chine. » Son arme ? Des financements distribués très largement aux pays du Sud. L'Afrique profiterait de 45 % des prêts concessionnels accordés par China Exim Bank à  travers le monde, selon Fitch Ratings. « La Chine a une pratique concessionnelle de l'aide au développement, précise le professeur Li Wai, de l'université de Hong Kong. Le cas de China Exim Bank est à  ce titre très révélateur des pratiques de l'État, qui mêle diplomatie, développement et commerce. Ainsi, tous les pays qui entretiennent de bonnes relations diplomatiques avec la Chine se voient offrir une aide et des prêts à  taux zéro. Même ceux qui ont un niveau de richesse par habitant supérieur à  celui de la Chine profitent de cette aide. » En Afrique, China Exim Bank accorde ainsi des prêts concessionnels à  des pays pourtant bien notés, comme la Namibie ou Maurice.
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Cliquez sur l'image.
[/LINK]« Autant les prêts à  taux zéro sont comptabilisés comme faisant partie de l'aide au développement, autant les crédits de China Exim Bank ne le sont pas, souligne le professeur Li. Ce sont pourtant des prêts dont les taux d'intérêt sont généralement très bas \[autour de 2,85 %, NDLR] et qui sont aidés par le ministère des Finances. C'est lui qui prend à  sa charge la différence entre le taux fixe proposé par la banque et le coût réel qu'elle supporte. »
Selon un rapport publié par l'agence Standard & Poor's, les prêts aux entreprises chinoises exportatrices s'élèvent à  97 % du total des crédits de la banque. Des chiffres que celle-ci ne confirme pas mais qui illustrent parfaitement sa philosophie : aider les intérêts chinois en Afrique. En cette période de crise économique mondiale, o๠le crédit s'assèche notamment en Europe, la généreuse politique de China Exim Bank est généralement la bienvenue.
Comme principale contrepartie à  ses prêts, Pékin espère un accès aux ressources naturelles de ses débiteurs pour assouvir sa boulimie en matières premières. Venezuela, Russie, Brésil, Angola ou Nigeria comptent parmi les plus importantes réserves de la planète et sont parmi les plus gros clients de China Exim Bank. La Chine, usine du monde, a besoin de gaz et de pétrole pour faire tourner son économie. En finançant des raffineries, des routes et des ports en eau profonde pour ses supertankers, elle s'assure un accès aux ressources dont elle a besoin.
L'aide de la Chine s'accompagne également souvent du recours à  sa propre technologie et à  l'arrivée de sa propre main-d’œuvre. Les ouvriers chinois débarquent dans la foulée des lignes de crédit pour construire voies ferrées, autoroutes, aéroports, bâtiments administratifs... On estime ainsi que la plupart des crédits consentis par Pékin comportent une clause prévoyant qu'au moins la moitié des travaux soit effectuée par des entreprises chinoises.
Enfin, les financements de China Exim Bank - tout comme ceux de CDB - participent à  l'internationalisation du yuan voulue par le Parti communiste. La monnaie chinoise, qui n'est toujours pas convertible sur les marchés internationaux - à  quelques exceptions près -, se taille ainsi une place aux côtés du dollar et de l'euro. Quelque 20 % du prêt de 20 milliards de dollars récemment consenti au Venezuela ont ainsi été libellés en yuans, le reste étant financé par les réserves de Pékin en devises étrangères. Objectif : faire acheter des produits et des équipements chinois.
Les prêts de l'institution ne comportent pas, contrairement à  ceux des banques de développement occidentales, des clauses et des conditions multiples.
[B]Influence[/B]
Pour les pays africains en quête de financements, la solution China Exim Bank est d'autant plus pratique que les prêts de l'institution ne comportent pas, contrairement à  ceux des banques de développement occidentales, des clauses et des conditions multiples : pas de consultant externe, pas d'ingérence occidentale, peu d'études préparatoires, et des fonds débloqués rapidement. Aucune étude enfin sur l'impact environnemental des projets. En d'autres termes, une « diplomatie du carnet de chèques » qui séduit : plus de 90 pays dans le monde bénéficient déjà  des prêts chinois.
En Afrique, China Exim Bank cultive aussi son influence par d'autres biais. Elle serait ainsi l'un des tout premiers actionnaires internationaux de la banque d'import-export africaine Afreximbank, qui a symboliquement tenu en 2012 son assemblée générale des actionnaires à  Pékin. Des liens que d'autres banques de développement opérant sur le continent aimeraient avoir : « Il est clair que nous aimerions travailler davantage avec les grandes banques chinoises actives en Afrique, souligne le président de l'une des grandes institutions financières de développement occidentales. Le souci, c'est qu'elles fonctionnent dans des rapports d'État à  État et qu'elles ne font jamais de cofinancement. »
Pour les Occidentaux, se rapprocher de China Exim Bank aurait un double intérêt : d'une part, muscler le montant de leurs interventions financières en Afrique ; d'autre part, regarder de plus près les méthodes d'une institution qui fait de plus en plus parler d'elle. Pas certain que le futur patron de China Exim Bank soit prêt à cela

