CHINE AFRIQUE

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mardi 13 mai 2014

La tournée africaine riche en promesses du Premier ministre chinois - France - RFI

La tournée africaine riche en promesses du Premier ministre chinois - France - RFI

La tournée africaine riche en promesses du Premier ministre chinois

mediaLe Premier ministre chinois, Li Keqiang, avec le président kényan, Uhuru Kenyatta.REUTERS/Noor Khamis
Le Premier ministre chinois Li Keqiang a terminé, le dimanche 11 mai, au Kenya, sa tournée africaine. Après avoir démarré en Ethiopie, le chef du gouvernement chinois s'est rendu au Nigeria et en Angola. Une tournée marquée par une série d'annonces.
L'annonce la plus originale du Premier ministre chinois, c'est le plan sino-africain pour intensifier le trafic aérien en Afrique et avec la Chine. Tout au long de sa tournée, Li Keqiang a multiplié les promesses.

Dès son arrivée à Addis-Abeba, lundi dernier, il affirmait vouloir porter les échanges entre son pays et le continent africain à 400 milliards de dollars et les investissements directs à 100 milliards de dollars. Tout cela d'ici à 2020. Le Nigeria à lui seul devrait bénéficier de 12 milliards de dollars.

→ A (RE)LIRE : Nigeria: Abuja accueille le Davos africain

Mais pour le Premier ministre chinois et les 129 personnes qui l'accompagnaient, l'étape la plus importante de cette tournée aura été l'étape angolaise. Non par le côté spectaculaire des annonces, mais parce que l'Angola est le principal partenaire économique de la Chine en Afrique. Luanda est le second fournisseur de pétrole pour Pékin, derrière l'Arabie saoudite. Les échanges entre les deux pays dépassent les 35 milliards de dollars.

Pourtant l'Afrique n'est encore qu'un partenaire mineur de la Chine. Le continent dans son ensemble ne représente que 5 % du total des échanges commerciaux chinois. Mais Pékin, dont la croissance s'essouffle, compte sur l'essor des économies africaines pour conforter un tant soit peu sa propre économie

La visite du PM chinois en Afrique renforce la coopération sino-africaine (sinologue français)_French.news.cn

La visite du PM chinois en Afrique renforce la coopération sino-africaine (sinologue français)_French.news.cn

L'actuelle visite du Premier ministre chinois Li Keqiang en Afrique, la première depuis son investiture en mars 2013, n'est pas que symbolique. En visitant quatre pays en une semaine, Li Keqiang a renforcé la coopération sino-africaine, a indiqué dimanche le sinologue français Pierre Picquart dans une interview écrite à Xinhua.

Outre l'Ethiopie, le Premier ministre chinois s'est rendu, lors de sa première tournée en Afrique depuis sa prise de fonctions il y a un an, au Nigeria, en Angola et au Kenya.

Lors de cette visite, le chef du gouvernement chinois a énuméré quatre principes, souligné six domaines et mis l'accent sur une nouvelle plate-forme pour la Chine et l'Afrique, contribuant à parvenir à une version actualisée d'un partenariat global. Les quatre principes relèvent des domaines suivants : se traiter l'un l'autre avec sincérité et d'égal à égal, consolider la solidarité et la confiance mutuelles, œuvrer conjointement pour le développement inclusif, et promouvoir l'innovation de la coopération pratique, a précisé Pierre Picquart.

La Chine a été la première puissante émergente à s'intéresser à l'Afrique dans les années 1990 et à se lancer à la conquête des marchés africains, dans la lignée de sa politique de croissance, de coopération et d'expansion économique, a-t-il ajouté.

Aujourd'hui, Beijing a une politique globale à l'égard des pays africains. Et cet engouement chinois sur l'Afrique est une "aubaine indéniable et une opportunité" pour l'Afrique. Il en résulte par exemple une hausse significative des exportations, d'hydrocarbures ou de produits miniers.

En 2013, les échanges commerciaux entre la Chine et l'Afrique ont atteint 200 milliards de dollars. Ces échanges vont se développer et s'orienter vers une diversification des exportations africaines vers la Chine et des importations chinoises en Afrique (textile, alimentaire, petit électroménager moins cher que celui en provenance d'Europe ...) en boostant leur économie et leur croissance. De ce fait, la Chine est aujourd'hui le premier partenaire commercial de l'Afrique devant l'Europe, a poursuivi le sinologue français.

En effet, on assiste en Afrique à une multitude de chantiers à des coûts avantageux pour les Africains (routes, bâtiments, transport...). De plus la politique chinoise d'aide au développement porte des fruits en matière de réduction de la dette, mais aussi de santé, d'éducation, de formations, de logements ou d'aide technique dans les secteurs de l'industrie ou de l'agriculture.

Ainsi les relations sino-africaines avec une diversité des approches selon les pays, permettent aux pays africains d'être au centre d'une nouvelle dynamique planétaire, en privilégiant une vision à long terme pour le développement de l'Afrique, a conclu Pierre Picquart.

La Chine et le Kenya ont signé dimanche à Nairobi un accord sur le co-financement de la construction d'un chemin de fer liant Nairobi à Mombasa, ville côtière dans le sud-est du Kenya, à l'occasion de la visite du Premier ministre chinois Li Keqiang.

Le Kenya est la dernière étape de la tournée de M. Li dans quatre nations africaines.

lundi 12 mai 2014

Face à la guerre et au sous-développement : le programme (...) - Solidarité & Progrès

Face à la guerre et au sous-développement : le programme (...) - Solidarité & Progrès

Offensive diplomatique – Le Premier ministre Chinois Li Keqiang : « L’Afrique constitue un important marché émergent pour la reprise et l’intégration économique dans le monde »

Offensive diplomatique – Le Premier ministre Chinois Li Keqiang : « L’Afrique constitue un important marché émergent pour la reprise et l’intégration économique dans le monde »

Les investissements chinois en Afrique contribuent au développement industriel du continent - Abidjan.net

Les investissements chinois en Afrique contribuent au développement industriel du continent - Abidjan.net

Les appuis financiers de la Chine en Afrique contribuent de manière significative la réalisation d'infrastructures modernes, un coup de pouce à la modernisation industrielle du continent, selon des chercheurs ivoiriens.

"La présence chinoise en Afrique est salutaire pour le développement du continent", a déclaré Lath Lin, un professeur en histoire des relations internationales, dans une interview accordée à Xinhua.

Pour la Côte d'Ivoire, sa coopération avec la Chine ne manque pas de retombées bénéfiques, a indiqué cet expert.

Dans le domaine routier, la Chine est en train de construire une autoroute internationale de 35 kilomètres entre Abidjan et Grand-Bassam, dans le sud-est du pays.

Sur le plan énergétique, grâce à la Chine, la Côte d'Ivoire aura d'ici moins de cinq ans son plus grand barrage hydro-électrique à Soubré (sud-ouest), un projet qui devrait la conforter dans sa position du fournisseur d'électricité majeur dans la sous-région ouest-africaine.

De même, le gouvernement ivoirien a lancé un projet de développement du réseau Internet à haut débit en posant, grâce à une entreprise chinoise, près de 7.000 kilomètres de fibres optiques qui devraient permettre d'interconnecter toutes les préfectures et sous-préfectures.

L'enseignant-chercheur n'oublie pas le réseau ferré, les ports, les routes, ou encore les barrages hydroélectriques construits par la Chine dans d'autres pays africains.

Pour lui, la question des infrastructures représente un réel défi pour l'Afrique où, selon un rapport de la Banque africaine de développement (BAD), le déficit de financement dans ce domaine s'élève à 50 milliards de dollars par an.

Selon l'institution financière africaine, les entreprises ont besoin d'infrastructures de qualité pour "dégager une croissance forte, durable et partagée".

L'économiste Thiémélé Aka retient pour sa part que la participation de la Chine dans le commerce mondial a accru la productivité des industries minières africaines et augmenté la valeur ajoutée aux produits africains grâce à des flux commerciaux qui ne se cessent de croître.

