CHINE AFRIQUE

POUR DES RELATIONS RESPECTUEUSES, AMICALES, FRANCHES ET FRATERNELLES

mardi 11 juin 2013

Marchés agricoles La Chine en pole position - Leconomiste.com

Marchés agricoles La Chine en pole position - Leconomiste.com
Elle va rester auto-suffisante en cultures vivrières
Les pays en développement vont assurer 80% de la croissance

Marchés agricoles La Chine en pole position
Après la flambée enregistrée en 2008, l’accalmie sur les prix des produits agricoles s’est poursuivie en 2011 et 2012
La Chine va exercer une grande influence sur les marchés mondiaux. D’après le rapport sur les perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO 2013-2022, publié le 6 juin dernier, «l’Empire du Milieu», devrait rester auto-suffisant en matière de cultures vivrières. Ceci, en dépit du ralentissement que devrait enregistrer la production dans les dix ans à venir, faute de ressources suffisantes en sols, en eau et en main-d’œuvre rurale. Le nouveau rapport présente les dernières tendances par pays. Ainsi, la proportion de la production mondiale assurée par les pays en développement va continuer de s’accroître. Ceci à mesure que les investissements dans leurs secteurs agricoles réduisent l’écart de productivité qui prévaut actuellement avec les économies développées. Les économistes s’attendent notamment à ce que les pays en développement représentent 80% de la progression de la production mondiale de viande dans les dix ans à venir et à ce que l’accroissement des échanges leur soit en grande partie imputable. D’ici 2022, ils assureront ainsi la majeure partie des exportations mondiales des céréales secondaires, de riz, de graines oléagineuses, d’huiles végétales, de sucre, de viande bovine, de volaille et de produits halieutiques et aquacoles.
Stimulée par la croissance démographique, la hausse des revenus, l’urbanisation et l’évolution des habitudes alimentaires, la consommation des principaux produits agricoles de base devrait augmenter plus rapidement en Europe orientale et en Asie centrale, suivies de l’Amérique latine et d’autres économies asiatiques.
Globalement, la production agricole mondiale devrait s’accroître de 1,5% par an en moyenne sur la décennie à venir contre 2,1% entre 2003 et 2012. Cette tendance s’explique par l’aggravation des contraintes de ressources et des pressions exercées sur l’environnement, le manque de superficies agricoles supplémentaires et la hausse des coûts de production. Néanmoins, le rapport OCDE/FAO indique que l’approvisionnement en matières premières agricoles devrait suivre le rythme de la demande mondiale.

Fatim-Zahra TOHRY

samedi 8 juin 2013

Penser global – La fin des grands récits. Un diagnostic occidentalo-centré

Penser global – La fin des grands récits. Un diagnostic occidentalo-centré
Jean-Pierre Dozon, directeur de recherche à l’IRD, EHESS, directeur scientifique de la FMSH
Nombre d’auteurs, pour caractériser la fin de la modernité et ainsi, l’entrée dans la postmodernité, ont mis en exergue la fin des grands récits, en particulier la fin de ceux qui, orchestrés par les Lumières européennes, ont durablement narré l’avancée de la civilisation et du progrès.
Cette intervention s’efforcera de montrer que ce diagnostic de la fin des grands récits est une forme de discours qui ne parvient pas à renoncer à un certain « occidentalo-centrisme ». Car, hors du monde occidental, d’autres grands récits sont proposés, souvent en lien et en tension avec ceux qu’a précisément produits la modernité européenne. C’est ainsi que l’Afrique, depuis les années 1950, a mis en œuvre des discours panafricains ancrés sur une volonté d’élaborer une conscience historique propre et d’accoucher de socialismes qui n’auraient rien à envier aux socialismes d’autres régions du monde. Ces discours ont été, par la suite, relayés par des récits plus délibérément afrocentristes suivant lesquels l’Afrique, à rebours de ceux produits par l’Occident qui en firent un continent sans consistance historique, était au départ, via l’Egypte, de la civilisation et de l’écriture. Quand d’autres s’appuyèrent sur les récentes découvertes paléontologiques pour montrer qu’en plus d’être au départ de la civilisation, elle était le berceau même de l’humanité.
Mais c’est ainsi également que la Chine, forte de sa propre histoire millénaire et de l’actuel développement de ses liens avec l’Afrique, propose elle-même un grand récit de ses relations avec ce continent. Inscrites dans la longue durée, alors même que la Chine concourt aussi au statut de berceau de l’humanité, ces relations, mises entre parenthèses pendant cinq siècles par l’imperium occidental, auraient toujours été équilibrées et seraient susceptibles d’œuvrer, en même temps qu’à la Renaissance chinoise, à une Renaissance africaine.

