CHINE AFRIQUE

POUR DES RELATIONS RESPECTUEUSES, AMICALES, FRANCHES ET FRATERNELLES

mardi 11 septembre 2012

La Chine est-elle en train d'acheter l'Égypte? | JOL Journalism Online Press

La Chine est-elle en train d'acheter l'Égypte? | JOL Journalism Online Press
Depuis le début de la révolution égyptienne, la Chine exprime le désire d'augmenter ses partenariats avec l'Égypte, afin de développer son marché au Moyen-Orient. Mohamed Morsi, l'actuel Président, y voit là un bon moyen de se détacher de l'influence américaine.

La Chine aimerait consolider son influence en Égypte et supplanter les Américains au Moyen-Orient. Photo : Leighgion CC

La Chine s'infiltre en Égypte

Les États-Unis sont désormais en concurrence avec la Chine pour conserver l’influence sur leur plus fidèle allié au Moyen-Orient.
Le nouveau président égyptien Mohamed Morsi a l’intention de tracer une voie nouvelle pour son pays. En Égypte bien sûr, mais aussi à l’étranger. Il a d’ailleurs choisi Pékin pour sa première visite officielle hors de l’Afrique et du Moyen-Orient. Un voyage entouré d’un véritable bataillon d’hommes d’affaires, où il a pu consolider le soutien financier et politique de la Chine. Cela comprend bien sur des investissements à grande échelle dans les infrastructures égyptiennes.
Après une visite de trois jours à New York et une rencontre entre Mohamed Morsi et Barack Obama, l'administration américaine a intensifié ses efforts pour alléger la dette de l'Égypte, en accordant un prêt de 4,8 milliards de dollars financé par le Fonds monétaire international (FMI).

Mohamed Morsi à la recherche d'un nouveau bienfaiteur ?

Alors que Morsi est en train de recalibrer la politique étrangère de l’Égypte, « la recherche de l’équilibre » comme disent ses conseillers, passe par une ouverture avec la Chine, ennemie des États-Unis. Ce dernier espère ainsi relever l’économie paralysée de l’Égypte, qui n'a pas réussi à rebondir après son soulèvement post-crise.
La Chine semble donc dans une position unique pour remplacer les États-Unis dans le rôle du bienfaiteur de l'Égypte.
« Nos relations avec la Chine vont s’intensifier, car notre nouveau gouvernement a des doutes quant à l’Occident », a déclaré Mohamed Kadri Said, analyste militaire au Centre d’études politiques et stratégiques Al Ahram.
En effet, les États-Unis ont soutenu le régime dictatorial de Hosni Moubarak pendant presque trente ans. Pendant des décennies, ce dernier a persécuté le groupe des Frères Musulmans, aujourd’hui au pouvoir.
En Novembre 2010, un sondage d'opinion publié par le Pew Research Center a montré que 52% des Égyptiens avait une opinion favorable de la Chine, contre seulement 17% pour les États-Unis.

Mohamed Morsi tend les bras à la Chine... et à ses capitaux. Photo : AsianMedia CC

Un contrat... à l'amiable ?

Absolument pas perturbée par l’instabilité politique, ou préoccupée par les droits de l’homme (contrairement aux États-Unis qui émettent des réserves sur le gouvernement Morsi), la Chine a de l’argent, du pouvoir, la volonté et l’armement pour rivaliser avec l’influence américaine en Égypte.
« Nous cherchons dans la Chine un allié fort et une grande puissance, non seulement en Asie, mais aussi en Afrique », a expliqué Said, en faisant référence aux milliards d’investissements réalisés sur le continent. « Cette relation va forcer les États-Unis à se concentrer plus attentivement sur ce qui se passe en Égypte. »
Les États-Unis restent le plus grand donateur de l’Égypte, avec une aide à la fois économique et militaire s’élevant à 1,3 milliard de dollars. Mais la Chine, longtemps spectatrice au Moyen-Orient, fait des incursions dans les secteurs économiques et de la sécurité à un rythme rapide.
En plus d’avoir signé la semaine dernière la construction d’une centrale électrique, d’une usine de dessalement de l’eau et d’une ligne à grande vitesse entre le Caire et Alexandrie (la deuxième plus grande ville d’Égypte), la Chine a déjà réalisé 500 millions de dollars d’investissements en Égypte. Des investissements effectués lors de l’ère Moubarak, qui avait entrepris des liens commerciaux avec la Chine, maintenus au minimum par le parrainage financier et militaire américain.

Tirer parti de la révolution

Alors que la révolte de 2011 et l’agitation politique post-révolution a effrayé les autres investisseurs, les entreprises chinoises sont restées, en injectant de l’argent dans des produits abordables, comme les vêtements et l’électronique.
Avec près de 85 millions de personnes, l'Égypte est un marché lucratif pour les marchandises chinoises bon marché. En 2011, les exportations de matières premières chinoises vers l’Égypte se sont élevées à 7,28 milliards de dollars, dépassant les exportations américaines avoisinant les 6,2 milliards, d’après les données commerciales des Nations Unies.
« Les investissements chinois ont pris en charge la consommation en Égypte. C’est la seule chose qui ait bien résisté à la révolution et au nouveau régime », a déclaré un économiste égyptien, qui souhaite rester anonyme.

Le président Chinois Hu Jintao souhaite augmenter le nombre de partenariats avec l'Égypte. Photo : UnitedNationPhoto

La Chine souhaite redorer son image au Moyen-Orient

Comme l'économie américaine peine à se rétablir - et que l’Europe, premier partenaire commercial de l’Égypte, est confrontée à sa propre crise économique -, la Chine se maintient à un bon niveau, aussi bien au niveau de la trésorerie que des chiffres d’exportation.
L’Égypte n’a cependant pas les ressources énergétiques abondantes, qui ont stimulé les investissements colossaux ailleurs sur le continent, particulièrement en Angola et en Libye. Mais les analystes estiment qu’en plus d’avoir un marché de consommation rentable, l’Égypte offre à la Chine l’accès à d’autres pays voisins.
Ces récentes contributions chinoises à l’économie égyptienne, qui est située au cœur du monde arabe, devrait probablement améliorer l'image politique de la Chine dans la région. En effet, l’image de la Chine a souffert de son soutien au président syrien Bachar el-Assad.

De l'argent et des armes

La Chine peut désormais utiliser le canal de Suez pour déplacer ses navires de guerre en méditerranée et en mer noire, où elle détient également de nombreux investissements. Une manière de plus de concurrencer les États-Unis, qui recevaient aussi ce traitement de faveur pour leur marine.
Selon une étude réalisée par l'université norvégienne des sciences et de la technologie, de 1989 à 2008, la Chine a vendu plus d'armes à l'Égypte qu'au Soudan et au Zimbabwe - ses clients traditionnels - réunis, faisant de l'Égypte le plus grand marché d'armes en Afrique.
L'étude indique que l'assistance financière et militaire américaine libère des liquidités pour le gouvernement égyptien, qui s’en sert pour acheter ces armes chinoises. Et certains analystes craignent que l'augmentation de la présence chinoise en Égypte, couplée avec un gouvernement Morsi moins fidèles aux États-Unis, donne aux Chinois un accès à la technologie militaire américaine.
Les navires chinois peuvent désormais emprunter le canal de Suez. Une aubaine pour le commerce. Photo : Chris&Steve CC

Les États-Unis aux aguêt

Selon un courrier diplomatique datant de 2009, et publié sur Wikileaks, les responsables américains étaient déjà préoccupés par les violations du Control Act, concernant les exportations d’armement, expliquant qu’il y avait en Égypte « plus de violations que dans tous les autres pays dans le monde ».
On y apprenait également qu’un responsable militaire chinois avait visité une base d’aviation égyptienne, où des avions de chasse américain, de type F-16 étaient entreposés.
« Notre relation avec la Chine possède un très fort aspect militaire », explique l’analyste militaire Mohamed Kadri Said.
« L'Égypte est un élément clé pour tout pays qui veut atteindre l'Afrique, le Moyen-Orient ou l’Europe, dit-il. Un pays comme la Chine peut dépendre d'un pays comme l'Égypte. »
Global Post/ Adaptation Henri Lahera pour JOL Press

La Grande muraille, symbole des souffrances et de l'attachement des Chinois à leur histoire

La Grande muraille, symbole des souffrances et de l'attachement des Chinois à leur histoire
Monday, 10 September 2012 15:00
Written by Bouba Sow
Grande muraille Chine 2Des journalistes africains voient à travers la Grande muraille (5660 Km), construite depuis plus de 2000 ans par la Chine pour se protéger de l’invasion des peuples nomades, un symbole de l'attachement des Chinois à leur histoire, mais aussi des souffrances qu'ils ont endurées pour arriver à ce stade de leur développement.

« On sent à travers la Grande muraille l’attachement des chinois à leur pays. On mesure encore d’avantage le prix que les Chinois accordent au travail », a souligné José Nawej Mudang, journaliste du Forum des As de la République démocratique du Congo, qui a escaladé, samedi, le premier niveau de la Grande muraille, en compagnie d'autres confrères africains.

Une vingtaine de journalistes du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, du Gabon, de la République démocratique du Congo (RDC) et du Sénégal séjournent en Chine depuis lundi dernier, dans le cadre du renforcement des relations sino-africaines.

M. Mudang qui ne cache pas sa passion pour l’histoire de la Chine, en particulier celle de la Grande muraille, se dit « ému », après avoir escaladé le premier niveau du monument historique.

