CHINE AFRIQUE

POUR DES RELATIONS RESPECTUEUSES, AMICALES, FRANCHES ET FRATERNELLES

mardi 22 juillet 2014

Relations économiques et partenariat : Guangdong et les pays africains intensifient leurs échanges

Relations économiques et partenariat : Guangdong et les pays africains intensifient leurs échanges

Guangdong et les pays africains intensifient leurs échanges

GUANGDONG (Chine) - La province de Guangdong, également appelée Canton, est située au Sud de la Chine. Elle est l’une des zones les plus développées du pays. Ses deux principales villes, Shenzhen et Guangzhou, reflètent l’image d’une Chine dynamique avec une forte croissance économique. Il y a quelques semaines, nous avons visité cette vaste province de plus de 105 millions d’habitants où naquit Sun Yat-sen, l’une des figures de la révolution chinoise. La croissance économique de Guangdong est une opportunité pour l’Afrique, un continent avec lequel elle développe des échanges dans divers domaines.

Un vol d’environ trois heures relie Beijing à Shenzhen, l’une des villes les plus prospères de la province de Guangdong (Canton), au Sud de la Chine. Son aéroport futuriste fait partie des quatre plus grands du pays. Chaque jour, il accueille des milliers de voyageurs venus de tous les coins du monde, pour un séjour touristique ou pour des affaires dans cette localité située au Sud du pays. La ville, fondée en 1979,  a été la première Zone économique spéciale, un an plus tard. C’est ici qu’a été expérimentée l’ouverture économique initiée par Deng Xiaoping, considéré comme un visionnaire par bon nombre de ses compatriotes. A l’époque, il y a une trentaine d’années, le tout puissant Parti communiste s’était engagé dans un libéralisme à la chinoise. L’actuelle ville de Shenzhen n’était qu’un tout petit village de pêcheurs qui faisait face à la toute puissante Hong-Kong contrôlée par la Grande-Bretagne jusqu’à sa rétrocession à la Chine le 1er juillet 1997. Les deux cités ne sont distantes que de quelques kilomètres et sont reliées par un pont qui enjambe la Pearl River. En voiture, il faut juste un trajet d’à peine 40 minutes pour aller de Shenzhen à Hong-Kong.
Aujourd’hui, l’ex-village de pêcheurs devenu Zone économique spéciale est une ville de plus de 10 millions d’habitants, avec des gratte-ciel, une urbanisation moderne et un développement économique fulgurant. Pour la plupart des Chinois, Shenzhen est le symbole de l’ouverture et de la réforme économiques qui a mis leur pays au cœur d’un monde globalisé. Selon Wang Yuwen, l’un des responsables de la Commission des Affaires extérieures du Bureau économique de la ville, le Pib de Shenzhen est actuellement de 230 milliards de dollars. Ses performances économiques la placent parmi les villes qui contribuent le plus à la croissance de la Chine.
Ainsi, elle attire de nombreux migrants venus des autres provinces. Des statistiques montrent que 95 % de ses résidents viennent d’autres villes chinoises, mais aussi de l’étranger. Plus de 2000 compagnies nationales évoluant dans le high-tech se sont installées à Shenzhen. La croissance de la province de Guangdong est boostée par de grandes sociétés et industries telles que Tencent (technologies de l’information, portail Internet), Hytera (équipements et solutions en communications, wireless), Huawei (téléphones mobiles et outils de communications), Huajian (la plus grande fabrique de chaussures du monde), Donlim et Midea (matériels de cuisine et électroménager)… Ces industries contribuent à son développement en créant des richesses et des milliers d’emplois. Elles sont implantées dans les villes de Shenzhen, Dongguan et Foshan. La cité est également un grand centre financier international qui attire de nombreux investisseurs étrangers.
313 projets d’hommes d’affaires africains à Shenzhen
Les relations économiques entre Shenzhen et l’Afrique sont excellentes, nous ont confié les autorités municipales. « Notre objectif est d’intensifier la coopération avec le continent africain. Ces dernières années, plus de cent délégations venues de différents pays africains ont visité la ville », explique Wang Yumen que nous avons rencontré dans son bureau. Des chiffres récents estiment les exportations de Shenzhen vers l’Afrique à 23,3 milliards de dollars. D’autre part, 53 projets d’hommes d’affaires shenzhenois sont implantés dans des pays africains, pour des investissements d’une valeur totale de 209 millions de dollars, révèlent les responsables de la municipalité. Les échanges ne se font pas à sens unique car des hommes d’affaires africains investissent également dans la cité. Il y a ainsi 313 projets africains à Shenzhen. Par ailleurs, 125 ressortissants de la ville travaillent actuellement en Afrique. Parmi les 45 villes jumelles de Shenzhen, figurent trois cités africaines : Lomé (Togo), Kigali (Rwanda) et Louxor (Egypte). De fortes relations économiques existent entre elles, surtout dans le domaine de l’environnement où Shenzhen a réalisé des prouesses en alliant progrès économique et protection de l’écosystème.
Guangzhou, capitale de la province de Guangdong, est la deuxième ville que nous avons visitée lors de notre séjour. Avec son grand port ouvert sur le monde, sa position géographique qui la place sur la célèbre Route de la soie et sa population de 30 millions d’habitants, Guangzhou est l’une des villes chinoises qui connaît le plus d’essor économique. Sa situation géographique en fait l’un des principaux hubs du Sud-Est de la Chine et la troisième économie du pays.
En 2013, elle a attiré plus de deux millions de visiteurs étrangers. La première édition de la Foire d’import-export de Chine, organisée à Guangzhou en 1957, a marqué le début de ses relations économiques avec les pays des autres continents. Une soixantaine de foires commerciales y attirent des grossistes venus de tous les coins du monde, expliquent les autorités de la ville. On y vend de l’électronique, des vêtements, des équipements destinés aux bâtiments, des chaussures, etc. Actuellement, 142 entreprises de Guangzhou demandent à s’implanter en Afrique. Leurs projets portent sur la construction d’infrastructures, les industries de pointe, le commerce, l’agriculture, les télécommunications, etc. « Le marché africain est un bon débouché pour les produits de la province. L’Afrique est le deuxième plus grand marché de Guangdong pour le matériel et les infrastructures », nous a expliqué Luo Kui, directeur adjoint du Bureau du Commerce.
La province de Guangdong et l’Afrique entretiennent des échanges économiques assez prospères depuis les années 1950. « Nous avons de nombreux échanges économiques et académiques avec des pays africains », explique Zhang Weidong, directeur adjoint du Guangdong Foreign affairs Office. Entre 2005 et 2013, les échanges commerciaux avec le continent africain se sont accrus et sont actuellement estimés à 5,7 milliards de dollars. Il  y a dix ans, ils atteignaient à peine 460 millions de dollars. La ville de Guangzhou tire un grand profit de ces échanges car ses exportations vers l’Afrique ont connu une courbe ascendante : elles sont passées de 330 millions de dollars à près de trois milliards de dollars entre 2003 et 2013, selon des chiffres révélés par le magazine Chinafrique. L’essentiel des relations commerciales se fait avec l’Algérie, le Maroc, le Kenya, le Ghana, la Tanzanie, l’Egypte, l’Angola et la Libye, selon Luo Kui, directeur adjoint du Bureau du Commerce.
Les hommes d’affaires sénégalais pourraient trouver d’immenses opportunités commerciales et industrielles à Guangzhou où ils sont peu présents, si on les compare aux businessmen d’autres pays du continent… 
PROVINCE EN PLEINE CROISSANCE : Un Pib de plus de 1.000 milliards de dollars en 2013
GUANGDONG (Chine) - La province de Guangdong (Canton) est située au Sud de la Chine. Elle est se trouve dans une zone subtropicale et s’étend sur une superficie de 179.800 km2, avec une bande côtière de 3.368 km. Sa population est estimée à 105 millions d’habitants. Durant l’été, une grande chaleur enveloppe l’atmosphère et  il y pleut abondamment, ce qui favorise le secteur de l’agriculture. Son climat est comparable à celui de bon nombre de pays africains.
C’est peut-être à cause de cela que sa capitale, Guangzhou abrite la plus importante colonie africaine de la Chine. La région est traversée par la Pearl river, la troisième plus longue rivière du pays avec ses 2.122 km. En 2013, selon des chiffres du Bureau national des statistiques, le Pib de Guangdong était de 1.003,8  milliards de dollars. Cette performance la place au même niveau que des pays comme l’Indonésie et le Mexique. Pour la même période, le volume total de ses importations et exportations était estimé à 1.091,57 milliards de dollars.
La province de Guangdong produit une quantité importante de riz et est également riche en poissons. Elle est aussi connue pour ses sociétés modernes qui s’activent dans les technologies de pointe et dans les industries manufacturières. La plupart des produits vendus en Afrique proviennent essentiellement de Guangzhou. Une grande foire internationale y est organisée et attire des centaines d’exposants venus de tous les coins du monde, ainsi que des milliers de visiteurs. Cette année, elle a tenu sa 115ème édition, du 1er avril au 5 mai derniers. On y trouvait de l’électronique, des pièces détachées pour voitures, des équipements de bureau, du matériel de construction, du textile, des produits alimentaires, des équipements médicaux, etc.

