CHINE AFRIQUE

POUR DES RELATIONS RESPECTUEUSES, AMICALES, FRANCHES ET FRATERNELLES

vendredi 7 juin 2013

Le Japon se pose en concurrent de la Chine en Afrique | L'Opinion

Le Japon se pose en concurrent de la Chine en Afrique | L'Opinion
Le Japon se pose en concurrent de la Chine en Afrique
Le sommet nippo-africain sur le dévelopement de l'Afrique à Yokohama Reuters

Les faits - Le Japon s'est engagé samedi à verser une aide de 25 milliards d'euros aux gouvernements africains et aux acteurs privés sur le continent, à l'occasion d'un sommet nippo-africain qui a réuni 39 chefs d'Etat et de gouvernement autour du Premier ministre Shinzo Abe à Yokohama. Sur le continent noir, le Japon se heurte aux prétentions de la Chine, elle aussi très présente, mais aussi de plus en plus à l'Inde et à la Corée du sud.
«Les Chinois ne s'intéressent pas aux populations locales. Ils ne visent que les personnes au pouvoir et qui sont en mesure de servir leurs intérêts». Pour ce diplomate japonais qui souhaite conserver l'anonymat, il faut désormais contester la présence chinoise en Afrique et le Japon est en mesure de s'imposer comme une alternative. En inaugurant, le 1er juin, la cinquième Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l'Afrique (TICAD V) qui se déroule à Yokohama, le Premier ministre Shinzo Abe a d'abord rappelé l'un des points forts du Japon, notamment en matière de formation. Trente mille jeunes Africains devraient ainsi en bénéficier dans les années à venir, a-t-il déclaré.
Lancée en 1993, la TICAD accueille jusqu'au 3 juin les représentants de 51 Etats africains dont 39 chefs d'Etat et de gouvernement. Devant une telle assemblée, Shinzo Abe ne pouvait pas jouer les petits bras et a annoncé que «dans les cinq ans à venir, le Japon soutiendra la croissance africaine via des aides publiques et privées de 3 200 milliards de yens (24,2 milliards d’euros)». Le Premier ministre a précisé que ce montant comprendrait notamment 11 milliards d'euros d'aide au développement et 5 milliards d'euros destinés à financer les infrastructures, insistant sur l’importance des «couloirs internationaux» de transports au sein du continent. Des chiffres imposants qui traduisent la volonté de son pays d'occuper une place plus importante sur le continent.
En insistant sur le développement des infrastructures, le Premier ministre japonais a voulu rappeler à ses interlocuteurs africains que le Japon était lui aussi en mesure de répondre à leurs besoins. Dans ce domaine, la Chine devance les Japonais, car elle est capable de fournir une aide «low cost». «Quand les Japonais construisent quelques kilomètres de route, les Chinois en proposent 50 pour la même somme», poursuit notre diplomate japonais. Evidemment la qualité n'est pas la même, mais pour les gouvernements locaux, cela n'a, semble-t-il, guère d'importance. A Djibouti ou encore en Angola, la Chine est en première ligne parce qu'elle n'hésite pas à se concentrer sur les projets qui plaisent avant tout au pouvoir en place. Mais cela ne suffit pas à expliquer le retard japonais.La présence nippone est faible. Il y a 820 000 ressortissants chinois en Afrique contre 8 000 Japonais et Tokyo ne compte que 32 représentations diplomatiques sur le continent contre 49 pour Pékin. Dans ces conditions, il ne faut pas s'étonner si les échanges entre la Chine et l'Afrique avoisinent les 130 milliards de dollars contre à peine 25 milliards pour le commerce nippo-africain.
Toutefois, les Japonais ne baissent pas les bras. Le Japon s'intéresse particulièrement aux ressources africaines depuis que sa dépendance aux importations d'hydrocarbures a été accrue par la fermeture de presque tous ses réacteurs nucléaires, suite à la catastrophe de Fukushima en mars 2011. Les Japonais sont également bien conscients du poids grandissant de l'Afrique dans l'économie mondiale et de l'émergence progressive d'une classe moyenne plus exigeante sur la qualité. Les produits made in Japan bénéficient auprès des populations locales d'une aura bien supérieure à ceux fabriqués en Chine. «Cela fait des années que le Japon concentre ses efforts pour apporter une aide ciblée qui répond directement aux besoins concrets de la population, que ce soit au niveau de la santé ou de l'éducation», explique Makoto Ito, ambassadeur pour la TICAD V, justifiant ainsi la bonne image du Japon.
Depuis plus de 60 ans, la marque Geisha est synonyme pour des millions d'Africains de délicieuses conserves de maquereau à la tomate. Après avoir subi une forte baisse de ses ventes après l'arrivée de concurrents chinois, Kawasho Foods, créateur de la marque, a décidé de s'implanter localement, au Ghana, afin de fournir l'Afrique de l'ouest à moindre coût. De son côté, Nissin, le principal producteur de nouilles instantanées, va construire une usine au Kenya d'ici 2014 pour servir les principaux pays de la région, tandis qu'Ajinomoto, le leader de l'agroalimentaire nippon, a choisi la Côte d'Ivoire comme base de production. «En l'espace de cinq ans, le nombre d'entreprises japonaises installées en Afrique est passé de 227 à 333», relève Shoei Utsuda, PDG de Mistui & Co, entreprise présente en Algérie. Les grands groupes industriels de Honda à Toyota, en passant par Japan Tobacco, redoublent d'efforts pour gagner du terrain.
Le problème, c'est que la concurrence ne se limite plus à la Chine. Depuis peu, l'Inde ou encore la Corée du Sud jouent dans la même catégorie puisque leurs échanges respectifs avec l'Afrique s'élèvent aujourd'hui à 34 milliards de dollars et 14 milliards. On comprend pourquoi Shinzo Abe a sorti son chéquier, en s'adressant aux représentants africains venus l'écouter à Yokohama.

mardi 4 juin 2013

Le Japon veut se faire une place au soleil africain | Slate Afrique

Le Japon veut se faire une place au soleil africain | Slate Afrique

Le Japon veut se faire une place au soleil africain

A coup de milliards de yen, il tente de gagner un marché déjà fortement occupé par la Chine et la Malaisie.

Après la conférence internationale pour le développement de l'Afrique (Ticad) tenue du 1er au 3 juin, à Yokohama, le Japon a décidé d'octroyer à plusieurs pays africains un peu plus de 24,2 milliards d'euros sur 5 ans —dont 10,6 milliards en provenance de l’aide publique— qui sera répartie notamment sur les «infrastructures lourdes», notamment dans le domaine de l’énergie, des transports et de l’eau.
Une enveloppe supplémentaire de 750 millions d’euros est accordée spécifiquement à la stabilisation de la région du Sahel, suite à la prise d’otages du site gazier d’In Amenas, en janvier 2013, où dix citoyens japonais avaient perdu la vie.
Ce vaste plan de soutien s’inscrit dans une volonté de relancer les relations économiques entre le Japon et l’Afrique pour parer la concurrence omniprésente de la Chine. La présence nippone en Afrique est déjà bien implantée. Plus de 300 entreprises japonaises sont installées dans 24 pays du continent et emploient 200.000 personnes. C'est par ailleurs le Japon qui est à l'origine de la Ticad, en 1993. Cependant, l’Afrique ne représente que 1,8% des échanges extérieurs japonais et le pays du Soleil levant n'est plus l'interlocuteur privilégié du continent.