« Le parcours qui est parsemé d’embûches, est un peu la symbolique de la marche du peuple chinois. Il s’est mis à construire une ceinture de sécurité qui est également une arme de conquête. La Grande muraille est un rempart », a déclaré le journaliste camerounais Serge Pout, de la Radio télévision camerounaise.

Selon lui, « la Grande muraille symbolise une chaîne de valeurs et une très grande vision. Quand on parle de la Grande muraille, on fait référence au gigantisme et à l’histoire ».

« On avait une connaissance livresque de la Grande muraille. Mais, aujourd’hui, on vit l’expérience. On a pu revisiter l’histoire des Chinois qui ont voulu mettre fin à l’expansion (des autres peuples) en construisant ce mur », a soutenu Daouda Mine du quotidien sénégalais L’Observateur.

Il estime qu’en visitant la Grande muraille, « on ne doit pas s’étonner des performances économiques de la Chine », relevant qu’elle a « du faire beaucoup de sacrifices pour atteindre ce niveau » de développement.

Jean-Marie Nkambua Kazadi, Directeur de publication du journal L’Avenir à Kinshasa, se dit « très surpris » par la civilisation chinoise qui accorde « une place importante au culte du travail et à l'épanouissement de l’être humain ».

« La Grande muraille nourrit doublement le corps. D’abord, l’esprit, parce qu’elle nous donne un aperçu de la pertinente et riche civilisation chinoise. On se pose beaucoup de questions quand on sait que cette Grande muraille date de plusieurs siècles » a indiqué le journaliste ivoirien Yacouba Sangaré, du quotidien Le Patriote d’Abidjan.

Le journaliste ivoirien ajoute que la Grande muraille « guérit aussi le corps », car son ascension « exige beaucoup d’effort physique ».

« Quand on finit le premier niveau, c’est comme si on avait couru une distance de 30 Km. On sent beaucoup de chaleur, d’énergie. En même temps, c’est une dualité. Ça nourrit le corps et ça nous nourrit l’esprit », a-t-il commenté.

Source: APS

lundi 10 septembre 2012

La Chine, les BRICS et l'ordre mondial, Chroniques

La Chine, les BRICS et l'ordre mondial, Chroniques
Les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) ne suffisent plus à pallier l'atonie de l'économie occidentale. Leur croissance, même si elle fait encore rêver en Europe, n'est tout simplement plus ce qu'elle était. De la même manière, en termes géopolitiques, on ne peut compter sur eux pour se substituer, ne serait-ce que partiellement, à un Occident affaibli. La puissance économique ne se traduit pas automatiquement en puissance politique et en influence stratégique. Il y faut un minimum d'unité et de volonté.
Les BRICS - on parlait initialement de BRIC sans le S de l'Afrique du Sud -acronyme créé en 2001 par un économiste de Goldman Sachs Jim O'Neil pour désigner la montée en puissance des « émergents » non occidentaux, sont devenus une réalité économique incontournable. Ils représentent aujourd'hui cinq fois la France et constitueront demain un tiers de la richesse mondiale. Mais, sur le plan géopolitique, leurs diversités fondamentales, tout comme l'opposition de leurs intérêts, rendent leur existence beaucoup plus problématique. Si les BRICS peuvent dans près de 90 % des cas voter de la même manière aux Nation unies, ils ne sont pas prêts à constituer un bloc, tout comme ils ne sont pas capables ou désireux de se doter d'un secrétariat général et des instruments nécessaires à une existence institutionnelle formalisée.
L'obstacle le plus important à l'existence politique des BRICS est sans doute le statut spécial de la Chine en leur sein. Il y a vraiment la Chine et les autres, au point où l'on peut légitimement se demander si Beijing n'utilise pas parfois les BRICS pour avancer « masquée » sur la scène internationale quand cela lui convient. Alors même que la Chine n'hésite pas à inquiéter ses partenaires et rivaux quand ses intérêts nationaux vitaux lui paraissent être mis en question.
Sur les seuls plans économiques et militaires, la Chine représente par exemple trois fois l'Inde, l'autre géant du continent asiatique. Sur un plan stratégique aussi, tout oppose la Chine qui dispose d'une « géographie idéale » et d'une démographie qui - en dépit de sa chute annoncée -demeure prolifique et la Russie qui se trouve dans une situation totalement opposée. Il en est de même en termes de statut. Pour Moscou, redevenir via les BRICS un acteur au sein d'un monde multipolaire est une compensation qui cache mal les frustrations d'un pays qui était au temps de l'URSS un des deux pôles d'un monde bipolaire. Pour l'Inde et le Brésil, les BRICS sont par contre la reconnaissance de leur nouvelle réussite. L'Afrique du Sud est quant à elle bien consciente que sa présence dans cet aréopage est encore contestée et que, à travers elle, c'est le continent africain dans son ensemble qui est reconnu, un continent qui sera passé en l'espace d'un siècle de 1950 à 2050 de 180 millions à près de 2 milliards d'habitants.
Au-delà du poids spécifique de la Chine, il est facile d'additionner les divergences qui peuvent exister au sein des BRICS. Ainsi, sur la composition des membres permanents du Conseil de sécurité, ceux qui en font partie comme la Russie et la Chine ne souhaitent pas le voir élargir à d'autres comme le Brésil, l'Inde ou l'Afrique du Sud. De plus, l'élargissement en cours de ce club des émergents économiques qui devrait inclure demain des pays aussi divers que l'Indonésie ou la Turquie, sans parler du Mexique ou de la Corée du Sud et un jour sans doute les Philippines, sinon le Vietnam, ne fera que renforcer les difficultés de ce nouvel ensemble à constituer un bloc cohérent. De même que l'Union européenne fonctionne plus difficilement à 27 qu'à 15, les BRICS de demain s'organiseront plus mal encore à 10 qu'à 5.
Le monde occidental a certainement contribué à créer les BRICS en les nommant et ces derniers comprennent sans doute mieux les réalités de l'interdépendance que nous-mêmes. Il existe de plus entre eux une diplomatie transrégionale encore trop négligée par les puissances occidentales. Ainsi les relations entre la Chine et le Brésil ont-elles joué un rôle décisif dans le processus de construction de la souveraineté brésilienne.
Mais le monde est aujourd'hui en quête d'un principe d'ordre. Il a été bipolaire au temps de la guerre froide, brièvement unipolaire derrière l'Amérique de l'effondrement de l'URSS à celui des tours de Manhattan. Aujourd'hui, il n'existe ni G zéro, ni G2, ni G3, ni G20, rien qu'une multipolarité inégale et dysfonctionnelle... et c'est bien là le problème.
Dominique Moïsi est conseiller spécial à l'Ifri

Écrit par Dominique MOÏSI
Chroniqueur - Conseiller du directeur de l'Ifri (Institut français pour les relations internationales

CCTV-Coopération entre les médias Chine-Afrique

CCTV-Coopération entre les médias Chine-Afrique

Edem Kodjo: "Les relations Chine-Afrique ne cessent de s’affermir"

Edem Kodjo: "Les relations Chine-Afrique ne cessent de s’affermir"
La coopération entre la Chine et l’Afrique alimente la chronique dans les relations internationales. Redoutée par certaines puissances qui voient d’un mauvais œil la présence croissante de la troisième puissance mondiale sur un continent scandaleusement riche en ressources minières et dotée d’une population de plus d’un milliard, les relations Chine-Afrique ne cessent de s’affermir.

Elles ont encore dépassé un nouveau palier avec le Premier Forum sur la Coopération Chine-Afrique des Collectivités locales qui a eu lieu du 27 au 28 août dernier à Beijing. De nombreux dirigeants politiques et économiques africains ont participé à ce forum.

Il s’agit ainsi de dépasser les relations d’Etat à Etats, à des relations permettant aux peuples africains et chinois d’approfondir leurs échanges à la base à travers la coopération décentralisée.
Invité à ce forum, le Président de PAX AFRICANA, Edem Kodjo a animé un débat sur le thème "Améliorer la coopération locale, promouvoir le développement commun".

Les peuples Africains et Chinois doivent "se découvrir mutuellement malgré la distance qui les sépare et de favoriser une émulation à travers la richesse de leurs cultures millénaires respectives qui ont abondamment fécondé d’autres civilisations", selon l’ancien Premier ministre du Togo.

"Les peuples chinois et Africains doivent cheminer de concert, travailler à la base, se donner la main, éviter les écueils liés aux préjugés et œuvrer pour un développement humain durable ", a-t-il souligné
Dans cette optique d’une coopération décentralisée, où le continent noir attend de la Chine, "une extension de la coopération vers les collectivités locales africaines de base, dont le mode de vie au quotidien peut être considéré comme proche de celles des campagnes chinoises", ayant les mêmes défis à relever, clarifie le Président du Forum panafricain pour la Paix.

Selon Edem Kodjo, l’Afrique, "dans sa politique d’organisation des collectivités de base veut pouvoir s’inspirer du savoir-faire chinois, de l’ingénierie chinoise dans le développement municipal et local ainsi que des réformes agraires, de son réseau de coopération municipale, de la coopération économique entre régions et la synergie développée entre toutes ses unités de base".

A ce premier forum de la coopération décentralisée entre l’Afrique et l’empire du milieu, on se propose d’ouvrir "un printemps plein de promesses", d’entrevoir et d’entamer un champ des possibles.
Le Président de PAX AFRICANA le conçoit comme l’ouverture d’un champ de domaines aussi vastes que structurants : cela va du "changement climatique, à l’agriculture, à la science et la technologie, la construction d’un système financier fort, le domaine médical et sanitaire et ouverture plus grande du marché chinois aux produits africains sans oublier les échanges culturels et interpersonnels de plus étendus".