A LA DECOUVERTE D’UNE VILLE-JARDIN : Shenzhen entre développement et protection de l’écosystème
GUANGDONG (Chine) - La première image qu’on retient de Shenzhen, ce sont les milliers d’arbres et de fleurs qui font de cette cité l’une des plus vertes de la Chine. On l’appelle la ville-jardin grâce à la végétation luxuriante qui fait penser à certaines zones d’Afrique centrale. « Nous essayons de concilier le développement économique et la protection de l’environnement », confie Wang Yuwen, un des responsables de la Commission des Affaires extérieures du Bureau économique. La ville de Shenzhen fait partie des cités les plus écologiques du monde. Les autorités insistent fièrement sur ce chiffre : 45 % de l’espace urbain est constitué de zones couvertes d’arbres, de jardins, de parcs (841 au total) et de divers autres espaces verts. On y respire de l’air pur, loin de la pollution de Beijing.
L’histoire de Shenzhen est vieille de 6000 ans. La zone où elle est située actuellement avait été peuplée par l’ethnie Hakka qui y a migré il y a 300 ans. La superficie de Shenzhen est de 1.991, 64 km2, avec une population de 10.547400 d’habitants. Environ 95 % de la population viennent des autres régions de la Chine. On y retrouve 20.000 ressortissants de 115 pays qui sont des résidents permanents. La ville abrite 2.000 sociétés nationales évoluant dans le secteur de la haute technologie, ainsi que des filiales de multinationales telles que Microsoft, Ibm, etc. L’Unesco l’a désignée « Cité du design » et elle peut s’enorgueillir d’être une cité très culturelle qui abrite, chaque année, 10.000 spectacles, expositions et autres événements. La ville dispose de 641 bibliothèques publiques (avec près de 27 millions de livres) et ses 25 musées sont fréquentés, tout au long de l’année, par une population avide de savoir.
Une enquête de notre correspondant permanent Modou Mamoune FAYE


Les investissements chinois stimulent le développement de l'Afrique

Les investissements chinois stimulent le développement de l'Afrique

Les investissements chinois stimulent le développement de l'Afrique

  [7/20/2014 11:56:35 AM]  | Kiosque |Xinhuanet | Lu :73 fois | Commenter
 


Afrique  - D'après le Rapport d'enquête 2013 sur l'attractivité de l'Afrique, publié par le cabinet d'audit financier Ernst et Young le 6 mai dernier,cité par le magazine la Chine au Présent, le continent africain attire aujourd'hui 5,6% des IDE mondiaux, un taux qui n'était que de 3,2% cinq ans auparavant.








En 2012, en Afrique, les IDE en provenance des pays émergents ont dépassé ceux des pays développés. Ces investissements dynamisent fortement le développement africain : ils promeuvent la création d'emplois, l'approfondissement des compétences, la réduction de la pauvreté et l'élimination des inégalités. Par ce biais, la Chine contribue incontestablement aux progrès de l'Afrique.

Un pouvoir d'attraction des IDE en forte hausse
Le Rapport d'enquête 2013 sur l'attractivité de l'Afrique résulte d'une analyse du potentiel du marché africain conduite auprès de plus de 500 dirigeants de sociétés originaires de 38 pays différents. L'étude indique qu'au cours des cinq dernières années, les IDE en Afrique ont augmenté de 12,8%. 86% des chefs d'entreprises interrogés enstiment que l'environnement commercial sur ce continent continuera de s'améliorer durant les trois prochaines années. Il s'agit de la deuxième région la plus attractive du monde, après l'Asie.
L'amélioration constante de l'environnement conmmercial et l'expansion continue des échanges et des investissements ont contribué à la croissance écomonique africaine. L'enquête révèle que depuis 2000, le PIB de l'Afrique subsaharienne a plus que quadruplé. :"La croissance économique de l'Afrique est indéniable", a déclaré Ajen Sita, associé gérant de Ernst et Young, qui s'attend à ce que celle-ci s'intensifie encore dans les dix à vingt prochaines années.
Toujours selon le rapport, ces cinq dernières années, les IDE, d'habitude cantonnés aux secteurs de l'énergie et des ressources, se sont étendus aux domaines des services, de l'industrie manufacturière et des infrastructures. Les services comptent pour 70% des projets d'investissements directs étrangers;73,5% des IDE sont destinés aux infrastructures et aux secteurs connexes. Ces cinq dernières années, les fonds privés de capital-investissement s'élevaient à près de 12 milliards de dollars. L'analyse signale que le retard infrastructurel de l'Afrique, l'un de ses plus grands défis, est déjà en passe d'être solutionné. En 2012, plus de 800 projets d'infrastructures étaient en cours d'exécution en Afrique subsaharienne, totalisant un montant de 700 milliards de dollars.