Rude concurrence asiatique

Depuis 2009, c'est la Chine qui figure parmi les premiers partenaires de l'Afrique. Les investissements directs chinois atteignent 16 milliards de dollars en 2011, alors que sur la période 2006-2010, on compte une moyenne annuelle de 5,2 milliards de dollars pour Tokyo.
En 2009, les échanges sino-africains représentent 13,5% du commerce extérieur de l’Afrique alors que les échanges avec le Japon ne dépassent pas 2,7%, d’après l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économique).
Le marché africain est également très convoité par d’autres puissances asiatiques. Le commerce entre Inde et Afrique mobilise aujourd’hui 40 milliards de dollars.
La Corée du Sud tente de tisser des nouveaux liens avec le continent, depuis «l’initiative pour le développement de l’Afrique» par le président coréen en 2006. Le premier investisseur sur le continent n’est d’ailleurs aucune de ces puissances: il s’agit de la Malaisie, dont les investissements atteignent 19,3 milliards de dollars.
Slate Afrique

lundi 3 juin 2013

Ministère des Affaires étrangères : la Chine est contente que le Japon prenne de nouvelles mesures pour coopérer avec les pays africains - china radio international

Ministère des Affaires étrangères : la Chine est contente que le Japon prenne de nouvelles mesures pour coopérer avec les pays africains - china radio international
Lors de la conférence de presse du 3 juin, le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères, Hong Lei, a dit que la Chine était contente du fait que le Japon prenne de nouvelles mesures pour coopérer avec les pays africains, et souhaitait que le Japon puisse tenir sa promesse.
En répondant aux questions sur ce sujet, Hong Lei a dit que le développement de l'Afrique avait besoin du soutien et de l'aide de la communauté internationale. La Chine est heureuse du fait que le Japon mette en oeuvre des mesures pour la coopération avec l'Afrique, et espère que ces mesures seront favorable au développement pacifique de l'Afrique et que le Japon réalisera sa promesse le plus vite que possible au bénéfice du peuple africain. D'après Hong Lei, depuis une longue période, la Chine offre une aide sincère à l'Afrique. La Chine continue de renforcer la coopération avec l'Afrique, d'inciter la communauté internationale à attacher une plus grande importance à l'Afrique, et à aider davantage l'Afrique, comme par le passé.

dimanche 2 juin 2013

La PM trinitéenne loue les vertus du Rêve chinois - china radio international

La PM trinitéenne loue les vertus du Rêve chinois - china radio international
La Première ministre de Trinité-et-Tobago, Kamla Persad-Bissessar, a déclaré samedi que la Chine pourrait devenir un modèle mondial en réalisant le Rêve chinois.
"Nous voyons dans votre Rêve chinois une magnifique opportunité pour que la Chine devienne un modèle pour le monde", a déclaré Mme Bissessar lors d'un déjeuner de bienvenue en l'honneur du président chinois Xi Jinping, en visite dans son pays. Selon la Première ministre, la région des Caraïbe considère la Chine comme "une puissance économique et géopolitique", et son pays attend avec impatience d'approfondir sa collaboration avec la Chine pour en tirer des bénéfice partagés et un développement mutuel.  Elle a ajouté que Trinité-et-Tobago a toujours démontré un soutien sans faille à la politique d'une seule Chine. "Aujourd'hui, nous avons signé une série d'accords avec la Chine. A cet égard, nous cherchons à approfondir la coopération bilatérale dans les domaines du commerce et de l'investissement, de l'énergie, de la coopération technique et des échanges culturels", a déclaré Mme Bissessar. La Première ministre a indiqué que Trinité-et-Tobago envisageait une relation plus stratégique et globale avec la Chine dans plusieurs domaines, notamment dans les industries maritime et énergétique et les secteurs créatifs, ainsi que la sécurité alimentaire, le tourisme et les services financiers. Trinité-et-Tobago cherchera à renforcer les relations entre la Chine et l'Amérique latine ainsi que les relations entre la Chine et la région des Caraïbes, selon la Première ministre. "Nous considérons cette visite comme une occasion de renforcer cette collaboration", a-t-elle ajouté. M. Xi est arrivé vendredi à Trinité-et-Tobago pour une visite d'Etat de trois jours, la première d'un chef d'Etat chinois depuis l'établissement des relations diplomatiques entre les deux pays en 1974. Plus tôt dans la journée, M. Xi a eu des entretiens avec Mme Bissessar sur l'élargissement de la coopération bilatérale. Après la rencontre, les représentants des deux parties ont signé une série d'accords de coopération. Trinité-et-Tobago est une partenaire de coopération important pour la Chine parmi les pays anglophones de la région, et les deux pays ont élargi la coopération politique, économique, commerciale et culturelle ces dernières années. A Port d'Espagne, M. Xi aura également des rencontres bilatérales avec les dirigeants d'Antigua-et-Barbuda, de la Barbade, des Bahamas, de la Dominique, de la Grenade, du Guyana, du Suriname et de la Jamaïque, des pays de la région qui ont tous des liens diplomatiques avec la Chine. Dans un communiqué publié à son arrivée, M. Xi a indiqué qu'il avait hâte de discuter des relations bilatérales avec les dirigeants des pays de la région et d'explorer ensemble des moyens permettant de renforcer la coopération. "J'estime qu'avec les efforts conjugués de tous les participants, ces réunions seront un succès et feront franchir un nouveau niveau aux relations amicales et coopératives entre la Chine et les pays de la région des Caraïbes", a indiqué M. Xi.   Après Port d'Espagne, le président chinois se rendra au Costa Rica et au Mexique pour des visites d'Etat. Il s'envolera ensuite pour la Californie pour une réunion au sommet avec son homologue américain Barack Obama les 7 et 8 juin.

Barack Obama et Xi Jinping veulent-ils faire la paix? - leJDD.fr

Barack Obama et Xi Jinping veulent-ils faire la paix? - leJDD.fr
AUTOUR DU MONDE - Vendredi, en Californie, Barack Obama rencontra le président chinois, Xi Jinping, à l'occasion d'un sommet.
Xi Jinping et Barack Obama Paru dans leJDD
Xi Jinping et Barack Obama en février 2012. (Reuters)
Avec son enfance hawaïenne et son tropisme pacifique, du nom de l’océan qui sépare l’Amérique de la Chine, Barack Obama a choisi de recevoir à la fin de la semaine le nouveau président chinois à Sunnylands, cette immense propriété en périphérie de Palm Springs en Californie. Le domaine appartient à la fondation créée par Walter Annenberg, milliardaire philanthrope, ancien ambassadeur à Londres sous Richard Nixon, l’homme de la normalisation entre les États-Unis et la Chine en 1972. Le monde est parfois tout petit. La première épouse de Xi Jinping était l’héritière de l’ambassadeur chinois en Grande-Bretagne et la fille unique issue de son deuxième mariage étudie à Harvard. Mais les symboles ne font pas tout. Car les contentieux s’accumulent entre les deux grandes puissances.
Première et deuxième économies du monde, les deux nations ont vu leurs échanges commerciaux multipliés par soixante depuis 1985 et par six depuis le début du nouveau siècle. Cela n’a pas empêché samedi le secrétaire à la Défense Chuck Hagel d’évoquer les attaques chinoises contre l’Amérique lors du forum Shangri-La de Singapour, qui réunit chaque année responsables militaires occidentaux et asiatiques. Le Pentagone a admis cette semaine que de nombreux programmes d’armement américains avaient été piratés par des hackers. Hagel a pointé du doigt le chef d’état-major adjoint chinois présent dans la salle, le général Qi Jianguo, en parlant de "menace grandissante des attaques informatiques, dont une partie semble liée à l’armée et au gouvernement chinois".
La Maison-Blanche en veut également beaucoup à la Chine pour son duo bloquant avec la Russie aux Nations unies afin de saboter toute résolution contraignante contre la Syrie. Pour sa passivité face aux provocations nucléaires de la Corée du Nord, pour son intransigeance sur les questions de protectionnisme, de propriété intellectuelle sur les brevets et de réchauffement climatique.