Edem Kodjo connaît la Chine depuis 1972 lors de sa première visite en tant ministre des affaires étrangères. Depuis le développement spectaculaire de ce pays, il n’a cesse de demander à l’Afrique de s’inspirer du modèle chinois dans beaucoup de domaines. Il reste plutôt plein d’optimisme pour l’ouverture de la coopération décentralisée et souhaite que la "moisson soit abondante pour le grand bénéfice des peuples Africains et Chinois".

L’Afrique n’est pas pionnière dans le domaine de la coopération décentralisée avec la Chine ; la France est en avance et plusieurs de ses départements, de ses municipalités et de ses provinces ont tissé liens de coopération avec l’empire du milieu.

Les relations entre la Chine et l’Afrique connaissent un grand bond sans précédent depuis plus d’une décennie. Le commerce bilatéral a enregistré un taux de croissance de 28% et les échanges quoique inégal semblent prometteurs. En dix ans, les exportations africaines vers la Chine ont été multipliées par 16, passant de 5,6 milliards à 93,2 milliards. FIN
Source : | SAVOIR NEWS

Radio Chine Internationale diffuse en 61 langues étrangères dont le Haoussa et le Swahili

Radio Chine Internationale diffuse en 61 langues étrangères dont le Haoussa et le Swahili

Radio Chine Internationale diffuse en 61 langues étrangères dont le Haoussa et le Swahili

Dans un contexte de mondialisation marqué par une bataille entre les grandes puissances, la Chine n’est pas en reste. D’où l’importance qu’elle accorde à la communication. Dans cette voie, Radio Chine Internationale reste un élément déterminant.
PEKIN - Au 11e étage de la China Radio International, dans le Shijingshan Road, en plein centre de Pékin, les journalistes du Service français sont tous absorbés par le travail. Logés dans des box-offices, casques accrochés aux oreilles, ils font face à leur ordinateur et montent les reportages qui doivent passer à l’antenne. Au fond de la salle, une grande photo de la Tour Eiffel est accrochée au mur, dominant presque tout dans cet espace. Dans un des box se trouve Soumia Bendaoud, une Algérienne qui fait partie de la dernière vague de journalistes étrangers recrutés par Radio Chine Internationale. Comme elle, quatre autres journalistes français ont été recrutés dans le service français de la Rci, mais les Chinois constituent le gros du lot avec 35 journalistes.
Grâce à ce service radio, Chine Internationale diffuse, tous les jours, 147 heures d’émissions en langue française, à travers son réseau de correspondants en Europe, en Afrique, en Amérique du Nord et dans le Pacifique. Mais les programmes sont aussi diffusés sur Internet et par radio satellite worldspace.
 1.000 journalistes et 34 bureaux dans le monde
Radio Chine Internationale, créée en 1941 pour « faire connaître la Chine au monde », est devenue un des grands réseaux radiophoniques dans le monde, avec pas moins de 2.000 travailleurs, dont 1.000 journalistes employés en Chine et à travers différentes régions du globe. Aujourd’hui, Rci est un groupe leader qui vient à la quatrième position des radios mondiales, après Bbc, Rfi et Radio Moscou. Si, au début de sa création, cette radio n’émettait qu’en japonais, aujourd’hui, la diffusion se fait en 61 langues étrangères dont le Haoussa et le Swahili. « Rci s’est développé et constitue une fenêtre de la Chine sur le monde et un pont entre notre pays et le reste du monde », soutient Xia Jixuan, le vice-président de Rci. La radio s’appuie sur un réseau de 34 bureaux dans le monde et 17 studios de production pour porter la voie chinoise loin dans le monde. Pour ce faire, les Chinois ont su tirer profit des nouvelles technologies et du numérique pour marquer leur présence et apporter leur voix dans le contexte de la mondialisation.
« Nous nous efforçons à faire un travail complet pour nos auditeurs, tout en faisant comprendre au monde la vraie Chine », ajoute le vice-président de la Rci. En clair, Radio Chine Internationale va également contribuer au renforcement des idéaux du Parti communiste chinois et du gouvernement. Les responsables de cette radio ne lésinent pas sur les moyens pour marquer leur présence dans le monde.
En Afrique francophone déjà, Radio Chine Internationale détient des fréquences au Sénégal, au Niger, en République centrafrique, au Congo Brazzaville et en Mauritanie. Cette couverture fait suite à la création du bureau régional Afrique, à Nairobi, couvrant en même temps le Zimbabwe et le Nigéria.  
De notre envoyé spécial Maguette NDONG

vendredi 7 septembre 2012

La Chine confirme son appui financier au Congo Brazzaville | Jeune Afrique Economie | L'actualité économique et financière de l'Afrique

La Chine confirme son appui financier au Congo Brazzaville | Jeune Afrique Economie | L'actualité économique et financière de l'Afrique
Le vice Premier ministre chinois Hui Liangyu (c) arrive à Brazzaville. © AFP
Le Congo et la Chine ont conclu sept accords d'un montant total de plus de 975 millions d'euros pour reconstruire la zone de la capitale congolaise détruite par des explosions de début mars.
Au deuxième jour d'une visite de 72 heures du vice-Premier ministre chinois du conseil des affaires d'État, Hui Liangyu, sept accords dont six financiers ont été signés avec le président congolais Denis Sassou Nguesso, selon un communiqué. Brazzaville et Pékin ont signé un mémorandum sur le financement de la reconstruction des quartiers touchés par les explosions d'un dépôt de munitions le 4 mars pour un coût de plus de 792 millions d'euros. « Les opérations de dépollution de la zone du sinistre sont très avancées. L'épicentre a été dépollué à 80% », a expliqué à l'AFP le colonel Jean Bamanika, superviseur des opérations.
[B]Autres accords[/B]
Les autres accords conclus portent sur le financement du projet de couverture nationale en télécommunications pour plus de 54 millions d'euros, la construction d'une route dans le nord du pays (60 millions d'euros), la construction de logements sociaux (55 millions d'euros) ainsi qu'un prêt à taux 0 et un don de plus de 5,7 millions d'euros.
Les explosions, survenues dans le dépôt de munitions de la caserne du camp des blindés à Mpila, quartier est de Brazzaville, avaient fait près de 300 morts, plus de 2 300 blessés et 17 000 sans-abri, dont près de la moitié vit encore dans des camps de fortune.
(Avec AFP)

Nouvelle politique culturelle : La Chine exalte le patriotisme et reste ouverte au monde

Nouvelle politique culturelle : La Chine exalte le patriotisme et reste ouverte au monde
Friday, 07 September 2012 11:13 Written by Administrator
Print PDF
La Chine s’efforce d’exporter sa culture dans le monde, mais continue, en même temps, de renforcer le patriotisme et le sentiment de fierté chez ses citoyens.
PEKIN - L’année 1978 marque l’ouverture pleine et entière de la Chine au monde. Mais aujourd’hui, compte tenu d’un certain nombre de réalités auxquelles il fait face et aux exigences de son peuple, l’Empire du Milieu a senti le besoin de revoir sa politique culturelle et d’asseoir des réformes.
« Il nous faut innover sans cesse notre travail idéologique et culturel », a soutenu M. Yang Xiaoshan, vice-directeur du Bureau d’études du département de la Communication du Parti communiste chinois. Désormais, le socialisme à la chinoise va, certes, continuer de théoriser la propagande, mais en tenant compte des besoins et aspirations du peuple.
En clair, M. Xiaoshan déclare que cette réforme du système culturel chinois va se faire en accordant une grande attention à certains facteurs de la vie quotidienne : réduire l’écart des revenus entre chinois, réguler le marché de l’immobilier, garantir une sécurité et un environnement sain aux Chinois, lutter contre la corruption et réduire les frais médicaux, etc. Parallèlement, tout ceci se fera en expliquant à tout un chacun l’importance du Parti communiste sur la stabilité sociale de la Chine. Dans cette nouvelle politique, les médias seront mis à contribution afin, souligne M. Xiaoshan, de « rendre l’opinion plus réaliste, plus constructive dans le respect de la loi ». Cette politique de propagande passera également par les artistes, les musiciens et par l’éducation. Depuis 2009, la Chine compte plus de 309 sites pilotes d’éducation populaire qui permettent de « renforcer l’éducation du civisme social et la morale personnelle ». A l’extérieur, la Chine va davantage tenter de faire connaître « sa situation réelle », par le renforcement de sa communication à l’international. Cela a, d’ailleurs, commencé avec la création de l’agence de presse chinoise qui emploie sept langues, tandis que Radio Chine émet actuellement dans 43 langues. La télévision officielle Cctv est diffusée dans 5 langues et émet 24/24. Tout le travail de propagande sera réalisé par 5 millions de personnes dont 160 journalistes.
L’Afrique compte beaucoup dans ce travail car note M. Xiaishan, depuis le 11 janvier dernier, la Cctv consacre des tranches horaires aux programmes africains. De même, Radio Chine Internationale détient 20 fréquences en Afrique à l’heure actuelle.
De notre envoyé spécial Maguette NDONG

jeudi 6 septembre 2012

"Chinoiserie" sur le marché africain : La Chine déclenche le combat contre la pacotille

"Chinoiserie" sur le marché africain : La Chine déclenche le combat contre la pacotille

"Chinoiserie" sur le marché africain : La Chine déclenche le combat contre la pacotille

Jeudi 6 Septembre 2012 - 13:10



"Chinoiserie" sur le marché africain : La Chine déclenche le combat contre la pacotille
Selon L'Observateur, la vice-directrice du bureau des affaires du Département international du comité central du parti communiste chinois, Zhong Weiyun, dit que son pays est au courant des complaintes africaines des marchandises de moindres valeurs. "Cela nuit à notre image, même si ce n'est pas le gouvernement chinois qui est responsable, mais plutôt les entreprises où les dirigeants sont véreux", a déclaré la vice-directrice lors d'une conférence de presse sur les relations chino-africaines. Zhong Weiyun estime que certaines entreprises chinoises ne respectent pas la législation en matière de fabrication, elle annonce à cet effet l'accentuation du contrôle de la qualité des marchandises exportées.