Photo : BBC 18/10/10

vendredi 7 juin 2013

Pour Richard Attias, l’Afrique sera la Chine de demain | Ekonomico

Pour Richard Attias, l’Afrique sera la Chine de demain | Ekonomico
Dans une tribune parue sur le Huffington Post et intitulée « Émergents: quand les BRICA remplacent les BRICS », le fondateur du New York Forum, Richard Attias, considère que l’Afrique figure à part entière parmi les pays émergents.
L’homme d’affaire estime d’ailleurs qu’il n’y a plus lieu de parler des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) car le continent africain dans sa globalité connait une croissance suffisamment importante pour figurer dans cette liste de pays dynamique. Il propose ainsi la nouvelle appellation BRICA, ou BRIC-Afrique.
« Il faut désormais compter sur l’ensemble du continent africain et sur son taux de croissance supérieur en moyenne à 5% pour redéfinir le panorama des économies émergentes », précise-t-il.
Richard Attias se base sur les chiffres des revenus en Afrique pour insister sur l’importance économique que le continent africain est emmené à prendre dans les prochaines années. « Les revenus médians des foyers africains ont progressé de 19% en 2011 et la classe moyenne africaine devrait croître de 25% d’ici 2020 selon une étude du Crédit Suisse, qui précise que seules l’Inde et l’Amérique Latine ont obtenu de meilleures performances au cours de la même période », écrit-il.
« Une réalité que les Occidentaux peinent à percevoir, mais dont les émergents saisissent toute la portée : l’Afrique de 2013 ressemble beaucoup à la Chine ou à l’Inde des années 1980 et 1990″, conclue l’homme d’affaire.

Le Japon se pose en concurrent de la Chine en Afrique | L'Opinion

Le Japon se pose en concurrent de la Chine en Afrique | L'Opinion
Le Japon se pose en concurrent de la Chine en Afrique
Le sommet nippo-africain sur le dévelopement de l'Afrique à Yokohama Reuters

Les faits - Le Japon s'est engagé samedi à verser une aide de 25 milliards d'euros aux gouvernements africains et aux acteurs privés sur le continent, à l'occasion d'un sommet nippo-africain qui a réuni 39 chefs d'Etat et de gouvernement autour du Premier ministre Shinzo Abe à Yokohama. Sur le continent noir, le Japon se heurte aux prétentions de la Chine, elle aussi très présente, mais aussi de plus en plus à l'Inde et à la Corée du sud.
«Les Chinois ne s'intéressent pas aux populations locales. Ils ne visent que les personnes au pouvoir et qui sont en mesure de servir leurs intérêts». Pour ce diplomate japonais qui souhaite conserver l'anonymat, il faut désormais contester la présence chinoise en Afrique et le Japon est en mesure de s'imposer comme une alternative. En inaugurant, le 1er juin, la cinquième Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l'Afrique (TICAD V) qui se déroule à Yokohama, le Premier ministre Shinzo Abe a d'abord rappelé l'un des points forts du Japon, notamment en matière de formation. Trente mille jeunes Africains devraient ainsi en bénéficier dans les années à venir, a-t-il déclaré.
Lancée en 1993, la TICAD accueille jusqu'au 3 juin les représentants de 51 Etats africains dont 39 chefs d'Etat et de gouvernement. Devant une telle assemblée, Shinzo Abe ne pouvait pas jouer les petits bras et a annoncé que «dans les cinq ans à venir, le Japon soutiendra la croissance africaine via des aides publiques et privées de 3 200 milliards de yens (24,2 milliards d’euros)». Le Premier ministre a précisé que ce montant comprendrait notamment 11 milliards d'euros d'aide au développement et 5 milliards d'euros destinés à financer les infrastructures, insistant sur l’importance des «couloirs internationaux» de transports au sein du continent. Des chiffres imposants qui traduisent la volonté de son pays d'occuper une place plus importante sur le continent.
En insistant sur le développement des infrastructures, le Premier ministre japonais a voulu rappeler à ses interlocuteurs africains que le Japon était lui aussi en mesure de répondre à leurs besoins. Dans ce domaine, la Chine devance les Japonais, car elle est capable de fournir une aide «low cost». «Quand les Japonais construisent quelques kilomètres de route, les Chinois en proposent 50 pour la même somme», poursuit notre diplomate japonais. Evidemment la qualité n'est pas la même, mais pour les gouvernements locaux, cela n'a, semble-t-il, guère d'importance. A Djibouti ou encore en Angola, la Chine est en première ligne parce qu'elle n'hésite pas à se concentrer sur les projets qui plaisent avant tout au pouvoir en place. Mais cela ne suffit pas à expliquer le retard japonais.La présence nippone est faible. Il y a 820 000 ressortissants chinois en Afrique contre 8 000 Japonais et Tokyo ne compte que 32 représentations diplomatiques sur le continent contre 49 pour Pékin. Dans ces conditions, il ne faut pas s'étonner si les échanges entre la Chine et l'Afrique avoisinent les 130 milliards de dollars contre à peine 25 milliards pour le commerce nippo-africain.
Toutefois, les Japonais ne baissent pas les bras. Le Japon s'intéresse particulièrement aux ressources africaines depuis que sa dépendance aux importations d'hydrocarbures a été accrue par la fermeture de presque tous ses réacteurs nucléaires, suite à la catastrophe de Fukushima en mars 2011. Les Japonais sont également bien conscients du poids grandissant de l'Afrique dans l'économie mondiale et de l'émergence progressive d'une classe moyenne plus exigeante sur la qualité. Les produits made in Japan bénéficient auprès des populations locales d'une aura bien supérieure à ceux fabriqués en Chine. «Cela fait des années que le Japon concentre ses efforts pour apporter une aide ciblée qui répond directement aux besoins concrets de la population, que ce soit au niveau de la santé ou de l'éducation», explique Makoto Ito, ambassadeur pour la TICAD V, justifiant ainsi la bonne image du Japon.
Depuis plus de 60 ans, la marque Geisha est synonyme pour des millions d'Africains de délicieuses conserves de maquereau à la tomate. Après avoir subi une forte baisse de ses ventes après l'arrivée de concurrents chinois, Kawasho Foods, créateur de la marque, a décidé de s'implanter localement, au Ghana, afin de fournir l'Afrique de l'ouest à moindre coût. De son côté, Nissin, le principal producteur de nouilles instantanées, va construire une usine au Kenya d'ici 2014 pour servir les principaux pays de la région, tandis qu'Ajinomoto, le leader de l'agroalimentaire nippon, a choisi la Côte d'Ivoire comme base de production. «En l'espace de cinq ans, le nombre d'entreprises japonaises installées en Afrique est passé de 227 à 333», relève Shoei Utsuda, PDG de Mistui & Co, entreprise présente en Algérie. Les grands groupes industriels de Honda à Toyota, en passant par Japan Tobacco, redoublent d'efforts pour gagner du terrain.
Le problème, c'est que la concurrence ne se limite plus à la Chine. Depuis peu, l'Inde ou encore la Corée du Sud jouent dans la même catégorie puisque leurs échanges respectifs avec l'Afrique s'élèvent aujourd'hui à 34 milliards de dollars et 14 milliards. On comprend pourquoi Shinzo Abe a sorti son chéquier, en s'adressant aux représentants africains venus l'écouter à Yokohama.

