CHINE AFRIQUE

POUR DES RELATIONS RESPECTUEUSES, AMICALES, FRANCHES ET FRATERNELLES

mercredi 19 mars 2014

L’engagement de la Chine en Afrique - affaires-strategiques.info

L’engagement de la Chine en Afrique - affaires-strategiques.info

Les études de l’engagement de la Chine en Afrique se concentrent souvent sur les bénéfices que Pékin tire du continent noir ou sur l’impact des investissements chinois sur les pays africains, en témoigne la prééminence du concept de Chinafrique dans le débat médiatique en France. Aussi, la RAND Corporation publie une analyse des relations sino-africaines basées, non pas sur une mécanique à sens unique, mais sur une dynamique à double sens.



Il ressort premièrement de cette analyse que la Chine et l’Afrique ont des intérêts entremêlés. Ainsi, l’Afrique présente quatre intérêts stratégiques englobants pour la Chine : l’accès aux ressources naturelles (en particulier le pétrole et le gaz), des marchés pour les exportations chinoises, une légitimité politique pour Pékin, et une stabilité et une sécurité suffisantes pour poursuivre ses activités commerciales. De l’autre côté, les gouvernements africains attendent de la Chine qu’elle leur procure une reconnaissance et une légitimité politiques et qu’elle contribue à leur développement économique à travers des aides, des investissements, la construction d’infrastructures et le commerce.


Les chercheurs de la RAND ont également analysé l’impact de l’engagement chinois dans les pays africains. Parmi les effets positifs, on trouve la création d’emplois, le développement d’infrastructures dramatiquement nécessaires et une augmentation de la croissance économique, en particulier dans des secteurs ou des régions géographiques dans lesquels les institutions financières internationales et les pays occidentaux sont peu disposés à investir. Néanmoins, l’impact de l’engagement chinois a également des effets négatifs qui sont le maintien au pouvoir de régimes non-démocratiques, le renforcement de la dépendance des Etats africains aux matières premières et à la main d’œuvre non-qualifiée, et la fermeture de nombreuses usines, notamment dans le textile.


L’étude du RAND s’est également concentrée sur les perceptions en Afrique de l’engagement de la Chine et sur les réactions de Pékin face à celles-ci. Ainsi, si les leaders, les gouvernements et les peuples africains ont généralement une image positive de l’engagement chinois, il apparaît que l’opinion publique est négativement impactée par le sentiment que les investissements chinois contribuent à la corruption, aux conditions de travail difficiles et aux relocalisations d’emploi. Face à cela et pour construire des relations sur le long terme en Afrique, la Chine s’est employée à développer son soft power et à offrir plus d’aides dans des secteurs comme la santé, la sécurité et le développement durable.

Enfin, en tant que think tank américain, la RAND Corporation s’est intéressée aux implications de l’engagement chinois en Afrique pour la politique des Etats-Unis. Ainsi, il apparaît que Washington et Pékin ne rivalisent pas directement en Afrique en termes d’influence et d’accès stratégiques. Aussi, les exemples de coopération sino-américaine en Afrique sont peu nombreux et, selon les chercheurs de la RAND, les opportunités pour une meilleure collaboration restent limitées. Dans ce contexte, un engagement commercial plus prononcé des Etats-Unis sur les marchés africains pourrait générer une concurrence avec la Chine qui bénéficierait et aux pays africains et aux intérêts américains.


Source : RAND Corporation, Rapport

lundi 17 mars 2014

Le dégel se poursuit entre Taïwan et Pékin - RFI

Le dégel se poursuit entre Taïwan et Pékin - RFI

Taïwan et Pékin

mediaLa délégation taiwanaise a salué la mémoire de Sun Yat-sen, l'un des fondateurs du Kuomintang et considéré comme le «père de la Chine moderne»Reuters
Ce mercredi 12 février se poursuivent à Nankin les discussions entre officiels des gouvernements chinois et taïwanais. Un dialogue considéré comme « historique » de part et d’autre du détroit de Formose, mais dont la portée est encore à relativiser.
Ce mercredi matin le représentant taïwanais s’est recueilli auprès de la statue de Sun Yat-sen, le premier président de la République de Chine mais sans que le nom de cette dernière ne soit mentionné. Des fleurs, mais aucune référence à la « République de Chine » sur le petit mot déposé sur la tombe de Sun Yat-sen, le « père de la Chine moderne » ce mercredi matin à Nankin, rapporte notre correspondant à Pékin, Stéphane Lagarde.

Wang Yu-chi, le ministre taïwanais des Affaires continentales n’a pas voulu froisser son hôte, le vice ministre chinois des Affaires étrangères Zhang Zhijun. Un geste qui montre que nous sommes encore dans des relations à fleur de peau entre la Chine des nationalistes et celles des communistes. Pékin considère toujours Taïwan comme une province et refuse officiellement de reconnaitre le gouvernement de Taipei.

C’est donc à un exercice d’équilibristes que se livrent les deux parties à l’occasion de cette visite historique. Attention à ne pas froisser l’autre, ce qui n’empêche pas le dialogue… Si les questions politiques sensibles sont mises de côté, pour la première fois, des officiels de Pékin et Taipei se rencontrent sur des thèmes qui vont au-delà des relations économiques et commerciales.

L’ouverture de bureaux de représentation des deux organisations semi officielles hier mardi (l’Association taïwanaise pour les affaires continentales et le Bureau chinois des affaires de Taïwan) a ainsi été perçue comme un pas décisif dans le développement des discussions bilatérales. Sauf énorme surprise, ce voyage ne devrait pas permettre d’évoquer une rencontre officielle entre les présidents taïwanais et chinois, en tous cas dans un avenir proche selon les membres des deux délégations.

Grande réserve du côté de Taïwan

De l'autre côté du détroit, le premier détail qu’ont noté les Taïwanais au sujet de la rencontre officielle entre les deux responsables, Chinois et Taïwanais, des relations entre les deux rives, c’est qu’ils ont utilisé leur titre officiel respectif, rapporte notre correspondante à Hong Kong Florence de Changy. Un détail qui a tout son poids à Taiwan qui a l’habitude de devoir changer de nom pour ne pas contrarier la Chine. Aux Jeux olympiques par exemple, Taiwan s’appelle Taipei Chinois et non Taiwan ou République de Chine, son nom officiel. Qu’il n’y ait pas eu de drapeau dans la salle de réunion a également été apprécié.

Il reste que cette rencontre inquiète plutôt qu’elle n’enchante à Taiwan où l’on craint que le gouvernement actuel aille trop loin dans son engagement avec la Chine et que Taïwan se retrouve piégé. On souligne néanmoins les avancées pratiques qu’un dialogue facilité entre les deux rives pourrait apporter. Les 2 millions de Taïwanais qui vivent en Chine n’ont en effet aucune représentation consulaire, les étudiants taïwanais qui étudient en Chine continentale n’ont pas de couverture médicale, quant aux Taïwanais qui se retrouvent en prison en Chine, ce qui peut arriver, ils n’ont quasiment aucun recours.

Mais près 80% des Taïwanais souhaitent, avant tout, que le statu quo actuel, d’une indépendance de fait, soit maintenu.

dimanche 16 mars 2014

Les Chinois plus réactifs dans leur coopération avec l'Afrique, selon le professeur sénégalais Bourgi - china radio international

Les Chinois plus réactifs dans leur coopération avec l'Afrique, selon le professeur sénégalais Bourgi - china radio international
Le professeur Albert Bourgi, politologue franco-sénégalais célèbre en Afrique, a souligné "la capacité de financement immédiat" de la Chine dans ses relations de coopération avec ses partenaires africains par rapport à leurs investisseurs traditionnels.

"La Chine intervient de façon parfois efficace. Elle a une capacité de financement immédiat, alors que les autres ( partenaires traditionnels) promettent. Sans doute, certaines de ces promesses sont tenues, mais elles ne le sont pas toutes", a-t- il indiqué à Xinhua.

"Les Chinois sont beaucoup plus réactifs aux demandes d' investissement et cela leur permet d'être plus présents sur le terrain", a-t-il relevé.

A la question de savoir si le Chine n'était en concurrence avec les anciennes puissances coloniales, il a répondu: "non, ce n'est pas une concurrence. Un pays comme le Sénégal, comme tous les pays en développement, cherche des partenariats extérieurs".

"Il faut aussi tenir compte de la situation financière des pays traditionnellement porteurs d'investissements sur le continent africains pour expliquer le fait que les anciennes colonies s' orientent vers de nouveaux partenaires", a-t-il expliqué.