Abdallah Sarr

MEDIAS : La Chine souhaite recevoir plus de correspondants africains

MEDIAS : La Chine souhaite recevoir plus de correspondants africains

MEDIAS : La Chine souhaite recevoir plus de correspondants africains

PEKIN - Chao Yang Men Nan Street. C’est sur cette rue de Pékin, la capitale chinoise, que se trouve le ministère des Affaires étrangères de la République populaire de Chine. Après avoir réussi à sortir des embouteillages, une grande bâtisse faite de béton et de verre s’offre à notre vue.
A droite se trouve l’International press center (Centre international d’information), géré par le porte-parole du ministère des Affaires étrangères. Il est 14h 15, c’est la valse des journalistes et correspondants étrangers des médias internationaux qui viennent assister à la traditionnelle conférence de presse que donne, habituellement, M. Hong Lei. Portant avec eux caméras et micros, les journalistes correspondants doivent d’abord montrer aux vigiles leurs Id card (cartes d’accréditation) avant d’entrer. Il faut aussi se faire identifier par la caméra plantée sur le passage. Une fois cela fait, ils peuvent aller en haut, dans une grande salle peinte en bleue et qui sert lors des rencontres entre la presse étrangère et le directeur du Centre international d’information.
Depuis l’année dernière, la Chine organise cinq conférences de presse dans la semaine pour la presse étrangère. Car pas moins de 700 correspondants des médias internationaux sont accrédités dans cet Empire du milieu et 600 d’entre eux logent à Pékin. Les journalistes de Cnn, Radio Hong-Kong, Tv Cambodge ou du Japon posent directement des questions ayant trait à l’actualité : Iles Kouriles, guerre en Syrie, etc.
Le directeur du Centre international d’information répond directement et avec un ton ferme à ces différentes questions. Des réponses à travers lesquelles, la Chine exprime son point de vue sur ces différents points.
L’échange avec les journalistes est chronométré et dure dix minutes, avant que M. Hong Lei ne prenne congé des correspondants. « A travers ces conférences de presse, nous exprimons la position chinoise sur différentes questions qui  nous touchent », souligne le porte-parole du ministère des Affaires étrangères. Mais aussitôt après, lors d’une entrevue avec des journalistes africains venus en mission et conviés à cette conférence de presse, M. Lei assure que seuls 5 à 6 journalistes du continent noir sont installés comme correspondants en Chine.
 Un centre d’échange pour les correspondants africains à Beijing
C’est pour cette raison que le gouvernement chinois entend créer un centre d’échange pour les correspondants africains à Beijing.
Ce centre dont la date d’implantation n’est pas précisée va tenter de « corriger le déficit d’informations de ces derniers sur la Chine ».  Ainsi, avec ce centre d’échanges, chaque pays africain pourra envoyer deux ou trois journalistes dans ce pays partenaire stratégique. Ce qui permettra d’éviter la reprise des dépêches écrites par les médias occidentaux sur la Chine. Des informations que le porte-parole du ministère des Affaires étrangères considère comme « non objectives » et ne correspondant pas au bon niveau des relations sino-africaines. Or, le gouvernement chinois assure que la relation sino-africaine s’exerce dans une « belle dynamique ».
« La Chine et l’Afrique doivent travailler ensemble pour renforcer la solidarité sur le plan politique, la coopération sur le plan économique, la concertation et la coordination dans les affaires internationales, l’échange et l’enrichissement sur le plan culturel », souligne M. Hong Lei.
D’ailleurs, les Chinois espèrent beaucoup de l’Afrique pour « changer l’ordre politique économique international », caractérisé, selon eux, par l’injustice faite aux pays en développement et par leur non représentation.  « Ce sont les occidentaux qui ont rédigé les règles du jeu sur différents domaines et grands dossiers majeurs et complexes où ils défendent leurs intérêts.  Il faut reconnaître que l’ordre international et les règles du jeu sont dominés par les occidentaux », dénonce le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.
De notre envoyé spécial Maguette NDONG

Coopération Chine-Afrique: Des journalistes africains en Chine pour se faire une idée de la réforme du système culturel RTI - Radiodiffusion Télévision Ivoirienne

Coopération Chine-Afrique: Des journalistes africains en Chine pour se faire une idée de la réforme du système culturel RTI - Radiodiffusion Télévision Ivoirienne

Tunisie : "China Dream", une première co-production cinématographique tuniso-chinoise - Afriquinfos

Tunisie : "China Dream", une première co-production cinématographique tuniso-chinoise - Afriquinfos
"China Dream" ou "le Rêve de la Chine" est le titre d'un nouveau film qui se veut non seulement une première co-production tuniso-chinoise mais également une première co-production avec le monde arabe et africain.
Mercredi 5 septembre 2012 | 19:11 UTC
"China Dream" est réalisé par le cinéaste tunisien Rachid Ferchiou qui a déjà fait son repérage. "Les décors sont vraiment merveilleux. J'ai huit semaines de tournages: cinq en Chine et trois en Tunisie", a déclaré M. Ferchiou à "Alyssa", un magazine édité par Tunisair Express, relevant du transporteur national tunisien, Tunisair.
D'après M. Ferchiou, le premier tour de manivelle du tournage de ce long métrage tuniso-chinois sera donné au mois de septembre courant. "La date est prévue pour le début du mois de septembre, mais je ne suis pas encore fixé. Tout le monde sait que la meilleure période en Chine s'étend du mois d'août au mois d'octobre", a-t-il précisé.
L'histoire de ce film "serait comme un trait d'union qui rapprocherait les gens beaucoup plus facilement que la politique, les rapports commerciaux, économiques ou financiers", a encore estimé le cinéaste tunisien affirmant que "la Chine est un peu partout en Afrique et dans le monde arabe. Et tout le monde sait qu'elle sera bientôt la première puissance du monde".
Très loin d'être un film politique, "China Dream" narre l'histoire d'une jeune star tunisienne de la chanson qui, dans un moment difficile de création, s'est souvenue de son père qu'elle n’a plus revu depuis l'âge de 5 ans.
Elle s'est ainsi rappelée des moments de complicité qu'ils ont pu partager ensemble (elle et son père). Son papa voyageait tout le temps et dès son retour, il lui racontait de très belles histoires de ses périples. Un jour, le père donnait à sa fille une poupée chinoise en racontant ce "beau grand pays": "Un jour, tu seras grande et je t'y emmènerai. Mais je veux d'abord que tu saches ce qu'est cet empire chinois", indique le scénario du film, prononcé par M. Ferchiou. Malgré son succès, la jeune fille a vécu en Tunisie avec le manque de son père, disparu pendant de longues années. Cependant, elle reçoit un jour un colis provenant de Chine contenant une poupée identique à celle offerte par son père. Ce dernier a écrit à sa fille : "Ma chérie, tu m'as tellement manqué. Je suis en Chine, rejoins-moi. Ton père". Inconsciemment, la fille laisse tout et commence une aventure à travers la Chine. "Une très belle histoire dans les lieux magnifiques que j'ai choisis", a indiqué le réalisateur du film. Selon les dires de M. Ferchiou, sa passion pour la Chine remonte à une longue durée. "J'ai toujours aimé la Chine. Je l'ai connu quand j'étais président des Journées cinématographiques de Carthage. C'était un pays merveilleux". A travers "China Dream", le cinéaste tunisien Rachid Ferchiou essayera de "banaliser les tabous et simplifier les choses que les gens considéraient jusqu'alors comme impossibles".  

"La Chine en Afrique est une alternative au modèle occidental" – SECOURS CATHOLIQUE – Caritas France

"La Chine en Afrique est une alternative au modèle occidental" – SECOURS CATHOLIQUE – Caritas France

"La présence chinoise en Afrique noire est-elle un atout ou un facteur de déstabilisation ?" La première conférence-sandwich de la rentrée au Secours Catholique portait sur ce thème qu’a brillamment développé Mérick Freedy Alagbe.

crédit : Elodie Perriot/Secours Catholique Freedy Alagbe lors de la conférence - sandwich dans la salle Jean Rodhain du Secours Catholique. -  JPEG - 163.7 ko
crédit : Elodie Perriot/Secours Catholique
Freedy Alagbe lors de la conférence - sandwich dans la salle Jean Rodhain du Secours Catholique.
Mérick Freedy Alagbe, que ses collègues appellent Freedy, était l’invité mercredi 5 septembre d’Antoine Sondag, l’organisateur des conférences-sandwich au Secours Catholique. Chargé de projet au département Afrique, ce jeune homme de 32 ans, originaire du Bénin, est aussi l’auteur d’une thèse, soutenue dernièrement devant l’université de Lyon III, intitulée ""La coopération sino-africaine à travers le FOCAC : Contribution à une analyse empirique et théorique de la présence chinoise en Afrique noire". C’est donc, avec beaucoup d’aisance et de clarté, que Freedy a exposé devant un auditoire nombreux le fruit de ses recherches.