La Chine ouvre des usines sur le continent africain

La Chine ouvre des usines sur le continent africain

La Chine ouvre des usines sur le continent africain

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A Dukem, en Ethiopie, le fabricant de chaussures chinois Huajian emploie la main-d'oeuvre locale. | JENNY VAUGHAN/AFP

En Afrique, la Chine s'était focalisée sur l'extraction des ressources naturelles, la construction d'infrastructures et les télécommunications. Janvier 2012 semble avoir marqué une nouvelle phase dans la présence chinoise sur le continent noir : l'implantation d'usines fonctionnant avec de la main-d'oeuvre locale. Une fabrique de chaussures du groupe Huajian a vu le jour dans la ville de Dukem, à 30 kilomètres d'Addis-Abeba (Ethiopie). L'entreprise, qui compte Calvin Klein parmi ses cli ...

Bienveillance chinoise : désintéressement ou ruse ? - Afrik.com : l'actualité de l'Afrique noire et du Maghreb - Le quotidien panafricain

Bienveillance chinoise : désintéressement ou ruse ? - Afrik.com : l'actualité de l'Afrique noire et du Maghreb - Le quotidien panafricain

Ayant été consacrée deuxième puissance économique mondiale depuis 2010, la Chine, présentée comme un nouveau modèle de développement, est aujourd’hui un centre d’attraction sans précédent tant des pays en développement (PVD) que des pays développés. Particulièrement pour les PVD, la préférence pour la Chine ne cesse de croître au détriment de « l’Occident » suite à l’opinion selon laquelle la Chine ne s’attache pas particulièrement à des intérêts stratégiques « capitalistes » que les puissances occidentales continuent de manifester souvent « sans scrupule » dans les relations bilatérales.