mardi 4 juin 2013

Le Japon veut se faire une place au soleil africain | Slate Afrique

Le Japon veut se faire une place au soleil africain | Slate Afrique

Le Japon veut se faire une place au soleil africain

A coup de milliards de yen, il tente de gagner un marché déjà fortement occupé par la Chine et la Malaisie.

Après la conférence internationale pour le développement de l'Afrique (Ticad) tenue du 1er au 3 juin, à Yokohama, le Japon a décidé d'octroyer à plusieurs pays africains un peu plus de 24,2 milliards d'euros sur 5 ans —dont 10,6 milliards en provenance de l’aide publique— qui sera répartie notamment sur les «infrastructures lourdes», notamment dans le domaine de l’énergie, des transports et de l’eau.
Une enveloppe supplémentaire de 750 millions d’euros est accordée spécifiquement à la stabilisation de la région du Sahel, suite à la prise d’otages du site gazier d’In Amenas, en janvier 2013, où dix citoyens japonais avaient perdu la vie.
Ce vaste plan de soutien s’inscrit dans une volonté de relancer les relations économiques entre le Japon et l’Afrique pour parer la concurrence omniprésente de la Chine. La présence nippone en Afrique est déjà bien implantée. Plus de 300 entreprises japonaises sont installées dans 24 pays du continent et emploient 200.000 personnes. C'est par ailleurs le Japon qui est à l'origine de la Ticad, en 1993. Cependant, l’Afrique ne représente que 1,8% des échanges extérieurs japonais et le pays du Soleil levant n'est plus l'interlocuteur privilégié du continent.

Rude concurrence asiatique

Depuis 2009, c'est la Chine qui figure parmi les premiers partenaires de l'Afrique. Les investissements directs chinois atteignent 16 milliards de dollars en 2011, alors que sur la période 2006-2010, on compte une moyenne annuelle de 5,2 milliards de dollars pour Tokyo.
En 2009, les échanges sino-africains représentent 13,5% du commerce extérieur de l’Afrique alors que les échanges avec le Japon ne dépassent pas 2,7%, d’après l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économique).
Le marché africain est également très convoité par d’autres puissances asiatiques. Le commerce entre Inde et Afrique mobilise aujourd’hui 40 milliards de dollars.
La Corée du Sud tente de tisser des nouveaux liens avec le continent, depuis «l’initiative pour le développement de l’Afrique» par le président coréen en 2006. Le premier investisseur sur le continent n’est d’ailleurs aucune de ces puissances: il s’agit de la Malaisie, dont les investissements atteignent 19,3 milliards de dollars.
Slate Afrique

lundi 3 juin 2013

Ministère des Affaires étrangères : la Chine est contente que le Japon prenne de nouvelles mesures pour coopérer avec les pays africains - china radio international

Ministère des Affaires étrangères : la Chine est contente que le Japon prenne de nouvelles mesures pour coopérer avec les pays africains - china radio international
Lors de la conférence de presse du 3 juin, le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères, Hong Lei, a dit que la Chine était contente du fait que le Japon prenne de nouvelles mesures pour coopérer avec les pays africains, et souhaitait que le Japon puisse tenir sa promesse.
En répondant aux questions sur ce sujet, Hong Lei a dit que le développement de l'Afrique avait besoin du soutien et de l'aide de la communauté internationale. La Chine est heureuse du fait que le Japon mette en oeuvre des mesures pour la coopération avec l'Afrique, et espère que ces mesures seront favorable au développement pacifique de l'Afrique et que le Japon réalisera sa promesse le plus vite que possible au bénéfice du peuple africain. D'après Hong Lei, depuis une longue période, la Chine offre une aide sincère à l'Afrique. La Chine continue de renforcer la coopération avec l'Afrique, d'inciter la communauté internationale à attacher une plus grande importance à l'Afrique, et à aider davantage l'Afrique, comme par le passé.