Le professeur Bourgi prend part à Dakar aux travaux d'un colloque international. À l'initiative de l'Institut des Droits de l'homme et de la paix de l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar.

D'une durée de deux jours, ce colloque porte sur le thème: "L' odyssée des 30 ans de l'Institut des droits de l'homme et de la paix: histoire des perspectives des droits de l'homme".

« Heureusement que la Chine était là ! »––– Interview de l'ambassadeur du Togo en Chine - china radio international

« Heureusement que la Chine était là ! »––– Interview de l'ambassadeur du Togo en Chine - china radio international
La Chine au présent


L'ambassadeur du Togo en Chine, M. Nolana Ta-Ama, donnant une interview exclusive à La Chine au présent. (Photo par Wang Wenjie)

Nichée dans le Golfe de Guinée, la République togolaise est l'un des plus petits pays d'Afrique avec sa superficie de 56 785 km² et sa population estimée à 6 millions d'habitants. Néanmoins, cette ancienne colonie joue un rôle important dans les échanges commerciaux en Afrique de l'Ouest. Un avantage que les Chinois présents au Togo ont bien compris et cherchent à exploiter, aidant par là même cet État francophone à se développer par le biais de dons, d'envoi d'équipes et de matériel médicaux, de construction d'infrastructures ou encore de prêts économiquement intéressants.

C'est ce que nous a expliqué plus en détails son Excellence M. Nolana Ta-Ama, ambassadeur du Togo en Chine et doyen du corps diplomatique africain, qui nous a fait l'honneur d'accepter chaleureusement notre interview. Il nous a fait part de son attachement pour la Chine, nous a décrit les liens qui unissaient la Chine et le Togo dans les divers secteurs, et enfin, nous a informé de ses projets futurs.

Vous êtes arrivé en Chine en 1997. Quelle fut votre impression sur ce pays à l'époque ?

Honnêtement, pour un diplomate comme moi qui avait servi mon pays en France et à New York aux États-Unis, c'était un déchirement de venir vers l'inconnu, cet inconnu décrit négativement dans la presse occidentale. J'ai pu, en arrivant, me rendre compte qu'on était très loin des clichés véhiculés par les médias occidentaux. C'était un pays où il faisait bon vivre. Il y avait tout le nécessaire, de quoi manger et de quoi s'habiller, et il était fort possible aussi de sympathiser avec les Chinois (le Chinois de la rue, du bureau, des commerces…). J'ai eu vite fait de perdre ces illusions et de me dire que j'étais chanceux d'avoir été envoyé ici pour y vivre une expérience des plus souhaitables pour un diplomate.

Depuis 17 ans, vous êtes témoin du développement continu des relations sino-africaines. Pourriez-vous décrire les progrès accomplis ces dernières années dans les relations bilatérales ?

Je suis arrivé à un moment où les relations Chine-Afrique étaient plutôt fondées sur une histoire et une destinée communes, sur le fait que les deux parties avaient toutes deux lutté pour leur libération politique et recherchaient la meilleure voie de développement, resserrant davantage leurs relations.

Les relations Chine-Afrique ont évolué par l'envoi des équipes médicales venues pour soigner nos peuples africains. Par ailleurs, les États africains manquaient de structures adéquates pour exercer leur souveraineté. La Chine les a aidés par la construction de grandes infrastructures, de stades omnisport, de routes, de lieux de travail… On peut citer en exemple la construction dès les années 1970 d'un très grand chemin de fer reliant la Tanzanie et la Zambie, qui a permis de désenclaver ces deux pays.

En fait, la Chine a réalisé que l'Afrique avait contribué à son entrée en 1971 dans la communauté internationale rassemblée à l'ONU, laquelle a reconnu l'importance vitale de la Chine pour le monde et lui a redonné la place qu'elle occupait auparavant au Conseil de sécurité. Et depuis, au sein de l'ONU, la Chine et l'Afrique marchent main dans la main pour exprimer le point de vue du tiers-monde dans les problèmes internationaux.

C'est donc en l'an 2000 que nous avons rationalisé notre relation à travers la création d'un forum, le Forum sur la coopération sino-africaine. Tous les trois ans, nous tenons une réunion ministérielle et nous fixons les projets et les souhaits que nous voudrions voir grandir dans les trois prochaines années, pour améliorer la coopération entre le continent africain et la Chine. Et je me rends compte que, de forum en forum, nous atteignons notre objectif : celui du resserrement de la coopération pour le développement de nos deux pays, en vue d'atteindre également d'ici 2015 les Objectifs du Millénaire pour le développement fixés par l'ONU

jeudi 13 mars 2014

Les Chinois en Afrique : où sont-ils ? Que font-ils ?

Les Chinois en Afrique : où sont-ils ? Que font-ils ?

mercredi 12 mars 2014 15:18 Par

Jeune Afrique




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employes-chinois Djibo-Tagaza-JALa présence chinoise en Afrique explose, ce n'est un secret pour personne. Dans un récent rapport sur la diaspora chinoise, le Conseil au commerce extérieur de la France détaille notamment leur présence sur le continent. Investissements, taille des diasporas, tout est là.

L'organisation des Conseillers au commerce extérieur de la France (CCEF) vient de publier un rapport sur la présence et l'influence chinoise hors du territoire de la grande Chine (qui inclut Hong Kong et Macao). "L'idée de lancer une vaste étude sur la Chine est venue au cours d'une réunion des CCEF organisée à Alger, explique Christian Granier, rédacteur de l'étude intitulée "La Chine hors les murs", publiée fin février. Les conseillers d'Algérie faisaient état d'une concurrence intense, d'une stratégie organisée et concertée des entreprises chinoises et du gouvernement chinois pour s'imposer sur le marché algérien.

En effet, depuis l'adoption par le gouvernement chinois du mot d'ordre "Go Global" en 2002, les entreprises chinoises se sont fortement internationalisées. L'Afrique n'a pas échappé à ce mouvement vers l'extérieur et représente aujourd'hui 15% des investissements de la Chine dans le monde. Le continent a vu la masse des investissements chinois augmenter à tel point que les flux entrants y ont doublé en quatre ans et le stock quadruplé. La présence chinoise en Afrique s'est considérablement renforcée et le premier forum sur la coopération Chine Afrique (Focac) s'est tenu en octobre 2000. Il se tient depuis tous les trois ans, alternativement en Chine et en Afrique.

Mécanismes de la présence chinoise

L'influence de la Chine sur le continent s'est d'abord limitée à l'obtention de ressources agricoles, minières et énergétiques puis à celle de marchés publics importants.

Le rapport note que les acteurs économiques et politiques chinois ont mis en place un ensemble d'aides et de système de troc avantageux.

Dans une seconde étape plus récente, la Chine a encouragé la délocalisation de certaines de ses industries de main d'oeuvre dans les pays d'Afrique prometteurs - l'Éthiopie est souvent citée en exemple de ce mouvement - et l'installation de centres de distribution de produits dans des zones de desserte facile.

Interrogé par Jeune Afrique, Christophe Granier explique que "les investissements chinois répondent aux trois critères habituels que sont la sécurisation des approvisionnements, les débouchés commerciaux et la délocalisation".

Opposition

Derrière ces aspects indéniablement positifs pour le continent, la présence grandissante des Chinois est de moins en moins acceptée. "Les cercles intellectuels et économiques africains dénoncent la technique du prix d'appel, qu'ils considèrent comme une copie des pratiques occidentales alors qu'elle s'inscrit dans une longue tradition chinoise.

De leur côté, les populations locales se plaignent régulièrement de conditions de travail dégradées, surtout dans les entreprises privées. Christophe Granier insiste pourtant sur la décentralisation de ce phénomène : "Une grande partie de la diaspora chinoise est le fait d'entrepreneurs individuels. Ce n'est pas une politique décidée au niveau du gouvernement et qui risque de porter dommage à la Chine".



Afrique du Nord et de l'Est prioritaires pour la Chine

En Afrique du Nord, l'implantation économique chinoise se développe tout particulièrement en Algérie et en Égypte. En Afrique subsaharienne, les principaux pays concernés sont l'Afrique du Sud, l'Angola et la Zambie. Mais l'Éthiopie connaît une très forte croissance de la présence chinoise, notamment avec l'installation de nombreuses entreprises manufacturières. Le Mozambique constitue aussi une priorité, notamment pour la sécurisation future des approvisionnements de l'Empire du Milieu en hydrocarbures.