Les BRICS, principaux investisseurs en Afrique
Le rapport dévoile que depuis 2007, les IDE vers l'Afrique émis par les pays émergents ont globalement augmenté de 20,7%, tandis que ceux des pays développés affichent un taux de croissance de 8,4%. C'est ainsi qu'en 2012, les pays émergents, notamment la Chine et les Émirats arabes unis, sont devenus les principaux investisseurs en Afrique, détrônant les pays développés. Les investissements chinois sur ce continent ont crû de 28%.
En 2012, les IDE en provenance des pays développés y ont connu un recul significatif : une baisse de 20%. Au cours des dix dernières années, les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France se classaient sur le podium des investisseurs en Afrique. Mais l'année dernière, bien que les IDE britanniques aient augmenté de 9% sur le continent, ceux américains et français ont chuté respectivement de 22% et 39%.
D'après un document publié en mars dernier par le think tank britannique Overseas Development Institute, le montant des IDE vers l'Afrique est passé de 15 milliards de dollars en 2001 à 37 milliards en 2011. En 2010, les BRICS contribuaient aux IDE en Afrique à hauteur de 25%. D'après le Rapport sur l'investissement dans le monde paru en mars dernier suite à la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement, l'investissement en Afrique a progressé de 5,5% en 2012, tant en termes de stocks que de flux, avec en première ligne, les BRICS. L'Afrique ne reçoit que 4% des IDE de ce groupe de pays. Toutefois, les BRICS, qui formulaient 19% des projets d'investissements à destination de l'Afrique en 2003, sont en 2012 responsables de 25% d'entre eux. Ces investissements se concentrent dans les domaines des infrastructures et des services ; seuls 26% concernent le secteur primaire.
Selon le directeur du département financier de la banque Standard Chartered en Afrique, les pays émergents, et principalement la Chine, sont en train de devenir une source de financement majeure pour l'Afrique. Il est crucial de tendre ainsi à la diversification de ces sources de financement. Ces investissements insufflent de l'énergie à l'emploi et au transfert des technologies sur le continent africain.

Les investissements chinois comblent le manque de capitaux en Afrique
Selon le Rapport d'enquête 2013 sur l'attractivité de l'Afrique, les IDE ont joué un rôle clé dans le soutien de l'essor économique de l'Afrique cette dernière décennie. Ils ont permis de créer au moins 15 millions de postes directs. Ainsi, la Chine a incontestablement promu en Afrique la formation professionnelle des travailleurs, la réduction de la pauvreté et la suppression des inégalités.
Le même document signale qu'en cinq ans, 152 nouveaux projets d'investissements chinois en Afrique ont émergé, faisant de la Chine le 9e investisseur sur ce continent. En 2012, leur nombre a augmenté de 28% sur un an. Le directeur général de la banque Standard Chartered en Afrique, M. Layfield, a expliqué qu'au cours de la dernière décennie, le commerce et l'investissement Sud-Sud ont rapidement augmenté et que l'an dernier, le motant total des échanges sino-africains s'approchait des 200 milliards de dollars.
Le directeur général de la branche africaine de la Banque commerciale et industrielle de Chine (ICBC), Liu Yagan, a fait savoir qu'ICBC a déboursé 5,5 milliards de dollars pour racheter 20% des parts sociales de la Standard Bank en Afrique du Sud en 2008. Il s'agit de l'investissement étranger le plus important jamais réalisé sur le continent. Liu Yagan a ajouté qu'actuellement, les investissements chinois en Afrique fluctuaient autour des 2 à 3 milliards de dollars par an. En 2012, leur stock a dépassé les 15 milliards de dollars.
Le chercheur du think tank américain Center for Global Development, Vijaya Ramachandran, a souligné que la Chine joue un rôle important dans la lutte contre le besoin de financement africain. Le journal kényan The Standard a rapporté que les investissements chinois et le commerce sino-africain offrait à l'Afrique l'occasion historique de pouvoir se développer de manière indépendante.
Dans le parc industriel Orient en Éthiopie, le responsable production d'origine africaine à la fabrique de chaussures Huajian se dit fier de travailler dans une entreprise chinoise. Son seul salaire lui permet de financer les études de ses frères et soeurs et d'alléger ainsi un fardeau qui pèse sur sa famille. En même temps, lui-même a eu l'opportunité d'approfondir ses connaissances.
Professeur honoraire à la faculté de sciences politiques de l'université d'Afrique du Sud et directeur de l'Institute for Global Dialogue, Siphamandla Zondi, a rappelé que fin mars dernier, le président chinois Xi Jinping a promis que la Chine octroiera à l'Afrique un prêt de 20 milliards de dollars sur les trois prochaines années, ce qui contribuera grandement au développement de l'Afrique. Lors de sa visite, Xi Jinping avait signé plus de 40 documents de coopération concernant un certain nombre de grands projets favorables à l'économie africaine et au bien-être de la population. Il avait aussi annoncé une série de mesures pour soutenir la construction de l'Afrique, y compris le renforcement de l'aide chinoise, la coopération financière sino-africaine et la formation professionnelle. Ces actions joueront un rôle de catalyseur dans le développement de l'Afrique

jeudi 17 juillet 2014

Après l’Afrique, la Chine arrive en Amérique latine - La Libre.be

Après l’Afrique, la Chine arrive en Amérique latine - La Libre.be

Le président de l’agence de Chine Nouvelles appelle à l’union des médias du Sud - Ecofin

Le président de l’agence de Chine Nouvelles appelle à l’union des médias du Sud - Ecofin

Le président de l’agence de Chine Nouvelle appelle à l’union des médias du Sud


Le président de l’agence de Chine Nouvelle appelle à l’union des médias du Sud

Commentaires


- jeudi, 17 juillet 2014 14:56 
Xinhua
Le président de l’agence de Chine Nouvelle appelle à l’union des médias du Sud
(Agence Ecofin) - « Les médias des BRICS peuvent jouer un rôle plus grand dans la communication internationale ». Tel est le titre d’une tribune commise par le président de l’agence de

La Chine en Afrique de l'Ouest - Chinafrique 中国非洲

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Après l’Afrique, la Chine arrive en Amérique latine - La Libre.be

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China UnionPay émet sa première carte de crédit en Afrique - china radio international

China UnionPay émet sa première carte de crédit en Afrique - china radio international

China UnionPay, le plus important opérateur de réseau de cartes bancaires en Chine, a annoncé jeudi avoir émis sa première carte de crédit en Afrique, élargissant davantage sa présence dans le monde.

UnionPay International, la branche internationale de China UnionPay, a émis trois types de cartes de crédit en partenariat avec l'institution financière mauricienne Cim Finance, a indiqué la société basée à Shanghai dans un communiqué. Les cartes de crédit seront acceptées dans 140 pays et régions tels que la Chine et l'île Maurice, sans frais liés à leur utilisation à l'étranger, selon la société. China UnionPay a commencé à émettre des cartes de retrait en Afrique en août 2013.