dimanche 2 juin 2013

La PM trinitéenne loue les vertus du Rêve chinois - china radio international

La PM trinitéenne loue les vertus du Rêve chinois - china radio international
La Première ministre de Trinité-et-Tobago, Kamla Persad-Bissessar, a déclaré samedi que la Chine pourrait devenir un modèle mondial en réalisant le Rêve chinois.
"Nous voyons dans votre Rêve chinois une magnifique opportunité pour que la Chine devienne un modèle pour le monde", a déclaré Mme Bissessar lors d'un déjeuner de bienvenue en l'honneur du président chinois Xi Jinping, en visite dans son pays. Selon la Première ministre, la région des Caraïbe considère la Chine comme "une puissance économique et géopolitique", et son pays attend avec impatience d'approfondir sa collaboration avec la Chine pour en tirer des bénéfice partagés et un développement mutuel.  Elle a ajouté que Trinité-et-Tobago a toujours démontré un soutien sans faille à la politique d'une seule Chine. "Aujourd'hui, nous avons signé une série d'accords avec la Chine. A cet égard, nous cherchons à approfondir la coopération bilatérale dans les domaines du commerce et de l'investissement, de l'énergie, de la coopération technique et des échanges culturels", a déclaré Mme Bissessar. La Première ministre a indiqué que Trinité-et-Tobago envisageait une relation plus stratégique et globale avec la Chine dans plusieurs domaines, notamment dans les industries maritime et énergétique et les secteurs créatifs, ainsi que la sécurité alimentaire, le tourisme et les services financiers. Trinité-et-Tobago cherchera à renforcer les relations entre la Chine et l'Amérique latine ainsi que les relations entre la Chine et la région des Caraïbes, selon la Première ministre. "Nous considérons cette visite comme une occasion de renforcer cette collaboration", a-t-elle ajouté. M. Xi est arrivé vendredi à Trinité-et-Tobago pour une visite d'Etat de trois jours, la première d'un chef d'Etat chinois depuis l'établissement des relations diplomatiques entre les deux pays en 1974. Plus tôt dans la journée, M. Xi a eu des entretiens avec Mme Bissessar sur l'élargissement de la coopération bilatérale. Après la rencontre, les représentants des deux parties ont signé une série d'accords de coopération. Trinité-et-Tobago est une partenaire de coopération important pour la Chine parmi les pays anglophones de la région, et les deux pays ont élargi la coopération politique, économique, commerciale et culturelle ces dernières années. A Port d'Espagne, M. Xi aura également des rencontres bilatérales avec les dirigeants d'Antigua-et-Barbuda, de la Barbade, des Bahamas, de la Dominique, de la Grenade, du Guyana, du Suriname et de la Jamaïque, des pays de la région qui ont tous des liens diplomatiques avec la Chine. Dans un communiqué publié à son arrivée, M. Xi a indiqué qu'il avait hâte de discuter des relations bilatérales avec les dirigeants des pays de la région et d'explorer ensemble des moyens permettant de renforcer la coopération. "J'estime qu'avec les efforts conjugués de tous les participants, ces réunions seront un succès et feront franchir un nouveau niveau aux relations amicales et coopératives entre la Chine et les pays de la région des Caraïbes", a indiqué M. Xi.   Après Port d'Espagne, le président chinois se rendra au Costa Rica et au Mexique pour des visites d'Etat. Il s'envolera ensuite pour la Californie pour une réunion au sommet avec son homologue américain Barack Obama les 7 et 8 juin.

Barack Obama et Xi Jinping veulent-ils faire la paix? - leJDD.fr

Barack Obama et Xi Jinping veulent-ils faire la paix? - leJDD.fr
AUTOUR DU MONDE - Vendredi, en Californie, Barack Obama rencontra le président chinois, Xi Jinping, à l'occasion d'un sommet.
Xi Jinping et Barack Obama Paru dans leJDD
Xi Jinping et Barack Obama en février 2012. (Reuters)
Avec son enfance hawaïenne et son tropisme pacifique, du nom de l’océan qui sépare l’Amérique de la Chine, Barack Obama a choisi de recevoir à la fin de la semaine le nouveau président chinois à Sunnylands, cette immense propriété en périphérie de Palm Springs en Californie. Le domaine appartient à la fondation créée par Walter Annenberg, milliardaire philanthrope, ancien ambassadeur à Londres sous Richard Nixon, l’homme de la normalisation entre les États-Unis et la Chine en 1972. Le monde est parfois tout petit. La première épouse de Xi Jinping était l’héritière de l’ambassadeur chinois en Grande-Bretagne et la fille unique issue de son deuxième mariage étudie à Harvard. Mais les symboles ne font pas tout. Car les contentieux s’accumulent entre les deux grandes puissances.
Première et deuxième économies du monde, les deux nations ont vu leurs échanges commerciaux multipliés par soixante depuis 1985 et par six depuis le début du nouveau siècle. Cela n’a pas empêché samedi le secrétaire à la Défense Chuck Hagel d’évoquer les attaques chinoises contre l’Amérique lors du forum Shangri-La de Singapour, qui réunit chaque année responsables militaires occidentaux et asiatiques. Le Pentagone a admis cette semaine que de nombreux programmes d’armement américains avaient été piratés par des hackers. Hagel a pointé du doigt le chef d’état-major adjoint chinois présent dans la salle, le général Qi Jianguo, en parlant de "menace grandissante des attaques informatiques, dont une partie semble liée à l’armée et au gouvernement chinois".
La Maison-Blanche en veut également beaucoup à la Chine pour son duo bloquant avec la Russie aux Nations unies afin de saboter toute résolution contraignante contre la Syrie. Pour sa passivité face aux provocations nucléaires de la Corée du Nord, pour son intransigeance sur les questions de protectionnisme, de propriété intellectuelle sur les brevets et de réchauffement climatique.