Le développement en Afrique de l'Est constitue une priorité pour la Chine car elle lui permet de parachever sa stratégie du "collier de perle", mise au point dans le but de garantir la sécurité de ses voies d'approvisionnement maritimes. La Chine trouve également dans cette sous-région un terrain favorable à l'implantation de centres de production à vocation continentale ou mondiale. Elle a notamment encouragé financièrement le projet de 25,5 milliards de dollars destiné à mettre en place un corridor entre le Soudan du Sud, l'Éthiopie et le port de Lamu, au nord du Kenya.

En Afrique de l'Ouest comme ailleurs, l'accès aux ports reste un objectif majeur pour la Chine
Plus au sud, en Tanzanie, la Chine impulse aussi la construction du port de Bagamoyo, appelé à devenir l'une des principales porte d'entrée vers l'Afrique sur la côte orientale. La Zambie, qui accueille quelque 80 000 ressortissants chinois, représente le troisième plus important pays d'accueil du continent.

Le pays a été le théâtre de la première grande réaction anti-chinoise en Afrique, incitant la Chine à annuler des dettes et à offrir des infrastructures humanitaires, notamment des hôpitaux.

Présence restreinte en Afrique de l'Ouest, beaucoup plus large en Afrique du Sud

L'ouest du continent se caractérise par une présence chinoise encore très restreinte, du moins au niveau de la population, souligne l'étude. La sous-région fait néanmoins l'objet d'expériences prudentes de montée en puissance, que ce soit dans les pays riches en ressources minières (Niger) et agroalimentaires (Côte d'Ivoire) ou représentant des marchés importants pour les produits chinois à l'instar du Nigeria ou du Ghana. Comme ailleurs, l'accès aux ports reste un objectif majeur pour la Chine.



L'Afrique centrale, extrêmement riche en ressources énergétiques, forestières et minérales, attire les investisseurs publics chinois depuis de longues années. Le pays est notamment très présent en RD Congo, où des entreprises privées traitent une grande partie du cuivre produit au Katanga. D'autres sociétés sont directement impliquées dans la production de cuivre à l'instar de Minmetals depuis le rachat du canadien Anvil, ou encore Jinchuan suite au rachat du sud-africain Metorex. Autre grande implication de la Chine, les fameux contrats ressources contre infrastructures de 2007, d'un montant de 6 milliards de dollars.

Au Gabon, la Chine a connu des déboires dans ses investissements, que ce soit celui de Sinopec via la société pétrolière Addax ou celui dans le gisement géant de fer de Belinga. Le Tchad intéresse tout particulièrement la Chine pour ses réserves de pétrole. Là encore, les relations sont complexes.

En Afrique du Sud, le rapport note que les Chinois, arrivés plus tard que les Indiens et présents en moins grand nombre, représentent aujourd'hui une large communauté de commerçants et petits industriels. Chiffrée il y a cinq ans à 200 000 personnes, cette communauté se monte aujourd'hui à 350 000 membres.

L'intégration du pays d'Afrique australe dans le club des Brics n'a fait qu'accélérer cette dynamique. Quelques opérations majeures illustrent les liens économiques grandissant entre les deux pays : le rachat de 20% du capital de Standard Bank par ICBC en 2007 pour 5,6 milliards de dollars, l'investissement de 245 millions de dollars du fonds souverain CIC dans le holding financier Shanduka pour 25% du capital ou encore l'investissement de 100 millions de dollars du constructeur automobile FAW pour la construction d'une usine.

Les échanges commerciaux entre l'Afrique du Sud et la Chine bondissent de +32 % en 2013

Les échanges commerciaux entre l'Afrique du Sud et la Chine bondissent de +32 % en 2013

Le Premier ministre chinois sera en tournée en Afrique

Le Premier ministre chinois sera en tournée en Afrique

Le Premier ministre chinois sera en tournée en Afrique

Li KeqiangLe ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a donné une conférence de presse, samedi dernier à Beijing, devant des centaines de journalistes nationaux et étrangers. La rencontre s’est tenue à l’occasion de la session parlementaire annuelle de l’Assemblée populaire nationale de la Chine.
Le Premier ministre chinois, Li Keqiang, va effectuer une tournée dans des pays africains durant l’année 2014. La révélation a été faite par Wang Yi, le ministre chinois des Affaires étrangères, qui donnait une conférence de presse samedi dernier à Beijing. La rencontre avec les médias nationaux et internationaux s’est tenue à l’occasion de la réunion annuelle de l’Assemblée populaire nationale chinoise ouverte il y a quelques jours au Grand Palais du peuple. Les relations entre la Chine et l’Afrique ont été abordées par M. Yi. Il  a interrogé l’histoire récente pour rappeler l’apport décisif des pays africains dans le retour de son pays au sein des instances des Nations unies.
De son côté, la Chine, malgré ses modestes moyens d’il y a quelques décennies, avait soutenu la lutte pour l’indépendance de bon nombre de pays africains. « La Chine et l’Afrique mènent, depuis des années, une coopération dans laquelle aucune partie n’est lésée et nous ne sommes pas condescendants envers nos partenaires africains », a déclaré le ministre des Affaires étrangères. Il a insisté sur le fait que son pays n’interfère pas dans les affaires intérieures des Etats africains et que, jusqu’ici, il a tenu ses promesses. M. Yi a déclaré que la Chine a permis à l’Afrique de mettre en œuvre plus de mille projets dans divers domaines, particulièrement dans les infrastructures.
Le ministre chinois des Affaires étrangères a évoqué d’autres sujets. A propos des relations entre la Chine et les Etats-Unis, il a estimé qu’elles reposent sur une confiance mutuelle. Les deux superpuissances, en dépit des relations diplomatiques parfois heurtées, ne se regardent plus en chiens de faïence et essaient de jouer, chacune, son rôle pour une paix durable dans le monde. D’ailleurs, l’année dernière, les présidents Xi Jinping et Barack Obama s’étaient rencontrés. Leurs discussions avaient abouti à des points de convergence concernant les efforts, de part et d’autre, pour la recherche de la paix et une coopération renforcée, a déclaré Wang Yi.
Une direction plus juste de l'ordre international
La Chine veut désormais  jouer un rôle plus accru dans les affaires du monde. Selon son ministre des Affaires étrangères, elle va promouvoir la justice et l'égalité dans le monde et fera tout son possible pour protéger les droits des pays en développement. « Nous essayerons d’orienter l'ordre international vers une direction plus juste et protégerons nos droits et nos intérêts à l’étranger », a affirmé M. Yi. Les relations sino-européennes ont aussi fait l’objet de questions de la part des journalistes. A ce propos, M. Yi a révélé le président Xi Jinping se rendra en Europe dans quelques semaines.  
Une visite dont l’objectif est de renforcer la coopération entre la Chine et l’Union européenne, notamment dans des secteurs tels que l’énergie, la culture, l’environnement, etc. Concernant la crise en Ukraine, le ministre chinois des Affaires étrangères a déclaré que son pays prône le dialogue et appelle les deux parties en conflit à mener des actions pour le retour de la paix et de la stabilité.
De notre correspondant permanent, Modou Mamoune FAYE

vendredi 28 février 2014

La Chine considère l'Afrique du Sud comme une égale, dit le président Zuma - china radio international

La Chine considère l'Afrique du Sud comme une égale, dit le président Zuma - china radio international

La Chine considère l'Afrique du Sud comme une égale, en particulier pour ce qui est de faire des affaires, a déclaré le président sud-africain Jacob Zuma dans une interview diffusée jeudi.