Les relations sino-africaines ne datent pas d’hier. Elles remontent au 16ème siècle, un temps où les Européens n’étaient pas les seuls à naviguer à la découverte du monde. Mais c’est à la fin de la "Guerre froide" que la Chine s’intéresse avec plus d’acuité à l’Afrique. Le continent n’est plus l’élément géostratégique des Soviétiques et des Américains, et les Chinois, qui se considèrent comme le plus grand peuple sous-développé sur terre, voient en l’Afrique un partenaire et un marché plein de potentialités. A partir de l’an 2000, et avec l’adoption de la Déclaration de Beijing, la présence de la Chine en Afrique s’intensifie.

"Go global"

La Chine a les contraintes économiques et politiques que l’on sait : une démographie pléthorique et une dépendance énergétique colossale. Les marchés pour écouler ses productions sont saturés en Asie et semés d’embuches en Europe comme aux États-Unis. Toujours à l’intérieur de ses frontières, la Chine doit supporter un exode rural qui étouffe son marché de l’emploi, érige des bidonvilles aux portes de ses mégapoles et attise les revendications syndicales et politiques. La politique du "go global", celle qui incite les citoyens chinois à partir faire fortune de par le vaste monde, est largement encouragée.

En 2001, l’Afrique de son côté prend en main son développement économique et son avenir politique par deux initiatives notables : le Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique (NEPAD) et l’Union Africaine (refonte de l’OUA). A la recherche de nouvelles sources de financement, l’Afrique se laisse séduire par l’ascension fulgurante des Chinois et trouve en eux un pays leader capable de parler en son nom.

3197,5 milliards de dollars en devises étrangères

Avec la création du Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC), les échanges politiques et les coopérations économiques et commerciales se multiplient à un moment où la Chine se positionne comme une grande puissance. Le pays a un taux de croissance à deux chiffres et devient la deuxième puissance économique mondiale. Ses réserves en devises étrangères s’élèvent à 3197,5 milliards de dollars. En 2008, le volume d’échanges entre la Chine et l’Afrique franchit la barre des 100 milliards de dollars.

Contrairement aux anciennes colonies françaises, anglaises ou portugaises, la Chine n’a pas de pré-carré en Afrique ou ailleurs. Elle apporte sa coopération aux États sans aucune distinction et travaille même avec les sous-régions du continent. Cette coopération consiste pour les Chinois à construire des infrastructures et en échange les Africains les remboursent en matières premières.

La Chine trouve beaucoup d’avantages à cette coopération. Les contractants ne fourrent pas leur nez dans leurs affaires intérieures respectives. Et les Africains évitent de donner des leçons sur les droits de l’Homme.

Que des effets positifs ?

N’y aurait-il que des effets positifs à cette coopération d’un nouveau genre ? Freedy estime que l’Afrique a essayé pendant des décennies de se développer avec les aides des Européens et des Américains, en vain. "La présence de la Chine est une alternative pour les pays africains. Cela leur permet d’obtenir des capitaux".

Mais les contrats souffrent d’un manque de transparence. De nombreuses activités chinoises en Afrique ne respectent pas les normes environnementales, les conditions de travail sont parfois dégradantes et on note de nombreuses tensions entre les communautés locales et la main d’œuvre importée de Chine.

Contrairement aux pays occidentaux, la Chine ne donne pas d’argent à l’Afrique, elle le lui prête. A la question d’une personne de l’assistance qui demandait si il n’y avait pas un risque que les Africains remboursent les crédits chinois avec l’argent de l’aide de l’Occident, Freedy répond : "C’est ce qu’il se passe déjà".

Jacques Duffaut

mercredi 5 septembre 2012

Fréquence Afrique - china radio international

Fréquence Afrique - china radio international

Média : « Séminaire pour les officiels de presse et les journalistes des pays africains francophones » : Un espace de découverte et d’intégration sino-africaine | Mali Actualités

Média : « Séminaire pour les officiels de presse et les journalistes des pays africains francophones » : Un espace de découverte et d’intégration sino-africaine | Mali Actualités

Un ‘’Séminaire pour les officiels de presse et les journalistes des pays africains francophones’’ a réuni en Chine 39 professionnels de 17 pays africains dont le Mali. Ce séminaire a été patronné par le Ministère du Commerce de la République populaire de Chine et le Bureau de l’Information du Conseil des Affaires d’Etat du 15 au 28 août 2012 à Beijing, en Chine. Présentation de thèmes, visites d’entreprises de presse, de société, mais aussi de sites chargés d’histoire et de culture ont émaillé ce séjour chinois des journalistes africains.

Le séminaire qui s’est déroulé essentiellement au 21 st Century Hotel (40, Liangmaqiao Lu, District Chaoyang, Beijing) comprenait des présentations sur la Chine, l’histoire et la Culture de la Chine, le rôle des médias dans le développement socioéconomique de la Chine, la rédaction des informations pour l’étranger de l’Agence de Presse Xinhua. Le développement des droits de l’homme en Chine, le développement économique et la politique de réforme et d’ouverture sur l’extérieur de la Chine entre autres.
La partie visites de terrain a concerné les medias comme le Quotidien Guangming Ribao (le quotidien de la Clarté), la télévision CCTV, mais aussi des visites sur les sites olympiques, notamment le stade ‘’Nid d’oiseau’’ de Beijing et la piscine olympique. Et des excursions au palais impérial ou Cité interdite, à la Grande Muraille de Chine et au ‘’Temple du ciel’’.
Il y a eu des rencontres, notamment, avec le Vice président du Bureau de la Communication internationale du Comité central du Conseil des Affaires d’Etat du Parti communiste chinois (PCC), Wang Guoquin, qui, entouré de ses proches collaborateurs, a eu un long entretien direct avec les professionnels de la presse africaine, dans la salle de conférence du Bureau. Des entreprises ne sont pas restées en marge de cette visite : Maliandao Tea City à Beijing, et la société de générateurs à Heilongjiang.
La célèbre Université de Tsinghua a été visitée, un échanges a eu lieu avec des étudiants, ainsi qu’un déjeuner dans l’espace universitaire, avec les étudiants. Dans une salle de conférence de l’Université, des présentations ont eu lieu sur « la vision et le fonctionnement de l’information en Chine », ainsi que sur la politique étrangère de la Chine et les relations sino-africaines, par des professeurs de l’Université Tsinghua.
Le séminaire s’est poursuivi par une visite d’étude à Harbin, chef lieu de la province du Heilongjiang, située au nord est de la Chine à environ 1h 30 mn de vol de Beijing. La visite dans cette ville a concerné la cathédrale Sainte-Sophie, de l’Avenue centrale de Harbin, un site bondé de monde, pareil à la Cité interdite ou du Temple du ciel à Beijing. Puis la télévision du Heilongjiang. La partie rurale et non moins importante a conduit les séminaristes à visiter le développement d’une nouvelle ruralité au village Hongxing du bourg Wanggang. La visite du quartier Baojian du district Nangang a permis de voir la face humaine de la politique de logement menée par le Parti communiste chinois.
Au cours du dinner qu’il a offert aux séminaristes, Li Yinkui, Directeur adjoint permanent du département de la Communication du Comité du parti communiste chinois pour la province du Heilongjiang fit la confidence que cette province a la réputation d’être appelé par les occidentaux, « petit Paris de l’Orient ». Une villégiature sur l’Ile du Soleil, un espace de rêve pour les touristes intérieurs a mis fin à l’étape harbinienne de ce séjour chinois.
A Harbin, cette ville peu fréquentée par les noirs, les Africains font l’objet de curiosité, et laissent les Chinois partagés entre l’admiration et l’étonnement de voir des hommes à la peau noire. Des jeunes adolescents qui n’avaient jamais vu des noirs se donnent l’information et viennent pour être témoins de visu. Et mieux, ils vérifient bien en touchant les muscles de l’avant bras, du bras, et puis retroussant la colle de la chemise pour bien voir au niveau du cou, s’il ne s’agissait pas de masques noirs portés par ces hommes. L’évidence était qu’il ne s’agissait pas de blague orchestrée en portant des masques, par des Russes, des Japonais ou autres asiatiques qui ne sont pas rares à Harbin pendant leurs vacances. Mais c’était bien des hommes naturels ainsi, et qui ne sont pas comme ça par amusement. La surprise et l’étonnement face à la découverte se transforme soudainement en admiration, et la furie de se faire photographier avec ces êtres nouveaux. Nous à notre tour étions étonnés du fait que la télévision locale – chaque province, chaque ville a la sienne- ne montre pas les multiples facettes du monde. N’ayant vu à la télé que des Chinois, et dans une certaine mesure des asiatiques uniquement, ces enfants de Harbin ont cru qu’il n’y a que des blancs sur terre. Ils savent désormais qu’il y a aussi des noirs, comme il y avait de blancs, de jaunes, de rouges. Nous reviendrons sur les temps forts de ce séminaire de découverte et d’intégration.
Boukary Daou
Source : Le Républicain

Un officiel chinois reconnait la mauvaise qualité des produits exportés en Afrique

 Un officiel chinois reconnait la mauvaise qualité des produits exportés en Afrique  APS 
Le vice-directeur du Bureau des affaires africaines du département international du Comité de concertation permanent du Parti communiste chinois (CCPCC), Zong Weiyun, a indiqué mardi que les marchandises exportées en Afrique ne sont pas de même qualité que celles vendues en Chine, refusant en même temps toute politique de dumping de la part de Pékin.
‘’Beaucoup d’Africains se plaignent de la qualité des marchandises exportées par la Chine. Je suis d’accord avec eux. Les marchandises exportées n’ont pas la même qualité que celles vendues en Chine’’, a-t-il dit, mardi à Pékin, lors d’une conférence sur les relations sino-africaines et les échanges entre les partis politiques.