"S’ouvrir à la Chine telle qu’elle est"

Faut-il pour autant se fâcher et muscler sa posture? Sur les droits de l’homme notamment, comme samedi lorsque le Département d’État fustigeait le "harcèlement"des autorités de Pékin contre ceux qui ont participé aux manifestations de la place Tian’anmen. Les services de John Kerry ont demandé hier que le gouvernement chinois rende enfin publique la liste des militants « tués, arrêtés ou disparus » en juin 1989. "L’Amérique doit traiter la Chine et sa montée en puissance avec l’attention qu’elle mérite", écrivait samedi Jon Huntsman, l’ancien ambassadeur américain en Chine, un républicain mormon que Barack Obama a nommé à ce poste pour l’écarter des primaires républicaines de 2012. Fidèle à la ligne Nixon- Kissinger, Huntsman prétend qu’il est impératif pour les deux pays d’améliorer leurs relations. "S’ils ne le font pas, l’occasion ne se représentera pas avant des années", ajoute-t-il. Il en irait de l’avenir pacifique de ce nouveau monde de croissance qui s’étend de Los Angeles jusqu’à Shanghai. La priorité étant non plus de "négocier avec la Chine telle qu’on la rêverait, mais de s’ouvrir à la Chine telle qu’elle est".
François Clemenceau - Le Journal du Dimanche
dimanche 02 juin 2013

Les Etats-Unis ridiculisés par les hackers chinois — Actualités Tunisie Focus

Les Etats-Unis ridiculisés par les hackers chinois — Actualités Tunisie Focus

Par Ridha Ben Kacem
Le chef du Pentagone, Chuck Hagel, ne décolère pas. C’est qu’il en veut aux chinois. Oh oui, il leur en veut beaucoup. C’est simple, il ne dort plus, la nuit. Depuis quelques années, en effet, les hackers chinois, depuis leur douillet siège, un bel immeuble, de la banlieue de Shanghai, ne ratent aucune occasion de faire, gratuitement, leurs emplettes, en matière de secrets d’armes sophistiquées américaines, directement, dans les bases de données du pentagone. Chuck Hagel n’apprécie pas. Mais alors, pas du tout. Habitué à ridiculiser et à manipuler les « bougnouls » arabes, Chuck Hageln ne comprend pas qu’il puisse être ridiculisé, et derrière lui, la Grande et puissante Amérique, par des hackers chinois.
Promis, Chuck Hagel en touchera un mot à Obama qui reçoit, la semaine prochaine, le président chinois Xi Jinping qui se rendra, les 7 et 8 juin, aux Etats-Unis. Obama le rencontrera, en Californie. Mais Obama est, de plus en plus, inefficace, et effacé. Celui qui n’a pas pu fermer la prison américaine, de Guantanamo, réussira-t-il à fermer un certain immeuble, à Shanghai ? Le doute est permis.
En attendant, le chef du Pentagone, Chuck Hagel, toujours en colère et qui ne décolère pas, a accusé le gouvernement et les militaires chinois, de cyber-espionnage contre les Etats Unis. Tiens donc ? Chuck Hagel a proféré ces accusations, lors d’une conférence sur la sécurité, qui s’est tenue, cette semaine, à Singapour et où on notait la présence de délégués chinois. Ceux-ci sont restés de marbre, devant le coléreux et pathétique, Chuck Hagel, à qui les médecins prédisent une fin tragique, s’il continue à broyer du noir, car les chinois, sont jaunes, sous tous les rapports.
Selon des informations du Washington Post, confirmées par des responsables du Pentagone, des hackers chinois ont réussi à pénétrer des systèmes informatiques, dans lesquels étaient stockés les plans de plusieurs armes américaines, dont des avions et des missiles. Brrr, j’ai, partout, des frissons, rien que d’y penser. Secret défense est-il devenu, secret défonce, d’un coup ?
Selon le Washington Post, les hackers chinois ont, entre autres, eu accès aux plans du système de missiles Patriot, du système de radar, ultramoderne, Aegis, du chasseur F-18 ou de l’hélicoptère Black Hawk. Le programme de développement du chasseur F-35, le plus coûteux de l’histoire du Pentagone, a, également, été consulté et bien évidemment, rapatrié, en Chine, comme il se doit. Ce chasseur furtif, de cinquième génération, qui décolle et atterrit, conne un hélicoptère, n’est pas encore, en dotation, dans les forces aériennes des Etas Unis. Parions qu’il équipera l’armée de l’air chinoise, avant celle des USA.
Le Pentagone, qui « prend la menace de l’espionnage et la sécurité informatiques, très au sérieux », précise que ces intrusions n’ont, toutefois, entraîné aucune « érosion des capacités »militaires américaines. « Nous maintenons une confiance totale, dans nos systèmes d’armes », a réagi son porte-parole, George Little en attendant que Chuck Hagel, en personne, nous livre son point de vue. Mon œil, oui. Comprenez qu’il faut bien sauver la face, en attendant de trouver mieux. De toute façon, y a-t-il mayen de faire autrement ?
Un rapport interne du « Defense Science Board »,un organisme de conseil, regroupant des experts de la société civile et de l’administration américaine, a, cependant, confirmé que les systèmes qui ont été piratés, par les hackers chinois, contenaient, notamment, les plans de dizaines de systèmes d’armement militaires cruciaux. Pardon ? Des dizaines ? Le document n’accuse, pourtant pas, ouvertement la Chine. Peur de l’Ogre chinois ? Le rapport se contente de rappeler les récentes mises en garde, adressées par Washington, à Pékin, dans le cadre de ce dossier délicat. Mais, plusieurs hauts responsables militaires américains, interrogés par le Washington Post, ont confirmé que cette attaque était une conséquence d’une vaste campagne d’espionnage chinois, lancée contre des industries de la défense et des agences du gouvernement américain. Oui, la Chine fait peur, aux américains. Et pour une fois, les américains ne savent pas quoi faire, ce n’est pas malin, ça ?
Cela fait un bout de temps, que Washington a pris conscience de ce danger, d’un type nouveau. Washington veut éviter un « cyber-Pearl Harbor »,mais, ne trouve pas la réponse adéquate, du moins, pour le moment. Le président Barack Obama, lui-même, avait affirmé que les Etats-Unis avaient été « très clairs avec les Chinois, en leur expliquant que les USA attendait d’eux, qu’ils respectent les conventions et les lois internationales ».Comme si les américains les respectaient ! Mais, il est vrai que le ridicule tue, rarement, de nos jours. D’ailleurs, il n’a jamais tué un chinois. Mais il commencera, bientôt, à faire des ravages, parmi les américains, à commencer par Chuck Hagel, le très coléreux.
Le 20 février 2013, l’administration américaine avait, déjà, promis une réaction « vigoureuse », aux vols de secrets industriels et militaires, par des entreprises ou des pays étrangers, dans un document cadre, qui mentionnait de nombreux exemples de telles activités au profit d’entités chinoises. La réaction «vigoureuse »tarde, cependant, à venir. La Puissante Amérique est en perte de vitesse, je vous dis. Elle n’a plus la « vigueur » ni la « rigidité » de ses « 20 ans ».
En mars dernier, des hauts responsables, des services de renseignement américains, avaient multiplié, devant le Sénat US, les avertissements sur la vulnérabilité, du pays, au cyber espionnage, au cyber crime et à la destruction des réseaux informatiques, qu’ils soient le fait d’attaques menées par des Etats, comme la Chine ou la Russie, ou par des cyber terroristes ou des groupes de hackers criminels.
Les américains découvrent, avec consternation, après les français, qu’ils sont les« bougnouls » des chinois. Tout comme les français étaient, il y a quelque temps, les « bougnouls » des Allemands. Le monde bascule sur ses axes d’acier. Aujourd’hui, nous, Arabes, sommes les« bougnouls »,des français. Mais, demain, qui seront les « bougnouls »,des Arabes ? En fait, je propose de recycler le terme « bougnouls »,à notre profit, comme l’ont fait les français, il y a quelques décennies. Ah, vous ne saviez pas ? Et bien tenez-vous bien, car lorsque les français disent « bougnouls »,dans leur tête, ils font, tout de suite, référence, aux arabes, n’est-ce pas? Oui, bon, maintenant, je suis sûr que vous changerez votre façon de penser, en apprenant, qu’à l’origine, le mot « bougnouls » était utilisé, par les allemands, pendant la seconde guerre mondiale, pour désigner les français !
Par Ridha Ben Kacem le 1è mai 2013