Il salue également les efforts déployés par la Chine d'exonérer les droits de douanes sur de nombreux produits africains et de créer des zones économiques spéciales en Afrique, ce qui aide à accroître les capacités industrielles d'un bon nombre de pays concernés.

M. Aka souligne que, dans les échanges commerciaux, la Chine fournit aux pays africains une quantité de produits à bon prix et capables de répondre aux besoins de toutes les couches sociales.

"Avec les portables chinois, la communication s'est démocratisée, tout le monde peut s'offrir un téléphone même dans les villages les plus reculés, il suffit qu'il y ait une connexion au réseau", a-t-il cité à titre d'exemple.

Thiémélé Aka salue la coopération sino-africaine, qui, basée sur les principes du "gagnant-gagnant" et du "respect mutuel", n'est pas assortie de toute ingérence dans les affaires intérieures de l'autre partenaire, contrairement à la coopération avec les occidentaux dont les soutiens financiers sont souvent liés à la gouvernance, à la démocratie et aux droits de l'Homme dans le pays partenaire.

Toutefois, tempère-t-il, "l'Afrique doit arrêter de copier ou de tendre la main, il faut qu'elle travaille à trouver sa propre voie de développement".

Chine-Afrique | Afrique de l'Est : Pékin signe pour un axe ferroviaire de près de 4 milliards de dollars | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique

Chine-Afrique | Afrique de l'Est : Pékin signe pour un axe ferroviaire de près de 4 milliards de dollars | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique

11/05/2014 à 17:07
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Li Keqiang (g), Uhuru Kenyatta (c) et Paul Kagame (d), le 11 mai 2014 à Nairobi.Li Keqiang (g), Uhuru Kenyatta (c) et Paul Kagame (d), le 11 mai 2014 à Nairobi.© AFP
La Chine a signé dimanche à Nairobi un accord d'un montant de 3,8 milliards USD (2,8 milliards d'euros) pour la construction d'un axe ferroviaire devant relier le port kényan de Mombasa à Nairobi, et ensuite au reste de l'Afrique de l'est.
Aux termes de l'accord passé, la Exim Bank de Chine va prendre en charge à hauteur de 90% le coût des travaux destinés à remplacer cet axe ferroviaire - datant de la période coloniale anglaise et d'une distance de 609,3 km - et le Kenya prendra en charge les 10% restants.

La construction de cet axe doit commencer en octobre et est prévue pour durer trois ans et demi avant d'être achevée, avec la compagnie China Communications Construction Co. comme principal contractant.

Ensuite, des travaux de construction vont démarrer pour relier la plus grande ville économique de l'Afrique de l'est avec Kampala, Kigali, Bujumbura et Juba.

Un chemin de fer moderne

L'accord a été signé à Nairobi en présence du président kényan Uhuru Kenyatta, du président Paul Kagame du Rwanda, du président du Soudan du Sud -en guerre- Salva Kiir, du président de Tanzanie Jakaya Kikwete et de celui d'Ouganda Yoweri Museveni.

Les dirigeants d'Afrique de l'est recherchent l'aide de la Chine pour construire un réseau de chemin de fer moderne à même de relier la capitale du Burundi, Bujumbura, en passant par l'Ouganda et le Rwanda, avec une ligne qui mènerait au Soudan du Sud.

"Ce projet montre qu'il y a une coopération égale et qu'il y a une bénéfice mutuel entre la Chine et les pays de l'Afrique de l'est, et le chemin de fer est un domaine très important dans le développement des infrastructures", a déclaré le Premier ministre chinois Li Keqiang.

Le dirigeant chinois a fait une tournée de quatre pays africains, la première depuis sa prise de fonction l'an dernier, montrant le désir de cette grande puissance économique de renforcer sa présence sur le continent et d'y trouver de nouveaux marchés.

Un "respect mutuel"

Le président Kenyatta a salué le renforcement des relations avec la Chine, disant qu'elles étaient "basées sur un respect mutuel" et déclarant que le Kenya "avait trouvé un partenaire honorable en Chine".

Le président ougandais s'est déclaré satisfait de "voir que la Chine se concentre sur de vraies questions liées au développement". "Ils ne donnent pas de leçons sur la façon de diriger des gouvernements locaux et d'autres questions que je ne souhaite pas énumérer maintenant", a ajouté M. Musevini dont l'administration a été vivement critiquée pour avoir adopter une législation anti-gay.

La loi durcissant la répression de l'homosexualité en Ouganda a suscité une levée de boucliers à l'étranger, le secrétaire d'Etat américain John Kerry comparant cette législation ougandaise à celles promulguées sous l'Allemagne nazie et durant le régime d'apartheid en Afrique du Sud


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Institut Confucius : Une plate-forme d'échanges culturels entre les peuples, en plein essor en Afrique - Afriquinfos

Institut Confucius : Une plate-forme d'échanges culturels entre les peuples, en plein essor en Afrique - Afriquinfos

L'Institut Confucius a aidé les Kenyans à comprendre la vraie Chine, notamment la langue et la culture chinoises", a indiqué Andronicus Sikula, l'un des premiers Africains à avoir étudié dans un Institut Confucius, actuellement un traducteur-journaliste et chercheur passionné par la Chine.