Selon l’Institut de Relations Internationales et Stratégiques, 60 % des relations commerciales et financières de la plupart des PVD étaient orientées vers l’Occident il y a 20 ans, alors qu’aujourd’hui, elles ne représentent que 30 %, c’est-à-dire moins que les relations que les PVD entretiennent avec les pays émergents.
Peut-on réellement croire en la fiabilité du désintéressement chinois dans les relations bilatérales avec les PVD ? Si cette fiabilité peut être validée, alors la Chine est le « Messie » des PVD ; dans le cas inverse ces derniers sont juste en train de changer de « maître », cette fois-ci en douceur, sans pleurs.
Commençons par préciser le contexte opérationnel chinois, en opposition à celui de « l’Occident ». Les conquêtes occidentales ont été menées dans un environnement faible en lois et conventions internationales, chaque Etat opérant en fonction de sa puissance (nous pensons à la colonisation). Dans la période postcoloniale, alors que les normes internationales s’établissaient, ces mêmes Puissances, favorisées par l’absence de la concurrence, ont su préserver leur domination en imposant la « loi du plus fort ». C’est ainsi que, par exemple, tout pays qui ne respecte pas les normes établies est considéré comme un « Etat voyou, un mauvais élève », etc. L’occident mène donc une politique de préservation.
Les conquêtes chinoises, de leur côté, ont évolué dans un contexte différent : les lois et les conventions internationales se sont établies, et sont désormais garanties par, les grandes puissances, qu’il faut défier pour « conquérir le monde ». Et le seul moyen d’asseoir sa suprématie reste alors celui d’arracher « subtilement » les marchés intérieurs des PVD pour la plupart occupés par les puissances occidentales. Se conformant à ce contexte, la Chine gagne ainsi, petit-à-petit et sournoisement les PVD. Le dragon asiatique est donc en pleine bataille de conquête, et non de préservation. La seule faiblesse de l’Occident dans cette bataille est qu’il n’a pas su s’adapter au nouveau contexte opérationnel ; il court ainsi le risque de céder sa place à la Chine.
Etant donné les différences présentées plus haut, expliquant la politique menée par chacun, il semble que l’opinion des PVD sur la Chine dans cette bataille impériale devrait être reconsidérée, avec une analyse plus profonde et de la prudence.
Regardons à présent ce qui différencie la politique chinoise de celle des occidentaux : dans le marché des biens et services, les occidentaux produisent et distribuent en fonction de leurs niveaux de vie, ce qui rend leurs biens et services difficilement accessibles aux PVD, alors que ces derniers représentent un énorme marché potentiel. La Chine, elle, produit et distribue selon le standing de chaque groupe de pays. Ses produits et services sont alors à la portée de tous, sans exception. Dans le marché des capitaux financiers, l’Occident fixe des conditions politiques et économiques d’éligibilité au prêt ou au financement. Alors que la Chine prête aux États sans conditionnalité et souvent sans intérêts financiers. La plupart de ses partenariats sont établis selon le modèle gagnant-gagnant. En matière d’investissement, le partenariat avec l’occident n’aboutit presque jamais à la construction des lourdes infrastructures économiques dans un PVD ; mais depuis que la Chine est en action, ses réalisations en la matière ne cessent d’attirer, même les occidentaux.
Bien qu’au fond toutes les grandes puissances mondiales restent « impérialistes », les PVD soutiennent que la Chine fait preuve de « bienveillance » dans les relations alors que l’occident reste le « grand impérialiste » trop attaché à ses intérêts stratégiques « capitalistes ». Avec ces plaintes sur les puissances occidentales, il est tout-à-fait plausible que la Chine ait trouvé là son cheval de bataille : elle bâtit son « impérialisme silencieux » avec comme armes « bonne foi », « gentillesse », « désintéressement », etc.
Les PVD doivent s’interroger sérieusement, et ce, sur le long terme au lieu de tisser avec l’État Chinois des liens économico-politiques profonds dont il sera impossible de se débarrasser. Rien n’assure que le Dragon asiatique demeurera dans ce même élan une fois devenu incontestablement première puissance mondiale. Les enjeux changeant automatiquement, tout porte à croire que le nouveau contexte impliquera la politique de la préservation de la suprématie, exactement comme le font les occidentaux actuellement. La loi du plus fort sera imposée, et tout Etat qui constituera une menace pour la Chine, ou qui ne se conformera pas aux principes qu’elle établira sera écrasé sans attendre, ou passera pour un « État voyou » à dompter à tout prix. Il sera impératif pour la Chine d’affaiblir davantage les pays tout en les maintenant captifs afin de continuer à régner. L’histoire se répétera et les pays pauvres se plaindront, pour cette fois, de la Chine.
Dans les relations entre Etats, l’on ne peut prétendre à la bonté ou à la gentillesse, toutes les parties sont sérieusement intéressées. C’est de la pure ruse que de passer pour un État « bon ».
Kyayima Muteba Franklin est économiste à l’université de Kinshasa
Publié en collaboration avec LibreAfrique.org

La Chine fait un cadeau de 30 millions d'euros à l'Algérie - Afrik.com : l'actualité de l'Afrique noire et du Maghreb - Le quotidien panafricain

La Chine fait un cadeau de 30 millions d'euros à l'Algérie - Afrik.com : l'actualité de l'Afrique noire et du Maghreb - Le quotidien panafricain

Coopération Chine-Afrique : L'europe inquiétée ? - Afrik.com : l'actualité de l'Afrique noire et du Maghreb - Le quotidien panafricain


Coopération Chine-Afrique : L'europe inquiétée ? - Afrik.com : l'actualité de l'Afrique noire et du Maghreb - Le quotidien panafricain
Longtemps exploités par les puissances occidentales qui ont encore un tant soit peu la main mise sur les économies de leurs ex-colonies, le pétrole et les autres matières énergétiques africains sont maintenant convoités par la Chine qui en a grandement besoin pour son développement. Mais les pays africains peuvent-ils se diriger rapidement vers le développement en acceptant le gagnant-gagnant que leur propose la Chine ?