Une fondation française pour barrer la route à la chine en Afrique!

Une fondation française pour barrer la route à la chine en Afrique!

barrer la route à la chine en Afrique!

Une fondation française pour barrer la route à la chine en Afrique!

IRIB-Avec la complicité de certains «africains-français»,
la France tente désespérément de reconquérir le terrain qu’elle a perdu en Afrique face à la Chine et à d’autres puissances économiques.En concrétisation des recommandations d’un forum économique organisé par le ministère français de l’Economie et le Medef avant un sommet franco-africain à l’Elysée, des financiers, homme d’affaires, ministres français et africains ont lancé, le 15 juillet dernier , la Fondation franco-africaine pour la croissance, avec pour ambition de dynamiser les liens entre entreprises africaines et françaises.

«L’Afrique est un continent convoité: la Chine notamment cherche depuis plusieurs années à s’y placer en première ligne, pour répondre à la demande d’une classe moyenne qui représentera dans les prochaines années entre 300 et 500 millions de consommateurs», a déclaré le ministre des Finances Michel Sapin. «Au cours de la dernière décennie, la France n’a, elle, pas toujours perçu les signaux d’émergence de l’Afrique et elle a laissé, à ses dépens, sa part de marché se dégrader significativement», a-t-il déploré lors du rassemblement consacré au lancement de la fondation tenu au siège du ministère français de l’Economie à Bercy.

Parmi les créateurs de la nouvelle fondation, on trouve l’ex-ministre français des Affaires étrangères Hubert Védrine, le banquier d’affaires franco-béninois Lionel Zinsou et le dirigeant de l’assureur Prudential, Tidjane Thiam (photo).

«Comment peut-on avoir attendu aussi longtemps avant de lancer cette fondation?», a demandé le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, soulignant qu’elle avait pour vocation de créer des partenariats avec toute l’Afrique, anglophone, arabophone, francophone et lusophone, centrés sur le secteur privé. La ministre des Finances du Nigeria, Ngozi Okonjo-Iweala, a estimé dans un message vidéo qu’il était «grand temps que la France monte sur le bateau» de la croissance africaine.

Le président de la Fédération des organisations patronales de l’Afrique de l’Ouest, Jean Kacou Diagou, a, quant à lui, appelé les entreprises françaises qui veulent réussir en Afrique à privilégier les partenariats avec les investisseurs locaux. «Les jeunes Africains ont changé par rapport à notre génération (…) Ils n’attendent plus les entreprises françaises: ils vont avec les Asiatiques, les Canadiens, les Américains, les Marocains. Je dirais qu’ils sont décolonisés de l’esprit. Il faut donc les reconquérir et pour cela créer des joint-ventures avec eux et non plus des filiales à 100%», a-t-il ajouté, recommandant aux groupes français de «ne pas seulement exporter des Français dirigeants alors qu’ils peuvent en trouver sur place».

mercredi 16 juillet 2014

Léonard Wantchékon : "En Afrique, la Chine a pris les devants sur les États-Unis"

Léonard Wantchékon : "En Afrique, la Chine a pris les devants sur les États-Unis"

"En Afrique, la Chine a pris les devants sur les États-Unis"


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Leonard wantchekon ©PPerich JA
Le professeur Wantchékon a créé l’African School of Economy (ASE) qui doit ouvrir ses portes à la rentrée scolaire 2014. © Pascal Périch pour JA
Léonard Wantchékon, économiste béninois, professeur à l’université de Princeton (New Jersey), a créé l’African School of Economy (ASE, École africaine d’économie), avec l'ambition de former les futures élites économiques du continent. Il répond aux questions de "Jeune Afrique" sur l'évolution des relations économiques entre les États-Unis et les pays africains.

Après des études supérieures au Bénin, au Canada et aux États-Unis, l’économiste béninois Leonard Wantchékon (58 ans) a notamment enseigné à Yale, de 1995 à 2000, et est désormais professeur d’économie et de sciences politiques à l’université de Princeton (New Jersey). Il a créé l’African School of Economy (ASE, École africaine d’économie). Basée à Abomey, près de Cotonou, elle va accueillir ses premiers étudiants en septembre. Son ambition : former les futures élites économiques du continent.

Propos recueillis par Jean-Eric Boulin

Jeune Afrique : Que dire de l’évolution des relations économiques entre les États-Unis et les pays africains ?

Léonard Wantchékon : Elle est relativement stable. Depuis l’établissement de l’AGOA [l’African Growth and Opportunity Act, loi qui facilite l’accès des pays africains au marché américain, NDLR], en 2000, le volume des échanges commerciaux entre les États-Unis et l’Afrique a crû régulièrement, mais il reste nettement inférieur au volume des échanges entre le continent et la Chine, ou même l’Inde. Surtout si l’on fait abstraction des importations américaines de minerais et de pétrole.

Il y a un vrai problème de diversité sectorielle et géographique dans les échanges économiques entre l'Afrique et les États-Unis.
Les rapports économiques se limitent encore quasi-exclusivement aux grands pays pétroliers et miniers, comme le Nigeria, l’Angola, l’Afrique du Sud, et, sur le plan régional, à l’Afrique orientale et australe. Il y a donc un vrai problème de diversité sectorielle et géographique. Ce dont l’Afrique a le plus besoin aujourd’hui, c’est d’investissements dans le domaine des infrastructures et de l’énergie. Or, sur ce plan, la Chine semble avoir pris les devants.

Les États-Unis commencent cependant à s’intéresser aux pays francophones?

Ils restent beaucoup plus impliqués dans les pays anglophones, même si l’écart se réduit. Il y a d’abord l’obstacle de la langue et de l’héritage colonial, mais aussi un manque global d’information, aux États-Unis, sur les opportunités d’investissement dans les pays francophones. Par exemple, le Bénin et Madagascar présentent un potentiel touristique qui pourrait attirer les grandes enseignes hôtelières américaines, comme Mariott et Sheraton.

Mais les Américains ont une approche originale dans leur appui au développement, où les entreprises privées jouent un rôle de premier plan…

C’est vrai. Certains programmes du gouvernement fédéral américain, comme le Millenium Challenge Account [MCA], visent surtout à améliorer le climat des affaires pour les privés et à renforcer l’État de droit. Sur le long terme, c’est une approche bénéfique. Sans une bonne gouvernance économique et politique, allant de pair avec la promotion des valeurs démocratiques et la réduction de la corruption, il ne peut en effet y avoir de développement durable. Mais certains investissements, notamment dans les infrastructures, ont besoin d’une forte implication des gouvernements.

Quelles sont les différences majeures entre la stratégie de la Chine et celle des États-Unis à l’égard des pays africains ?

La Chine a une approche plus centralisée, coordonnée et, surtout, concentrée sur le secteur des infrastructures, notamment en Afrique de l’Est. Les Chinois ne prennent pas en considération la bonne gouvernance politique ou le respect des droits de l’homme comme un préalable à l’engagement économique. Ils investissent énormément, même dans des pays très mal classés du point de vue du climat des affaires. Les Américains, eux, sont beaucoup plus sélectifs, plus prudents dans leurs rapports économiques avec l’Afrique.