Dimanche 11 mai 2014 | 15:38 UTC
Depuis l'implantation du premier Institut Confucius en 2004 à l'étranger, ces établissements culturels à but non lucratif offrant aux étrangers la possibilité d'apprendre le chinois et connaître la culture chinoise ont connu un développement rapide et remarquable, notamment en Afrique, où les habitants, surtout les jeunes, ont un réel "engouement pour le mandarin" et un fort enthousiasme pour la culture chinoise.
SUCCES ET PLEIN ESSOR EN AFRIQUE
Selon le site internet du Siège de l'Institut Confucius, un total de 443 instituts Confucius ont été établis dans quelque 120 pays et régions, depuis l'ouverture du premier établissement en 2004 en Corée du Sud. Il existe également 648 classes Confucius dans les écoles primaires et collèges du monde entier. Quelque 850.000 étudiants se sont inscrits dans ces établissements, et plus de 20.000 activités culturelles ont été organisées depuis 2004.
Depuis l'ouverture fin 2005 du premier institut Confucius en Afrique, à l'Université de Nairobi, au Kenya, le continent africain compte 38 instituts et 10 classes Confucius dans 31 pays, notamment en Afrique du Sud, au Kenya, en Ethiopie, en Egypte, au Nigeria, et au Maroc, entre autres.
Bien que ce chiffre ne soit pas élevé par rapport aux autres continents, il faut savoir que près de la moitié de ces Instituts Confucius ont été édifiés au cours des trois dernières années (2012-2014), en Tanzanie, au Congo-Brazzaville, en Namibie, au Ghana, etc. A ces établissements s'ajoutera un nouvel Institut Confucius qui ouvrirait ses portes, plus tard cette année, au Cap-Vert.
Il est le plus important que le nombre de personnes étudiant dans les Instituts et classes Confucius ait augmenté à grande vitesse. En guise d'exemple, le nombre d'apprenants dans les 30 sites d'enseignement de l'Institut Confucius de l'Université d'Antananarivo (ICUA), à Madagascar, est passé de quelques dizaines lors de son ouverture en 2008 à 6.775 en 2013. Selon le président de l'Université d'Antananarivo, Panja Ramanoelina, des personnes de tout âge et catégorie professionnelle suivent des cours de mandarin à Madagascar : universitaires, militaires, décideurs, employés d'autorités institutionnelles, simples citoyens ou encore élèves. Grâce à l'influence de ces instituts, le pays connaît un enthousiasme renouvelé pour la langue chinoise, a-t-il ajouté.
UN OUTIL IMPORTANT D'ECHANGES CULTURELS
La langue est un outil important pour la communication, et la maîtrise d'une langue étrangère permet à une personne d'apprécier les différences d'une autre culture, de regarder le monde d'une manière plus objective et rationnelle et de cultiver la tolérance et l'amitié envers les autres pays, avait indiqué le président chinois Xi Jinping, lors d'une visite fin mars dans un Institut Confucius à l'étranger.
Les avantages de l'apprentissage d'une langue, mentionnés dans ces propos, sont parfaitement en adéquation avec les désirs des Africains ayant étudié dans les Instituts Confucius.
"L'apprentissage de la langue chinoise offre des opportunités. Je souhaite que les jeunes Congolais puissent apprendre cette langue pour tirer profit de ses avantages", a indiqué Divine Ngongo, une étudiante de l'institut Confucius de l'Université Marien Ngouabi, au Congo.
La culture chinoise fascine de plus en plus les étudiants congolais dont la majorité ambitionne d'effectuer des études en Chine ou de travailler dans des entreprises chinoises.
"La Chine est actuellement la deuxième puissance économique du monde. J'apprends le chinois afin de devenir interprète et de travailler dans une société chinoise. Je voudrais servir mon pays et participer à l'effort de construction nationale soutenue par la coopération chinoise", a expliqué l'étudiant congolais Narcisse Goma Ngouemon. Les Instituts Confucius constituent une plate-forme d'échanges culturels. Ils offrent divers cours de langues, des conférences, des expositions, ainsi que des spectacles aux étudiants africains. La Chine invite également des artistes, des académiciens et des jeunes africains à découvrir par eux-mêmes sa riche histoire culturelle.
Grâce aux Instituts Confucius, il y a aujourd'hui en Afrique des sinologues et des enseignants de chinois d'origine africaine qui font découvrir les richesses de la culture chinoise à leurs compatriotes. Jacob Lukaka est le seul professeur d'origine kenyane de l'Institut Confucius de l'Université de Nairobi. Il a suivi ses premiers cours à l'institut Confucius alors qu'il était en troisième année à l'Université, et huit ans plus tard, il est devenu professeur de chinois dans ledit établissement.
"Je suis fier d'être professeur de chinois", a-t-il révélé à l'agence Xinhua. "Le chinois est l'un de mes avantages. Le développement rapide de la coopération Kenya-Chine nécessite plus de personnes maîtrisant le chinois. La Chine est un pays avec une économie de plus en plus influente sur la scène internationale. Je considère qu'apprendre le chinois est très important".
UN GRAND POTENTIEL DE DEVELOPPEMENT
L'Institut Confucius, en tant qu'importante plate-forme en faveur des échanges culturels et de l'amitié entre les peuples chinois et ceux du monde, possède encore un grand potentiel de développement en Afrique. Le Premier ministre chinois Li Keqiang, actuellement en tournée en Afrique, a indiqué que les liens économiques et commerciaux et les échanges culturels entre les peuples sont "deux roues indispensables" au développement de la coopération bilatérale Chine-Afrique.
A cette fin, la Chine est disposée à continuer de promouvoir les échanges culturels et techniques entre les deux parties, afin de contribuer au bel avenir des deux civilisations anciennes, a ajouté M. Li. La Chine a par ailleurs augmenté ses bourses d'études pour que les étudiants africains puissent étudier en Chine, et retourner plus tard dans leur pays avec une passion pour la culture chinoise et de nouvelles connaissances.
La vice-Première ministre chinoise Liu Yandong, également présidente du conseil du Siège de l'Institut Confucius, a appelé à développer davantage l'institut Confucius pour promouvoir les échanges culturels transfrontaliers. Dans ce sens, au début de l'année, l'ambassadeur de Chine au Cap-Vert, Su Jian, a annoncé l'ouverture prochaine à Praia d'un Institut Confucius. On s'attend notamment à l'ouverture de davantage d'Instituts sur le continent émergent.
"Tous les Africains devraient pouvoir jouir de la riche culture chinoise", a estimé Mohamed Setimba, un Ougandais parlant couramment le chinois, diplômé d'une maîtrise de commerce et économie obtenue dans une université de Shanghai. Il souhaite posséder une société commerciale favorisant l'implantation des entreprises chinoises en Afrique et aidant les Africains à faire des affaires avec les Chinois.

Côte d'Ivoire : Des leaders sociaux ivoiriens saluent le discours du Premier ministre chinois - Afriquinfos

Côte d'Ivoire : Des leaders sociaux ivoiriens saluent le discours du Premier ministre chinois - Afriquinfos

Des acteurs de la société civile et experts ivoiriens ont salué le discours prononcé par le Premier ministre chinois Li Keqiang lors du Forum Economique Mondial 2014 pour l'Afrique dans la capitale nigériane, Abuja.

Dimanche 11 mai 2014 | 15:40 UTC
Côte d'Ivoire : Des leaders sociaux ivoiriens saluent le discours du Premier ministre chinoisCC by World Economic Forum - Sebastian Derungs (wikimedia). Li Keqiang, politique chinois
Le président du Réseau ivoirien pour la promotion humaine (RIPH) Hubert Yao s'est réjoui d'une contribution de la Chine au "progrès significatif" de la Côte d'Ivoire sur le plan économique et social.
"Le renforcement des investissements de la Chine en Afrique est à saluer. En Côte d'Ivoire, l'installation d'un grand nombre d'entreprises chinoises permettra de créer de l'emploi pour les jeunes et les moins jeunes", a fait remarquer M. Yao. "La lutte contre le chômage engendre un épanouissement socio-économique, ce qui est un indicateur important de la promotion humaine", a-t-il souligné.
Pour sa part, Léon Djoman, professeur d'Economie dans une université d'Abidjan, a porté un vif intérêt sur l'intensification de la coopération sino-africaine dans les secteurs tels que la Finance, évoquée par le Premier ministre chinois. "La valorisation de l'immense potentiel dont regorge l'Afrique passe par la Finance. La Côte d'Ivoire aspire à l'émergence à l'horizon 2020, et l'accompagnement de la Chine permettra d'aboutir à la forte croissance recherchée", a estimé M. Djoman.
Celui-ci s'est par ailleurs réjoui du développement des infrastructures, mentionné par le Premier ministre chinois. "La route précède le développement, dit-on communément chez nous en Côte d'Ivoire. Le développement des routes, du chemin de fer, le progrès du transport routier, ferroviaire et aérien sont des actions de haute portée", a-t-il estimé.
"Les interventions multisectorielles de la Chine en Côte d'ivoire sont la preuve d'un partenariat actif et concret entre les deux pays", a insisté l'expert, se disant "convaincu" que "la coopération sino-ivoirienne a encore de beaux jours devant elle".

Comment la Chine a reconstruit l’Angola | La-Croix.com

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Constructeur chinois surveillant la construction de canalisations à Viana, à l’est de Luanda. Apr...

Constructeur chinois surveillant la construction de canalisations à Viana, à l’est de Luanda. Apr...
Le premier ministre chinois vient de terminer une tournée en Afrique, un continent où Pékin est désormais omniprésent. L’Angola est devenu le premier terrain d’investissement du pays en Afrique.
La zone de chantier est immense et entourée de balustrades. Seul un portique en fer, arborant de larges idéogrammes, laisse entrevoir des ouvriers au travail. Ils sont en grande majorité chinois et s’activent sur des échafaudages recouverts de consignes de sécurité géantes, elles aussi en caractères chinois. Nous ne sommes pourtant pas en Asie mais à Luanda, capitale de l’Angola, et plus ...

Tournée africaine du PM chinois : un coup d'accélérateur aux échanges culturels sino-africains (INTERVIEW)_French.news.cn

Tournée africaine du PM chinois : un coup d'accélérateur aux échanges culturels sino-africains (INTERVIEW)_French.news.cn

Tournée africaine du PM chinois : un coup d'accélérateur aux échanges culturels sino-africains

Tournée africaine du PM chinois : un coup d'accélérateur aux échanges culturels sino-africains

samedi 10 mai 2014

Les Maliens saluent le discours du PM chinois fait à Addis-Abeba - Afriquinfos

Les Maliens saluent le discours du PM chinois fait à Addis-Abeba - Afriquinfos

Le Premier ministre malien Moussa Mara a affirmé son adhésion à la vision du Premier ministre chinois Li Keqiang, formulée dans le discours prononcé au siège de l'Union africaine, à Addis-Abeba, sur la politique de la Chine en l'Afrique et la volonté de Beijing d'approfondir le nouveau type de partenariat stratégique sino-africain, rapporte la presse malienne.