"S’ouvrir à la Chine telle qu’elle est"

Faut-il pour autant se fâcher et muscler sa posture? Sur les droits de l’homme notamment, comme samedi lorsque le Département d’État fustigeait le "harcèlement"des autorités de Pékin contre ceux qui ont participé aux manifestations de la place Tian’anmen. Les services de John Kerry ont demandé hier que le gouvernement chinois rende enfin publique la liste des militants « tués, arrêtés ou disparus » en juin 1989. "L’Amérique doit traiter la Chine et sa montée en puissance avec l’attention qu’elle mérite", écrivait samedi Jon Huntsman, l’ancien ambassadeur américain en Chine, un républicain mormon que Barack Obama a nommé à ce poste pour l’écarter des primaires républicaines de 2012. Fidèle à la ligne Nixon- Kissinger, Huntsman prétend qu’il est impératif pour les deux pays d’améliorer leurs relations. "S’ils ne le font pas, l’occasion ne se représentera pas avant des années", ajoute-t-il. Il en irait de l’avenir pacifique de ce nouveau monde de croissance qui s’étend de Los Angeles jusqu’à Shanghai. La priorité étant non plus de "négocier avec la Chine telle qu’on la rêverait, mais de s’ouvrir à la Chine telle qu’elle est".
François Clemenceau - Le Journal du Dimanche
dimanche 02 juin 2013

Les Etats-Unis ridiculisés par les hackers chinois — Actualités Tunisie Focus

Les Etats-Unis ridiculisés par les hackers chinois — Actualités Tunisie Focus

Par Ridha Ben Kacem
Le chef du Pentagone, Chuck Hagel, ne décolère pas. C’est qu’il en veut aux chinois. Oh oui, il leur en veut beaucoup. C’est simple, il ne dort plus, la nuit. Depuis quelques années, en effet, les hackers chinois, depuis leur douillet siège, un bel immeuble, de la banlieue de Shanghai, ne ratent aucune occasion de faire, gratuitement, leurs emplettes, en matière de secrets d’armes sophistiquées américaines, directement, dans les bases de données du pentagone. Chuck Hagel n’apprécie pas. Mais alors, pas du tout. Habitué à ridiculiser et à manipuler les « bougnouls » arabes, Chuck Hageln ne comprend pas qu’il puisse être ridiculisé, et derrière lui, la Grande et puissante Amérique, par des hackers chinois.
Promis, Chuck Hagel en touchera un mot à Obama qui reçoit, la semaine prochaine, le président chinois Xi Jinping qui se rendra, les 7 et 8 juin, aux Etats-Unis. Obama le rencontrera, en Californie. Mais Obama est, de plus en plus, inefficace, et effacé. Celui qui n’a pas pu fermer la prison américaine, de Guantanamo, réussira-t-il à fermer un certain immeuble, à Shanghai ? Le doute est permis.
En attendant, le chef du Pentagone, Chuck Hagel, toujours en colère et qui ne décolère pas, a accusé le gouvernement et les militaires chinois, de cyber-espionnage contre les Etats Unis. Tiens donc ? Chuck Hagel a proféré ces accusations, lors d’une conférence sur la sécurité, qui s’est tenue, cette semaine, à Singapour et où on notait la présence de délégués chinois. Ceux-ci sont restés de marbre, devant le coléreux et pathétique, Chuck Hagel, à qui les médecins prédisent une fin tragique, s’il continue à broyer du noir, car les chinois, sont jaunes, sous tous les rapports.
Selon des informations du Washington Post, confirmées par des responsables du Pentagone, des hackers chinois ont réussi à pénétrer des systèmes informatiques, dans lesquels étaient stockés les plans de plusieurs armes américaines, dont des avions et des missiles. Brrr, j’ai, partout, des frissons, rien que d’y penser. Secret défense est-il devenu, secret défonce, d’un coup ?
Selon le Washington Post, les hackers chinois ont, entre autres, eu accès aux plans du système de missiles Patriot, du système de radar, ultramoderne, Aegis, du chasseur F-18 ou de l’hélicoptère Black Hawk. Le programme de développement du chasseur F-35, le plus coûteux de l’histoire du Pentagone, a, également, été consulté et bien évidemment, rapatrié, en Chine, comme il se doit. Ce chasseur furtif, de cinquième génération, qui décolle et atterrit, conne un hélicoptère, n’est pas encore, en dotation, dans les forces aériennes des Etas Unis. Parions qu’il équipera l’armée de l’air chinoise, avant celle des USA.
Le Pentagone, qui « prend la menace de l’espionnage et la sécurité informatiques, très au sérieux », précise que ces intrusions n’ont, toutefois, entraîné aucune « érosion des capacités »militaires américaines. « Nous maintenons une confiance totale, dans nos systèmes d’armes », a réagi son porte-parole, George Little en attendant que Chuck Hagel, en personne, nous livre son point de vue. Mon œil, oui. Comprenez qu’il faut bien sauver la face, en attendant de trouver mieux. De toute façon, y a-t-il mayen de faire autrement ?
Un rapport interne du « Defense Science Board »,un organisme de conseil, regroupant des experts de la société civile et de l’administration américaine, a, cependant, confirmé que les systèmes qui ont été piratés, par les hackers chinois, contenaient, notamment, les plans de dizaines de systèmes d’armement militaires cruciaux. Pardon ? Des dizaines ? Le document n’accuse, pourtant pas, ouvertement la Chine. Peur de l’Ogre chinois ? Le rapport se contente de rappeler les récentes mises en garde, adressées par Washington, à Pékin, dans le cadre de ce dossier délicat. Mais, plusieurs hauts responsables militaires américains, interrogés par le Washington Post, ont confirmé que cette attaque était une conséquence d’une vaste campagne d’espionnage chinois, lancée contre des industries de la défense et des agences du gouvernement américain. Oui, la Chine fait peur, aux américains. Et pour une fois, les américains ne savent pas quoi faire, ce n’est pas malin, ça ?
Cela fait un bout de temps, que Washington a pris conscience de ce danger, d’un type nouveau. Washington veut éviter un « cyber-Pearl Harbor »,mais, ne trouve pas la réponse adéquate, du moins, pour le moment. Le président Barack Obama, lui-même, avait affirmé que les Etats-Unis avaient été « très clairs avec les Chinois, en leur expliquant que les USA attendait d’eux, qu’ils respectent les conventions et les lois internationales ».Comme si les américains les respectaient ! Mais, il est vrai que le ridicule tue, rarement, de nos jours. D’ailleurs, il n’a jamais tué un chinois. Mais il commencera, bientôt, à faire des ravages, parmi les américains, à commencer par Chuck Hagel, le très coléreux.
Le 20 février 2013, l’administration américaine avait, déjà, promis une réaction « vigoureuse », aux vols de secrets industriels et militaires, par des entreprises ou des pays étrangers, dans un document cadre, qui mentionnait de nombreux exemples de telles activités au profit d’entités chinoises. La réaction «vigoureuse »tarde, cependant, à venir. La Puissante Amérique est en perte de vitesse, je vous dis. Elle n’a plus la « vigueur » ni la « rigidité » de ses « 20 ans ».
En mars dernier, des hauts responsables, des services de renseignement américains, avaient multiplié, devant le Sénat US, les avertissements sur la vulnérabilité, du pays, au cyber espionnage, au cyber crime et à la destruction des réseaux informatiques, qu’ils soient le fait d’attaques menées par des Etats, comme la Chine ou la Russie, ou par des cyber terroristes ou des groupes de hackers criminels.
Les américains découvrent, avec consternation, après les français, qu’ils sont les« bougnouls » des chinois. Tout comme les français étaient, il y a quelque temps, les « bougnouls » des Allemands. Le monde bascule sur ses axes d’acier. Aujourd’hui, nous, Arabes, sommes les« bougnouls »,des français. Mais, demain, qui seront les « bougnouls »,des Arabes ? En fait, je propose de recycler le terme « bougnouls »,à notre profit, comme l’ont fait les français, il y a quelques décennies. Ah, vous ne saviez pas ? Et bien tenez-vous bien, car lorsque les français disent « bougnouls »,dans leur tête, ils font, tout de suite, référence, aux arabes, n’est-ce pas? Oui, bon, maintenant, je suis sûr que vous changerez votre façon de penser, en apprenant, qu’à l’origine, le mot « bougnouls » était utilisé, par les allemands, pendant la seconde guerre mondiale, pour désigner les français !
Par Ridha Ben Kacem le 1è mai 2013

Tokyo défie Pékin en Afrique

Tokyo défie Pékin en Afrique
Le premier ministre japonais a annoncé une aide globale de 24 milliards d'euros pour le continent africain sur cinq ans. Une façon de se placer comme partenaire incontournable des Africains, alors que la Chine prend de plus en plus de poids dans l'économie africaine.
Le Japon lance à son tour une offensive vers l'Afrique pour contrer l'influence chinoise. Dans une conférence qui s'est tenue ce samedi à Yokohama, le premier ministre nippon Shinzo Abe a ainsi promis 3.200 milliards de yens (24,2 milliards d'euros environ) pour « soutenir la croissance africaine dans les 5 ans à venir. » Le gouvernement de Tokyo lui-même attribuera une aide publique au développement de près de 1.400 milliards de yens (environ 10,6 milliards de yens).