Tokyo défie Pékin en Afrique

Tokyo défie Pékin en Afrique
Le premier ministre japonais a annoncé une aide globale de 24 milliards d'euros pour le continent africain sur cinq ans. Une façon de se placer comme partenaire incontournable des Africains, alors que la Chine prend de plus en plus de poids dans l'économie africaine.
Le Japon lance à son tour une offensive vers l'Afrique pour contrer l'influence chinoise. Dans une conférence qui s'est tenue ce samedi à Yokohama, le premier ministre nippon Shinzo Abe a ainsi promis 3.200 milliards de yens (24,2 milliards d'euros environ) pour « soutenir la croissance africaine dans les 5 ans à venir. » Le gouvernement de Tokyo lui-même attribuera une aide publique au développement de près de 1.400 milliards de yens (environ 10,6 milliards de yens).

Les infrastructures en première ligne

L'effort de Tokyo portera notamment sur les infrastructures de transport. Certains experts ont estimé que l'Afrique perdait chaque année 2 points de croissance uniquement en raison de ce problème. Shinzo Abe a indiqué que 5 milliards d'euros d'aide japonaise viendront améliorer le réseau africain de transport.

Diversification de l'économie

« Durant la dernière décennie, l'Afrique a connu un taux de croissance moyen de 5% », a rappelé le premier ministre éthiopien, également président de l'Union africaine (UA), Hailemariam Desalegn. Ce dernier a cependant regretté que cette croissance soit principalement liée aux matières premières et il a réclamé que le continent « diversifie son économie. » Il compte beaucoup sur les investissements internationaux pour relever ce défi.