Il y a quelques mois, à l’issue du dernier sommet Chine-Afrique tenu du 19 au 20 juillet 2012, Pékin promettait de doubler son aide à l’Afrique. L’an dernier, un prêt de 166 milliards était accordé au continent par la Chine. Le dernier sommet Chine-Afrique nous a appris que la somme de 20 milliards de dollars devrait être prêtée aux Africains par Pékin.
La Chine, pour gagner la confiance des Africains, passe par le financement des projets d’infrastructures telles la construction des routes, des écoles, des hôpitaux comme au Congo-Brazzaville où la ville portuaire de Pointe-Noire sera reliée à Brazzaville par le biais de la route qui est en train d’être construite grâce à la coopération sino-congolaise. Cette route a été longtemps négligée par les Français au profit du chemin de fer, épine dorsale dans la desserte des produits venant de l’Occident et l’exportation de certains produits de la sous-région tels le bois, les minéraux.
Actuellement 2ème puissance économique du monde, la Chine a besoin de matières premières comme le pétrole ou l’uranium pour son développement et c’est sur le continent africain qu’elle peut s’en procurer. Alors que l’Afrique ne dispose que de 9% des réserves mondiales de pétrole, elle représente un tiers des importations chinoises en or noir.
Les relations commerciales entre la Chine et le continent auraient atteint 166,3 milliards de dollars en 2011 selon les statistiques chinoises. Les exportations africaines vers la Chine seraient passées de 5,6 millions à 95,2 milliards de dollars au cours des dix dernières années.
Après l’Asie, l’Afrique constitue le deuxième marché pour les grands travaux d’infrastructures et de BTP réalisés par la Chine à des prix défiant toute concurrence. Même s’il y a « amélioration de l’environnement » des investissements chinois sur le continent, on soupçonne toujours plus dans cette coopération sino-africaine un pillage des ressources du continent par les Chinois. Le continent continue de s’endetter au près de la Chine tout en lui ouvrant largement ses portes pour exploiter ses ressources énergétiques. A l’allure où vont les choses, certains craignent que le continent passe de la néo-colonisation occidentale à la néo-colonisation chinoise.
Avec cinq milliards déboursés en 2006, puis 10 milliards promis par le premier ministre chinois pour les trois prochaines années (le sommet Chine-Afrique étant organisé tous les trois ans), la Chine devient, pour les Occidentaux, un grand concurrent sur le continent. Tout en prêtant massivement au continent et en y construisant des projets, la Chine montre aux anciens colonisateurs que l’Afrique n’est plus une chasse gardée d’il y a quelques décennies : après la Françafrique, on parle de Chinafrique.
N’ayant pas permis à leurs ex-colonies d’accéder au développement malgré l’exploitation à outrance de leurs matières premières tels l’uranium au Niger et le pétrole dans les pays du golfe de Guinée, les Occidentaux se voient fustigés par l’arrogance des Chinois qui leur reprochent de continuer à considérer les pays africains comme leurs anciennes colonies. Les chinois auront-ils une éthique supérieure ?
On peut en douter. Dans l’Empire du milieu les droits des populations « indigènes » sont souvent sacrifiés sur l’autel de l’obsession du développement économique. Des paysans sont encore chassés de leurs terres sur lesquelles poussent des usines. Comme en Chine, des paysans africains sont aussi dépossédés de leurs terres sur lesquelles les « étrangers » implantent usines et cultures de rente en « complicité » avec les pouvoirs en place.
Le gagnant-gagnant chinois s’oppose sans doute aux relations bilatérales entre les pays occidentaux et ceux de l’Afrique au niveau économique. Mais « gagnant-gagnant » entre qui ? Mis à part certaines infrastructures publiques, essentiellement entre intérêts chinois et dirigeants africains : d’où la corruption des gouvernants et cadres locaux souvent décriée dans certains pays riches en ressources énergétiques comme la République démocratique du Congo.
Si en Occident le développement économique est allé de pair avec celui de la démocratie pluraliste, ce n’est pas le cas en Chine où le parti unique dirige l’Etat qui devient paradoxalement « capitaliste en terre communiste ». Avec les nouvelles relations entre la Chine et l’Afrique, il faut craindre que la démocratie pluraliste, encore balbutiante sur le continent, ne soit peut-être étouffée par le modèle chinois : le développement d’une économie capitaliste mais non-libérale qui se fonde sur la dictature du parti unique.
Les sommets Chine-Afrique se développent et les Africains croient que leur développement économique pourrait passer par le gagnant-gagnant que leur propose la Chine. Mais les « cadeaux » chinois ne sont pas gratuits. Le développement de l’Afrique ne viendra pas d’un miracle de l’extérieur, mais d’un changement de l’intérieur pour que les africains prennent eux-mêmes leurs sort en charge. Cela signifie un changement institutionnel pour libérer le potentiel des africains.