Les infrastructures en première ligne

L'effort de Tokyo portera notamment sur les infrastructures de transport. Certains experts ont estimé que l'Afrique perdait chaque année 2 points de croissance uniquement en raison de ce problème. Shinzo Abe a indiqué que 5 milliards d'euros d'aide japonaise viendront améliorer le réseau africain de transport.

Diversification de l'économie

« Durant la dernière décennie, l'Afrique a connu un taux de croissance moyen de 5% », a rappelé le premier ministre éthiopien, également président de l'Union africaine (UA), Hailemariam Desalegn. Ce dernier a cependant regretté que cette croissance soit principalement liée aux matières premières et il a réclamé que le continent « diversifie son économie. » Il compte beaucoup sur les investissements internationaux pour relever ce défi.

Concurrence avec Pékin

Du point de vue du Japon, l'enjeu est de prendre pied sur un continent qui est un enjeu clé pour le voisin et rival chinois. Avide de matières premières, la Chine est devenue en 2009 le premier partenaire commercial de l'Afrique. Le nouveau président chinois Xi Jinping s'est rendu une semaine après sa prise de pouvoir sur le continent africain. En conflit avec Pékin sur la question des îles de la mer de Chine, mais aussi sur le plan économique avec sa politique de dévaluation du yen très agressive, Tokyo entend profiter dans l'avenir du potentiel africain. En passant, Shinzo Abe en a profité pour demander l'appui des pays africains pour la candidature de Tokyo à l'organisation des Jeux Olympiques de 2020

vendredi 31 mai 2013

Les Chinois ont besoin de connaître l'Afrique

Les Chinois ont besoin de connaître l'Afrique

Les Chinois ont besoin de connaître l'Afrique

Les Chinois ont besoin de connaître l'Afrique
French.china.org.cn | Mis à jour le 31. 05. 2013 | 


La visite présidentielle de Xi Jinping en Afrique en mars dernier a mis à l'honneur l'amitié sino-africaine. Mais malgré ces liens au niveau étatique, le peuple chinois a encore beaucoup à apprendre de la culture de l'Afrique, cette contrée si lointaine et insaisissable.
Presque tous les Chinois considèrent les Africains comme de vieux amis et de proches frères. Mais les Chinois connaissent-ils vraiment l'Afrique ? « Non », répond Li Anshan, professeur de l'Institut des relations internationales de l'université de Beijing et président de la Société chinoise d'études de l'histoire africaine. « Nous ne la connaissons pas bien – ce ‘nous' inclut bon nombre de chercheurs – et entretenons des préjugés à son égard. En ce qui me concerne, je possède également un savoir limité sur ce continent. Mais je sais pertinemment que nous avons beaucoup à apprendre des Africains dans une multitude de domaines. »
Le rêve africain : rechercher la voie de la modernisation, rédigé par M. Li avec l'aide d'un certain nombre d'universitaires, a été récemment publié par la maison d'édition du Peuple du Jiangsu. Cet ouvrage de 700 000 mots présente le processus de modernisation des pays subsahariens et leurs réalités, répondant aux attentes des lecteurs chinois désireux de connaître l'Afrique.
L'Afrique est digne d'être étudiée par la Chine
Parmi la cinquantaine de nations que compte le continent, les rédacteurs de ce livre ont choisi de se concentrer sur certains pays d'Afrique subsaharienne, tels que l'Éthiopie, la Tanzanie, la Zambie, le Nigeria, le Ghana, l'Afrique du Sud, l'Angola, ainsi que ceux d'Afrique francophone.
« Depuis la création du Forum de coopération Chine-Afrique en 2006, la compréhension mutuelle sino-africaine s'est intensifiée, mais l'accent reste mis sur

mardi 28 mai 2013

Chinafrique : ces banques chinoises qui oeuvrent dans l'ombre

Chinafrique : ces banques chinoises qui oeuvrent dans l'ombre
L'agence Fitch estime à 67,2 milliards de dollars les prêts accordés par China Exim Bank à l'Afrique entre 2001 et 2011. © Image China/Corbis
Les établissements chinois, de plus en

1. Quelle histoire pour la Chine en Afrique ? - RFI

1. Quelle histoire pour la Chine en Afrique ? - RFI
Tidiane N'diaye, anthropologue, économiste et écrivain franco-sénégalais tentera de répondre à la question : " Quelle histoire pour la Chine en Afrique ?"
«Les Chinois n'ont pas inventé les échecs. Mais depuis quatre mille ans, ils disposent, avec leur jeu de go, d'un redoutable exercice de stratégie aux règles très subtiles. Les joueurs placent leurs pions noirs et blancs sur un damier de 361 intersections. Le principe consiste à conquérir ou à contrôler le maximum de territoires. C'est à cela que jouent les Chinois en Afrique contre les anciennes tutelles coloniales. Autrement dit, l'empire du Milieu y applique une stratégie précise et calculée au détail près, pour bouter l'adversaire occidental hors de l'espace africain. C'est presque réussi, l'épopée africaine de Pékin ressemble à une conquête triomphale.»
Nous recevons Tidiane N'Diaye, anthropologue franco-sénégalais et auteur du livre Le jaune et le noir (Continents Noirs- Gallimard)

vendredi 24 mai 2013

La culture chinoise à l'honneur en Afrique

La culture chinoise à l'honneur en Afrique

( Xinhua )

24.05.2013 à 08h41




La culture chinoise sera présentée dans plus de 30 pays africains cette année, dans le cadre de l'événement "Focus sur la culture chinoise", selon un

jeudi 23 mai 2013

La Chine prête à envoyer des soldats au Mali - Libération

La Chine prête à envoyer des soldats au Mali - Libération

La Chine prête à envoyer des soldats au Mali


Des soldats chinois lors d'une session d'entraînement à Pékin, en juillet 2011
Des soldats chinois lors d'une session d'entraînement à Pékin, en juillet 2011 (AFP)

 
La Chine propose l'envoi de plus de 500 soldats pour participer à l'opération de maintien de la paix de l'ONU.
Libération
Plus de 500 soldats : il s'agit de la plus importante contribution de l’histoire de

mercredi 22 mai 2013

Jeu de go en Afrique

Jeu de go en Afrique

Jeu de go en Afrique

LE MONDE|
Par
 
Dans le "Jaune et le noir. Enquête historique", l'anthropologue et économiste franco-sénégalaise, Tidiane N'Diaye, raconte l'"épopée triomphale" de la Chine sur le continent africain.
Dans le "Jaune et le noir. Enquête historique", l'anthropologue et économiste franco-sénégalaise, Tidiane N'Diaye, raconte l'"épopée triomphale" de la Chine sur le continent africain. | dr

Beaucoup a été écrit sur la Chine-Afrique. Mais rarement une démonstration a été plus implacable que celle effectuée par Tidiane N'Diaye, qui raconte l'"épopée triomphale" de la Chine dans le continent noir et qui se lit comme un roman. Il y a deux livres dans l'essai de cet anthropologue et économiste franco-sénégalais.
Le premier relate les relations anciennes entre l'empire du Milieu et l'Afrique, depuis l'époque de la dynastie Han, d'avant notre ère, et les missions d'exploration chinoises au XVe siècle. Il s'en est fallu de peu, rappelle l'auteur, que l'Afrique ne devienne chinoise.
Le second est une analyse décapante, sinon accablante, de la stratégie actuelle de "prédation ", de "dévastation et de pillage" de Pékin, qui s'apparente, selon l'auteur, au jeu de go...

jeudi 25 avril 2013

Exploitation minière: le banditisme économique chinois en Afrique | Xibaaru

Exploitation minière: le banditisme économique chinois en Afrique | Xibaaru

chine afrique 3Ils entrent avec des visas de touristes dans les pays africains pour piller clandestinement leurs richesses.