Jeudi 8 mai 2014 | 18:10 UTC
Les Maliens saluent le discours du PM chinois fait à Addis-Abeba CC by Friends of Europe. Le Premier ministre chinois Li Keqiang
 "Le partenariat Chine-Afrique est multisectoriel et bénéfique au continent. La Chine n'aide pas un Etat, mais des peuples. La Chine n'est pas lié à un seul pays, mais à toute l'Afrique qu'elle aide à reprendre confiance en elle-même, à assumer sa part de responsabilité dans son développement", a-t-il affirmé après une rencontre avec le Premier ministre chinois mercredi à Abuja (Nigeria), en marge du Forum économique mondiale (WEF) sur l'Afrique.
 D'après Salif Diallo, professeur en relations internationales dans une université privée de Bamako, les Maliens et les Chinois sont  satisfaits de leur partenariat, qu'ils jugent "exemplaire" presque à tous les niveaux.
 "Beijing est aujourd'hui un partenaire incontournable du Mali et de l'Afrique. Et c'est une relation efficace et respectueuse axée sur les besoins réels de nos pays pour se développer et sur les réelles préoccupations de nos populations", a-t-il souligné.
 Avec une coopération bilatérale axée sur la réalisation d'infrastructures (routes, barrage hydro-électriques, aménagements agricoles, infrastructures sportives..), la santé, l'agriculture (formation et recherches), "le Mali est la meilleure illustration de la conformité de ce partenariat avec nos besoins de développement économique, social, sportif et culturel", a indiqué le professeur. Pour Mohamed S. Traoré, un membre de l'Association pour l'amitié sino-malienne, la Chine fait des efforts concrets pour approfondir les relations sino-africaines et stimuler la coopération bilatérale dans divers domaines pour le grand bénéfice des deux parties.
"Il fut un moment où les Africains souhaitaient que le transfert des compétences (technologiques) soit un axe important des relations sino-maliennes et sino-africaines. Je pense que les autorités chinoises font depuis des efforts louables dans ce sens, notamment au niveau de la formation des cadres, des techniciens et ingénieurs. Sans compter les programmes de recherches pour accroître la production dans le secteur de l'agriculture par exemple". Pour lui, "nos opérateurs économiques ont aussi leur rôle à jouer dans ce transfert des connaissances. Au lieu par exemple de se livrer à une exportation tout azimut, ils peuvent par exemple négocier et nouer des partenariats avec les entrepreneurs chinois pour implanter des unités industrielles à l'image de SUKALA (usine de sucre sino-malienne)".
 Un avis partagé par Kader Toé, chroniqueur politique et membre du réseau des journalistes économiques du Mali.
 "Le partenariat entre les secteurs privés des deux pays a du mal à épouser la cadence des relations bilatérales. Je trouve que les opérateurs privés maliens sont timides (...) Sinon, un partenariat dynamique à ce niveau peut être le tremplin idéal pour le transfert des technologies", a-t-il relevé.
Pour sa part, Dr A. Dioma, une pharmacienne malienne, a commencé à exploiter ce créneau. "Nous sommes en contact bien avancé avec des partenaires chinois pour l'implantation d'une usine de consommables médicaux (seringues, perfuseurs..). Cela va permettre non seulement de recruter de nombreux jeunes pharmaciens, mais aussi de leur donner l'opportunité d'une maîtrise technologique", a-t-elle indiqué.  Comme le résume si bien Alassane Coulibaly, un diplomate malien, "le partenariat sino-malien, voire sino-africain, est prometteur car très fécond. Mais, il faut un secteur privé dynamique et surtout agressif pour que nos populations en profitent convenablement".

vendredi 9 mai 2014

Le modèle de coopération sino-africain n'est ni un miracle ni un mirage, selon un universitaire malien (INTERVIEW) - china radio international

Le modèle de coopération sino-africain n'est ni un miracle ni un mirage, selon un universitaire malien (INTERVIEW) - china radio international

Le modèle de coopération sino- africain "n'est ni un miracle ni un mirage", a
soutenu Dr Modibo Bah Koné, enseignant à l'Université des Lettres de Bamako et
président du Cercle Confucius pour la recherche sur la Chine et l'Asie (CCRCA).


"Il est temps de dissiper certains préjugés et stéréotypes idéologiques
entretenus par un Occident désormais de plus en plus frileux et jaloux afin que
la montée en puissance actuelle de la Chine puisse devenir une source
d'inspiration dans les nouvelles perspectives de coopération sino-africaine",
a-t-il déclaré dans une interview à Xinhua.
Selon lui, "la visite du Premier ministre chinois Li Keqiang en Ethiopie, au
Nigeria, en Angola et au Kenya traduit encore une fois la volonté des autorités
de Beijing de renforcer cette coopération déjà très dynamique".
Il a en outre estimé que l'un des temps forts de cette première tournée
africaine aura certainement été la réaffirmation des principes de la
coopération" par le Premier ministre chinois, dans un discours prononcé lundi
dernier, au siège de l'Union Africaine (UA) à Addis-Abeba, en Ethiopie, sur la
politique africaine de la Chine.
"L'Afrique est aujourd'hui considérée comme une pièce maîtresse de la
diplomatie chinoise et garde toujours le rôle de premier plan dans la politique
internationale de la Chine. En fait, il existe une communauté de destins aux
opportunités liées, comme le souligne à juste titre, M. Liu Hongwu, directeur de
l'Institut des études africaines de l'Ecole normale supérieure du Zhejiang", a
affirmé M. Koné.
Il a également expliqué que "les principes (de la coopération chinoise) sont
progressistes, à savoir la non-ingérence dans les affaires intérieures, la
réciprocité des intérêts, l'aide sans conditionnalités humiliantes".
L'universitaire malien a relevé "les chiffres éloquents" de la coopération
chinoise en Afrique : "le volume des investissements directs a atteint 25
milliards de dollars en 2013 avec plus de 2. 500 entreprises et plus de 100.000
emplois au niveau local".
"En 25 ans, la Chine est devenue le premier partenaire de l' Afrique et ses
réalisations sont concrètes", a-t-il souligné, citant notamment les Palais des
Congrès de Bamako et de Yaoundé, les hôpitaux du Mali et de Bangui, la Cite
universitaire de Kabala au Mali, le Sénat de Libreville, le gazoduc du
Mozambique, le Grand Théâtre de Dakar.
A son avis, "le modèle de coopération sino-africain n'est ni un miracle ni un
mirage, l'Afrique doit croire à la sincérité des dirigeants chinois".
Sur ce point, M. Koné a cité en conclusion Alpha Oumar Konaré, ancien
président du Mali et de la Commission de l'Union Africaine, qui disait "avec la
Chine il faut réfléchir à de nouvelles relations stratégiques et sortir de la
logique coloniale qui consiste à ne voir dans l'Afrique qu'un simple
marché".

Les investissements chinois en Afrique contribuent au développement industriel du continent - Afriquinfos

Les investissements chinois en Afrique contribuent au développement industriel du continent - Afriquinfos

La Chine consacrera plus de la moitié de son aide étrangère à l' Afrique - china radio international

La Chine consacrera plus de la moitié de son aide étrangère à l' Afrique - china radio international

La Chine consacrera plus de la moitié de son aide étrangère à l'Afrique sans y
fixer aucune condition préalable, a déclaré jeudi le Premier ministre chinois Li
Keqiang, en visite à Abuja.