Noël Kodia est un essayiste et critique littéraire congolais.
Publié en collaboration avec LibreAfrique.org

La Chine investit dans les médias en Afrique - Afrik.com : l'actualité de l'Afrique noire et du Maghreb - Le quotidien panafricain

La Chine investit dans les médias en Afrique - Afrik.com : l'actualité de l'Afrique noire et du Maghreb - Le quotidien panafricain
La semaine dernière le journal chinois de langue anglaise China Daily, à lancé un hebdomadaire sur l’Afrique, en se concentrant sur ​​les nouvelles financières et en ciblant la classe moyenne en pleine croissance de l’Afrique rapporte CNN. Une confirmation de l’implantation chinoise dans les médias du continent puisqu’il y a quelques mois, la chaîne internationale chinoise CCTV, a lancé la production d’une heure quotidienne de contenu africain avec un bureau à Nairobi, Kenya, et une rédaction de plus de 100 personnes, 40 Chinois et 70 africains. L’objectif est de concurrencer CNN et Al Jazeera afin d’apporter une information plus "positive" et moins pro-occidentale ou pro-arabe sur la Chine.

Espoir de délocalisation de la Chine vers l’Afrique: Des usines Chinoises en Afrique - Les nouvelles informations et actualités d'Afrique

Espoir de délocalisation de la Chine vers l’Afrique: Des usines Chinoises en Afrique - Les nouvelles informations et actualités d'Afrique

En Afrique, la Chine s’était focalisée sur l’extraction des ressources naturelles, la construction d’infrastructures et les télécommunications. Janvier 2012 semble avoir marqué une nouvelle phase dans la présence chinoise sur le continent noir : l’implantation d’usines fonctionnant avec de la main-d’œuvre locale.

Info-Afrique: Nous en parlions justement lors de la conférence de l’INSECC avec Guy Gweth de Knowdys, un des espoirs pour l’Afrique est que la Chine se mette a délocaliser ses industries en Afrique. Cet article du Journal Le Monde ouvre peut être une porte sur ce thème…
chine-afrique_info-afrique.comUne fabrique de chaussures du groupe Huajian a vu le jour dans la ville de Dukem, à 30 kilomètres d’Addis-Abeba (Ethiopie). L’entreprise, qui compte Calvin Klein parmi ses clients, emploie déjà près de 600 salariés, dont la moitié sont éthiopiens. En bonne marche, elle exporte 20 000 paires de chaussures par mois. Huajian ne cache pas ses ambitions puisqu’il prévoit d’investir 1,5 milliard d’euros dans son site africain.
Et ce n’est que le début. Engagés dans un partenariat public-privé, le gouvernement éthiopien et des investisseurs chinois construisent une zone industrielle entière. A terme, 80 usines et 20 000 emplois pourraient être créés. Cette plateforme de production et d’exportation sera prête à inonder le marché local d’ici à 2014.