L’école que vous avez créé au Bénin, l’African School of Economy (ASE), est-elle opérationnelle ?

On y est presque. L’ASE ouvrira ses portes officiellement le 4 septembre prochain, avec 119 étudiants originaires de 19 pays du continent, 6 professeurs permanents et 10 professeurs en mission, venus des meilleures universités américaines, canadiennes et européennes. Le projet académique est bien lancé, mais il y a du retard dans la construction du campus. Donc les cours démarreront sur un campus provisoire, situé à 1 km de celui de l’Université d’Abomey-Calavi, près de Cotonou.

lundi 14 juillet 2014

China Africa Investment Meetings : visite du complexe solaire de Ouarzazate | Lnt.ma

China Africa Investment Meetings : visite du complexe solaire de Ouarzazate | Lnt.ma

Quand la Chine tente de bouter les Français hors d'Afrique | Atlantico.fr

Quand la Chine tente de bouter les Français hors d'Afrique | Atlantico.fr

Fort de son importante progression en Afrique, le gouvernement chinois vient de publier ce 10 juillet un livre blanc évoquant le développement des "partenariats stratégiques en Afrique". L'illustration d'ambitions commerciales et politiques qui se heurtent parfois aux intérêts français.


C'est le jeu



Publié le
Quand la Chine tente de bouter les Français hors d'Afrique

Atlantico : Pékin vient de publier ce 10 juillet un livre blanc intitulé "Aide de la Chine à l'étranger" où il est fait état d'une nette progression de la coopération avec plusieurs pays d'Afrique. En quoi ce document peut-il être révélateur de la nature des ambitions de l'Empire du Milieu sur le continent ?

Antoine Glaser : Ces derniers temps, l'Afrique a été le théâtre de plusieurs visites d'officiels chinois, dont le N°1 du Parti, Xi Xingping, ainsi que de son N°2 Li Keqiang. Les pays ciblés ont démontré un intérêt tout particulier de Pékin pour les matières premières, notamment le pétrole dont les sols du Nigéria et de l'Angola sont fortement dotés. Le Kenya a aussi son intérêt à leurs yeux, tout comme l'Ethiopie bien qu ce dernier cas ne soit pas tant motivés par des ambitions économique. Les liens qu'y développent Pékin s'expliquent surtout par la présence du siège de l'Union Africaine à Addis Abeba, la capitale, siège dont la construction a du reste été financée à hauteur de 200 millions de dollars par la Chine.


Pékin affichait jusqu'à présent, en dépit de la manifestation d'une véritable expression politique dans la région, une certaine distance diplomatique visant à donner d'eux l'image d'un contrepoids aux ex-puissances coloniales comme la France, le Portugal et l'Angleterre.
Ces vieilles puissances sont entre-temps restées dans leurs "pré-carrés" hérités des empires passés. C'est particulièrement vrai pour l'Hexagone qui s'est contenu à ses "15 pays" dans lesquels circulent les deux francs CFA comme monnaie(s) commune(s). A l'inverse, la stratégie chinoise consiste à assurer une présence du nord au sud du continent, et cela n'épargne en rien la zone d'influence des Européens. Pékin est ainsi le premier exportateur vers l'Algérie et compte là-bas près de 100 000 ressortissants, mais son gouvernement a aussi grandement contribué à l'expansion de villes comme Luanda au Mozambique, ancienne colonie portugaise où vivent près de 70 000 chinois actuellement. Pour donner un ordre de comparaison, on parlait de "village gaulois" lorsque l'on évoquait dans les années 1980 la Côte-d'Ivoire et ses 50 000 expatriés français (actuellement 15 000 aujourd'hui).
On voit donc bien une volonté de couvrir l'Afrique dans son ensemble, volonté d'abord motivé par le commerce des matières premières stratégiques (pétrole, uranium). On parle encore actuellement d'Africa Incognita tant le potentiel du Continent a été finalement peu "exploré", notamment au niveau de l'agriculture des terres arables et des ressources minières. Ce positionnement économique tend toutefois à devenir de plus en plus politique, bien que l'on soit loin de voir un volet "militaire" prendre des formes concrètes. Il est en tout cas incontestable que l'influence chinoise souhaite s'y exercer à tous les niveaux, et non plus sur les seules matières premières comme auparavant.

Vous avez évoqué la visite de Li Keqiang au Nigéria en mai dernier, ce déplacement suivant de peu celui de François Hollande deux mois plus tôt. Quelle peut-être la teneur des rivalités franco-chinoises en termes d'influence économique et commerciale ?

La France a évidemment toujours des intérêts conséquents dans la région, notamment au niveau militaire. Elle doit certes en partie son siège au Conseil de sécurité de l'ONU à sa puissance nucléaire, mais aussi à sa capacité de déploiement militaire dans plusieurs régions du globe, capacité qui doit beaucoup au maintien de bases françaises en différents points (de Djibouti à la Réunion en passant par le Sénégal, NDLR). Autant cette présence militaire et géopolitique est forte, autant le volet économique reste quant à lui relativement terne, un fait qui trouve ses racines dans la nature même de la colonisation française qui s'est construite sur des missionnaires et des comptoirs qui n'ont jamais réellement su se développer dans des proportions importantes.
Malgré une relative faiblesse économique toujours davantage concurrencée par l'arrivée des émergents, Paris peut donc toujours compter toutefois sur un atout sécuritaire toujours bien réel dans les affaires du Continent. Il n'en reste pas moins que nous avons, probablement par arrogance, mésestimé les compétiteurs comme la Chine qui ont énormément progressé entre temps, particulièrement sur les deux dernières années. On peut donc parler d'une rivalité de nature économique qui n'est du reste pas tellement à notre avantage ces derniers temps. A cela s'ajoute le faite que d'autres acteurs, le Brésil et l'Inde parmi d'autres, sont eux-aussi bien implantés dans le commerce africain. Même l'Allemagne est devenue le 4e exportateur en Afrique en lieu et place de la France désormais reléguée juste derrière.
Cette situation de déclin commercial n'était toutefois pas imprévisible comme le prouve le rapport Védrine commandé en 2007 à l'occasion du sommet franco-africain de Cannes. Il est intéressant de noter que l'ancien ministre des Affaires Etrangères qu'il avait déjà été à l'époque reprochait alors aux gouvernements français de ne pas avoir su constater la montée de nouveaux acteurs commerciaux en Afrique. François Hollande tente désormais d'inverser sur le tard cette tendance en rencontrant différents chefs d'Etat, et la prochaine visite en Côte-d'Ivoire le 17 juillet aura à ce titre beaucoup d'importance. En décembre 2013 François Hollande communiquait sur l'enjeu des investissements africains qui permettraient d'après les estimations de son équipe de sauver 360 000 emplois en France d'ici 2020, et cette déclaration permet de mieux comprendre les déplacements passés et futurs des chefs d'Etat franco-africains. On verra bien ce qui pourra ressortir de cette tentative de "réveil" diplomatique mais il est en tout cas clair que la Chine est entre temps devenue un concurrent incontournable dans cet ancien pré-carré de la France.
  • A titre de comparaison, l'excédent commercial français vers l'Afrique en 2012, bien qu'en baisse, restait légèrement à l’avantage de Paris avec +1,5 milliard d’euros contre +2,9 milliards en 2010 et 3,2 milliards pour 2009. Dans le même temps, le total des volumes d'échanges entre la Chine et le Continent se sont portées à 166 milliards d'euros, soit +83% par rapport à 2009. (NDLR)
Pendant longtemps le patronat français a cru que l'avantage de la langue garantirait le maintien de nos intérêts commerciaux, un fait renforcé au niveau diplomatique par un vote toujours favorable à la France aux Nations-Unies. Les Français gardent ainsi pour beaucoup l'impression d'être "chez eux" en Afrique, mais dans les faits le seul secteur où nous restons réellement prédominant est celui des services pour l'instant délaissé par les émergents. Partout ailleurs, nos parts de marchés sont néanmoins constamment rognées.