"La Chine continuera, comme toujours, d'augmenter son aide à l' Afrique à la
fois quantitativement et qualitativement dans la mesure de ses capacités, en
veillant à ce que plus de la moitié de l'aide étrangère aille à l'Afrique", a
déclaré M. Li dans un discours prononcé au Forum économique mondial sur
l'Afrique dans la capitale nigériane.
Saluant l'Afrique comme un pôle important de la politique internationale, un
nouveau pôle de la croissance économique mondiale et un pôle haut en couleur de
la civilisation humaine, M. Li a déclaré que le développement de l'Afrique
contribuerait à rendre le monde plus démocratique, plus stable, plus dynamique
et plus coloré, et qu'il serait propice à la paix, au développement et au
progrès du monde entier.
"Il vaut toujours mieux avoir plus de pôles dans le paysage politique et
économique mondial", a-t-il dit.
Le Premier ministre chinois a promis que Beijing aiderait l' Afrique à
développer ses réseaux de chemins de fer à grande vitesse, de routes express et
d'aéroports régionaux, déclarant que la construction d'infrastructures, et les
transports en particulier, devraient être une priorité pour réaliser une
croissance partagée. 
Se référant à un "rêve du siècle" africain représentée par la présidente de
la Commission de l'Union africaine (UA) Nkosazana Dlamini-Zuma pour relier les
capitales africaines avec les chemins de fer à grande vitesse, M. Li a déclaré
que la Chine est prête à aider à réaliser ce méga-projet.
La Chine est prête à mener une coopération tous azimuts avec l'Afrique sur
les chemins de fer à grande vitesse, y compris la planification, la conception,
la construction et de la gestion, a- t-il affirmé.
La Chine est également prête à mettre en place un projet de recherche de
chemin de fer à grande vitesse et un centre de développement en Afrique, a-t-il
ajouté.
M. Li a souligné que la coopération entre la Chine et les pays africains est
basée sur la bonne foi et l'ouverture, affirmant que son pays est prêt à
partager ses technologies de pointe et applicables et ses expertises de gestion
sans réserve.
La Chine est également prête à intensifier la collaboration avec les
organisations internationales organisations et les pays concernés pour faire une
contribution commune pour le développement de l'Afrique, a-t-il ajouté.
Le Premier ministre chinois s'est également engagé à renforcer la coopération
Chine-Afrique dans le développement vert et à assurer que les entreprises
chinoises opérant en Afrique s'acquitter de leurs responsabilités sociales.
Il a souligné que la Chine n'imposera jamais des conditions politiques pour
son aide à l'Afrique et n'utilisera jamais ses programmes d'aide pour s'ingérer
dans les affaires internes des pays africains.
M. Li s'est également déclaré convaincu que la Chine continue de
bénéficier d'une croissance économique soutenue malgré la récente
ralentissement. La Chine va accorder plus d'attention à la qualité et à
l'efficacité de la croissance et rendre la croissance plus inclusive et durable,
a déclaré le Premier ministre chinois.
"Nous avons la confiance et la capacité de répondre à l'objectif attendu de
croissance d'environ 7,5% cette année et de maintenir une croissance
moyen-élevée pour une assez longue période à venir", a-t-il dit.

Afrique : La Chine veut relier les capitales du continent par des TGV | CultureFemme

Afrique : La Chine veut relier les capitales du continent par des TGV | CultureFemme

Angola: bataille d'influence entre la Chine et les Etats-Unis | Slate Afrique

Angola: bataille d'influence entre la Chine et les Etats-Unis | Slate Afrique

Angola: bataille d'influence entre la Chine et les Etats-Unis

Deuxième producteur de pétrole d'Afrique et pays en forte croissance, l'Angola est au centre d'une lutte d'influence entre la Chine et les Etats-Unis, qui lorgnent tous deux sur un continent en plein essor, riche en ressources naturelles.

Pour preuve, les visites à la suite de dirigeants des deux puissances. Jeudi, la capitale angolaise Luanda doit accueillir le Premier ministre chinois Li Keqiang pour une visite officielle de 48 heures, trois jours seulement après la venue du chef de la diplomatie américaine, John Kerry.

"L'intention de Barack Obama comme de la Chine est de diversifier les échanges avec l'Angola afin d'approfondir la coopération avec le pays et, plus largement, avec l'Afrique", souligne Vicente Pinto de Andrade, professeur d'économie à l'université catholique angolaise.

Pour le moment, la compétition entre les deux puissances tourne à l'avantage de Pékin. La Chine achète près de 40% du brut angolais, quand l'Angola est son premier terrain d'investissement en Afrique.

Depuis la fin de la guerre civile en Angola en 2002, la Chine aurait accordé près de 14,5 milliards de dollars de crédits à Luanda et les échanges commerciaux bilatéraux en 2012 ont atteint 37,5 milliards de dollars, selon les derniers chiffres communiqués par son ambassade en Angola.

Résultat: Pékin a rendu possible la reconstruction éclair de l'Angola, en réalisant, entre autres, des centaines de kilomètres de routes, des aéroports, un stade de football pour la Coupe d'Afrique des nations de 2008 et des villes nouvelles. Plus de 300.000 ouvriers chinois seraient présents dans le pays.

"A l'époque, ni les Américains, ni les Européens n'ont voulu nous aider. Seule la Chine a répondu à notre appel et elle l'a fait avec force", rappelle José Carlos Gomes, le président de la société du Chemin de fer de Benguela, dont les 1.344 kilomètres de voies ont été rénovés par le groupe chinois CR-20.

Les Etats-Unis, aujourd'hui deuxième partenaire commercial de l'Angola devant le Portugal, le Brésil et l'Afrique du Sud, sont bien décidés à faire oublier cette absence. Ils présentent désormais Luanda comme un allié de premier plan sur le continent, jouant un rôle clef dans la résolution des conflits.

- Diversification des activités -



"Avec le président dos Santos, nous avons parlé des possibilités croissantes de coopération dans le domaine de l'agriculture, des technologies, de l'énergie et des infrastructures", a détaillé le secrétaire d'Etat américain John Kerry lundi, à l'issue de sa visite en Angola.

Cette diversification des activités est indispensable si les Etats-Unis veulent conserver leur volume d'échanges actuel avec l'Angola. Washington, qui s'est lancé dans la production de pétrole de schiste sur son territoire, a en effet de moins en moins besoin d'importer de l'or noir angolais.

"Ce qui attire les grandes puissances, c'est le potentiel de croissance de l'Afrique dans son ensemble. A l'Afrique maintenant d'élaborer une stratégie lui permettant de tirer bénéfice des multiples partenaires qui se présentent", note l'économiste Vicente Pinto de Andrade.

"Dans le cas de l'Angola, le gouvernement devrait faire en sorte de diversifier au maximum les acteurs étrangers mais aussi d'encourager les acteurs privés nationaux, l'Etat ne pouvant pas être le seul moteur d'investissement dans le pays", remarque-t-il.

Pour Luanda, la bataille entre Pékin et Washington est un moyen de limiter sa dépendance envers l'une ou l'autre puissance tout en forçant les deux grands à soutenir sa politique de diversification de l'économie.

Elle permet aussi à l'Angola, qui devrait afficher un taux de croissance de 5% en 2014 et 2015 selon le Fonds monétaire international, de continuer à attirer de nouveaux partenaires, dont l'Inde, l'Espagne ou encore ses voisins africains.

D'après plusieurs observateurs, cette rivalité pourrait enfin permettre de répondre aux nombreuses critiques que suscitent l'omniprésence chinoise, notamment sur l'opacité des contrats, la mauvaise qualité des travaux réalisés ou encore la faiblesse de la formation des Angolais.