« Depuis la suppression des taxes d’importation négociée par Pékin en contrepartie de son aide financière, les produits « made in China » déferlent sur le continent africain. Avec sa croissance démographique, l’Afrique est un bassin de consommation qui incite à produire localement. Il y a donc une place à prendre, mais peu de gens y croient pour le moment », estime Mark Bohlund, spécialiste de l’Afrique subsaharienne chez IHS Global Insight, une société d’analyse économique.
Pourtant, le président de la Banque africaine de développement, Donald Kaberuka, semble en être convaincu. Le 31 mai, à Arusha (Tanzanie), il exhortait les dirigeants africains à saisir l’occasion : « Il s’agit de passer du stade de l’exportation des ressources naturelles à celui d’une exportation de produits manufacturés transformés sur place. » Pour les industriels, en proie à l’augmentation du prix des hydrocarbures qui majore les coûts de production et de transport, la conjoncture semble propice aux délocalisations. D’autant plus que les coûts salariaux sont cinq fois moindres en Afrique subsaharienne qu’en Chine.
Plusieurs secteurs, comme les firmes automobiles, l’ont compris. Début 2012, les chinois Chery Automobiles et Foton Motors ont ouvert le bal en annonçant la construction d’usines au Kenya. Ils ont été suivis par First Automobile Works, qui s’installera en Afrique du Sud et au Cameroun, mais aussi par Brillance, qui vise le Bénin.
Pour donner de l’élan à ces implantations et faire oublier les nombreux obstacles (niveau déplorable des infrastructures, corruption, etc.), les autorités africaines font de généreux efforts. En Ethiopie, le pack de bienvenue aux investisseurs chinois comporte notamment quatre ans d’exonération fiscale, l’électricité gratuite et des terrains bon marché. L’implantation en Afrique offre un atout supplémentaire, rappelait récemment Helen Hai, la vice-présidente de Huajian Group : « Nombre de pays africains jouissent de la possibilité d’exporter sur les marchés européen et américain en étant exemptés de taxes. »
L’implantation en Afrique est donc une stratégie gagnant-gagnant pour les Chinois, qui profitent sur les deux tableaux des règles de la mondialisation. Mais quel sera le bénéfice pour les pays hôtes ? Il est à craindre que la plus grande partie des recettes d’exportation de ces entreprises sous contrôle asiatique soit transférée en Asie. L’Afrique compte pour 14 % de la population mondiale, mais fournit seulement 1 % de la production manufacturière de la planète.
Par Tristan Coloma, « Le Monde »

mardi 18 décembre 2012

Les Chinois, les noirs et le dentifrice | Slate

Les Chinois, les noirs et le dentifrice | Slate

Le China Daily vient de lancer un supplément consacré à l'Afrique pour améliorer la compréhension entre les peuples. Mais beaucoup de Chinois associent encore les noirs à du dentifrice.

Dentifrice Darlie/Connie Ma via Flickr CC License by- Dentifrice Darlie/Connie Ma via Flickr CC License by -
Vendredi 14 décembre, le plus grand journal chinois de langue anglaise, le China Daily, a lancé Africa Weekly, un supplément qui «portera un regard sur la nature exacte de l’implication chinoise en Afrique et aussi le rôle important que jouent beaucoup d’Africains en Chine».
L’annonce faite par le China Daily, journal détenu par le gouvernement, contenait des citations de diplomates chinois et africains se congratulant les uns les autres et louait cette initiative qui va améliorer la compréhension mutuelle, surtout la compréhension de la Chine par les Africains.
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«Le ministre de la Culture Cai Wu a déclaré que l’hebdomadaire va donner aux Africains un guide complet et fiable de la Chine», et Abdul’ahat Abdurixit, le président de l’Association d’amitié sino-africaine, a déclaré que le lancement de l’édition africaine de China Daily «va sûrement contribuer à améliorer la communication entre la Chine et l’Afrique».

Un os dans le nez

Améliorer la compréhension qu’ont les Africains des Chinois est un bel objectif, mais cela ne ferait de mal à personne si les Chinois changeaient leur vision des Africains. Lors d’un sommet Chine-Afrique en 2006, des panneaux publicitaires longeaient la route vers l’aéroport pour «glorifier» les Africains; au moins l’un d’entre eux représentait un homme d'une tribu de Papouasie-Nouvelle-Guinée avec un os dans le nez.
Un mois avant un sommet Chine-Afrique en juillet 2012, des Africains ont violemment manifesté à Guangzhou après qu’un Nigérian a été retrouvé mort alors qu’il était aux mains de la police. «La réaction des Chinois sur les réseaux sociaux aux dernières manifestations à Guangzhou a été désespérément xénophobe», écrivait la journaliste de Time Hannah Beech, qui soulignait que les quartiers où les Africains se regroupent à Guangzhou sont appelés «chocolate city».
S’il y a beaucoup d’exemples de la sorte, il est difficile de faire des généralités sur ce que pensent les Chinois des Africains sans devenir hypocrite. Je vais donc simplement citer ce que m’a dit un jour un recruteur chinois de professeurs d’anglais:
«Nous essayons de ne pas embaucher de noirs. Ils ont tendance à effrayer les enfants.»