Avec plus de 1,2 milliards d’habitants, la Chine est lancée à la recherche des espaces économiques vitaux pour ses populations. Elle doit sa croissance économique galopante aux ressources minières des pays africains qu’elle entourloupe avec des investissements qui ne valent pas le quart de ce que lui rapporte sa croisade minière.
Comme on le dit chez les Bantous, “les chinois préparent l’éléphant africain avec ses eaux”. Elle passe des accords secrets avec les gouvernants sans tenir compte ni du sort des populations locales dans l’étau de la misère, et encore moins des exigences autour du respect des libertés et de la démocratie dont les occidentaux sont regardant.
L’invasion chinoise en Afrique n’est pas comme le disent certains griots qui profitent de leurs miettes, du pain béni. Non seulement elle est suffocante, parce qu’elle étouffe les opérateurs économiques locaux soumis à une concurrence déloyale, mais elle cache un gangstérisme minier des bandes organisées de truands arborant les tuniques d’investisseurs.
Banditisme
110 Chinois pris en flagrant délit d’exploitation clandestine d’or, viennent d’être chassés du Ghana par le Gouvernement de ce pays qui a eu le courage de prendre une décision qui fait peur à d’autres dans le continent. En Zambie, le défunt Président Mikael Sata préconisait tout simplement l’expulsion collective de tous les Chinois du pays pendant qu’il était opposant. Est-ce par ce qu’il voulait renégocier des accords antérieurs qui lui semblaient préjudiciables à son pays qu’il a brutalement disparu de la scène? En tout cas en Zambie, le débat autour de la présence chinoise, de ses activités et de la mort du Président Sata alimentent encore des polémiques.
Les Chinois se comportent en véritables explorateurs qui arrivent dans le continent les sacs vides, et en repartent archi pleins. Ils se livrent à l’exploitation du sous-sol quand ils sont chargés d’un projet structurant, en évitant d’être assistés par des techniciens locaux, importent la main-d’œuvre de leur pays pour verrouiller les contours de leurs activités, logent dans des containers aux alentours des chantiers pour ne pas laisser un seul centime de FCFA dans les hôtels et organisent des voyages nocturnes pour rapatrier les richesses volées.
Le Cas du Cameroun
Personne ne sait ce que les Chinois ont retiré d’un profond trou qui reste ouvert au-dessus du Mont Ngaoundal. Les eaux camerounaises sont livrées à leur pêche clandestine, leurs architectes se font accompagner par des spécialistes de l’exploitation minière quand il faut poursuivre les activités tentaculaires en profitant du laxisme parfois complice des autorités. A long terme, les Africains comprendront que les Chinois sont plus dangereux que les Occidentaux. (Cameroun-Info.Net 22/04/2013)


vendredi 19 avril 2013

La coopération sino-africaine contribue à la croissance en Afrique - Afriquinfos

La coopération sino-africaine contribue à la croissance en Afrique - Afriquinfos
La coopération économique entre la Chine et l'Afrique a contribué à plus de 20% de la croissance des pays africains au cours des treize dernières années, a annoncé vendredi la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Hua Chunying.
Vendredi 19 avril 2013 | 13:53 UTC
"L'économie africaine a connu en ce début de siècle une progression annuelle de 5%, grâce à l'aide et aux investissements de la Chine", a indiqué Mme Hua lors d'une conférence de presse quotidienne.
Selon des médias, le Premier-ministre du Zimbabwe Arthur Mutambara a déclaré que l'Afrique devait abandonner sa "vision romantique" de la Chine, alors que le pays asiatique est passé du statut de "camarade pauvre" à celui de grande puissance économique mondiale.
Mme Hua a noté que la coopération Chine-Afrique était fondée sur un point de vue réaliste.
La demande chinoise a permis à l'Afrique de surmonter la crise financière internationale plus vite que d'autres régions, a-t-elle ajouté.
La coopération entre la Chine et l'Afrique est réciproque et est basée sur l'égalité et le respect mutuel, selon la porte-parole.
Les investissements directs à l'étranger de la Chine en Afrique ont atteint près de 20 milliards de dollars fin 2012, soit trois milliards de plus qu'en 2011, selon le ministère du Commerce

Chine-Afrique 3/4: Le jeu de la France: Défense du pré-carré en tandem avec Israël ?

Chine-Afrique 3/4: Le jeu de la France: Défense du pré-carré en tandem avec Israël ?
René Naba

Vendredi 19 avril 2013
Paris- L’intervention de la France au Mali, en janvier 2013, relève d’une stratégie de défense du pré carré africain, face à la politique de grignotage menée tant par la Chine que par le wahhabisme via les finances islamiques (Qatar et Arabie Saoudite).

Première opération militaire en solitaire sur un théâtre extérieur depuis la fin de la Guerre d’Algérie, en 1962, la France, via Serval, y joue son rang de puissance.

Une cible idéale en ce que Le Mali constitue le plus grand pays musulman d’Afrique occidentale, où la finance islamique y prospère, alors que les Maliens depuis une décennie se détournaient progressivement de la France vers les pétromonarchies et que la Chine jouit d’un prestige certain du fait de sa restauration du centre de documentation islamique de Tombouctou.

Il en avait été de même avec la mise en place de l’Eufor (1), le corps expéditionnaire européen chargé de s’interposer entre les belligérants aux confins soudano-tchadiens qui répondait autant à des considérations humanitaires qu’au souci des Occidentaux de créer un glacis stratégique au centre de l’Afrique, à proximité de la plateforme opérationnelle de la Chine dans la zone. Un cordon sanitaire identique à celui que les pays occidentaux veulent établir autour de l’Iran, l’autre grand fournisseur d’énergie de la Chine.

Dans ce contexte, le redéploiement militaire français en Afrique a constitué une opération à double détente visant à associer des pays tiers (Afrique, Europe, ONU) aux opérations militaires françaises en Afrique dans le but de partager les coûts et de diluer les responsabilités, tout en conservant la maîtrise des opérations.

Un chef d’œuvre de ravalement cosmétique d’un repositionnement militaire identique au dispositif américain dans le Golfe (Arabie saoudite, Bahreïn, Qatar, Koweït et Irak), face à l’Iran.

Lointaines réminiscences de ses déboires coloniaux, l’activisme de la France au Soudan, puis en Libye, en Syrie et au Mali, vise à sécuriser son ravitaillement énergétique, ses exportations militaires et ses centrales nucléaires. D’une manière sous-jacente, répondre à son souci de purger son «complexe de Fachoda» (2), le désastre militaire et diplomatique français subi dans ce pays contre les Anglais au XIX me siècle durant la phase de conquête coloniale écartant durablement la France des eaux du Nil.

Le Mali, la porte d’entrée d’Israël en Afrique, via la France?

Dans un mouvement de fuite en avant destiné à occulter les responsabilités de la classe politico-militaire malienne dans le désastre national qui frappe le Mali depuis un an, l’intention est prêtée à l’équipe dirigeante transitoire du Mali de mettre à profit l’expédition militaire française pour faire du Mali, la porte d’entrée d’Israël en Afrique.

Un coup de bluff? Un chantage? Une volonté réelle d’amorcer une nouvelle politique en contradiction avec la ligne traditionnelle du Mali, premier pays africain à avoir dépêché dès son indépendance, en 1960, un contingent en Algérie pour sceller dans l’ordre symbolique la fraternité d’armes des peuples opprimés?

Sur les conseils de la France, qui s’est méthodiquement appliquée à travers ses porte-voix médiatiques, Bernard Kouchner et Bernard Henri Lévy, à favoriser la sécession du Sud Soudan, pour en faire une plateforme opérationnelle d’Israël sur le cours du Nil?

Pour rééditer l’ancien scenario français de relier les deux anciens Soudan de l’époque coloniale, le Soudan français et le Soudan anglais, via le sud Soudan précisément et qui valut à la France l’une de ses plus cuisantes défaites militaires à Fachoda (1898)?

L’instrumentalisation de la justice internationale à des fins politiques plaiderait en ce sens. CF. à ce propos le cas du général Omar al Bachir.


Une alliance avec Israël? L’allié indéfectible du régime d’Apartheid d’Afrique du sud? La garde prétorienne de tous les dictateurs francophones qui ont pillé l’Afrique. De Joseph Désiré Mobutu (Zaïre-RDC), à Omar Bongo (Gabon), à Gnassingbé Eyadema (Togo), à Paul Biya, le président off-shore du Cameroun), le vacancier privilégie des pâturages suisse, et, même Félix Houphouët-Boigny (Côte d’Ivoire), le prétendu sage de l’Afrique qui n’était sage que par ce qu’il était le meilleur serviteur de ses anciens colonisateurs et de ses alliés israéliens.