La Chine, une nouvelle opportunité pour les étudiants africains (REPORTAGE) - china radio international

La Chine, une nouvelle opportunité pour les étudiants africains (REPORTAGE) - china radio international

Echanges artistiques : La Chine découvre l’Afrique

Echanges artistiques : La Chine découvre l’Afrique

Echanges artistiques : La Chine découvre l’Afrique

Pour la première fois, la Chine participera à la Biennale de l’art africain contemporain (Dak’art) dont la 11ème édition s’ouvre demain. A cet effet, artistes chinois et sénégalais vont établir un pont culturel autour du projet artistique « Dakar-Pékin-Dakar ».
Mansour Ciss, artiste et curateur sénégalais résidant en Allemagne, et Su Ouyang, historienne d’art, ont fait le pari de réunir artistes chinois et sénégalais autour du projet culturel dénommé « Dakar-Pékin-Dakar ». Dans le cadre de la Biennale de l’art africain contemporain de Dakar, cette confraternité va se matérialiser avec une série d'ateliers sur les pratiques artistiques avec un partage d’expériences.
A la Villa Gottfried (Centre de formation d'art visuel, pour les dialogues interculturels à N'Gaparou, sur la Petite Côte), un symposium regroupera huit artistes chinois et sénégalais, le temps de développer leurs recherches et projets basés sur leurs démarches artistiques en relation avec le village.
Selon Mansour Ciss, qui a rencontré la presse mardi, il s’agit d’établir un pont culturel entre la Chine et l’Afrique. L’intérêt tourne autour de la globalisation et de la circulation des artistes sénégalais. Il a souligné que pour la première fois dans l’histoire du Dak’art, Pékin y participe comme invitée officielle sur proposition du commissaire Massamba Mbaye. Ce sont deux artistes chinois qui présenteront leurs œuvres dans le cadre du Salon de la diversité culturelle, l’une des innovations du Dak’art 2014.
Mansour Ciss se considère comme un constructeur de pont entre la Chine et l’Afrique en proposant la venue d’artistes chinois à la Biennale de Dakar. Pour lui, la globalisation des échanges pousse à explorer d’autres horizons. « Il est important d’inviter des artistes chinois à la Villa Gottfried, mais aussi des entrepreneurs qui tournent autour de l’art. Nous avons en vue, des perspectives endogènes de développement du continent », a estimé Ciss.
 Pour la Chinoise, Su Ouyang, historienne d’art, c’est une première expérience pas la dernière. « Il y aura une continuité après la Biennale. Pour cela, 200 artistes chinois dans diverses disciplines artistiques ont été contacté à travers un réseau social sur Internet qu’ils ont monté », a soutenu Ouyang. Elle a reconnu que « Les Chinois ne connaissent pas assez bien l’Afrique. Beaucoup d’entre eux ont des préjugés douteux sur le continent Noir. L’éclosion et l’évolution de l’art africain contemporain demeurent inconnues des Chinois qui ont juste une idée de l’art traditionnel à caractère ethnographique ».
Dans la pratique, le photographe Boubacar Touré Mandémory échangera avec Hongli Zhao, artiste conceptuel et photographe, sur la mémoire de la photographie africaine hier et aujourd'hui.
Soly Cissé va collaborer avec Gao Yu de Pékin sur le thème « Les pratiques de l'art africain contemporain, les pratiques de la peinture moderne au Sénégal ».
Kan Si sera avec l'artiste conceptuel Jingbo Jin de Shanghai sur les pratiques de l'Art sénégalais contemporain, aussi sur les traditions et mutations en cour.  
Mansour Ciss cheminera avec Wei Zhang de Pékin et Hongli sur un projet de documentation de Dak'Art en vidéo.  
Les résultats de ces échanges artistiques seront présentés en Chine avec les artistes qui y ont participés.
E. Massiga FAYE

La Chine accompagne l'Afrique dans sa lutte pour le développement durable (expert béninois) - china radio international

La Chine accompagne l'Afrique dans sa lutte pour le développement durable (expert béninois) - china radio international

Les Béninois ont estimé mercredi que les dirigeants chinois ont vu juste en
accompagnant l'Afrique dans sa lutte pour le développement durable.


"Nous nous réjouissons de la présence très remarquée des Chinois sur le
continent africain, soldée par de nombreuses réalisations et d'importants
investissements économiques, socio-administratifs et culturels", ont confié à
Xinhua, à l'occasion de la visite du Premier ministre chinois Li Keqiang en
Afrique, les Béninois toutes catégories socio-professionnelles confondues.
Un micro-trottoir réalisé par Xinhua à Cotonou, la capitale économique
béninoise, a révélé que la majorité des Béninois apprécient largement "la bonne
qualité" de la coopération multidimensionnelle unissant la Chine et l'Afrique
depuis plusieurs décennies.
"Depuis novembre 2009, mois de la tenue de la 4ème Conférence ministérielle
du Forum sur la coopération sino-africaine à Charm el-Sheikh (Egypte), la Chine
et les pays africains ont travaillé main dans la main pour faire avancer la mise
en œuvre des acquis de la Conférence, dans les domaines de l'annulation de
dettes, de l'exemption de droits de douane, de l'accès aux marchés, de l'octroi
de prêts préférentiels et de la mise en place de crédits spéciaux pour le
développement des PME africaines", a rappelé le Dr Paul Tossa, spécialiste des
questions internationales dans l'une des universités privées de Cotonou.
Pour ce spécialiste des questions internationales, l'Afrique a besoin de la
Chine, et la Chine ne peut réaliser son rêve de grande puissance mondiale sans
le continent africain.
L'Afrique, avec une population abondante dont le nombre atteindra 2 milliards
en 2050 et qui sera composée de plus de 60% de jeunes de moins de 35 ans, doit
relever des défis d'une grande ampleur en matière d'éducation, de santé,
d'emploi et de sécurité alimentaire ainsi que d'assainissement, a-t-il souligné.

"Nous reconnaissons qu'au cours de ces dernières années, la Chine s'est
attelée à étendre la coopération avec l'Afrique dans plusieurs domaines,
notamment les services publics, l'hygiène et la santé. Mais, parallèlement, nous
souhaiterions renforcer avec la Chine un partenariat qui permettra de donner de
la valeur ajoutée aux nombreuses ressources africaines, afin de relever les
grands défis auxquels le continent fera face", a-t-il souhaité.

La Chine redore son image en Afrique | Africatime

La Chine redore son image en Afrique | Africatime

La Chine redore son image en Afrique
(Le Figaro 05/05/14)
Li Keqiang,premier ministre chinois.
«Les relations entre la Chine et l'Afrique sont entrées dans un âge d'or», a tenu à assurer Li Keqiang, le premier ministre chinois, avant de s'envoler dimanche pour sa première tournée en Afrique depuis sa prise de fonction en 2013. En à peine huit jours, il visitera successivement l'Éthiopie, le Nigeria, l'Angola et le Kenya. Ce voyage au programme chargé intervient tout juste un an après une tournée africaine très médiatisée du président chinois, Xi Jinping. Il confirme l'importance croissante des ressources africaines - dont le pétrole - pour l'économie de l'empire du Milieu.

«C'est une visite très significative, tournée vers l'ensemble de l'Afrique. Elle aura pour but de réitérer l'amitié traditionnelle entre la Chine et l'Afrique, mais aussi de promouvoir un nouveau type de coopération stratégique», a indiqué pour sa part le vice-ministre chinois des Affaires étrangères, Zhang Ming, lors d'une conférence de presse. «De nombreux accords commerciaux seront signés, mais ils ne seront pas cantonnés au pétrole», a insisté Zhang Xianchen, ministre adjoint du Commerce, interrogé sur les perspectives de contrats énergétiques au Nigeria et en Angola, deux importants producteurs d'or noir. Selon lui, une soixantaine d'accords de coopération seront conclus tout au long du voyage, dans des domaines variés «tels que le commerce, la santé, l'agriculture et la formation professionnelle».

Pour sa première étape en Éthiopie, Li Keqiang doit visiter un parc industriel et assister à une cérémonie d'achèvement d'un projet d'autoroute mené par des entreprises chinoises. Il se rendra également au nouveau siège de l'Union africaine à Addis-Abeba, construit avec l'aide financière de la Chine. À Abuja, au Nigeria, il assistera à une session plénière du Forum économique mondial sur l'Afrique.
«Le colonialisme doit appartenir au passé»

Depuis 2009, la Chine est devenue le premier partenaire commercial de l'Afrique. Le volume des investissements directs chinois en Afrique a atteint 25 milliards de dollars fin 2013 et 2 500 sociétés chinoises ont investi dans le continent selon l'agence officielle chinoise Xinhua. Le commerce bilatéral entre la Chine et l'Afrique s'est élevé à 210 milliards de dollars en 2013 en constante augmentation, mais non sans accroc. Les Chinois sont régulièrement soupçonnés de chercher uniquement à piller les matières premières ou encore de vouloir inonder le marché africain de produits manufacturés à bas prix sans transférer de savoir-faire.