Darkie, le dentifrice des noirs

Un exemple frappant de l’incompréhension qui sépare les Chinois et les Africains est le «Dentifrice des noirs», une des marques de dentifrice les plus connues de Chine, sur laquelle j’avais écrit un article pour Newsweek en 2010, et qui est toujours détenue à 50% par Colgate selon un porte-parole de la marque que j’ai interrogé. Le logo représente un acteur de minstrel portant un haut-de-forme entouré d’un halo blanc et arborant un sourire aux dents d’un blanc éclatant. La marque est si célèbre qu’elle a engendré une marque de contrefaçon, le «Dentifrice de la petite sœur noire».
Le Dentifrice des noirs était appelé «Darkie» («nègre») en anglais, mais quand la nouvelle est parvenue jusqu’aux Etats-Unis, créant une vague d’indignation, Colgate a dû changer le nom en «Darlie» et modifier le logo pour le faire passer de d’offensant et sinistre à simplement offensant.
«La seule différence entre les noirs et les blancs c’est que les noirs ont des dents plus blanches», m’avait dit Wu Junjie, qui travaillait dans un fastfood taïwanais à Pékin, en 2010. Avant que le China Daily ou d’autres organes d’Etat puissent souligner efficacement le «rôle important » que jouent les Africains en Chine, il faudrait peut-être que moins de Chinois associent les noirs à du dentifrice.
Isaac Stone Fish
Contribue au blog Passport de Foreign Policy

Traduit par Grégoire Fleurot

lundi 17 décembre 2012

Mettre en valeur les liens Chine-Afrique

Mettre en valeur les liens Chine-Afrique
International - La Chine lance un hebdomadaire pour mettre en valeur ses liens avec l'Afrique - L'édition africaine du journal China Daily a été lancée vendredi à Beijing, dans le cadre des efforts du géant asiatique pour mettre en valeur ses échanges commerciaux et ses liens industriels avec le continent africain. Le journal met l'accent sur les investissements directs d’une valeur de 13,04 milliards de dollars américains en Afrique, ainsi que les échanges commerciaux d’un montant de 200 milliards de dollars par an.
'La relation entre la Chine et l'Afrique est l'une des relations les plus importantes dans le monde aujourd'hui', a écrit Zhu Ling dans un éditorial en première page, qui décrit la ligne éditoriale du journal, y compris les investissements chinois et les travailleurs employés par des investisseurs chinois.

La double page centrale du journal présente le projet de logements d’une valeur de 700 millions de dollars en Angola, qui a commencé en 2007 après un accord entre l’entreprise de génie civil chinoise Tiesiju (CTCE) et le Comité chinois de reconstruction.

L'article présente la force de CTCE dans les divers travaux d’'ingénierie qu'il a effectués en Afrique. Ses projets en cours dans sept pays africains sont évalués à 4,7 milliards de dollars.

Ce document, imprimé par le groupe kenyan, The Nation Media, prévoit de réaliser des entrevues avec des universitaires, des diplomates, des chefs de groupe de réflexion locaux et internationaux sur les relations entre la Chine et l'Afrique, des experts du monde entier sur les différents aspects des relations sino-africaines.

La Chine a rapidement élargi son engagement en Afrique, en fournissant un nouveau modèle de coopération internationale que les experts ont conseillé aux Etats-Unis d’imiter dans ses relations avec l'Afrique.

L’hebdomadaire China Daily Africa a également mis en vedette les commentaires des ministres chinois, y compris celui des Affaires étrangères Yang Jiechi, le ministre de l'Information Wang Chen, le ministre de la Culture Cia Wu, le ministre du Commerce Chen Deming , les chefs des groupes de réflexion chinois et les dirigeants d’entreprises nationales.

Parmi les autres personnalités qui figurent dans l'édition de lancement, on peut citer la présidente de la Commission de l'Union africaine Nkosaza Dlamini-Zuma, qui a salué le lancement de la publication 'comme un témoignage éloquent des relations cordiales entre la Chine et l'Afrique'.