Concurrence avec Pékin

Du point de vue du Japon, l'enjeu est de prendre pied sur un continent qui est un enjeu clé pour le voisin et rival chinois. Avide de matières premières, la Chine est devenue en 2009 le premier partenaire commercial de l'Afrique. Le nouveau président chinois Xi Jinping s'est rendu une semaine après sa prise de pouvoir sur le continent africain. En conflit avec Pékin sur la question des îles de la mer de Chine, mais aussi sur le plan économique avec sa politique de dévaluation du yen très agressive, Tokyo entend profiter dans l'avenir du potentiel africain. En passant, Shinzo Abe en a profité pour demander l'appui des pays africains pour la candidature de Tokyo à l'organisation des Jeux Olympiques de 2020

vendredi 31 mai 2013

Les Chinois ont besoin de connaître l'Afrique

Les Chinois ont besoin de connaître l'Afrique

Les Chinois ont besoin de connaître l'Afrique

Les Chinois ont besoin de connaître l'Afrique
French.china.org.cn | Mis à jour le 31. 05. 2013 | 


La visite présidentielle de Xi Jinping en Afrique en mars dernier a mis à l'honneur l'amitié sino-africaine. Mais malgré ces liens au niveau étatique, le peuple chinois a encore beaucoup à apprendre de la culture de l'Afrique, cette contrée si lointaine et insaisissable.
Presque tous les Chinois considèrent les Africains comme de vieux amis et de proches frères. Mais les Chinois connaissent-ils vraiment l'Afrique ? « Non », répond Li Anshan, professeur de l'Institut des relations internationales de l'université de Beijing et président de la Société chinoise d'études de l'histoire africaine. « Nous ne la connaissons pas bien – ce ‘nous' inclut bon nombre de chercheurs – et entretenons des préjugés à son égard. En ce qui me concerne, je possède également un savoir limité sur ce continent. Mais je sais pertinemment que nous avons beaucoup à apprendre des Africains dans une multitude de domaines. »
Le rêve africain : rechercher la voie de la modernisation, rédigé par M. Li avec l'aide d'un certain nombre d'universitaires, a été récemment publié par la maison d'édition du Peuple du Jiangsu. Cet ouvrage de 700 000 mots présente le processus de modernisation des pays subsahariens et leurs réalités, répondant aux attentes des lecteurs chinois désireux de connaître l'Afrique.
L'Afrique est digne d'être étudiée par la Chine
Parmi la cinquantaine de nations que compte le continent, les rédacteurs de ce livre ont choisi de se concentrer sur certains pays d'Afrique subsaharienne, tels que l'Éthiopie, la Tanzanie, la Zambie, le Nigeria, le Ghana, l'Afrique du Sud, l'Angola, ainsi que ceux d'Afrique francophone.
« Depuis la création du Forum de coopération Chine-Afrique en 2006, la compréhension mutuelle sino-africaine s'est intensifiée, mais l'accent reste mis sur

mardi 28 mai 2013

Chinafrique : ces banques chinoises qui oeuvrent dans l'ombre

Chinafrique : ces banques chinoises qui oeuvrent dans l'ombre
L'agence Fitch estime à 67,2 milliards de dollars les prêts accordés par China Exim Bank à l'Afrique entre 2001 et 2011. © Image China/Corbis
Les établissements chinois, de plus en

1. Quelle histoire pour la Chine en Afrique ? - RFI

1. Quelle histoire pour la Chine en Afrique ? - RFI
Tidiane N'diaye, anthropologue, économiste et écrivain franco-sénégalais tentera de répondre à la question : " Quelle histoire pour la Chine en Afrique ?"
«Les Chinois n'ont pas inventé les échecs. Mais depuis quatre mille ans, ils disposent, avec leur jeu de go, d'un redoutable exercice de stratégie aux règles très subtiles. Les joueurs placent leurs pions noirs et blancs sur un damier de 361 intersections. Le principe consiste à conquérir ou à contrôler le maximum de territoires. C'est à cela que jouent les Chinois en Afrique contre les anciennes tutelles coloniales. Autrement dit, l'empire du Milieu y applique une stratégie précise et calculée au détail près, pour bouter l'adversaire occidental hors de l'espace africain. C'est presque réussi, l'épopée africaine de Pékin ressemble à une conquête triomphale.»
Nous recevons Tidiane N'Diaye, anthropologue franco-sénégalais et auteur du livre Le jaune et le noir (Continents Noirs- Gallimard)

vendredi 24 mai 2013

La culture chinoise à l'honneur en Afrique

La culture chinoise à l'honneur en Afrique

( Xinhua )

24.05.2013 à 08h41




La culture chinoise sera présentée dans plus de 30 pays africains cette année, dans le cadre de l'événement "Focus sur la culture chinoise", selon un

jeudi 23 mai 2013

La Chine prête à envoyer des soldats au Mali - Libération

La Chine prête à envoyer des soldats au Mali - Libération

La Chine prête à envoyer des soldats au Mali


Des soldats chinois lors d'une session d'entraînement à Pékin, en juillet 2011
Des soldats chinois lors d'une session d'entraînement à Pékin, en juillet 2011 (AFP)

 
La Chine propose l'envoi de plus de 500 soldats pour participer à l'opération de maintien de la paix de l'ONU.
Libération
Plus de 500 soldats : il s'agit de la plus importante contribution de l’histoire de

mercredi 22 mai 2013

Jeu de go en Afrique

Jeu de go en Afrique

Jeu de go en Afrique

LE MONDE|
Par
 
Dans le "Jaune et le noir. Enquête historique", l'anthropologue et économiste franco-sénégalaise, Tidiane N'Diaye, raconte l'"épopée triomphale" de la Chine sur le continent africain.
Dans le "Jaune et le noir. Enquête historique", l'anthropologue et économiste franco-sénégalaise, Tidiane N'Diaye, raconte l'"épopée triomphale" de la Chine sur le continent africain. | dr