En février 2013 les autorités zambiennes avaient été amenées à confisquer une mine de charbon appartenant à un groupe chinois après une violente révolte des mineurs qui fustigeaient les mauvaises conditions de travail et le non - respect des normes environnementales. Face au malaise grandissant, Li Keqiang a ainsi appelé dimanche les entreprises chinoises présentes en Afrique à se conformer aux lois et règlements locaux et à prendre leurs responsabilités pour protéger les intérêts des communautés locales - «Je voudrais affirmer à nos amis africains, avec toute ma sincérité, que la Chine entend aucunement agir de façon impérialiste comme certains pays l'ont fait auparavant sur le continent africain,- le colonialisme doit appartenir au passé», a-t-il déclaré solennellement.
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L'Afrique, en attente de notre vision plus réaliste - Afriquinfos

L'Afrique, en attente de notre vision plus réaliste - Afriquinfos

Bien que le volume du commerce entre la Chine et l'Afrique ait atteint 210,2 milliards de dollars en 2013 et malgré l'augmentation des échanges de personnes entre les deux parties, l'Afrique reste encore un continent mal connu par les Chinois.

Lundi 5 mai 2014 | 10:49 UTC
Leur idée de l'Afrique varie beaucoup : pauvre et désordonnée pour certains, trop chaude pour d'autres, gangrenée par la corruption ou encore peuplée d'habitants sans éducation pour beaucoup; cependant, à l'autre extrémité de l'imaginaire chinois on trouve l'idée qu'il s'agit d'un continent où l'on trouve de l'or par terre et des opportunités partout.
Cependant, le développement de l'Afrique est évident car au cours des dix dernières années, le taux de croissance économique de l'Afrique était presque équivalent à celui de l'Asie; le PIB par habitant de la Namibie, du Gabon et du Botswana a dépassé celui de la Chine; le "paradis des animaux", le Kenya, est devenu un des premiers pays où se sont développés les services bancaires sur cellulaire.
Le préjugé le plus commun est que nous voyons l'Afrique comme "un pays". Si nous revenons d'un voyage en Tanzanie ou en Afrique du Sud, nous déclarons en effet : "j'ai voyagé en Afrique".
En fait, le monde arabe dans le nord de l'Afrique ne reflète absolument pas ce que nous appelons le "continent noir". A Nairobi, capitale du Kenya, chaque saison ressemble au printemps, alors que la chaleur à Bamako, capitale du Mali, persiste durant toute l'année. Dans un même pays, l'écart d'univers entre la capitale et la province dépasse l'imagination.
Il faut savoir que l'Afrique compte plus de 50 pays. Les pays dans le nord et au bord du golfe de Guinée produisent du pétrole, alors que ceux dans le sud sont riches en diamants. Dans l'est du continent, co-existent la Somalie sinistrée par les flammes des conflits et le Ruanda qui a recouvré le calme.
L'Afrique n'a rien de bizarre si nous prenons en considération l'histoire et les forces concernées en lutte sourde sur le continent, alors que nous ne sommes informés que des désordres lors d'élections présidentielles, des émeutes et de la corruption.
En outre, culturellement, l'Afrique et la Chine ont des similarités, bien que les deux civilisations soient éloignées l'une et l'autre. Selon un danseur camerounais, des gestes de taïchi se retrouvent dans les danses folkloriques camerounaises et les frappes du pied dans la danse africaine sont également utilisées dans les danses des ethnies chinoises Dai et tibétaine.
Le Premier ministre chinois Li Keqiang se rendra du 4 au 11 mai en Ethiopie, au Nigéria, en Angola et au Kenya. Il s'agit de sa première visite en Afrique depuis sa prise de fonction en 2013, et ce déplacement marque également le 50e anniversaire de la première visite de l'ancien Premier ministre chinois Zhou Enlai sur le continent.
Il s'agit d'une nouvelle opportunité pour les Chinois de réexaminer et de mieux comprendre ce continent, à la fois familier et si étranger.

La visite du PM chinois en Afrique, un signe de la priorité accordée au continent (expert bissau-guinéen) - Afriquinfos

La visite du PM chinois en Afrique, un signe de la priorité accordée au continent (expert bissau-guinéen) - Afriquinfos

La Chine et l'Afrique parviennent à un consensus sur la coopération en matière de réduction de la pauvreté

La Chine et l'Afrique parviennent à un consensus sur la coopération en matière de réduction de la pauvreté

La relation sino-africaine essentielle pour la croissance de l'Afrique (INTERVIEW)

La relation sino-africaine essentielle pour la croissance de l'Afrique (INTERVIEW)

La coopération avec la Chine est un élément critique pour permettre à l'Afrique d'accélérer sa croissance économique, a commenté lundi à Abuja Elsie Kanza, directrice du Forum économique mondial sur l'Afrique.
D'après elle, le continent africain a besoin du plus grand nombre de partenaires possibles et de mobiliser tous les investissements nécessaires pour parvenir à la croissance et à la transformation économiques.
Sous le thème "Comment forger une croissance inclusive et créer des emplois", le Forum économique mondial sur l'Afrique ouvrira ses portes le 7 mai à Abuja. L'événement, qui va durer trois jours, réunira environ 900 délégués du monde entier, parmi lesquels des leaders du monde de la politique et des affaires, ainsi que des chercheurs.
Dans une interview accordée lundi à Xinhua, Mme Kanza a souligné que le volume des investissements nécessaires au développement du continent est bien supérieur à ce que le continent lui-même peut mobiliser tout seul.
Mme Kanza a donc appelé la Chine, en tant que partenaire de la transformation économique de l'Afrique, à investir davantage dans le commerce et la transformation économique du continent africain.
L'une des sessions du forum intitulée "Partenaires dans la prospérité" sera consacrée, selon elle, à explorer d'où viennent ces nouveaux partenariats.
Tous ces partenariats et investissements, a-t-elle insisté, doivent être orientés vers une transformation structurelle de l'économie si l'on veut réussir la croissance inclusive et créer des emplois.
Au travers de divers efforts en Afrique, le continent a réussi à grandir, passant d'une période où sa croissance était très faible à la période actuelle où la croissance africaine est la deuxième du monde, a observé la directrice.
Le défi pour les économies africaines est que la croissance ne s'est pas transformée en emplois, et qu'elle n'a donc pas eu d'impact significatif sur la réduction de la pauvreté, a-t-elle noté. Le continent a également vu ses inégalités s'accentuer.
"Donc nous lançons un défi à nos leaders qui seront présents, en commençant par ce qui doit changer pour aboutir à la croissance, une croissance qui crée des emplois, qui réduit la pauvreté et qui minimise les inégalités", a-t-elle poursuivi.
L'éducation est à ses yeux prioritaire pour chercher à obtenir une croissance inclusive et la création d'emplois. Les jeunes doivent obtenir les compétences qui leurs permettront soit de créer leur propre emploi, soit d'être employés.
"Deuxièmement, il faut qu'il y ait des postes disponibles, et cela nécessite d'améliorer l'environnement des affaires, de s'assurer que les gens pensent que cela vaut le coup de lancer son entreprise et que cela peut rapporter. De cette façon cela créera l'emploi", a expliqué Mme Kanza.
Par ailleurs, il faut également de la paix et de la stabilité. "Un environnement dans lequel on sait qu'on est protégé et que nos biens et investissements sont protégés est nécessaire pour que tout cela fonctionne", a-t-elle conclu.
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Source: Agence de presse Xinhua

Le Premier ministre chinois appelle à une version actualisée de la coopération Chine-Afrique (PAPIER GENERAL)_CCTV.com française_央视网(cctv.com)

Le Premier ministre chinois appelle à une version actualisée de la coopération Chine-Afrique (PAPIER GENERAL)_CCTV.com française_央视网(cctv.com)