La Chine n'est pas comme les ex-puissances coloniales occidentales qui agissent toujours comme si l'Afrique leur appartenait, a déclaré M. Zuma sur CNBC Africa. "Les pays qui traitaient avec nous auparavant, en particulier les anciennes économies, nous traitaient comme d'anciens sujets, d'anciens colonisés", a-t-il déclaré. "Les Chinois ne nous considèrent pas comme cela. Ils nous traitent comme des gens avec qui on fait affaire sur un niveau d' égalité, pour ainsi dire. Ce n'est pas uniquement propre aux Chinois, il y a beaucoup d'autres pays", a déclaré M. Zuma. "La Chine est venue faire des affaires, pas nous dire ce qu'il faut faire ou non, comme d'autres le font", a-t-il dit. Le président Zuma estime que l'inégalité fait partie des raisons expliquant le sous-développement de l'Afrique. Pour lui, les pays BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) sont de nouveaux partenaires de l'Afrique. Il a affirmé que l'Afrique du Sud peut faire pression pour que les BRICS fondeNT une banque de développement prévu sur le continent, ce qui, selon lui, serait impossible avec des partenaires occidentaux. La Chine est devenue le plus grand partenaire commercial de l'Afrique, et l'Afrique est maintenant une majeure source d'importation de la Chine, le deuxième plus grand marché de construction à l'étranger et le quatrième destination des investissements. En 2009, la Chine est devenue le premier partenaire commercial de l'Afrique. Dans les deux années suivantes, l'ampleur du commerce Chine-Afrique a augmenté rapidement. En 2012, le volume total du commerce sino-africain a atteint 198,49 milliards de dollars américains, avec une croissance annuelle de 19,3%, selon les statistiques officielles.

mercredi 26 février 2014

L’ethiopie, Plaque Tournante De L’industrie Chinoise De Textile En Afrique ? | Le Griot

L’ethiopie, Plaque Tournante De L’industrie Chinoise De Textile En Afrique ? | Le Griot

Chine/Sénégal : un nouvel élan pour créer un exemple de la coopération entre la Chine et les pays d'Afrique de l'Ouest

Chine/Sénégal : un nouvel élan pour créer un exemple de la coopération entre la Chine et les pays d'Afrique de l'Ouest

MALI-CHINE : 16 MILLIARDS DE FCFA POUR FINANCER DES PROJETS PRIORITAIRES

MALI-CHINE : 16 MILLIARDS DE FCFA POUR FINANCER DES PROJETS PRIORITAIRES

Fin de la visite de Macky Sall en Chine : Hommes d’affaires et syndicalistes expriment leur satisfaction

Fin de la visite de Macky Sall en Chine : Hommes d’affaires et syndicalistes expriment leur satisfaction

La Chine et la Tanzanie s'engagent à renforcer leurs relations - china radio international

La Chine et la Tanzanie s'engagent à renforcer leurs relations - china radio international

La Chine et la Tanzanie s'engagent à renforcer
leurs relations
  2014-02-26 12:59:31  xinhua
La Chine et la Tanzanie se sont engagées mardi à renforcer leurs relations à
l'occasion du 50e anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques
entre les deux pays cette année.

Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi a rencontré mardi à
Beijing son homologue tanzanien Bernard Kamillius Membe, soulignant l'amitié
profonde, le respect mutuel, la confiance et le soutien qui existait entre les
deux pays.
La Chine est prête à coopérer avec la Tanzanie pour célébrer cette année et à
saisir cette opportunité pour renforcer les échanges de haut niveau, la
coopération pragmatique, la consultation sur les affaires internationales et
faire avancer les relations bilatérales sur le mode gagnant-gagnant, a déclaré
M. Wang.
Le président chinois Xi Jinping a visité en 2013 la Tanzanie et prononcé à
cette occasion un discours important sur les grandes lignes guidant les
relations entre la Chine, la Tanzanie et l'Afrique contemporaines, a-t-il
ajouté.
Il a appelé la Chine et l'Afrique à coopérer pour soutenir l'établissement du
mécanisme du Forum sur la coopération Chine-Afrique (FOCAC).
La Chine est une amie sincère des pays en voie de développement et a apporté
de nombreuses contributions aux pays africains dont la Tanzanie, a indiqué pour
sa part M. Membe. Il a décrit le chemin de fer Tanzanie-Zambie et le Centre de
convention international Julius Nyerere comme les symboles de l'amitié avec la
Chine.
La Tanzanie est fière d'avoir une "grande soeur" comme la Chine et espère
promouvoir la coopération avec elle, a-t-il souligné. La Tanzanie encourage une
plus grande contribution du FOCAC à la paix en Afrique.
M. Membe effectue une visite officielle en Chine du 24 au 28 février sur
invitation de son homologue chinois Wang Yi.

dimanche 16 février 2014

Les leçons de la politique africaine des émergents

Les leçons de la politique africaine des émergents

Alors que se prépare un intense semestre de diplomatie économique autour de l'Afrique – le Sommet Union européenne-Afrique, les 2 et 3 avril ; le sommet des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) ; le Forum économique mondial-Afrique, au Nigeria, du 7 au 9 mai ; le Forum Inde-Afrique, le sommet Etats-Unis - leaders africains, les 5 et 6 août… –, il est temps de lire un petit, mais efficace, ouvrage sur L'Afrique et les grands émergents (Agence française de développement, n° 19 de la collection « A savoir », 2013, en ligne sur www.afd.fr).

Travail collectif entre un économiste « de terrain », un ingénieur diplomate et un chercheur engagé, Jean-Raphaël Chaponnière, Dominique Perreau et Patrick Plane, cet ouvrage s'intéresse aux trois seuls grands émergents « en capacité de marquer le fonctionnement des affaires internationales » : Brésil, Chine et Inde.

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CANADA :: Canada-Cameroun,Dr. Serge Banyongen : « Face à la Chine, l’Afrique doit transcender le syndrome du tuteur » :: CANADA

CANADA :: Canada-Cameroun,Dr. Serge Banyongen : « Face à la Chine, l’Afrique doit transcender le syndrome du tuteur » :: CANADA

« Face à la Chine, l’Afrique doit transcender le syndrome du tuteur » :: CANADA





Serge Banyongen:Camer.beLe Dr. Serge Banyongen est l’auteur d’un livre sur les relations entre l’Afrique et la Chine, dont le titre, est Rôle et responsabilité des acteurs africains dans les relations sino-africaines qui vient de paraître aux éditions l’Harmattan à Paris. Au cours de l’interview qu’il nous a accordé, il revient sur les principales articulations de cette coopération qui ces dernières années a connu un accroissement exponentiel. Faut-il craindre une recolonisation ou est-ce une chance pour l’Afrique? Éléments de réponse.

Qu’est-ce qui explique le nouvel intérêt des chercheurs pour les relations entre la Chine et les États africains?

En effet, la question des relations en la Chine et l’Afrique a connu une explosion dans la recherche académique durant la décennie qui vient de s’écrouler. Il faut bien avouer que cette production a suivi la courbe tout aussi croissante des rapports économiques entre ces deux entités. Il est donc normal que la communauté scientifique s’y intéresse de près. Il est surtout question pour les chercheurs de comprendre des mécanismes de déploiement de cette relation entre le parent pauvre de la mondialisation l’Afrique et l’un de ces plus grands bénéficiaires : la Chine. À titre d’exemple, l’Angola est depuis le début des années 2000, le premier fournisseur en pétrole de la Chine devant l’Arabie Saoudite.
Le problème avec cet intérêt est que les analystes de cette relation ne résistent pas à la tentation d’infantiliser l’Afrique. Ainsi la plupart des auteurs parlent uniquement des stratégies de la Chine en Afrique et des conséquences de celles-ci. Tout est fait et dit comme si dans ce rapport le continent africain jouait un rôle passif. Ce qui est loin d’être le cas. C’est ce que démontre mon livre puisqu’il remet au centre de l’analyse l’acteur africain que ce soit les élites politico-économiques ou la société civile et la population. Il y est question de savoir comment les Africains s’organisent pour recevoir et gérer l’intérêt chinois.

Dans les nouvelles relations économiques entre la Chine et les États africains il est question de plus en plus des contrats gagnants. Quel regard jetez-vous sur ces types de contrats? Sont-ils vraiment gagnants ou existe-t-il un partenaire plus gagnant que l’autre?