Cette rencontre entre dans le cadre du programme de visite en Chine de journalistes africains venant du Sénégal, de la Côte d’Ivoire, du Cameroun, du Gabon et de la République Démocratique du Congo.

Le vice-directeur du bureau des affaires africaines du département international du CCPCC a fait le constat lors d’une visite officielle au Mozambique quand il acheté des chaussures en plastique.

‘’Le gouvernement chinois ne pratique une politique de dumping en important des marchandises de mauvaise qualité dans les pays africains. Ce n’est pas une politique du gouvernement chinois, mais de certains commerçants malhonnêtes’’, a-t-il expliqué.

Selon Zong Weiyun, ''le gouvernement chinois est en train de prendre des mesures allant dans le sens de résoudre ce problème en recommandant aux entreprises qui exportent vers l’Afrique de veiller à la qualité de leurs produits''.

‘’Le gouvernement chinois va renforcer le contrôle de la qualité des produits exportés vers l’Afrique. Nous espérons que les pays africains feront de même concernant les produits que nous importons de chez eux’’, a-t-il fait savoir.

‘’Cette question de la qualité des marchandises vendues en Afrique nuit à l’image de notre pays. Je suis convaincu qu’avec l’évolution de la coopération sino-africaine, ce problème sera résolu au fil du temps’’, a assuré le responsable chinois.
ASB/AD

mardi 4 septembre 2012

Un Africain considéré comme un héros par les internautes chinois - china radio international

Un Africain considéré comme un héros par les internautes chinois - china radio international
Un étudiant africain a été applaudi par les internautes chinois pour avoir courageusement dénoncé le comportement outrageant d'un officier militaire durant un vol reliant Hefei, capitale de la province de l'Anhui, et Guangzhou. Tout a commencé avec un message publié le 29 août sur le site de microblogging Sina Weibo, l'équivalent chinois de Twitter, par une hôtesse de l'air de la compagnie aérienne China Southern Airlines. Cette hôtesse affirme, sous le pseudonyme HuaMoneyMaiMaodou, sur son site Weibo qu'un passager l'a frappée avec ses bagages. Elle a également publié des photos des hématomes sur ses avant-bras, de ses écorchures au cou et de son uniforme déchiré. Des médias locaux ont par la suite suscité l'indignation des internautes chinois en révélant que l'agresseur était le colonel Fang Daguo, directeur du département de l'Armée populaire de l'arrondissement de Yuexiu de la ville de Guangzhou. L'affaire a pris une toute autre tournure le 31 août lorsque l'hôtesse de l'air a annoncé sur son site Weibo s'être réconciliée avec M. Fang, ajoutant que ce dernier, ainsi que son épouse, également impliquée dans le conflit, s'étaient excusés. Le Bureau de l'information de l'arrondissement de Yuexiu a indiqué, citant les résultats d'une "enquête préliminaire", que M. Fang était bien impliqué dans cet incident, mais n'avait pas frappé l'hôtesse. Cependant, l'annonce par la victime d'une réconciliation et la déclaration officielle du Bureau de l'information de l'arrondissement de Yuexiu ont, loin d'apaiser la polémique, nourri les doutes du public. L'hypothèse selon laquelle l'hôtesse aurait été menacée s'est propagée sur Internet, tandis que de nombreux internautes ont tenté de joindre d'autres passagers du vol Hefei-Guangzhou pour rétablir la vérité. Le 1er septembre, l'agence de presse Xinhua (Chine Nouvelle) est entrée en contact avec un passager qui se trouvait à bord du même vol que le couple Fang et qui était assis à côté d'eux. Ce passager, Princelione Doubane (d'après sa carte d'embarquement), un étudiant de la République centrafricaine qui étudie en Chine, a assuré que M. Fang était à l'origine de la querelle avec l'hôtesse de l'air et que ce dernier l'avait attaquée. Le témoignage de M. Doubane contraste avec la "version officielle" de l'arrondissement de Yuexiu, amplifiant davantage les doutes du public et des médias. Malgré leur silence à l'annonce de ce témoignage, le Bureau de l'information de Yuexiu et le couple Fang n'ont dans cette affaire fait qu'alimenter la polémique. L'étudiant africain, le premier passager à avoir accepté de témoigner sous son propre nom, est ainsi devenu un héros sur Internet. Des internautes ont proposé de lui accorder le titre de citoyen d'honneur de la ville de Guangzhou. "La Chine a besoin de gens comme lui. De nos jours, les gens qui osent dire la vérité sont des braves", écrit un internaute surnommé zyh9810_cn. "Merci à vous, M. Doubane !", déclare black-heisejinshu. Des internautes ont cependant commencé à s'inquiéter pour sa sécurité. "J'espère qu'il ne sera pas renvoyé par son université", écrit Jianke0316. Nombreux sont les internautes qui s'interrogent sur la société chinoise. "Où sont les passagers chinois? Pourquoi ne témoignent-ils pas ?" "A-t-on besoin d'un étudiant étranger pour garantir la sécurité d'un citoyen chinois?" Selon l'agence de presse Xinhua, en dehors de M. Doubane, cinq internautes l'ont également contactée pour témoigner. Certains d'entre eux ne peuvent pas être cités, car ils n'ont pas voulu transmettre les informations nécessaires pour confirmer leur présence sur le vol Hefei-Guangzhou, tandis que d'autres ne sont plus joignables. Toutefois, de nombreuses personnes ont offert une aide considérable dans cette affaire, ce sont des héros cachés, écrit sur Sina Weibo, Web China, l'un des comptes les plus suivis de l'agence de presse Xinhua.

L'Afrique du Sud et la Chine se disputent les marchés africains - RFI

L'Afrique du Sud et la Chine se disputent les marchés africains - RFI

Fruits tropicaux: Nouvel aspect de la coopération sino-africaine

Fruits tropicaux: Nouvel aspect de la coopération sino-africaine
Fruits tropicaux: Nouvel aspect de la coopération sino-africaine
 

 
Bien que peu de régions chinoises se situent en zone tropicale, les technologies utilisées par le pays pour planter et traiter les fruits tropicaux peuvent contribuer à sa coopération croissante avec l'Afrique. A l'occasion d'un séminaire organisé du 23 août au 19 septembre sur le traitement et l'utilisation des fruits tropicaux, des experts chinois ont indiqué que le pays était prêt à aider l'Afrique, continent en grande partie tropicale, à utiliser les technologies concernées. Ce séminaire regroupait des responsables et experts venus de 14 pays africains tropicaux, dont l'île Maurice, la Guinée équatoriale et le Mali. Les participants au séminaire ont visité jeudi une plantation de noni à Sanya, dans la province de Hainan, à l'extrême sud de la Chine. Bien que le noni dégage une odeur désagréable, ce fruit est réputé pour sa capacité à réduire le taux de glucose dans le sang et à traiter certaines formes de cancer. "Je suis venu ici pour apprendre à cultiver le noni et rapporterai chez moi ces nouvelles connaissances", a déclaré Regina Omomuan Edu Mibuy, un ingénieur du ministère équato-guinéen de l'Agriculture. La Chine est aujourd'hui le premier partenaire commercial de l'Afrique, ainsi que la première source d'investissements directs étrangers et de technologies agricoles pour ce continent.
Le pays a mis en place 25 centres de démonstration agricole en Afrique et a formé plus de 4 000 techniciens agricoles africains depuis 2006. "Cela montre l'évolution de l'aide chinoise à l'Afrique", estime He Wenping, expert en études africaines à l'Académie des sciences sociales de Chine. Outre la construction d'infrastructures, la Chine accorde désormais une importance croissante à la manière d'aider les pays africains à former leurs propres talents, a indiqué M. He. Le gouvernement chinois a annoncé le lancement du "Programme des talents africains", dont l'objectif est de former 30 000 personnels dans divers domaines, l'octroi de 18 000 bourses d'études et la construction d'installations de formation en Afrique d'ici trois ans.
R.A.

La Chine, protectrice de l’Afrique face à l’Occident? | CentPapiers

La Chine, protectrice de l’Afrique face à l’Occident? | CentPapiers

La Chine, protectrice de l’Afrique face à l’Occident?