Israël dont l’expérience de la colonisation de la Palestine l’a conduite à coloniser des terres à travers le Monde représentant vingt fois sa superficie au détriment des populations et de l’environnement des pays pauvres. En République Démocratique du Congo pour la culture de la canne à sucre; au Gabon pour la culture du Jatropha, nécessaire à la production de biocarburants; en Sierra Leone où la colonisation israélienne représente 6,9 pour cent du territoire de ce pays de l’Afrique de l’Ouest (3).

La bataille des eaux du Nil et Le Canal Ben Gourion (4).

La nomination à la tête de l’Agence française pour le développement de M. Dov Zerah, pourrait donner un début de crédit à cette hypothèse en ce que la propulsion du président du consistoire israélite de Paris et secrétaire général de la Fondation France Israël au poste stratégique de dispensateur de l’aide financière française à l’Afrique est intervenue, le 2 Juin 2010, six mois avant l’indépendance du sud Soudan, alors que «la bataille du Nil» sur la répartition des quotas des eaux de ce fleuve africain battait son plein entre l’Egypte et les alliés africains d’Israël: l’Ethiopie et le Kenya notamment. Il pose en filigrane la question de savoir si le verrouillage du pré-carré se fera en tandem avec Israël, face à «l’expansionnisme wahhabite», selon la formule consacrée en usage dans les cercles dirigeants.

L’épisode de la répartition des eaux du Nil et de la sécession du Sud Soudan auront constitué la plus grosse pantalonnade de l’histoire égyptienne contemporaine. Pour atteindre cet objectif, Israël avait mené une stratégie à double détente qui révélera la cupidité des investisseurs égyptiens et coutera le pouvoir à Moubarak et sa place dans l’histoire.

Israël avait négocié avec l’Egypte, tout en faisant des pressions indirectes sur lui, incitant les états africains à réclamer une majoration de leur quote-part dans la répartition hydraulique du cours d’eau, alléchant les Africains par des projets économiques et les investisseurs égyptiens par des promesses d’intéressement aux projets israéliens. En Ethiopie, Israël a financé la construction de dizaines de projets pour l’exploitation des eaux du Nil Bleu. Le Mali avant son indépendance, en 1962, portait le nom de Soudan français, par opposition au Soudan anglais, le Soudan actuel.

La revendication par la secte dissidente nigériane BOKO HARAM de l’enlèvement de sept français au Cameroun, le 18 février 2013, un mois après le début de l’opération Serval plaide aussi en faveur de cette hypothèse en ce que le mouvement a voulu adresser un message subliminal aux Français en assumant son action au nom de «Jama’atu Ansarul Musilimina fi Biladi Al Soudan», littéralement le Groupement des partisans de l’Islam au Soudan (au-delà en Afrique noire)».

Pour en savoir plus sur ce sujet : http://www.renenaba.com/le-quadrillage-en-douceur-de-l’afrique/

A l’intention des lecteurs arabophones, ce lien du journal transarabe de Londres «Al Qods Al-Arabi»:Le Mali porte d’entrée d’Israël?

http://www.alquds.co.uk/index.asp?fname=data\2013\02\02-14\14qpt999.htm&arc=data\2013\02\02-14\14qpt999.htm

Le Canal Ben Gourion.

L’accès d’Israël au périmètre du bassin du Nil, via le sud Soudan avec le concours français et américain, s’est doublé de la mise en route de la construction d’un Canal reliant la Mer Rouge à la Mer Méditerranée, depuis Eilat. Disposant de deux voies de navigation, l’un pour l’aller, l’autre pour le retour, le canal israélien, contrairement à l’Egyptien concurrencera fortement le Canal de Suez et entrainera une perte de 50 pour cent des recettes égyptiennes de 8 milliards de dollars par an à 4 milliards.

D’un cout de 14 milliards de dollars, il sera financé par un prêt de trois banques américaines, à faible taux d’intérêt (1%) sur trente ans. 150.000 ouvriers majoritairement d’Asie, principalement de Corée du Sud, participeront aux travaux de construction qui dureront trois ans. Plus long de 50 mètres que son rival égyptien, le canal israélien pourra absorber les plus grands bateaux du monde (longueur 300 mètres, largeur 110 mètres).

Sur fond de guerre de religion de l’Islam wahhabite contre la dissidence musulmane, sous couvert de «Printemps arabe», (Syrie, Mord Mali), un tel projet pourrait constituer, à n’en pas douter, un casus belli pour l’Egypte et entrainer sinon une rupture des relations diplomatiques, à tout le moins une glaciation durable des rapports entre les deux pays.

L’enjeu essentiel de la question saharo-sahélienne ne se joue pas à l’échelle locale. Il concerne l’économie mondiale et le redécoupage des zones d’influence entre les puissances internationales avec l’entrée en scène de nouveaux acteurs (américains, chinois, indiens) qui bousculent l’ancien paysage colonial.

L’accès convoité aux richesses minières (pétrole, gaz, uranium, or, phosphates) dont regorgent le Niger, la Libye, l’Algérie, et le Mali d’après des prospections plus récentes, est au centre de la bataille invisible qui se déroule dans le désert.

Exclue du Traité de Partenariat transpacifique en voie de constitution sous l’égide des Etats-Unis, la Chine est en outre en butte à une offensive visant à contrecarrer son expansion, dont le signe le plus manifeste aura été le gel du financement des importants projets miniers chinois par la Banque Mondiale, doublé d’une manœuvre de contournement visant à accentuer la présence des firmes américaines en République Démocratique du Congo, considéré comme le plus riche en matières premières stratégiques du continent africain.

Dans un livre blanc de 2010, «Stratégie pour les minéraux indispensables aux Etats-Unis», Washington plaidait, conjointement avec l’Union européenne, pour l’urgente nécessité de constituer des réserves de cobalt, du niobium, du tungstène et naturellement le Coltàn, indispensables pour la composition de matières de haute technologie.

Quatre-vingt pour cent (80%) des réserves mondiales du Coltàn se trouvent en République Démocratique du Congo (RDC-Kinshasa). Ressource stratégique essentielle au développement des nouvelles technologies, le Coltàn (par fusion des termes Columbio et Tantalio) entre dans la production des écrans plasma, des téléphones portables, des GPS, des missiles, des fusées spéciales, des appareils photos et des jeux Nintendo), dont les principaux bénéficiaires sont les grandes firmes électroniques et informatiques (Appel, Nokia, Siemens, Samsung).

Dans ce grand jeu des puissances, l’Afrique émerge comme champ de bataille stratégique, dont la Chine en a fait sa ligne de front dans sa recherche d’une plus grande influence mondiale, triplant son commerce avec le continent, verrouillant ses ressources énergétiques, et, fait plus grave pour l’avenir des Occidentaux, assurant l’éducation des futures élites africaines dans les universités chinoises.

Le nouvel humanitarisme sélectif des anciennes puissances coloniales, qui fustigent le Soudan mais couvrent de mansuétude d’aussi redoutables autocrates que le tchadien Idriss Deby, de même que son prédécesseur Hissène Habré, parait sans consistance face au poids d’une Chine, sans passif colonial avec l’Afrique, dispensant de surcroît un important flot de liquidités, sans contrepartie politique.

Objectif sous-jacent, Serval vise à préserver l’espace francophone, dernier réduit de la puissance française, de tout nouveau grignotage arabophone ou sinophone, alors que la Francophonie est désormais reléguée au 12 rang mondial par le nombre de ses locuteurs (120 millions de locuteurs), que le chinois occupe le premier rang avec près d’un milliard de locuteurs, et l’arabe, le 6me rang mondial avec 400 millions de locuteurs.

En blanchissant la France de ses turpitudes coloniales, Serval au Mali apparaît rétrospectivement comme une opération de verrouillage de la porte arrière du Maghreb, l’ultime digue francophone avant le débordement chinois vers l’Europe.