 Il est important d’analyser la rhétorique de manière lucide. Pour qu’il y ait des contrats gagnants, le discours seul ne suffit pas. Il faut encore que les conditions de gains mutuels soient réunies. Ce qui n’est pas toujours le cas et la faute ne revient pas contrairement à ce que l’on pourrait penser aux Chinois. C’est vrai que la Chine dans ses échanges avec certains pays africains a réinventé une forme de troc qui consiste à échanger les ressources naturelles contre la construction des infrastructures. C’est un peu ce qui s’est passé en RDC où la Chine s’est engagée à investir pas moins de 5 milliards de dollars dans la construction des infrastructures de ce pays qui en a tant besoin. Mais quand on fait une analyse rigoureuse, il n’est pas évident que la RDC l’emporte au change. En économie, une infrastructure n’existe pas pour elle-même. Il est vrai qu’à terme, elle rend un service à la population, mais le plus important ce sont les retombées sur l’économie de la région où elle durant et après sa construction qui importent le plus. Une modélisation économique permet ainsi d’envisager le nombre de voir le flux monétaire qui en résulte, le nombre d’emplois directs et indirects créés ainsi que l’impact sur d’autres secteurs économiques. Et à ce niveau c’est loin d’être évident.
Autre chose, il faut se rappeler que nous évoluons dès à présent dans l’économie du savoir. Avoir des infrastructures est une bonne chose parce que les pays africains manquent cruellement. Cependant, il est encore mieux d’apprendre et de posséder la technique qui permet de les construire. Ainsi on n’aura pas toujours à recourir aux Chinois pour nous équiper. C’est d’ailleurs ainsi que la Chine a pu en partie amorcer son développement en utilisant les investissements directs étrangers pour accéder au savoir-faire des firmes occidentales afin de pouvoir le reproduire. Vous serez surpris de savoir que la plupart des firmes chinoises en Afrique ne possèdent pas de centre de formation et que très peu font faire des mises à jour à leurs employés. À titre d’exemple, lorsque la climatisation s’est détériorée dans le palais du Sénat au Gabon construit par les Chinois, il a fallu faire appel aux experts chinois pour la réparer. Ce qui en soit est une aberration. Maintenant entendons-nous bien, cet état des choses est en fait dû à la démission des dirigeants et même des populations africaines. C’est aux Africains d’exiger le meilleur des Chinois. Et le meilleur au lieu de se contente des petits avantages matériels éphémères c’est l’acquisition des connaissances nouvelles qui permettraient plus tard de faire la différence.

Avec la nouvelle ruée de la Chine en Afrique on parle désormais dans la littérature de l’économie politique de l’opposition de deux consensus  le“ Washington consensus” versus “ Beijing consensus”.  Comme analyser vous la confrontation  de ces consensus?

D’abord les experts ne s’entendent pas sur l’existence ou non d’un consensus de Beijing ceci d’autant plus que les Chinois affirment haut et fort que leur modèle n’est pas forcement transférable et reproductible ailleurs et que chaque pays doit rechercher le modèle qui lui convient le mieux. Par ailleurs, il est certain que le modèle chinois si tant est qu’il existe s’éloigne un peu du consensus de Washington. Mais en ce qui concerne l’Afrique, les deux ont certainement mêmes objectifs en fait ce sont surtout les éléments discursifs qui sont différents. Ainsi alors que le Consensus de Washington se décline en un certain nombre de prescription et de règles absolues à suivre avec l’implication de plusieurs acteurs, l’approche chinoise se veut moins impérative et est stato-centrique en ce sens que la Chine traite uniquement avec les États et ignore la société civile. Il est cependant important que l’Afrique se débarrasse de la mentalité qui consiste à rechercher un tuteur pour son développement. Il est plus que temps pour elle de définir son cheminement vers la plénitude de la croissance économique. Mon livre à ce sujet donne des pistes de solutions concrètes pas seulement dans la relation avec la Chine, mais aussi avec d’autres puissances émergentes comme le Brésil, l’Inde, la Rusée, la Corée et pourquoi pas bientôt la Turquie.

Livre Serge Banyongen:Camer.be
Qu’en est-il de l’impact sur les relations sino-africaines?






 Il faut savoir, que les anciennes puissances coloniales ont encore une très grande emprise sur les économies africaines elles sont de moins en moins présentes dans la partie visible des économies africaines, mais elles sont encore déterminantes dans la partie structurelle c’est-à-dire la détermination du contexte dans lequel ces économies évoluent. C’est ce qui dans les faits limite quelque peu l’impact des relations sino-africaines. C’est sûr que la Chine constitue un apport de nouveaux capitaux pour des économies exsangues, mais comme je l’ai souligné plus haut la configuration et l’utilisation que les régimes africains en font ne permet pas toujours de retombées positives sur la population. D’un autre coté la présence chinoise a quelque démocratisé les prix à la consommation pour cette même population. Dans un pays comme le Sénégal, un climatiseur est désormais à la portée du sénégalais moyen qui avant ne pouvait se payer un tel luxe.

Selon- vous doit-on avoir peur de la présence tentaculaire de la Chine en Afrique ?

Si les Africains démissionnent de leur rôle qui consiste à configurer cette relation pour en tirer un profit, alors oui la présence chinoise peut s’avérer nocive. Mais si les dirigeants africains ainsi les différents segments de la population font de l’optimisation des bénéfices de cette coopération leur préoccupation alors qui le continent peut en tirer profit. Mieux, il peut développer une méthodologie qui lui permettra de savoir comment traiter avec les puissances émergentes.  C’est une illusion de croire que le continent doit se fermer à l’extérieur. Il doit simplement s’outiller pour tirer un maximum davantage de l’intérêt de la Chine. On doit cela aux générations à venir parce qu’avec la Chine, il n’y aura pas l’excuse de la victimisation liée à la colonisation dans laquelle nombre d’Africains se complaisent souvent.

© Source : Repères

Pour mesurer l’ampleur du renforcement de la coopération économique et commerciale  entre la Chine et l’Afrique dans le cadre du forum de la coopération sino africaine et du sommet des chefs d Etat, il faut remonter à l’an 2000 et se rappeler que la première conférence ministérielle entre la Chine et l’Afrique s’est tenue à Beijing du 08 au 10 octobre de la même année  avec deux thèmes : « comment contribuer à l’instauration d’un nouvel ordre politique et économique au 21éme siècle » ; « comment renforcer la coopération économique et commerciale entre la Chine et l’Afrique ? ». SudOnLine - Le Portail de Sud Quotidien SENEGAL | Chine/ Sénégal : Un nouvel élan de coopération

SudOnLine - Le Portail de Sud Quotidien SENEGAL | Chine/ Sénégal : Un nouvel élan de coopération

Pour mesurer l’ampleur du  renforcement  de la coopération économique et commerciale  entre la Chine et l’Afrique dans le cadre du  forum  de la coopération sino africaine et du sommet des chefs d Etat, il faut remonter à l’an 2000 et se rappeler que la première conférence ministérielle entre la Chine et l’Afrique s’est tenue à Beijing du 08 au 10 octobre de la même année  avec deux thèmes : « comment contribuer à l’instauration d’un nouvel ordre  politique et économique au 21éme siècle » ; « comment  renforcer la coopération économique et commerciale entre la Chine et l’Afrique ? ». 
 
Des mécanismes avaient été définis et un comité de suivi mis en place à cette occasion. Quatre chefs d’Etat africains seulement avaient participé à cette rencontre. Le Sénégal n’y était pas parce qu’ayant suspendu ses relations diplomatiques avec Beijing depuis février 1996.
 
La deuxième conférence ministérielle s’est tenue à Addis-Abeba les 15 et 16 décembre 2003.  Le nombre de participants au niveau présidentiel est passé à six  en plus du Président de la Commission de l’Union Africaine de l’époque, dirigée par Alpha Oumar Konaré,  de même qu’un représentant de  Koffi  Annan alors Secrétaire général des Nations Unies. Le thème  cette conférence tenue pour la première fois en Afrique était : «  coopération pragmatique et actions à entreprendre entre les pays africains et la chine. » Elle s’est tenue parallèlement à la première conférence des entrepreneurs chinois et africains. 
Le volume de la coopération entre la Chine et l’Afrique avait augmenté de 75% entre 2000 et 2003. La conférence d’Addis-Abeba  avait défini un plan d’action pour 2004-2006. Il est   fondé sur l’accroissement de l’aide, le renforcement de la coopération et l’ouverture de la Chine au marché africain,  les pays africains bénéficiant d’un statut de  destination privilégiées pour le tourisme chinois.
 
Tout ceci a été suivi par une tournée marathon du président Hu Jintao en Afrique en 2004 et 2005. L’ensemble de ces actions  explique, si besoin en était, la réussite du sommet Chine/Afrique de novembre 2006  qui a vu la participation d’une quarantaine de chefs d’Etat et de Gouvernement.  
 
Le Président Abdoulaye WADE était présent, étant donné que le Sénégal avait normalisé ses relations diplomatiques avec la Chine le 25 octobre 2005. Les échanges commerciaux connaissent dès lors un Grand Bon en Avant.  Le volume de la coopération a été ainsi multiplié par trois entre 2003 et 2006. Si on partait de 1994,  il a été multiplié par dix ! C’est à dire de 2,64 milliards de dollars us en 1994, 6,48 en  1999, 10,6 en 2000, 18 en 2003, 37 en 2005 et 39 en 2006. Huit mesures en faveur de l’Afrique sont prises par l’ancien Président HU JINTAO : création d’un fonds de développement sino-africain,  l’annulation de la dette des pays pauvres très endettés et moins avancés.