vendredi 11 juillet 2014

Beau temps pour les Chinois au Congo - Le Point

Beau temps pour les Chinois au Congo - Le Point

Brazzaville et Pointe-Noire n'ont pas encore leur Chinatown, mais cela ne saurait tarder tant les Chinois investissent en masse l'économie.

Outre la CRBC, les projets routiers phares du pays sont revenus à la China State Construction & Engineering Corporation, numéro un du BTP chinois.
Outre la CRBC, les projets routiers phares du pays sont revenus à la China State Construction & Engineering Corporation, numéro un du BTP chinois.©DR
Par notre envoyée spéciale à Brazzaville,
Commerces, chantiers de BTP, agriculture, industrie, recherche pétrolière, mines..., aucun secteur stratégique ne leur échappe. Et ce, d'autant que leur présence a été réactivée au début des années 2000 et consolidée avec l'accord de partenariat stratégique Congo-Chine conclu en juin 2006 et renouvelé en mars 2013 lors de la visite du président chinois au Congo. À la clef, onze accords signés assortis de prêts bonifiés, voire sans intérêt, et de dons conséquents. De quoi financer de multiples projets congolais, qui profitent, en retour, aux entreprises chinoises.

La filière BTP a la faveur de nombre d'entreprises

C'est dans la filière BTP que celles-ci sont particulièrement actives au Congo. Et pour cause. Le gouvernement congolais a inscrit à son programme d'investissements publics, et dans le cadre de la municipalisation accélérée, la réalisation de nombreuses infrastructures économiques, administratives et sociales de base. Barrages hydroélectriques, lignes de transport d'énergie, routes, ports, infrastructures aéroportuaires, logements, hôpitaux, écoles, édifices publics, complexes sportifs, usines de production d'eau, systèmes d'assainissement... : les sociétés chinoises sont, de loin, les grands gagnants des appels d'offres lancés par la Délégation générale des grands travaux.

Parmi la quinzaine d'entreprises de BTP de l'empire du Milieu présentes au Congo, certaines ont remporté des marchés tous azimuts, comme la China National Machinery Equipment import and export Corporation - CMEC - (transport d'électricité associé au barrage de Liouesso, usine d'eau de Djiri, logements à Brazzaville, route Okoyo-Lékéty), ou la Weihai International Economic Technical Cooperative - Wietc - (2e module et autres équipements de l'aéroport Maya Maya et logements à Brazzaville). Ou encore la China Road & Bridge Corporation - CRBC - (route Mambili-Ouesso, voieries urbaines, institut professionnel de technologie d'Oyo, adduction d'eau potable à Sibiti, etc.).

D'autres interviennent en priorité dans le bâtiment comme Beijing Construction Engineering Group, CEEDI, Dawa Engineering, China Geo Engineering Corporation International, Beijing Construction Engineering Group, ainsi que Zhengwei technique Congo, Sino Hydro et China Stade Corporation and Equipement Company, qui ont raflé les marchés de construction du grand complexe sportif de Kintélé.

Outre la CRBC, les projets routiers phares du pays sont revenus à la China State Construction & Engineering Corporation, numéro un du BTP chinois (route Dolisie-Brazzaville) et à Sino-Hydro (tronçon Ketta-Biessi, dans la Sangha). Récemment implantée au Congo, la China Gezhouba Groupe Company, pour sa part, construit la centrale hydroélectrique de Liouesso, tandis que la China Jiangsu réalise le palais présidentiel à Sibiti et le 2e module de l'aérogare de Pointe-Noire, après avoir construit l'aérogare de l'aéroport d'Ollombo.

Au-delà des nouvelles technologies, l'impérative prospection des matières premières

Dans les nouvelles technologies de l'information, ce sont les sociétés Huawei Technologies (3e équipementier mondial des télécommunications) et CMEC qui ont raflé le marché de construction du réseau national de fibre optique entre Pointe-Noire, Brazzaville et Ouesso. Loin de se limiter au BTP, la Chine est présente dans d'autres secteurs. Et pour cause. La recherche de matières premières (bois, pétrole, ressources minières) et de débouchés, tant pour ses entreprises que pour ses produits, est indispensable pour son développement. D'ailleurs, nombre de leurs sociétés installées au Congo importent de Chine les matières premières, les intrants et une partie de la main-d'oeuvre - cadres et ouvriers - nécessaires à l'exécution des travaux.

Dans la filière bois, les entreprises chinoises caracolent en tête des superficies concédées, avec quelque 3,182 millions d'hectares de concessions réparties entre la Sino Congo Forêts, établie dans la Lékoumou et le Kouilou ; la société d'exploitation forestière Yuang Dong, implantée dans la Sangha ; la Congo Deija Wood Industry (Cuvette Ouest) ; Thanry Congo, filiale du groupe Vicwood (Likouala) ; et Wang Sam Resources and Trading Congo (Cuvette).

Présente dans l'exploration pétrolière, avec China Congo Wing Wah Petrochimical et China National Offshore Oil Corporation, la Chine a également mis pied dans le secteur minier. Or, polymétaux, diamant, fer, uranium, potasse, grès, carrières et autres..., tout l'intéresse. Une bonne vingtaine de sociétés sont ainsi en phase de recherche et d'exploration dans plusieurs départements du pays. Parmi elles figurent Lulu, Luyan des Mines, Congo Yuan Wang Investment Million Well Congo, Sino Congo, China National Group Gerald, China Ghezouba Group. Et bien d'autres. Mais le projet d'envergure, et le plus avancé, reste le projet potasse de Mengo, avec Evergreen Industries qui contrôle Mag Minerals Potasses Congo. Il est vrai que les besoins en potasse (engrais) de la Chine sont énormes, notamment pour l'agriculture.