3 septembre 2012 | 1 commentaire(s) | vu 101 fois
Toute intelligence qui ne se préoccupe pas d’organiser ses forces endogènes, de les former, de les doter d’une force de frappe avant de parler d’alliance ou de partenariat est un mauvais stratège. Faire ou prêcher le contraire, c’est faire de ce chimérique partenariat un contrat de soumission et de dépendance volontairement souscrit. Ainsi, avant même de vouloir propulser, par réaction au pillage et au mépris des occidentaux, l’Afrique dans les bras de la Chine ou des nouveaux venus à la recherche de quoi construire des solutions aux problèmes de leurs peuples, il faut veiller à doter l’Afrique d’Etats réels, d’institutions fortes, d’un peuple effectivement maître sur ses terres et de dirigeants dotés de conscience patriotique et contraints de défendre les intérêts africains dont ils sont, par leur charge même, porteurs. C’est-à-dire tout le contraire de la race de rapaces appelées dirigeants africains dont la préoccupation est de se goinfrer, de satisfaire les clans qui les entourent et de tuer toute idée d’intérêts collectifs au sein de notre peuple. De plus, historiquement, aucun peuple ne s’est lancé dans l’aventure extérieure sans avoir réalisé en son sein l’unité nationale et sans un leadership éclairé et foncièrement patriote. Sans ce travail de base, c’est quitter une colonisation pour une autre colonisation. C’est installer la permanence de la dépendance. Car, entre les faibles, mieux, les affaiblis et le fort, l’alliance ou le partenariat n’a que le goût d’une dépendance ou d’un protectorat. C’est précisément ce qu’une Afrique nouvelle ne doit plus avoir.
Les Africains se mentent à eux-mêmes en pensant pouvoir sortir de la merde et devenir ainsi un peuple reconstitué en déléguant leurs responsabilités à d’autres, notamment aux Chinois par qui ils ne jurent que ces derniers temps par esprit de déception envers un Occident pilleur et méprisant. A la vérité les Africains ne seront pas ce seul peuple sur terre qui échapperait aux sentiers rudes et difficiles de l’histoire qu’emprunte tout peuple dominé et colonisé pour se redresser. Il y a un prix à payer pour se libérer et se reconstruire. Si les Africains estiment qu’ils sont trop beaux pour s’engager sur cette voie, trop mignons pour mettre la main dans le cambouis du combat libérateur alors il n’y a rien à faire. Si les Africains estiment que leur terre ne mérite pas qu’ils lui consacrent leur vie, leur misérable vie pour la reconquérir, la reconstruire et la sanctuariser, quoi de plus normal qu’ils appellent à présent la tutelle des Chinois face aux Occidentaux. Disons simplement la bienvenue aux Chinois en terre africaine où ils peuvent puiser les ressources pour compléter et confirmer leur leadership dans le monde contre quelques petits ponts, des routes et autres stades construits par eux-mêmes sans nous donner la technique pour y arriver nous-mêmes. Croire qu’on échappera aux lois de l’histoire en allant se réfugier sous l’aile de la Chine et vivre ainsi par procuration, quel projet!? Croire que la Chine ne serait pas un Etat normal qui travaille pour ses propres intérêts sur nos terres, quelle lucidité!?
Komla KPOGLI

lundi 3 septembre 2012

Obama : le premier des Afro-Américains - Afrik.com : l'actualité de l'Afrique noire et du Maghreb - Le quotidien panafricain

Obama : le premier des Afro-Américains - Afrik.com : l'actualité de l'Afrique noire et du Maghreb - Le quotidien panafricain
Portrait du premier Noir Rédacteur en Chef de Harvard Law Review et président des Etats-Unis

Barack Obama, surnommé "Baby Face" à Chicago, est considéré par une forte majorité d’Afro-Américains comme celui qui a réalisé les rêves de Martin Luther King. Du rêve à la Maison Blanche, le chemin de croix a été long, ce qui n’a pas empêché ce natif de Honolulu (État d’Hawaï) de diriger la prestigieuse Harvard Law Review. Puis de trouver l’énergie nécessaire pour gravir tous les échelons afin de devenir le premier président noir des Etats-Unis. Parcours de ce fils d’immigré Kényan qui a su s’affranchir du lourd héritage esclavagiste et ségrégationniste pour se propulser à la tête du pays le plus puissant au Monde.
"Hello Chicago", ces deux petits mots ont rendu mythique le discours de Barack Obama prononcé le soir de son élection à la tête des Etats-Unis, le 4 novembre 2008. Quarante-cinq ans après le "I have a dream" de Martin Luther King, fameuse élocution tenue sur les marches du Lincoln Monument (à Washington), le premier président noir des Etats-Unis a ému aux larmes le célèbre révérend et militant pour les droits civiques Jesse Jackson, qui fut candidat à la candidature démocrate à la présidentielle de 1984 et 1988.
Je suis une légende
C’est dire si Barack Obama, âgé de 51 ans, est une légende vivante pour les Afro-Américains qui ont voté en masse (95%) pour ce fils d’un immigré Kényan et d’une Américaine blanche originaire du Kansas. Né en 1961 à Honolulu (État d’Hawaï), le premier président noir des Etats-Unis, notamment élevé pendant plusieurs années en Indonésie, a fait ses classes dans les meilleures universités américaines, figurant régulièrement dans le Top 10 du classement de Shanghai : il sort diplômé de Columbia et de la Faculté de Droit de Harvard.
Partout où il est passé, "Baby Face", surnom que lui donnent les pasteurs de Chicago lorsqu’il était travailleur social (1985-1987) dans le quartier sensible de South Side, est sorti du lot. A Harvard (1988-1991), située dans la ville de Cambridge (Etat du Massachusetts), Barack Obama joue déjà les premiers rôles en s’adjugeant le poste de Rédacteur en Chef de Harvard Law Review. Il rentre, ainsi, dans l’histoire des Etats-Unis comme le premier Afro-Américain à diriger cette prestigieuse revue de droit. Diplômé, il retourne à Chicago pour enseigner le droit constitutionnel à l’université de la ville jusqu’en 2004.
Années 2000, années de gloire
Les années 2000 vont permettre dans un premier temps à Barack Obama de sortir de l’anonymat. En 2003, le sénateur de l’Illinois se fait remarquer à la suite de son opposition à la Guerre d’Irak qu’il qualifie de "Guerre stupide". Et 2004 l’offrira la stature de présidentiable, grâce à son discours prononcé lors de la convention du parti de l’âne en faveur de John Kerry, désigné candidat démocrate à la succession de George Bush à la Maison Blanche.
Le 10 février 2007, Barack Obama officialise sa candidature à l’investiture démocrate pour l’élection présidentielle. Ce qui provoque une ferveur nationale. Les stars Hollywoodiennes, lassées des huit années de présidence de Bush, jettent alors leur dévolu sur le candidat démocrate à qui, ils octroient dons et donations. A tel point que le sénateur de l’Illinois bat tous les records de levée de fonds jamais enregistrés dans le pays, soit plus de 700 millions de dollars récoltés.
A peine élu 44e président des Etats-Unis, Barack Obama est quelque mois plus-tard adoubé par la communauté internationale en recevant son premier Prix Nobel de la paix. Connu et reconnu, notamment pour son aura et sa classe, Barack Obama, avocat de formation, s’est demandé lors de la cérémonie de remise des prix s’il méritait vraiment d’être récompensé, mettant ainsi un terme à la polémique suscitée par cette récompense.
Bilan contrasté
Pendant quatre ans de présidence, Barack Obama a tant bien que mal gouverné un pays endetté -ayant perdu son triple A- et miné par le chômage. A retenir de son mandat, trois réussites majeures : le sauvetage de General Motors, l’assassinat de Ben Laden et l’adoption de la réforme de la santé.
Le duel va donc être dur avec Mitt Romney. D’autant que les deux concurrents sont au coude à coude dans les sondages (44% pour l’occupant actuel de la Maison Blanche contre 43% pour la candidat républicain) à seulement deux mois du scrutin du 6 novembre. Plus que jamais Barack Obama a donc besoin du vote de la communauté noire américaine pour l’emporter. Même si, comme une bonne moitié des Américains, ils sont eux aussi déçus par sa politique. Le président sortant officialise sa candidature à sa propre succession lors de la convention démocrate qui se déroule du 4 au 7 septembre dans la ville de Charlotte, en Caroline du Nord.
Lire aussi :
- Etats-Unis : Michelle Obama comparée à une esclave noire
- Présidentielle américaine : "Les quinze prochains jours vont être décisifs"

La Chine et le Burundi s'engagent à renforcer leurs relations - china radio international

La Chine et le Burundi s'engagent à renforcer leurs relations - china radio international

Remise de médicaments et d’équipements : La Chine renforce le plateau technique de l’Hôpital du Mali - maliweb.net

Remise de médicaments et d’équipements : La Chine renforce le plateau technique de l’Hôpital du Mali - maliweb.net

Signe d’un partenariat dynamique entre les deux Etats, la République Populaire de Chine vient d’offrir au Mali des médicaments et d’équipements chirurgicaux à l’Hôpital du Mali, le Vendredi 31 août 2012. La remise du matériel a eu lieu à Yirimadio, dans les locaux de la structure hospitalière.
Cette donation est l’expression de magnanimité de la République Populaire de Chine, qui a toujours, à travers son élan de cœur, apporté du réconfort à ses frères et amis maliens. A noter que pour recevoir ce don des mains de l’ambassadeur de la République Populaire de la Chine au Mali, une délégation du gouvernement malien a été conduite par Soumana Makadji, ministre de la Santé. A en croire l’ambassadeur République Populaire de la Chine au Mali, cette donation contribuera à renforcer le lien de coopération diplomatique entre les deux pays. «Encore une fois, veuillez accepter cette donation pleine de significations. Et je suis convaincu que nous pouvons faire fructifier notre partenariat existant pour faire face aux besoins des populations vulnérables dans votre pays» a-t-il souligné.
Pour la partie malienne, à travers l’expression de Soumana Makadji, ce don entre dans le cadre de la mise en œuvre des activités de la mission médicale chinoise. «Cette cérémonie traduit le témoignage de l’expression d’une amitié sincère et d’une coopération fructueuse de plus d’un demi-siècle entre nos deux peuples et leurs gouvernements. J’affirme avec force et conviction qu’entre la République du Mali et la République Populaire de Chine, la coopération est exemplaire. En témoigne ce merveilleux hôpital don de la République populaire de Chine», a souligné le Ministre, avant de dire que «la mise à notre disposition de ce joyau que nous avons baptisé «Hôpital du Mali» s’accompagne de la présence au Mali d’une mission médicale forte de 31 personnes afin de renforcer les capacités des ressources humaines nationales dudit hôpital. Ces professionnels de la mission médicale chinoise qui constituent la 42ème du genre, contribuent de façon qualitative à la prise en charge des patients qui s’adressent à cette structure».