 L’ouverture du marché chinois aux pays africains avec l’augmentation du nombre de produits bénéficiant d’un tarif douanier zéro est passée de 190 à 440 produits. Il faut y ajouter le doublement de l’aide en 2009,  la construction du siège de l’union africaine, la formation des étudiants, la création de 3 à 5 zones de coopération économique etc.

Selon son Excellence Monsieur XIA HUANG, ambassadeur de Chine au Sénégal dans un entretien récent, en 2012, le volume des échanges commerciaux sino-africains a atteint 198,4 milliards d’US dollars, un chiffre 19 fois plus important que celui de l'an 2000, avec un excédent de 27,9 milliards de dollars en faveur de l'Afrique. A la fin de l’an 2012, le stock des investissements directs chinois en Afrique s’est élevé à 21,2 milliards de dollars, et ce continent représente aujourd’hui la quatrième destination des capitaux chinois.
 
Le Sénégal n’est pas en reste dans ce vaste programme de coopération tant au niveau bilatéral que dans le cadre de la solidarité sud-sud et du forum sur la coopération sino-africain
 
Les relations d’amitiés entre le Sénégal et la République Populaire de Chine remontent à avril 1961 avec la participation de l’ambassadeur de Chine en république populaire de Guinée au 1er anniversaire de l’indépendance du Sénégal, alors que les deux pays n’avaient pas encore noué de relations diplomatiques. Sous l’impulsion de certains chefs d’Etat dont le Président Léopold Sédar Senghor, le groupe africain a joué un rôle important lors de la 26e session de l’assemblée générale des Nations Unies du 25 octobre 1971 qui reconnut la Chine comme seule et unique représentant de ce pays à l’ONU, à la place Taiwan, par 76 voix dont 26 venant des pays africains.
 
Suspendues en janvier 1996 sous le régime socialiste, les relations diplomatiques entre la Chine et le Sénégal ont été reprises de nouveau le 25 octobre 2005. Les choses sont allées très vite. Le rythme des visites d’Etat dès le début de part et d’autre est le premier indicateur de la profondeur de cette amitié : visite officielle du Président de la République du Sénégal Maître Abdoulaye WADE en juillet 2006, précédée de celle du Premier Ministre de l’époque, Macky Sall accompagné d’une  forte délégation au mois de mai 2006. Ce furent ensuite plusieurs délégations au niveau ministériel sans compter les chercheurs, les chefs de service et le patronat. Au niveau de l’université de Dakar, le Recteur avait fait en 2006 trois semaines en Chine après le doyen de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines. C’est à l’issue de ces missions que la décision d’ouvrir un département de langue chinoise à l’Université Cheikh Anta Diop a été prise.
 
Dans le cadre d’une nouvelle ligne diplomatique en direction de l’Asie et de l’Amérique du sud, des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine) notamment, l’axe Dakar/Beijing s’est aussi très fortement renforcé. Le volume des échanges commerciaux passe de 196 millions de dollars à 846 millions de dollars en 2012.

Le Sénégal bénéficie lui aussi du traitement douanier préférentiel zéro pour 95 % de ses produits à l’exportation (halieutiques, agricoles, miniers, cuir, peaux, bois, coton, artisanat, produits de mer, tourisme, textile et confection, télé service etc.) aujourd’hui une trentaine d’entreprises chinoises sont installées au Sénégal avec plusieurs autres petites installations commerciales dans les villes surtout à Dakar (Centenaire et Pétersen).  Le Grand théâtre national qui fait aujourd’hui la fierté de notre pays dans le domaine culturel et le musée de civilisations noires en construction sont un don de l’Etat chinois.
 
Les 11 stades régionaux, l’hôpital des enfants Dalal Jabot de Diamniadio, le centre de lutte contre le paludisme sont devenus une réalité à côté de la coopération sanitaire et agricole trentenaire (barrage d’afignam, 15 missions sanitaires en Casamance). Il faut ajouter entres autres,  le projet de l’arène nationale de lutte, du Boucle de Dakar, un réseau de transmission et de distribution électrique, le projet d’autoroute Thiès-Tivaouane-Touba).
 
La visite d’Etat prévue le 19 février 2014 du président Macky Sall en Chine comme premier dirigeant africain invité du Président XI JINPING va donner  un nouvel élan aux relations politiques et diplomatiques, et ouvrir un nouveau chapitre de renforcement de la coopération économique et culturelle entre les deux pays et raffermir l’amitié des deux peuples.
 
Kalidou DIALLO
Professeur au Département d’Histoire  FLSH, UCAD  
Ancien Ministre de l’Education Nationale 
Président de l’Alliance des Leadership pour l’Emergence et le Développement (ALED)

mardi 11 février 2014

Jane Goodall : "en Afrique, la Chine fait exactement ce que faisaient les puissances coloniales"

Jane Goodall : "en Afrique, la Chine fait exactement ce que faisaient les puissances coloniales"

En marge d’une conférence à l’université Wits de Johannesburg, la célèbre primatologue Jane Goodall a accordé un entretien à l'AFP, dans lequel elle dénonce l'exploitation des ressources de l'Afrique par la Chine. Avez-vous déjà partagé cet article? Partager sur FacebookPartager sur Twitter Facebook Twitter Plus de 50 ans après avoir démarré ses recherches sur les chimpanzés, Jane Goodall, la célèbre primatologue poursuit son combat pour protéger les animaux et l'environnement. Cette année, elle fêtera ses 80 ans et a pour l'occasion, prévu de donner toute une série de conférences à travers le monde pour alerter sur les dangers qui menacent la planète. En marge d'une conférence donnée à l'université Witts de Johannesburg, elle a dénoncé le rôle joué par la Chine."En Afrique, la Chine fait exactement ce que faisaient les puissances coloniales. Ils veulent les matières premières pour alimenter leur croissance économique, ils prennent les ressources naturelles et laissent les populations encore plus pauvres", a t-elle expliqué à l'AFP. "Mais les Chinois sont plus nombreux, et les technologies ont progressé. C’est un désastre", a t-elle déploré.Un marché important Il faut dire que la Chine est très présente dans toute l'Afrique pour exploiter les richesses minières. Mais le pays est également considéré comme un important marché pour tout ce qui touche au trafic d'animaux et à la vente illégale de l'ivoire des éléphants ou des cornes de rhinocéros. Or, ces deux espèces font aujourd'hui face à la menace grandissante du braconnage qui décime les populations.En décembre 2013, à l'occasion d'une grande conférence tenue au Botswana, l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a placé la Chine dans le "gang des huit". Des pays qui jouent un rôle prépondérant dans le trafic d'ivoire mais qui sont accusés de ne rien faire pour l'empêcher. Aujourd'hui, les spécialistes estiment que 70% de l'ivoire illégal est destiné à la Chine où posséder des objets en ivoire dénote encore un statut social élevé.A cela s'ajoute la menace constituée par la pharmacopée chinoise, très friande de nombreux produits animaux. C'est le cas de l'ivoire mais aussi et surtout des cornes de rhinocéros, ou encore des os de tigres. Au cours des dernières années, les prix sont montés en flèche, motivant encore davantage les braconniers formant désormais des réseaux très bien organisés et équipés pour chasser les espèces.Prise de conscience Toutefois, tout n'est pas perdu selon Jane Goodall. "Je crois que la Chine est en train de changer", a t-elle avancé, évoquant l'initiative récemment prise par le pays. Début janvier, la Chine a en effet détruit devant les caméras 6 tonnes d'ivoire. Un message fort destiné à décourager le trafic de l'ivoire et renforcer la prise de conscience du public. "Je pense qu’il y a 10 ans, même sous la pression internationale, ils n’auraient pas brûlé un stock d’ivoire"."Il y a 10 ans, ils n’auraient pas renoncé à la soupe aux ailerons de requin lors des repas officiels. Ils l’ont fait. Il y a peut-être un peu d’effet d’affichage derrière cela, mais j’espère que c’est le signe d’un changement d’état d’esprit et d’un début de compréhension", a commenté Jane Goodall. Mais la prise de conscience se manifeste aussi au niveau du public et en particulier des enfants, de plus en plus sensibilisés à ces questions."Nous travaillons avec des centaines d’enfants chinois, ils ne sont pas différents des autres enfants. Ils aiment la nature, ils aiment les animaux, ils veulent contribuer", a témoigné pour l'AFP le Dr Goodall. Emplie d'espoir, elle a vu au cours des dernières années les problèmes environnementaux venir de plus en plus sur le devant de la scène. "Le grand problème, c’est que les gens comprennent mais ne savent pas quoi faire pour que les choses changent". Pourtant, "chacun d’entre nous peut faire une différence, chaque jour nous pouvons choisir quelle différence nous voulons faire. On pourrait croire que de petits changements dans notre vie quotidienne ne vont servir à rien, mais si vous avez des milliers, un million ou plusieurs millions de gens qui font le bon choix, en pensant aux conséquences de leur comportement, alors vous allez voir un grand changement", a t-elle assuré. La nature peut reprendre ses droitsMais la primatologue garde aussi confiance en la nature. "Ma seconde raison d’espérer, c’est la formidable capacité de la nature à se régénérer". En guise d'exemple d'écosystèmes dévastés par l'homme, elle cite l'un des plus "spectaculaires", celui du plateau de Loess en Chine. Réhabilité dans les années 2000, cette vaste zone "était vouée à devenir le plus grand écosystème détruit dans le monde. Ça a demandé beaucoup d’argent mais si vous y allez maintenant, c’est verdoyant, il y a des fermes, il y a même une réserve pour les animaux sauvages", a raconté la spécialiste qui a récemment ému la Toile avec la vidéo de la remise en liberté de Wounda une femelle chimpanzé. Selon le Dr Goodall, il n'est donc pas trop tard pour inverser la tendance. "Nous avons encore une petite fenêtre de temps pour changer les choses", a t-elle conclu.La vidéo ci-dessus montre la conférence donnée par le Dr Jane Goodall il y a quelques années au TEDGlobal (Technology, Entertainment and Design). (crédits photo : Erik (HASH) Hersman)