Usines, commerce de détail et zones économiques spéciales

Outre deux cimenteries - la Société nouvelle des ciments du Congo à Loutété (Bouenza) et Forspak à Dolisie (Niari) -, les Chinois ont également investi dans une usine de matériaux de construction (briques, carreaux et tuiles) à Makoua, une unité de fer à béton à Djiri et de panneaux solaires à Oyo. Au grand dam des Ouest-Africains, les Chinois ont investi le commerce de détail et comptent même plusieurs supérettes - enseigne Asia - à Brazzaville (centre-ville, Ouenzé et Bacongo) et Pointe-Noire. Outre des assistants techniques dans les secteurs agricole (Centre de démonstration des techniques agricoles de Kombé) et médical, les Chinois ont ouvert aussi des petites officines et des cliniques privées et se sont lancés dans le maraîchage. Dans un avenir proche, qu'ils soient réalisés dans le cadre des grands travaux ou de la municipalisation accélérée, les projets ne manquent pas. Ainsi, des partenariats entre la Chine et le Congo sont en négociation pour la mise en place des zones économiques spéciales, notamment celles de Pointe-Noire et d'Ollombo/Oyo. Pour la réalisation d'un port minéralier à Pointe-Noire également, dont la première phase de l'étude de faisabilité a déjà été réalisée par la China Road and Bridge Corporation.

Si les investissements chinois au Congo montent en puissance, les relations commerciales ne sont pas en reste. La Chine, qui importe largement du Congo du pétrole et du bois, tend à ravir aux États-Unis la place de premier pays client. Elle dispute également à la France celle de premier pays fournisseur, expédiant de plus en plus vers le Congo ses produits manufacturés. Pour preuve, le volume des échanges commerciaux entre la Chine et le Congo a atteint 5,870 milliards de dollars en 2013 contre 290 millions de dollars en 2002.

jeudi 10 juillet 2014

La Chine a distribué 10,7 milliards d'euros d'aide internationale en 3 ans (officiel), Asie - Pacifique

La Chine a distribué 10,7 milliards d'euros d'aide internationale en 3 ans (officiel), Asie - Pacifique

Maroc-Chine-Afrique : Triptyque gagnant - L'observateur du Maroc - Mounia Kabiri Kettani | L'observateur du Maroc

Maroc-Chine-Afrique : Triptyque gagnant - L'observateur du Maroc - Mounia Kabiri Kettani | L'observateur du Maroc

Triptyque gagnant






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«Pékin va porter d’ici à 2020 ses échanges commerciaux avec l’Afrique à 400 milliards de dollars et les investissements directs dans ce continent à 100 milliards de dollars », avait déclaré le Premier ministre chinois, Li Keqiang lors de sa dernière tournée africaine. Selon les chiffres publiés par la Chambre chinoise du commerce international, le volume sino-africain a atteint 210,2 milliards de dollars en 2013, contre 198,49 milliards de dollars en 2012 tandis que les investissements directs chinois en Afrique ont dépassé les 25 milliards de dollars. Les exportations chinoises vers l’Afrique ont atteint 92,8 milliards de dollars en 2013, en hausse de 8,8%, alors que les importations en provenance de l’Afrique s’établissent à 117,4 milliards de dollars, en augmentation de 3,8%. Le Chine veut aujourd’hui faire mieux. Présente en Afrique depuis les années 60 et 70 pour des raisons idéologiques, elle se tourne de nouveau vers ce continent pour des impératifs commerciaux. Mais, une réalité s’impose à ce grand pays de l’Asie : transiter par le Maroc permet d’augmenter les flux commerciaux. Une balance commerciale déséquilibrée Le Maroc est le dixième partenaire commercial africain de la Chine, tandis que l’Empire du milieu est le quatrième partenaire commercial du Royaume. L’an dernier, le volume des échanges commerciaux entre les deux pays a atteint le niveau record de 3,69 milliards de dollars, soit une augmentation de 4,8% par rapport à l’exercice précédent. La Chine a exporté pour 3,13 milliards de dollars vers le Maroc, soit une croissance de 29%. Face à l’insuffisance de la demande mondiale, les importations chinoises du Maroc ont atteint 558 millions de dollars, soit une augmentation de 17%. L’exportation de Chine vers le Maroc est constituée principalement des produits de textile, des appareils électroménagers, des équipements industriels, du thé et des articles d’usage courant. Cependant, les engrais des phosphates et des produits de mer sont les principaux produits marocains exportés vers la Chine. En vue de rééquilibrer la balance, la Chine s’efforce d’adopter les mesures nécessaires pour accroître ses importations du Maroc. Les deux pays qui veulent aller plus loin en renforçant leurs relations économiques, partagent l’ambition d’instaurer un partenariat gagnant-gagnant. Ils entendent élargir l’horizon de leur coopération en s’ouvrant davantage sur les marchés régionaux dans des secteurs porteurs tel que celui des énergies et des nouvelles technologies. L’ambassadeur de la République de Chine au Maroc, Sun Shuzhong a souligné lors du Forum des affaires Maroc-Chine initié par BMCE Bank qu’il reste de vastes perspectives à développer. Pour ce faire, la Chine propose de discuter des modalités d’un accord de libre-échange en temps opportun avec le Maroc dans le but de « promouvoir un développement sain et ordonné » du commerce bilatéral. Le diplomate n’a pas manqué de se féliciter de la dynamique de développement enclenchée au Maroc qui trace à pas sûrs son chemin économique et social en faveur de la promotion du continent africain ❚

mardi 8 juillet 2014

JX Paulin : après le succès en Chine, le franco-Togolais vise l’Afrique | Africa Top Success

JX Paulin : après le succès en Chine, le franco-Togolais vise l’Afrique | Africa Top Success

Tablette-MiX

Il était l’un des principaux participants et animateurs du New York Forum Africa qui s’est déroulé il y a quelques semaines à Libreville. JX Paulin est un entrepreneur franco-togolais qui s’est installé en Chine depuis déjà une vingtaine d’années. Après avoir connu le succès en tant qu’entrepreneur et avoir acquis une solide expérience, il se tourne actuellement vers l’Afrique pour tenter de s’y implanter et de participer à son développement. Sa marque, MYSIMAX, se destine à donner accès à la haute technologie aux étudiants et institutions africaines. Retour sur le parcours d’un enfant de l’Afrique, pionnier en Chine.


Il y a plus de vingt ans, l’implantation en Chine
JX Paulin est venu s’installer pour la première fois à Shanghai en 1994 avec comme seul bagage la curiosité de découvrir les secrets de la médecine traditionnelle chinoise. Mais sur place, il a vite découvert que ce n’était que la partie émergente d’un marché au potentiel immense et à la vision du business qui l’a totalement conquis. Il a donc décidé de revenir pour s’y installer définitivement. Après quelques années à se forger une expérience dans toute sorte d’activités (secteurs hospitaliers, import-export, décoration, activité de conseil en Chine) et d’entreprises, il décide de créer DBX International, sa propre entreprise en 2004.