Par ailleurs, le ministre de la Santé n’a pas caché sa satisfaction en donnant l’assurance que les médicaments et les équipements seront utilisés au   bénéfice   exclusif   des   patients. «Les médicaments seront prescrits aux patients dans le cadre d’un paquet de services sur la base d’un forfait qui tient compte du pouvoir d’achat réel des patients. Aussi, je donne   l’assurance   que l’accompagnement de mon Département ne vous fera pas défaut», a-t-il conclu.

Il faut rappeler que la République Populaire de Chine, en faisant don à l’Hôpital du Mali de médicaments et d’équipements pour la chirurgie, contribue véritablement au traitement de diverses pathologies qui seront diagnostiquées dans les différents services de l’hôpital

La DRTV diffusera désormais une émission en chinois

La DRTV diffusera désormais une émission en chinois

L’ambassadeur de Chine en république du Congo, Guan Jian, a procédé récemment à Brazzaville, à la remise d’un programme d’apprentissage de la langue chinoise intitulé «Le chinois au quotidien», à la chaîne de télévision congolaise (privée), Digital Radio Télévision (DRTV) qui en assurera la diffusion.


La DRTV diffusera désormais une émission en chinois
«Chaque épisode ouvre un volet dans la vie et dure 15 minutes. Avec 84 épisodes de diffusion, les téléspectateurs pourront passer de petits moments à apprendre le chinois et découvrir la Chine d’aujourd’hui. Le lancement de cet émission dans le petit écran au Congo est la cristallisation des efforts conjoints des deux parties: DRTV et CCTV.», a indiqué le diplomate chinois.

Ce programme d’apprentissage du chinois et la lettre d’autorisation de diffusion ont été réceptionnés par le directeur général de la DRTV, Paul Soni Benga.

L’ambassadeur de Chine au Congo a salué l’initiative qui émane de la DRTV, estimant que la diffusion de ce programme permettra de rapprocher davantage les peuples congolais et chinois.

«Mesdames et Messieurs, actuellement, les relations d’amitié et de coopération sino-congolaises sont aux beaux fixes, non seulement du point de vue politique et économique, mais aussi sur le plan des échanges culturels. J’ai le grand plaisir de vous annoncer que les premiers enseignants chinois de l’institut Confucius à l’Université Marien Ngouabi arriveront très prochainement au Congo.», a-t-il dit.



La Chine et l’Afrique optent pour une coopération médiatique dynamique

La Chine et l’Afrique optent pour une coopération médiatique dynamique

Le premier forum sino africain sur la coopération médiatique, organisé récemment à Pékin, a tenu ses promesses. Il a permis aux deux parties d’adopter un document appelé «déclaration de Beijing», dans laquelle elles s’engagent à réaliser des coproductions en matière de presse écrite et de cinéma, ainsi que le transfert des compétences.


La Chine et l’Afrique optent pour une coopération médiatique dynamique
Ce forum a réuni les délégués de 42 pays d’Afrique, de l’Union africaine (UA), de l’Union africaine de radio télévision et les dirigeants chinois du secteur. C’était un rendez-vous de promotion des échanges et de la coopération en matière de presse et de technologies de la communication entre le continent noir et la Chine.

Les politiques audiovisuelles chinoises et africaines, la coopération médiatique, l’expérience chinoise de la numérisation dans la radiodiffusion et la télévision, les opportunités du paysage médiatique africain et d’autres thématiques ont été au cœur des échanges. L’Afrique dont la majorité des Etats sont appelés à numériser leur secteur de radio et de télévision d’ici 2015, a su s’imprégner de l’expérience chinoise.

La république du Congo a été représentée à ces assises par le ministre de la communication, Bienvenu Okiemy qui a, au cours du forum, souligné l’excellence des relations de coopération entre la Chine et l’Afrique d’une part, et d’autre part entre la Chine et le Congo. Il a estimé que ce forum donnait l’opportunité aux deux parties de promouvoir davantage leurs liens médiatiques.

«La circonstance est non négligeable, elle est même de taille, car elle concerne l’une des thématiques les plus marquantes de ces cinquante dernières années. A n’en point douter, les technologies des médias apportent des bouleversements majeurs dans la vie quotidienne de nos sociétés et de nos économies, et contribuent à modifier dans un sens constructif, les relations entre tous les Etats du monde», a déclaré Bienvenu Okiemy.

Le Congo et la Chine ont établi leurs relations diplomatiques en 1964. Depuis lors, les deux pays se sont employés à raffermir et à étendre leur coopération vers plusieurs secteurs d’activités. Au plan commercial, le commerce bilatéral des deux pays a généré quelque 5 milliards de dollars américains en 2011, soit une hausse de 48% par rapport aux années antérieures.

La coopération sino congolaise est également fructueuse dans le domaine économique et infrastructurel. L’on peut citer des infrastructures réalisées en terre congolaise grâce à l’apport de la partie chinoise. Il s’agit entre autres, de la construction du barrage hydroélectrique d’Imboulou (120MW), des sièges de la cour constitutionnelle, des ministères des affaires étrangères et de la justice, de la préfecture de Brazzaville, du centre national de radio et de télévision (CNRTV) et du palais du parlement. Aussi, la réalisation de plusieurs chantiers de routes dont celles reliant Pointe-Noire et Brazzaville, le tronçon Pointe-Noire/Dolisie étant déjà mis en circulation ; Obouya-Boundji-Okoyo frontière du Gabon, Ouesso-Sangmélima (Cameroun).

En matière de communication, le Congo et la Chine ont signé plusieurs accords portant sur la construction ou la révision des équipements techniques, la fourniture des informations entre l’agence de presse Chine Nouvelle (HINHUA) et l’Agence congolaise d’information (ACI), la diffusion des programmes en français de la télévision centrale chinoise (CCTV) à la télévision congolaise, etc.

«La Chine aura montré au monde à une vitesse peu envisagée par les analystes ce que peut faire un pays qui hier encore émargeait dans les rangs des pays en développement. Aussi, apprenons-nous énormément de nos amis chinois sur les plans politique, économique, sur les savoir-faire ; sans oublier de puiser philosophiquement dans la sagesse de ce peuple dont l’expérience millénaire a instruit tant de nations, d’intellectuels, et de bâtisseurs…», a dit M. Okiemy.

dimanche 2 septembre 2012

La Chine rachète l’Afrique » revue du web, Just another weblog

La Chine rachète l’Afrique » revue du web, Just another weblog
Lu sur Terraeco.net]

Les terres agricoles africaines seraient-elles le nouveau placement favori des investisseurs ? Les pays les moins avancés font en effet l’objet d’un “accaparement des terres” depuis le début des années 2000. Une étude menée par un groupement d’ONG et de chercheurs spécialisés, le Land Matric Database, révèle ces investissements méconnus visant principalement certains pays africains et leurs domaines agraires.

L’infographie animée réalisée par Félix Raymond, Quentin Blanchais et Pierre-Emmanuel Henry, étudiants à l’école de design de Nantes, publiée par Terra Eco dans le cadre de son article “Qui rachète l’Afrique“, mobilise la base cette base de données. Elle a pour but d’être complétée et mise à jour régulièrement.

La carte interactive prend donc en compte déjà plus d’un millier de contrats portant sur 83 millions d’hectares, lesquels représentent un tiers de l’ensemble des terres achetées dans le monde depuis 2000. L’étude révèle que les terres mobilisées, qui ne servent que très peu à l’agriculture vivrière, entraînent des déplacements de population considérables, notamment dans des pays régulièrement frappés par la famine.
Ainsi les Chinois, premiers investisseurs devant l’Inde, les États-Unis et le Royaume-Uni, se sont appropriés plus de 5 millions d’hectares de terre entre 2000 et 2011 pour près de 7 milliards de dollars. L’Éthiopie arrive pour sa part en tête des pays cibles d’investissements devant le Congo, le Soudan et Madagascar

La Chine rachète l’Afrique » revue du web, Just another weblog

La Chine rachète l’Afrique » revue du web, Just another weblog
Lu sur Terraeco.net]

Les terres agricoles africaines seraient-elles le nouveau placement favori des investisseurs ? Les pays les moins avancés font en effet l’objet d’un “accaparement des terres” depuis le début des années 2000. Une étude menée par un groupement d’ONG et de chercheurs spécialisés, le Land Matric Database, révèle ces investissements méconnus visant principalement certains pays africains et leurs domaines agraires.

L’infographie animée réalisée par Félix Raymond, Quentin Blanchais et Pierre-Emmanuel Henry, étudiants à l’école de design de Nantes, publiée par Terra Eco dans le cadre de son article “Qui rachète l’Afrique“, mobilise la base cette base de données. Elle a pour but d’être complétée et mise à jour régulièrement.

La carte interactive prend donc en compte déjà plus d’un millier de contrats portant sur 83 millions d’hectares, lesquels représentent un tiers de l’ensemble des terres achetées dans le monde depuis 2000. L’étude révèle que les terres mobilisées, qui ne servent que très peu à l’agriculture vivrière, entraînent des déplacements de population considérables, notamment dans des pays régulièrement frappés par la famine.
Ainsi les Chinois, premiers investisseurs devant l’Inde, les États-Unis et le Royaume-Uni, se sont appropriés plus de 5 millions d’hectares de terre entre 2000 et 2011 pour près de 7 milliards de dollars. L’Éthiopie arrive pour sa part en tête des pays cibles d’investissements devant le Congo, le Soudan et Madagascar