En savoir plus: http://www.maxisciences.com/environnement/jane-goodall-en-afrique-la-chine-fait-exactement-ce-que-faisaient-les-puissances-coloniales_art31966.html
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lundi 10 février 2014

La Chine cherche à renforcer ses relations culturelles avec l'Afrique - china radio international

La Chine cherche à renforcer ses relations culturelles avec l'Afrique - china radio international

La Chine cherche à renforcer ses relations culturelles avec l'Afrique, alors que sa culture diversifiée suscite un intérêt chez les Africains. Les feuilletons télévisés chinois sont une manifestation directe et vivante de la culture chinoise moderne et des valeurs communes partagées par les peuples chinois et africains. Ils permettent également aux Africains d'accéder à la riche culture multiethnique de la Chine. "A Beautiful Daughter-in-law" (Une jolie belle-fille), qui dépeint la vie des jeunes dans la société moderne, parle aux Africains, qui traversent eux aussi les mêmes problèmes dans leurs familles, tandis que "Beijing Love" (Amour de Beijing), un autre feuilleton diffusé sur Uganda Broadcasting Corporation (UBC), fait écho chez les jeunes. Parallèlement, la Radio Chine Internationale a diffusé un feuilleton télévisé "Nana et Dudu" en langue locale, le swahili. Les chaînes de télévision chinoises comme la China Central Television (CCTV) sont aujourd'hui accessibles dans la plupart des pays africains, et un certain nombre de médias africains ont signé des accords avec leurs homologues chinois. L'accès à la culture chinoise directement dans les salons des familles ougandaises facilite les échanges culturels et le développement des compétences, a affirmé Rose Namayanja, ministre ougandaise de l'Information. "Les attributs qui font de la Chine un grand pays, sont l'assiduité, la créativité et le patriotisme", a-t-elle déclaré, indiquant que les films vont "divertir et mobiliser les Ougandais pour imiter et adopter des valeurs similaires". En outre, plusieurs groupes culturels chinois ont visité l'Afrique pour promouvoir la culture chinoise, ce qui a grandement contribué au renforcement des relations entre les deux peuples. "Nous pouvons organiser plus d'activités culturelles, qui sont importantes pour la compréhension mutuelle entre nos deux peuples et nos deux pays", a indiqué l'ambassadeur de Chine en Ouganda, Zhao Yali. Les instituts Confucius constituent une autre plate-forme permettant aux étudiants africains de se familiariser avec la culture chinoise et d'apprendre la langue chinoise. A présent, plus que 20 instituts Confucius ont été construits sur l'ensemble du continent, offrant divers cours de langues, des conférences, des expositions, ainsi que des spectacles aux étudiants africains. La Chine invite également les artistes, les académiciens et les jeunes africains à découvrir par eux-mêmes sa riche histoire culturelle. Taga Nuwagaba, un artiste ougandais émérite, a indiqué que sa visite à Nankin, chef-lieu de la province du Jiangsu (est de la Chine), l'a profondément marqué. "L'art chinois tend tellement au réalisme. L'art abstrait n'est pas très présent en Chine. Les artistes chinois sont très doués pour le réalisme", a-t-il fait remarquer. A l'instar de la Chine, l'Afrique doit sauvegarder son histoire et éviter tout élément susceptible de la déformer, a-t-il averti. Il est surprenant de savoir que le premier homme à avoir navigué autour du monde était un Chinois nommé Zheng He, qui a commencé son trajet en 1405, 87 ans avant Christophe Colomb, a noté M. Nuwagaba. "Cela a quelque peu changé ma façon de voir l'histoire et de lire l'histoire", a-t-il ajouté. La Chine a par ailleurs augmenté ses bourses d'études pour que les étudiants africains puissent étudier en Chine, et retourner plus tard dans leur pays avec une amour pour la culture chinoise. Mohamed Setimba, qui travaille pour l'Hôtel Fang Fang à Kampala, a fait ses études dans une université de Shanghai, où il a obtenu une maîtrise en commerce et économie. Il parle avec enthousiasme de la riche culture chinoise. Selon lui, tous les Africains devraient pouvoir jouir de cette culture. M. Setimba, qui parle couramment le mandarin, souhaite posséder une société commerciale permettant d'aider les Chinois à fonder des entreprises en Afrique et d'aider les Africains à faire des affaires avec les Chinois. Contrairement à l'Occident qui tente d'exercer une domination culturelle en Afrique, la Chine partage beaucoup de valeurs communes avec le continent africain et s'efforce de promouvoir ses liens culturels tout en respectant la culture diversifiée de l'Afrique

Un échange commercial plus fort entre la Chine et l'Afrique 

Un échange commercial plus fort entre la Chine et l'Afrique 

http://www.lesoleil.sn/index.php?option=com_content&view=article&id=36107:justin-yifu-lin-ex-economiste-en-chef-de-la-banque-mondiale--l-lafrique-dispose-de-tous-les-atouts-pour-realiser-un-developpement-economique-similaire-a-celui-de-la-chine-r&catid=51:economy&Itemid=63

« L’Afrique dispose de tous les atouts pour réaliser un développement économique similaire à celui de la Chine »
Selon l’économiste chinois Justin Yifu Lin, l’Afrique a les cartes en main pour assurer son développement économique, à l’image de la Chine, un pays qui était aussi pauvre que le continent il y a une trentaine d’années. M. Yifu Lin, qui

dimanche 9 février 2014

Prénom chinois - traduction en ligne

Prénom chinois - traduction en ligne

Jane Goodall: la Chine pille l'Afrique comme les colonisateurs l'avaient fait - Le Point

Jane Goodall: la Chine pille l'Afrique comme les colonisateurs l'avaient fait - Le Point

La Chine exploite les richesses de l'Afrique comme les colonisateurs européens, avec des conséquences dramatiques pour l'environnement et les derniers espaces sauvages, dénonce la primatologue Jane Goodall, qui voit "un début de prise de conscience" dans certaines mesures récentes prises par Pékin.

"En Afrique, la Chine fait exactement ce que faisaient les

Afrique-Infrastructures : L'ancien président mexicain encourage les Africains à suivre l'exemple chinois - Afriquinfos

Afrique-Infrastructures : L'ancien président mexicain encourage les Africains à suivre l'exemple chinoisAfrique-Infrastructures : L'ancien président mexicain encourage les Africains à suivre l'exemple chinois - Afriquinfos

L'ancien président mexicain, Vicente Fox, a encouragé vendredi à Brazzaville au Congo, les Africains à suivre l'exemple de la Chine dans la construction des infrastructures, a constaté Xinhua sur place.