Beaucoup a été écrit sur la Chine-Afrique. Mais rarement une démonstration a été plus implacable que celle effectuée par Tidiane N'Diaye, qui raconte l'"épopée triomphale" de la Chine dans le continent noir et qui se lit comme un roman. Il y a deux livres dans l'essai de cet anthropologue et économiste franco-sénégalais.
Le premier relate les relations anciennes entre l'empire du Milieu et l'Afrique, depuis l'époque de la dynastie Han, d'avant notre ère, et les missions d'exploration chinoises au XVe siècle. Il s'en est fallu de peu, rappelle l'auteur, que l'Afrique ne devienne chinoise.
Le second est une analyse décapante, sinon accablante, de la stratégie actuelle de "prédation ", de "dévastation et de pillage" de Pékin, qui s'apparente, selon l'auteur, au jeu de go...

jeudi 25 avril 2013

Exploitation minière: le banditisme économique chinois en Afrique | Xibaaru

Exploitation minière: le banditisme économique chinois en Afrique | Xibaaru

chine afrique 3Ils entrent avec des visas de touristes dans les pays africains pour piller clandestinement leurs richesses.

Avec plus de 1,2 milliards d’habitants, la Chine est lancée à la recherche des espaces économiques vitaux pour ses populations. Elle doit sa croissance économique galopante aux ressources minières des pays africains qu’elle entourloupe avec des investissements qui ne valent pas le quart de ce que lui rapporte sa croisade minière.
Comme on le dit chez les Bantous, “les chinois préparent l’éléphant africain avec ses eaux”. Elle passe des accords secrets avec les gouvernants sans tenir compte ni du sort des populations locales dans l’étau de la misère, et encore moins des exigences autour du respect des libertés et de la démocratie dont les occidentaux sont regardant.
L’invasion chinoise en Afrique n’est pas comme le disent certains griots qui profitent de leurs miettes, du pain béni. Non seulement elle est suffocante, parce qu’elle étouffe les opérateurs économiques locaux soumis à une concurrence déloyale, mais elle cache un gangstérisme minier des bandes organisées de truands arborant les tuniques d’investisseurs.
Banditisme
110 Chinois pris en flagrant délit d’exploitation clandestine d’or, viennent d’être chassés du Ghana par le Gouvernement de ce pays qui a eu le courage de prendre une décision qui fait peur à d’autres dans le continent. En Zambie, le défunt Président Mikael Sata préconisait tout simplement l’expulsion collective de tous les Chinois du pays pendant qu’il était opposant. Est-ce par ce qu’il voulait renégocier des accords antérieurs qui lui semblaient préjudiciables à son pays qu’il a brutalement disparu de la scène? En tout cas en Zambie, le débat autour de la présence chinoise, de ses activités et de la mort du Président Sata alimentent encore des polémiques.
Les Chinois se comportent en véritables explorateurs qui arrivent dans le continent les sacs vides, et en repartent archi pleins. Ils se livrent à l’exploitation du sous-sol quand ils sont chargés d’un projet structurant, en évitant d’être assistés par des techniciens locaux, importent la main-d’œuvre de leur pays pour verrouiller les contours de leurs activités, logent dans des containers aux alentours des chantiers pour ne pas laisser un seul centime de FCFA dans les hôtels et organisent des voyages nocturnes pour rapatrier les richesses volées.
Le Cas du Cameroun
Personne ne sait ce que les Chinois ont retiré d’un profond trou qui reste ouvert au-dessus du Mont Ngaoundal. Les eaux camerounaises sont livrées à leur pêche clandestine, leurs architectes se font accompagner par des spécialistes de l’exploitation minière quand il faut poursuivre les activités tentaculaires en profitant du laxisme parfois complice des autorités. A long terme, les Africains comprendront que les Chinois sont plus dangereux que les Occidentaux. (Cameroun-Info.Net 22/04/2013)


vendredi 19 avril 2013

La coopération sino-africaine contribue à la croissance en Afrique - Afriquinfos

La coopération sino-africaine contribue à la croissance en Afrique - Afriquinfos
La coopération économique entre la Chine et l'Afrique a contribué à plus de 20% de la croissance des pays africains au cours des treize dernières années, a annoncé vendredi la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Hua Chunying.
Vendredi 19 avril 2013 | 13:53 UTC
"L'économie africaine a connu en ce début de siècle une progression annuelle de 5%, grâce à l'aide et aux investissements de la Chine", a indiqué Mme Hua lors d'une conférence de presse quotidienne.
Selon des médias, le Premier-ministre du Zimbabwe Arthur Mutambara a déclaré que l'Afrique devait abandonner sa "vision romantique" de la Chine, alors que le pays asiatique est passé du statut de "camarade pauvre" à celui de grande puissance économique mondiale.
Mme Hua a noté que la coopération Chine-Afrique était fondée sur un point de vue réaliste.
La demande chinoise a permis à l'Afrique de surmonter la crise financière internationale plus vite que d'autres régions, a-t-elle ajouté.
La coopération entre la Chine et l'Afrique est réciproque et est basée sur l'égalité et le respect mutuel, selon la porte-parole.
Les investissements directs à l'étranger de la Chine en Afrique ont atteint près de 20 milliards de dollars fin 2012, soit trois milliards de plus qu'en 2011, selon le ministère du Commerce