Pana 16/12/2012

Publication d'un hebdomadaire consacré aux relations Chine-Afrique

Publication d'un hebdomadaire consacré aux relations Chine-Afrique
Vendredi, 14 Décembre 2012 11:07 AEM-AFP
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China Daily-Africa Weekly-141212NAIROBI, Kenya - La Chine a lancé vendredi une édition hebdomadaire de son quotidien en langue anglaise, China Daily, spécialement consacrée aux relations économiques et politiques entre la Chine et l'Afrique.
"Les relations entre la Chine et le continent africain sont parmi les plus importantes dans le monde d'aujourd'hui", estime l'éditeur et le rédacteur en chef du China Daily, Zhu Ling, dans un éditorial à la Une du premier numéro de l'hebdomadaire.
Ces relations "se développent, elles sont complexes et pas toujours bien comprises (...) nous espérons y remédier", ajoute-t-il.
L'hebdomadaire "étudiera en profondeur la nature exacte de l'implication chinoise en Afrique, ainsi que le rôle de premier plan que de nombreux Africains jouent aujourd'hui en Chine même", ajoute-t-il.
Publié dans la capitale kényane Nairobi, "China Daily - Africa Weekly" consacre sa Une à un sujet sur "quelle voie pour l'Afrique" entre modèle de développement économique occidental ou chinois. Le premier numéro de 32 pages, vendu un dollar à Nairobi et tiré à un nombre d'exemplaires non précisé, inclut de nombreuses publicités pour des sociétés chinoises.
Nairobi accueille déjà le siège régional africain de l'agence chinoise Xinhua (Chine nouvelle) ainsi que les studios de CCTV Africa, le décrochage quotidien de la chaîne chinoise d'informations internationales consacré à l'Afrique.
La Chine a depuis plus de dix ans fait de l'Afrique une de ses priorités en termes d'investissement, d'importations de matières premières et d'influence politique. Pékin a notamment construit et offert à l'Union africaine son nouveau siège dans la capitale éthiopienne Addis Abeba

vendredi 7 décembre 2012

Chine-Afrique-Europe : « la Chine ne va pas entraver la coopération entre l’Afrique et une autre partie tierce » | Tchadinfos.com | Portail d'information sur l'actualité tchadienne et internationale

Chine-Afrique-Europe : « la Chine ne va pas entraver la coopération entre l’Afrique et une autre partie tierce » | Tchadinfos.com | Portail d'information sur l'actualité tchadienne et internationale

Chine-Afrique-Europe : « la Chine ne va pas entraver la coopération entre l’Afrique et une autre partie tierce »


BEIJING, 3 décembre (Xinhua) — La Chine ne va pas entraver la coopération entre l’Afrique et une autre partie tierce, telle est l’affirmation prononcée lundi par le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Hong Lei.
« La coopération économique et commerciale entre la Chine et l’Afrique est mutuellement profitable et gagnant-gagnant, elle booste vigoureusement le développement commun des deux parties », a-t-il souligné lors d’un point de presse.
Il a tenu ces propos en réponse à un récent commentaire du ministre français de l’Economie et des Finances Pierre Moscovici sur la coopération entre la Chine et l’Afrique.
Samedi, M. Mosvocovi, en visite en Côte d’Ivoire, a indiqué que les entreprises françaises devraient passer à l’offensive pour endiguer l’influence grandissante de la Chine sur les marchés africains de plus en plus compétitifs.
« Il est évident que la Chine est de plus en plus présente en Afrique. Les entreprises françaises qui en ont les moyens doivent passer à l’offensive… Elles doivent être présentes sur le terrain. Elles doivent se battre, » s’est ainsi exprimé le ministre français lors d’une conférence de presse.
Les échanges commerciaux entre la Chine et l’Afrique ont dépassé le seuil des 150 milliards de dollars en 2011 pour atteindre 166,3 milliards de dollars, soit un niveau record.
D’après des analystes, ces chiffres ont été possibles grâce à un boom sur le continent noir. De fait, l’économie africaine a enregistré une belle performance au cours des dernières années. D’après les perspectives de la Banque africaine de développement (BAD), l’économie de l’Afrique devrait afficher une croissance impressionnante de 4,5% en 2012, et de 4,8% en 2013. L’économie de l’Europe, de son côté, ne pourra tabler que sur une croissance de 0,8% en 2012, avant d’entrer dans une période de stagnation en 2013, d’après les agences de notation internationales.
Depuis l’ère de la colonisation, l’Afrique a maintenu d’étroites relations traditionnelles avec l’Europe, notamment avec la France. Les entreprises françaises jouissent d’une grande influence en Afrique ; selon certains économistes, près de 20% de l’économie africaine serait liée d’une façon ou d’une autre à la France. D’après M. Hong, la coopération économique et commerciale entre la Chine et l’Afrique est « ouverte et inclusive », qui attire l’attention de la communauté internationale vers l’Afrique.
« La Chine salue plus de contribution française en Afrique, et est convaincue que cela favorise non seulement les compagnies chinoises et françaises, mais également le développement durable de l’Afrique, » a indiqué M. Hong. Fin
Par CHEN Weihua


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