Référence

1-A propos des enjeux sous-jacents de l’opération Serval. CF. Au Mali, La France joue son rang de puissance http://www.renenaba.com/interview-rene-naba-a-la-nouvelle-republique/

Et pour EUFO Cf. «Le quadrillage en douceur de l’Afrique»

http://www.renenaba.com/le-quadrillage-en-douceur-de-l%E2%80%99afrique/ Eu for-Tchad/RCA est une opération militaire de transition chargée notamment de la protection de la population en proie à la guerre civile dans l’Est du Tchad et dans le Nord-Est de la République centrafricaine. Sa mise en place a été décidée par l’Union Européenne le 28 janvier 2008, dans le cadre de la politique européenne de sécurité et de défense (PESD), en vue de faire face à la crise du Darfour dans la zone frontalière soudano-tchadienne. Forte de trois membres, le contingent français en constituait l’ossature (1.700 membres).

2-La crise de Fachoda: Dans l’imaginaire collectif français, l’épreuve de force qui opposa Paris et Londres, en 1898, demeure comme le plus important revers militaire et diplomatique, une profonde humiliation infligée par le Royaume uni à la France sur le continent africain. Ce sérieux incident diplomatique au retentissement considérable en pleine phase d’expansion coloniale entraîna la fin des ambitions françaises sur l’Egypte et la zone nilotique (Egypte, Soudan, Ouganda), alors qu’elle avait été le maître d’œuvre du percement du Canal de Suez. Le site de Fachoda (ou Kodok) est situé à 650 km au sud de la capitale soudanaise.

3-«Israel et le contrôle des terres dans le Monde» Cf. Golias Hebdo N° 275- semaine du 14 au 20 Février 2013, se référant à une étude de The Journal of the National Academy of Sciences of the United States, étude intitulée «Global Land and Water Grabbing (accaparement mondial de la terre et des eaux). Israël est à la tête des pays qui contrôlent les terrer dans les pays pauvres, avec les Etats Unis, la Grande Bretagne et la Chine. Selon l’étude 90 pour cent de ces terres se trouvent dans 24 pays situées pour la plupart en Afrique, en Asie et en Amérique latine. En Colombie, Israël a pris le contrôle d’immense superficie pour cultiver la canne à sucre. Aux Philippines, la proportion des terres confisquées atteint 17,2 pour cent de la surface des terres agricoles. Depuis la crise alimentaire de 2007-2008, les sociétés étrangères s’emparent de dix millions d’hectares annuellement de terres arables. Les nouvelles cultures se font souvent au détriment des jungles et des zones d’importance environnementales, menacées ans leur biodiversité. Elles utilisent engrais et pesticides et libèrent d’importantes quantités de gaz à effet de serre. Au final, le phénomène sape les bases de la souveraineté alimentaire et détourne en particulier les ressources en eau.

4- Canal Ben Gourion: Cf. Le journal transarabe de Londres « Al Qods Al Arabi», 19 Mars 2013. Israël proposerait à la Jordanie d’aménager des sites touristiques sur la voie d’eau afin de neutraliser une éventuelle réaction de la part du deuxième pays arabe signataire d’un traité de paix avec Israël. Sur les berges du canal israélien seront aménagées des sites touristiques avec hôtels de luxe, lieux de distraction en vue d’en faire un gigantesque complexe touristique dont le périmètre sera placé sous haute surveillance électronique avec détection Laser.

Le Qatar avait auparavant proposé à l’Egypte de lui louer le Canal de Suez pour cinquante ans pour la somme de cinquante milliards de dollars afin de renflouer l’économie égyptienne, à charge pour le Qatar d’assurer la sécurité de la navigation, notamment la péninsule de Sinaï des attaques terroristes et de rassurer ainsi les israéliens.

La protection du Canal et de la Péninsule du Sinaï devait être assurée par des compagnies militaires privées. Le Qatar se proposait de déployer Black Water, les mercenaires américains qui se sont illustrés en Irak, pour cette tâche. En fait l’Egypte perdrait sa souveraineté. L’idée en a été soufflée par les israélo américains et viserait à empêcher l’Egypte de déployer des troupes supplémentaires, notamment une aviation dans le Sinaï.

Mais le projet battait de l’aile car depuis la 2 me attaque israélienne contre Gaza (Novembre 2012) et le rôle joué par l’Egypte, les Américains étaient satisfaits du rôle de prestataire de service du président égyptien Mohamad Morsi. Youssef Al-Qaradawi, le prédicateur médiatique, avait d’ailleurs menacé l’Egypte de lui couper une aide de 20 milliards de dollars promise en cas de mise en échec de Morsi par le protestataire anti constitution.

Sur le plan du camp palestinien de Yarmouk, dans la banlieue de Damas: Le Hamas qui avait bénéficié de l’hospitalité active de Hafez et de Bachar pendant seize ans, s’est allié avec Al Qaida (alliance sunnite) pour s’emparer du contrôle de camp et en faire un sanctuaire de l’opposition et un vivier de combattants anti-régime. Le Hamas a ainsi troqué une alliance stratégique pour une nouvelle alliance sur une base sectaire, le sunnisme, le seul point commun aux deux organisations, qui n’ont pas d’autres points communs. Le saoudien transnational ‘un est purement terroriste, c’est à dire pratiquant une politique de nuisance par la terreur, alors que le palestinien se veut un mouvement de libération nationale

Afrique du Sud : Les relations économiques Chine-Afrique en débat

Afrique du Sud : Les relations économiques Chine-Afrique en débat


Al Qarra - Trois semaines après le sommet des BRICS à Durban, les entreprises chinoises et africaines se retrouvaient mercredi une nouvelle fois en Afrique du Sud.

Cette fois ci dans la capitale sud-africaine pour un sommet économique : le China-Africa Business Summit.

Plus de 240 participants dont l’économiste en chef de la banque chinoise d’import-export Exim Bank.

A l’occasion de ce rendez-vous, la Chine en a profité pour répondre une nouvelle fois aux accusations de colonialisme auxquelles elle fait face depuis plusieurs mois.

Yansong Rong, Conseiller économique et commercial à l’ambassade de Chine en Afrique du Sud :
« Certains ont critiqué le fait que la Chine amène trop de travailleurs chinois et d’équipements fabriqués en Chine. Mais la vérité est que le gouvernement chinois et les entreprises chinoises font de leur mieux pour promouvoir l’emploi local et l’industrialisation. »


Selon les statistiques officielles plus d’un million de chinois travaillent sur le continent.

Depuis 2009, la Chine est le premier partenaire commercial de l’Afrique. Les échanges entre les capitales africaines et Pékin ont atteint 200 milliards de dollars l’année dernière.

Un commerce jugé déséquilibré par certains leaders. Il y a deux mois le président du Botswana, Ian Khama, évoquait de mauvaises expériences avec des entreprises chinoises. Il critiquait notamment le non-respect des délais pour la mise en place d’un réseau d’électricité ou encore le manque de fiabilité de certaines routes et bâtiments construits par les chinois.

Un mois plus tard c’etait autour du gouverneur de la Banque centrale du Nigéria, Lamido Sanusi de hausser le ton : « La Chine s’empare de nos matières premières et nous vend des biens manufacturés. C’était également l’essence du colonialisme », avait il déclaré.

Arthur Mutambara, Vice-premier ministre du Zimbabwe :
« Pourquoi ne nous assurons nous pas que les engagements pris avec la Chine soient selon nos termes comme Africains? Le travail, les qualifications, la technologie, la valeur ajoutée… Les Chinois doivent venir en Afrique selon les conditions des Africains. Les termes qui permettront aux Chinois de faire de l’argent mais aussi les termes qui permettront à l’Afrique de se développer, gagnant-gagnant. La Chine gagne, l’Afrique gagne. »

Comme lors du sommet de BRICS les africains plaident pour un partenariat plus équilibré.

Un appel entendu par le nouveau chef d’Etat chinois.