DBX est une entreprise qui se spécialise dans l’architecture d’intérieur et qui a connu une croissance exponentielle depuis dix ans. Actuellement l’entreprise compte pas moins de 200 employés et génère plusieurs millions de dollars. Pourtant, depuis près de dix ans, il a été le premier observateur de la ruée des investisseurs européens et américains vers cet eldorado qu’a constitué la Chine pendant longtemps : tout le monde veut tirer profit de ce potentiel immense offert par le marché chinois tout en accentuant sans cesse le niveau de la concurrence. C’est sa connaissance et son respect du marché et des coutumes locales qui lui a alors permis de s’imposer face à cette concurrence de masse, mais ne cherchant pas à comprendre et à s’adapter au marché local.


Aujourd’hui, pourquoi se tourner vers l’Afrique ?
Franco-Togolais, JX Paulin a depuis longtemps l’envie de se tourner vers l’Afrique. Aujourd’hui, le continent présente de plus les mêmes caractéristiques qui l’avaient séduit en Chine.
Régulièrement présent sur place, JX Paulin remarque vite le besoin croissant en nouvelles technologies, indispensables pour se développer. Conscient de ce besoin et de l’importance que peut avoir le progrès technologique dans le développement d’une société après avoir lui-même observé le développement de la Chine, il a alors créé Mysimax.


Mysimax est une start-up basée en Chine et spécialisée dans la contribution au développement technologique de pays émergents. L’idée est de mettre à disposition des tablettes tactiles adaptées aux différents besoins de ces pays –pour l’instant, JX Paulin cible spécifiquement l’éducation- et de mettre en place un ensemble d’applications afin de faciliter les conditions d’apprentissage, de soins et d’administration dans des pays qui ont un besoin crucial en matériel de haute technologie.
Son expérience en Chine et le développement de son réseau personnel et professionnel lui a permis de ne pas commettre des erreurs commises par ses précurseurs : ne pas faire des efforts d’adaptation et de compréhension de chaque marché visé. Ainsi, MYSIMAX ne souhaite pas s’adresser aux particuliers dans un premier temps, mais plutôt solidifier son implantation en créant des partenariats avec les investisseurs locaux et les pouvoirs publics.


Après plus de vingt ans d’expérience entrepreneuriale en Chine, JX Paulin constate l’importance de la technologie dans le processus de développement d’un pays et d’un continent. Son pari ? Est-ce que l’Afrique peut suivre l’exemple de la Chine et devenir la superpuissance montante de la prochaine décennie ?

Article proposé par Thibaud Andre

lundi 7 juillet 2014

Afrique : la Chine gagne le marché des énergies renouvelables | adiac-congo.com : toute l'actualité du Bassin du Congo

Afrique : la Chine gagne le marché des énergies renouvelables | adiac-congo.com : toute l'actualité du Bassin du Congo

LE QUOTIDIEN DU PEUPLE : UNE CHINE SINCERE AU CHEVET DE L'AFRIQUE - Le blog de Jacques Tourtaux

LE QUOTIDIEN DU PEUPLE : UNE CHINE SINCERE AU CHEVET DE L'AFRIQUE - Le blog de Jacques Tourtaux

l'instar des partenaires occidentaux de l'Afrique, la Chine se préoccupe réellement du développement et du progrès du continent noir. En étant sincèrement préoccupée par l'auto-développement des pays africains et y apporte son soutien.

2014 marque le 20e anniversaire de la création de la nouvelle Afrique du Sud. Au cours des 20 dernières années, ce pays a connu des réalisations considérables notamment dans les aspects sociaux et économiques, offrant une nouvelle perspective de la nation dans la voie du développement. Cependant, comme dans de nombreux pays africains, l'Afrique du Sud est confrontée à plusieurs problèmes et défis sociaux tels que la pauvreté, l'inégalité, le chômage. On y voit un grand potentiel pour le développement, en appréciant l'alliance et l'auto-renouvellement entre les pays africains, et l'interaction entre l'Afrique et la Chine.
Depuis longtemps, la Chine fournit aux pays africains un soutien ferme et une assistance sans conditions politiques dans divers domaines. Par rapport aux partenaires occidentaux de l'Afrique, la Chine se préoccupe véritablement du développement et du progrès de ce continent, avec un intérêt sincère pour l'auto-développement des pays africains et y apporte son soutien. La Chine et l'Afrique du Sud partagent une même vision. Dans le contexte international complexe, des relations Chine-Afrique plus étroites bénéficieront à la Chine et aux pays africains.
La visite du président chinois en Afrique en 2013 ainsi que ses dialogues fructueux avec plusieurs nations africaines, et ceux récemment du Premier ministre Li Keqiang reflètent l'importance qu'attachent les dirigeants chinois au développement des relations sino-africaines, mettant l'amitié des deux parties à un nouveau niveau.
J'ai visité la Chine près de 20 fois. Et à chaque fois, j'ai senti la vitalité de ce pays. Sous la direction du Parti communiste chinois, la société et l'économie prospèrent. Les autorités chinoises ont connu un succès dans le renforcement de ses capacités gouvernementales et la promotion de la justice et l'égalité sociale.
Le 29 avril 2014 a marqué l'ouverture de l'année de l'Afrique du Sud à Beijing, et 2015 sera l'année de la Chine en Afrique du Sud. Cet événement va renforcer la compréhension et l'amitié entre les deux peuples, ainsi que le partenariat stratégique des deux nations. La 6e Conférence ministérielle du Forum sur la coopération Chine-Afrique se tiendra l'année prochaine en Afrique du Sud. A cette occasion, nous espérons renforcer les relations sino-africaines et contribuer à la coopération gagnant-gagnant entre les deux régions.
A chaque pays, son propre rêve de puissance. Le rêve chinois met en avant la prospérité du pays, le rajeunissement de la nation et le bonheur du peuple, alors que le rêve sud-africain consiste à l'innovation, la paix et une coopération gagnant-gagnant. L'expérience du développement chinois peut donner une référence à l'Afrique du Sud. Les deux pays devraient apprendre l'un de l'autre, renforcer la confiance mutuelle, partager des expériences de réussites et réaliser un développement commun. Les pays africains doivent résoudre leurs propres problèmes. La paix, la stabilité et la justice sociale doivent être préalables à l'auto-développement. Les pays africains espèrent résoudre leurs problèmes par le biais de l'auto-développement afin de permettre un développement commun au continent noir.
Certains ont des préjugés contre le développement chinois et la coopération amicale Chine-Afrique. Il ne faut pas surgénéraliser les relations entre ces deux régions. Nous devons travailler ensemble, et ouvrir un nouveau chapitre dans la coopération amicale entre les deux pays.
Par Essop Pahad, ex-ministre à la Présidence de l'Afrique du Sud de 1999 à 2008.



Éthiopie. La tentation chinoise - Monde - Le Télégramme

Éthiopie. La tentation chinoise - Monde - Le Télégramme