Le succès éclatant de la diplomatie économique chinoise en Afrique - china radio international

Le succès éclatant de la diplomatie économique chinoise en Afrique - china radio international

Madagascar salue l'initiative du PM chinois pour améliorer la coopération sino-africaine

Madagascar salue l'initiative du PM chinois pour améliorer la coopération sino-africaine

Madagascar accueille favorablement l'initiative visant à renforcer la coopération sino- africaine dans les six domaines avancée par le Premier ministre chinois Li Keqiang, qui effectue actuellement une tournée en Afrique.
Au cours d'une interview accordée à Xinhua mardi, le ministre malgache de l'Industrie et du Développement du secteur privé et des petites et moyennes entreprises (PME), le Dr Jules Etienne, s'est déclaré "très ravi" de la proposition du Premier ministre chinois.
Lors de son séjour à Addis Abeba, Li Keqiang a proposé que la Chine et l'Afrique améliorent leur collaboration dans l'industrie, les finances, la réduction de la pauvreté, la protection écologique, les échanges humains, ainsi que la paix et la sécurité.
"Récemment, j'ai déjà eu la visite de l'ambassadeur de Chine à Madagascar, Yang Min, où on a parlé longuement des possibilités de travailler, de collaboration et de coopération entre la Chine et Madagascar. Moi je suis très ravi de cette décision du Premier ministre chinois qui porte un intérêt particulier pour l'Afrique et bien entendu pour Madagascar", a affirmé le Dr Etienne.
L'objectif d'augmenter le volume commercial sino-africain jusqu' à 400 milliards de dollars d'ici l'année 2020, cité par le Premier ministre chinois en Ethiopie, est dans l'intérêt de Madagascar, a indiqué le ministre malgache.
"L'objectif pour Madagascar est de faire le maximum d' exportation. On nous incite à exporter, via les industries de transformations, de petites usines de transformations pour avoir plus de valeurs ajoutées, et il faut ainsi cibler des partenaires qui font déjà beaucoup d'exportation comme la Chine", a-t-il mentionné.
Le ministre malgache a souligné la nécessité de mettre en place un climat de confiance et de travailler sincèrement pour consolider les relations économiques et commerciales entre Madagascar et la Chine.
Le ministre malgache et l'ambassadeur chinois ont évoqué, lors de leur entretien, la possibilité de mettre en place une chambre de commerce sino-malgache afin d'installer un climat de confiance pour booster les affaires, a-t-il rappelé.
Le Dr Etienne a par ailleurs affirmé que le gouvernement malgache allait mettre au point, dans une semaine, une politique industrielle pour illustrer le programme du président de la République et qui va tracer les grandes lignes et les défis à relever axées surtout sur les créations d'emplois.
Etant donné que le tissu économique national est constitué à majorité des petites et moyennes entreprises, le gouvernement envisage d'intégrer dans le formel ceux qui sont dans le secteur informel et d'étudier, cas par cas, les possibilités d' investissements des privés, des banques et d'autres acteurs afin d' aider ces PME qui sont, sans conteste, l'un des moteurs de développement.

La Chine et l'Occident devraient être partenaires plutôt qu'adversaires pour le développement africain (COMMENTAIRE) - china radio international

La Chine et l'Occident devraient être partenaires plutôt qu'adversaires pour le développement africain (COMMENTAIRE) - china radio international

L'Afrique, continent qui souffre toujours de la pauvreté mais qui est largement
perçu comme une terre pleine d'énergie et de vigueur, a accueilli récemment
plusieurs hauts responsables issus de pays occidentaux développés et de pays
asiatiques émergents.


Il est à noter que la tournée de quatre pays en cours du Premier ministre
chinois Li Keqiang a pratiquement chevauché celles du secrétaire d'Etat
américain John Kerry et du ministre japonais des Affaires étrangères Fumio
Kishida.
Pure coïncidence, l'Ethiopie et l'Angola, deux étapes de la tournée de M. Li,
ont également fait partie de l'itinéraire du chef de la diplomatie américaine.
Cette coïncidence peut conduire à une hypothèse téméraire voulant que les
pays émergents du monde sont impliqués dans une course acharnée visant à
s'emparer de leur part du continent le plus prometteur.
Des observateurs biaisés en Occident ont tendance à considérer la Chine comme
un féroce concurrent, l'accusant d'être un néocolonialiste qui en arrache les
ressources naturelles pour satisfaire son propre programme de développement,
comme l'ont fait les puissances occidentales plusieurs siècles passés.
En effet, ces craintes et ces reproches ne montrent que la méconnaissance par
l'Occident de la nature véritable de la coopération sino-africaine.
Le partenariat Chine-Afrique, qui est perpétuel et vigoureux, provient de
l'inspiration commune pour le développement et l'amélioration du niveau de vie
du peuple.
Leurs efforts, définis par M. Li et les dirigeants africains dans une
déclaration commune publiée lundi, saluent la diversification des partenaires de
coopération en Afrique, ou la présence d'"une tierce partie" en Afrique en
fonction de "ses besoins, son consentement et sa participation".
L'ouverture et l'intégration de cette coopération sont également prouvées par
la hausse du nombre des joint-ventures ouvertes sur le continent financées par
la Chine et d'autres pays.
En revanche, les allégations destinées à politiser la coopération commerciale
sino-africaine doivent être condamnées, du fait que l'amélioration du niveau de
vie des habitants est l'objectif commun des deux côtés, dont les économies sont
très complémentaires et impossibles à séparer.
Le partenariat stratégique entre la Chine et l'Afrique, qui vise à bénéficier
aux deux populations et au monde entier, jouira ainsi de plus de ténacité et
d'une plus longue durée.
La promotion des relations économiques avec l'Afrique est loin d'être un jeu
à somme nulle pour la Chine et l'Occident. Le vaste continent, rempli de
potentiel commercial et d'opportunités d'affaires, est suffisamment grand pour
accueillir des entreprises compétentes provenant de tous les pays, sur un même
pied d'égalité.

Pékin promet à l'Afrique $12 mds de nouveaux crédits, Infos marchés - Les Echos Bourse

Pékin promet à l'Afrique $12 mds de nouveaux crédits, Infos marchés - Les Echos Bourse

Pékin promet à l'Afrique $12 mds de nouveaux crédits

- Reuters 0 Commentaire(s)


PEKIN, 5 mai (Reuters) - Le Premier ministre chinois Li Keqiang a annoncé le déblocage d'au moins 12 milliards de dollars (8,6 milliards d'euros) de nouveaux crédits à destination de l'Afrique, rapporte lundi l'agence Chine nouvelle.

A Addis-Abeba, siège de l'Union africaine, dans le cadre d'une tournée en Afrique, Li Keqiang a proposé également une assistance technologique pour aider l'Afrique à développer son réseau ferroviaire à grande vitesse, ajoute l'agence de presse officielle chinoise.

La Chine augmentera de 10 milliards de dollars ses prêts à destination de l'Afrique et versera deux milliards de dollars supplémentaires au Fonds de développement Chine-Afrique pour le porter à cinq milliards de dollars, a déclaré le chef du gouvernement chinois, selon Chine nouvelle.

Ces sommes viendront s'ajouter aux 20 milliards de dollars que Pékin s'est déjà engagé à prêter à l'Afrique sur la période 2013-2015.

Li Keqiang a évoqué une Afrique où toutes les capitales seraient desservies par des trains à grande vitesse et s'est dit prêt à faire bénéficier le continent de l'expertise technologique chinoise dans ce domaine, toujours selon l'agence de presse officielle.

Le Premier ministre chinois effectue sa première visite en Afrique depuis son entrée en fonction l'an dernier. Sa tournée doit également le conduire au Nigeria et en Angola, deux pays producteurs de pétrole.

La Chine est de plus en plus présente en Afrique, notamment dans le secteur des ressources naturelles. Cette influence grandissante a été critiquée dans les milieux économiques et politiques qui ont appelé Pékin à équilibrer ses relations commerciales avec les pays africains. (Ben Blanchard; Patrick Vignal pour le service français, édité par Véronique Tison)