Lors de sa tournée africaine fin mars sur le continent Xi Jinping déclarait à Dar Es Salam en Tanzanie, souhaiter sincèrement voir un développement plus rapide des pays africains et un meilleur niveau de vie pour le peuple africain.

mercredi 17 avril 2013

Stanislas Dembinski: Business Summit Chine-Afrique: l'Afrique vrai enjeu du nouvel axe Sud-Sud

Stanislas Dembinski: Business Summit Chine-Afrique: l'Afrique vrai enjeu du nouvel axe Sud-Sud
PAYS ÉMERGENTS - Loin des polémiques françaises, les entreprises chinoises et africaines se rencontrent le 17 avril 2013 à Johannesburg. N'importe quelle visite sur un moteur de recherche donne des millions d'occurrences pour "Business Summit China-Africa", traduisant une réalité lourde de l'économie mondiale.
Mais loin de la vision d'une Chine dévorant l'Afrique, il faut surtout retenir que l'Afrique est en train de recentrer l'économie mondiale et notamment l'axe des grandes puissances émergentes. C'est ce qu'on n'a pas assez retenu du 5e sommet des Brics, réuni fin mars dernier à Durban, en Afrique du Sud également.
Ils se sont plus que jamais projetés dans l'avenir et d'abord, en pratique, vers cette Afrique qui les accueillait, horizon clé de développement, d'influence et de rivalités. La Chine est désormais loin d'être toute seule sur ce continent si proche de l'Europe. Et les jeux sont loin d'être fait comme l'a montré le sommet de Durban.
Une banque de développement commune aux Brics
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Les plus éminents dirigeants des Brics -Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud, qui représentent ensemble près de la moitié de la population mondiale et près d'un

lundi 15 avril 2013

Un fonds souverain nouvelle génération au Sénégal

Un fonds souverain nouvelle génération au Sénégal

LE MONDE ECONOMIE|

Le président du Sénégal Macky Sall. Avec le Fonsis, le Sénégal est devenu pionnier : il est le premier pays au monde à se doter d'un tel fonds alors qu'il n'a ni rente minière (comme les pays du Golfe par exemple) ni rente commerciale (comme Singapour ou Panama).
Le président du Sénégal Macky Sall. Avec le Fonsis, le Sénégal est devenu pionnier : il est le premier pays au monde à se doter d'un tel fonds alors qu'il n'a ni rente minière (comme les pays du Golfe par exemple) ni rente commerciale (comme Singapour ou Panama). | REUTERS

L'architecture financière mondiale se recompose, sans oublier l'Afrique. Le sommet des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), qui s'est tenu à Durban les 26 et 27 mars, était intitulé : "BRICS et Afrique : un partenariat pour le développement, l'intégration et l'industrialisation".

Les BRICS y avaient invité une douzaine de dirigeants africains. Ils y ont aussi annoncé la création d'une "banque de développement" dotée d'un capital initial paritaire apporté par les cinq pays, pour un total de 50 milliards de dollars (38 milliards d'euros), mais la Chine était prête à quadrupler sa mise.
La rapidité des négociations et l'importance de la mise initiale ont fait taire les sceptiques. Et les BRICS visent un nouvel objectif : la création d'un fonds de stabilité mutualisant des réserves de devises - on évoque une centaine de milliards de dollars.
OPTIMISER LE MARCHÉ DE LA DETTE PUBLIQUE
Ces initiatives ont bien sûr retenu l'attention des ministres des finances de la zone franc (la France et 15 pays d'Afrique), réunis du 6 au 9 avril, à Dakar (Sénégal). Bien que la réunion ait été "technique" et sans "discussion de fond", Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France, y a évoqué la recherche de "mécanismes pour mettre les réserves de change au service de l'investissement" pour la zone.
Et la puissance invitante, par le biais de son premier ministre, a directement évoqué le besoin d'un "fonds de stabilité financière", rappelant la volonté de son président, Macky Sall, d'optimiser le marché de la dette publique sénégalaise.
Car qu'il n'y a pas que les BRICS qui innovent en Afrique. Promesse de campagne du candidat Sall, élu le 25 mars 2012, un Fonds souverain d'investissements stratégiques (Fonsis) vient d'être mis en place au Sénégal. Doté à terme de 500 milliards de Francs CFA (750 millions d'euros) en cash et en actifs d'Etat, il a été capitalisé pour une première tranche de 20 %. Dans la zone franc, seul le Gabon pétrolier possède un fonds souverain.
PIONNIER
Avec le Fonsis, le Sénégal est devenu pionnier : il est le premier pays au monde à se doter d'un tel fonds alors qu'il n'a ni rente minière (comme les pays du Golfe par exemple) ni rente commerciale (comme Singapour ou Panama).
Si le Fonsis s'inspire des pays émergents dans ses cibles - énergie, infrastructures, industrie, agriculture, immobilier -, il investira en revanche à domicile, visant l'emploi et la substitution aux importations.
La grande innovation sénégalaise est l'ambition du Fonsis de mobiliser des ressources complémentaires, garanties sur son capital, par l'émission d'obligations auprès d'institutions financières et de bailleurs. Il pourra recourir aux autres fonds souverains, voire aux fonds privés.
L'idée est d'obtenir un effet de levier à partir d'actifs publics longtemps sous-utilisés. Loin d'être une simple banque de développement, le fonds accompagnera en co-investisseur stratégique des entrepreneurs en prenant des participations dans des PME, sur le modèle des fonds de capitaux privés de "private equity".
Le Sénégal s'inspire des BRICS, mais innove dans la zone franc ; parions que le fonds BRICS s'intéressera au Fonsis, espérons que le Fonds stratégique d'investissement français fera de même.

Pékin a investi au total 1,5 md de dollars en Algérie (ambassadeur chinois), Actualités

Pékin a investi au total 1,5 md de dollars en Algérie (ambassadeur chinois), Actualités
La Chine a investi en une décennie un total de 1,5 milliard de dollars en Algérie, où une cinquantaine de grandes entreprises sont présentes avec plus de 30.000 Chinois, selon des sources officielles chinoises citées dimanche par la presse algérienne.
Le montant des investissements chinois dans ce pays d'Afrique du Nord, avec lequel la coopération est "très solide", a atteint sur une dizaine d'années un total de 1,5 milliard de dollars à fin 2012, a déclaré l'ambassadeur de Chine en Algérie, Liu Yuhe, cité par le quotidien Liberté.
Selon le diplomate, "plus de 30.000 Chinois travaillent en Algérie dans les secteurs comme le bâtiment et la construction des infrastructures routières et ferroviaires. Ils contribuent aussi au développement du secteur de l'hydraulique dans le pays", a-t-il ajouté, précisant que ces travailleurs sont salariés d'une "cinquantaine de grandes entreprises" chinoises.
La coopération sino-algérienne "peut résister à toutes les épreuves du temps et aux aléas internationaux", a affirmé M. Liu en marge d'une cérémonie dans le quartier algérois de Dely Brahim. La coopération des deux pays est "un exemple" des relations entre pays du Sud, a-t-il ajouté, toujours selon Liberté.
L'Algérie a accordé à 50 entreprises chinoises des contrats de construction d'une valeur totale de 20 milliards de dollars, devenant ainsi le plus grand marché en Afrique pour les entreprises de construction chinoises et l'un des plus importants au monde, selon la Banque Africaine de Développement (BAD).
Récemment la réalisation du méga projet de la grande mosquée d'Alger, d'un budget prévu de 1,5 milliard de dollars, a été confiée à la société chinoise China State Construction Engineering Corporation (CSCEC). La construction du complexe, entamée le 16 août dernier, devrait s'achever en 2015.
En 2011, la France était le premier partenaire de l'Algérie, à savoir son premier fournisseur et son quatrième client, avec 15% de parts de marché (10,1 milliards d'euros) et une avance confortable sur la Chine (10% de parts de marché).
Elle l'est resté en 2012, selon les douanes algériennes, mais si le niveau de ses échanges croît (10,6 milliards deuros), sa part de marché baisse (12,8%) au profit de Pékin (12,56%), qui a vu ses exportations vers l'Algérie augmenter de 25% en 2012.
La Chine est de plus en plus présente sur l'ensemble du continent africain. Plus d'un million de Chinois y travaillent, selon Pékin. En 2012, les échanges Chine-Afrique ont atteint 200 milliards de dollars, presque le double de ceux du continent avec les Etats-Unis

jeudi 11 avril 2013

Le nouveau président chinois courtise l'Afrique

Le nouveau président chinois courtise l'Afrique
Par John Chan
2 avril 2013
Le nouveau président chinois, Xi Jinping, a visité l'Afrique cette semaine, d'abord la Tanzanie, puis l'Afrique du Sud, où il a participé au sommet des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), et finalement la République du Congo. Tout au long de