Samedi 8 février 2014 | 13:03 UTC

vendredi 7 février 2014

Ethiopian Airlines va installer un hub à Kinshasa pour mieux desservir la Chine - Ecofin

Ethiopian Airlines va installer un hub à Kinshasa pour mieux desservir la Chine - Ecofin

Construction des stades : La mayonnaise chinoise a pris toute l’Afrique | Africa Top Sports

Construction des stades : La mayonnaise chinoise a pris toute l’Afrique | Africa Top Sports

La « Chinafrique » a de beaux jours devant elle. La Chine s’est lancée depuis quelques années à l’assaut du reste du monde notamment l’Afrique. Routes, ponts, immeubles, agriculture, la Chine est présente dans presque tous les domaines. Mais s’il y a un secteur dans lequel l’Empire du Milieu séduit l’Afrique, c’est bien la construction des stades. C’est en tout cas ce que croit savoir le site Roads and Kingdoms repris par Slate Afrique.

stade-Franceville-Gabon1« Les Chinois ne colonisent pas, ils travaillent », disait l’ancien président guinéen Lansana Conté. Affirmation exacte ! La Chine n’a pas en effet besoin de dominer les Etats africains pour rafler les matières premières: elle troque capital et travail contre ressources. En cinquante ans, le génie chinois a fait sortir de terre trente infrastructures gouvernementales et sportives sur le continent.

Les Chinois avaient achevé leur premier projet de construction en Afrique en 1970: un stade de 15.000 places à Zanzibar, en Tanzanie. Cette modeste structure a marqué le coup d’envoi de quatre décennies de prétendus «stades diplomatiques», dans les Caraïbes, en Asie et dans les quatre coins du globe.

À la fin des années 1980 et au début des années 1990, le Sénégal, la Mauritanie, l’île Maurice, le Kenya, le Rwanda, le Niger, Djibouti et la République Démocratique du Congo ont tous inauguré de nouveaux stades flambant neufs «Made by China». Mais le véritable boom est survenu durant les dix dernières années comme au Mozambique où la plupart des infrastructures les plus importantes telles que le Palais des Justices ont été supervisés par la Chine. Les trois derniers pays hôtes de la CAN, l’Angola, le Gabon et la Guinée équatoriale avaient également des stades de construction chinoise et sont des pays avec d’importantes réserves de pétrole.

Roads ans Kingdoms précise qu’aujourd’hui, rares sont les pays africains qui ne possèdent pas de structures construites par le gouvernement chinois comme cadeau ou arrangement.

Que gagne donc la Chine ? Dans un recueil d’essais intitulé China Returns to Africa publié par la Columbia University Press, les rédacteurs Chris Alden, Daniel Large et china-beijing2-stadium-560xRicardo Soares de Oliveira, cités par Africa Renewal, soulignent que, « la principale motivation du gouvernement chinois est la recherche stratégique de ressources et sa volonté de faire en sorte que les besoins énergétiques grandissants de la Chine soient satisfaits par les fournisseurs de matières premières ».

Les Chinois viennent en Afrique à la recherche des matières premières, le pétrole essentiellement. La deuxième économie mondiale est un pays qui possède probablement 2.000 milliards de dollars de réserves. Alors si les Africains veulent des dollars ou des stades en échange de leurs matières premières, pourquoi se priver?

La Côte d’Ivoire, la Guinée, le Cameroun, la Zambie, l’Algérie et la RDC savent désormais ce qu’il leur faut pour convaincre la Caf de valider leurs candidatures à l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations 2019 ou 2021.

Chine : sur les chemins de la superpuissance

Chine : sur les chemins de la superpuissance

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Une banque à Taiyuan dans la province de Shanxi. | JON WOO/REUTERS


Y a-t-il un grand dessein chinois ? Professeur à Sciences Po et ancien dirigeant de banque, Claude Meyer préfère postuler que l’ascension internationale de la deuxième économie du monde a d’abord pour but de remédier à ses propres faiblesses. Premier constat, même si certains acteurs privés tentent le grand voyage, c’est davantage l’Etat-parti qui sort de ses frontières. D’un côté ses banques, de l’autre ses entreprises publiques, sont les « mains droite et gauche » du même grand horloger, le Parti communiste.

Il s’agit d’abord de sécuriser l’accès aux ressources naturelles, notamment par le biais des compagnies énergétiques. Malgré d’importantes ressources, la croissance de ses besoins fait que la Chine craint les pénuries. Elle s’est imposée comme premier partenaire commercial de l’Afrique, pour son pétrole d’abord, et enregistre avec elle un déficit commercial. P

[LIFT] L’Afrique, concurrente de la Chine en matière d’innovation ? | L'Atelier: Disruptive innovation

[LIFT] L’Afrique, concurrente de la Chine en matière d’innovation ? | L'Atelier: Disruptive innovation

Le potentiel de l'Afrique en matière d'innovation devrait supplanter celui de la Chine d'ici quelques années.
"On retrouve de nombreux points communs entre l’Afrique et la Chine d’il y a dix ans". Ce sont sur ces paroles de Porter Erisman, ex-VP du site de e-commerce alibaba.com que s’est ouvert ce matin la conférence "Markets Becoming Conversations, Finally!" à l’occasion de la conférence internationale du LIFT qui se tient actuellement à Genève du 5 au 7 Février. Celui-ci est en effet revenu sur l'histoire de l'entreprise et rappelle les défis et enjeux qu'a apporté l'e-commerce dans une Chine des années 2000 en plein essor. Avec seul 1% de la population chinoise utilisant internet à cette époque, le manque de consommateurs bancarisés et de structure logistique adéquate, Porter fait le rapprochement avec les entrepreneurs africains confrontés actuellement aux mêmes obstacles. Il met ainsi en avant la nécessité de créer des communautés

Les enjeux du e-commerce dans les pays émergents

"En 1999, les centres commerciaux aux Etats-Unis, c'était génial. Ils donnaient l’impression d’une vraie sortie, d’une attraction. En Chine, c'était différent, l'expérience de course était très difficile: on n'avait pas d'informations sur les vêtements, on ne pouvait certainement pas échanger et il fallait systématiquement marchander" explique Porter. Et si à l’époque l’idée poursuivie par le fondateur d'Alibaba semblait incongrue, 14 ans plus tard, The Economist prédis que l’enseigne a le potentiel de devenir l’une des entreprises les plus rentables du monde. "Quand je suis arrivé en Chine c'était très difficile d'acheter un produit. Il n'y avait aucune confiance dans l'achat" raconte l'ex-VP d'Alibaba. Il a fallu alors apporter une dimension humaine à l'e-commerce, "nous avons commencé à promouvoir l'échange entre les participants, peu à peu, s'est développée une communauté. C'était une véritable révolution par le bas !" poursuit-il. Une expérience sociale a ainsi été crée à travers la plateforme Taobao, à chaque changement, l'avis des clients était demandé à travers le vote. Le lien entre l'e-commercant et le consommateur a été fortement encouragé. "La plateforme Taobao, c'est l'expérience humaine des consommateurs" continue-t-il. Et bien avant la création de Groupon, des communautés se sont formés pour négocier des prix de groupe auprès des vendeurs.

L'e-commerce, un impact socio-économique d'envergure dans les pays émergents

Outre un générateur de lien social et un créateur d'emploi, Alibaba a su être à l'écoute des particularités de la culture chinoise. Ainsi, dans un pays où les transactions courantes ne sont pas très sûres (c'est également le cas en Afrique), Alibaba a lancé Alipay, une tierce main garantissant un achat en confiance. Alipay est aujourd'hui un des plus gros fonds chinois et aide les TPE/PME à se développer à l'aide de micro-crédits. "Le e-commerce dans un pays émergent est très important pour le marché, et peut énormément apporter, l'Afrique doit suivre l'exemple de la Chine pour relever à son tour ce défi” conclut Porter Erisman. Isaac Nortey, entrepreneur dans l'e-commerce et finaliste du concours mondial SSW 2014, confirme les priorités que sont la logistique, la livraison et le paiement; "En Afrique, tout se passe dans la rue. Donc pour la logistique, il faut réussir à créer une logistique de stock car les marchandises sont importées; pour la livraison, nous passons par des points relais car encore trop compliqué, et enfin pour le paiement, dans un pays où une grande partie des transactions se font en cash, nous avons opté pour l’alternative du paiement par mobile. Et ce qu’il faut retenir selon ce dernier, "c'est que les choses bougent en Afrique. Et que nous, jeunes entrepreneurs sommes en marche vers une vraie révolution !".