CHINE AFRIQUE

POUR DES RELATIONS RESPECTUEUSES, AMICALES, FRANCHES ET FRATERNELLES

lundi 14 juillet 2014

China Africa Investment Meetings : visite du complexe solaire de Ouarzazate | Lnt.ma

China Africa Investment Meetings : visite du complexe solaire de Ouarzazate | Lnt.ma

Quand la Chine tente de bouter les Français hors d'Afrique | Atlantico.fr

Quand la Chine tente de bouter les Français hors d'Afrique | Atlantico.fr

Fort de son importante progression en Afrique, le gouvernement chinois vient de publier ce 10 juillet un livre blanc évoquant le développement des "partenariats stratégiques en Afrique". L'illustration d'ambitions commerciales et politiques qui se heurtent parfois aux intérêts français.


C'est le jeu



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Quand la Chine tente de bouter les Français hors d'Afrique

Atlantico : Pékin vient de publier ce 10 juillet un livre blanc intitulé "Aide de la Chine à l'étranger" où il est fait état d'une nette progression de la coopération avec plusieurs pays d'Afrique. En quoi ce document peut-il être révélateur de la nature des ambitions de l'Empire du Milieu sur le continent ?

Antoine Glaser : Ces derniers temps, l'Afrique a été le théâtre de plusieurs visites d'officiels chinois, dont le N°1 du Parti, Xi Xingping, ainsi que de son N°2 Li Keqiang. Les pays ciblés ont démontré un intérêt tout particulier de Pékin pour les matières premières, notamment le pétrole dont les sols du Nigéria et de l'Angola sont fortement dotés. Le Kenya a aussi son intérêt à leurs yeux, tout comme l'Ethiopie bien qu ce dernier cas ne soit pas tant motivés par des ambitions économique. Les liens qu'y développent Pékin s'expliquent surtout par la présence du siège de l'Union Africaine à Addis Abeba, la capitale, siège dont la construction a du reste été financée à hauteur de 200 millions de dollars par la Chine.


Pékin affichait jusqu'à présent, en dépit de la manifestation d'une véritable expression politique dans la région, une certaine distance diplomatique visant à donner d'eux l'image d'un contrepoids aux ex-puissances coloniales comme la France, le Portugal et l'Angleterre.
Ces vieilles puissances sont entre-temps restées dans leurs "pré-carrés" hérités des empires passés. C'est particulièrement vrai pour l'Hexagone qui s'est contenu à ses "15 pays" dans lesquels circulent les deux francs CFA comme monnaie(s) commune(s). A l'inverse, la stratégie chinoise consiste à assurer une présence du nord au sud du continent, et cela n'épargne en rien la zone d'influence des Européens. Pékin est ainsi le premier exportateur vers l'Algérie et compte là-bas près de 100 000 ressortissants, mais son gouvernement a aussi grandement contribué à l'expansion de villes comme Luanda au Mozambique, ancienne colonie portugaise où vivent près de 70 000 chinois actuellement. Pour donner un ordre de comparaison, on parlait de "village gaulois" lorsque l'on évoquait dans les années 1980 la Côte-d'Ivoire et ses 50 000 expatriés français (actuellement 15 000 aujourd'hui).
On voit donc bien une volonté de couvrir l'Afrique dans son ensemble, volonté d'abord motivé par le commerce des matières premières stratégiques (pétrole, uranium). On parle encore actuellement d'Africa Incognita tant le potentiel du Continent a été finalement peu "exploré", notamment au niveau de l'agriculture des terres arables et des ressources minières. Ce positionnement économique tend toutefois à devenir de plus en plus politique, bien que l'on soit loin de voir un volet "militaire" prendre des formes concrètes. Il est en tout cas incontestable que l'influence chinoise souhaite s'y exercer à tous les niveaux, et non plus sur les seules matières premières comme auparavant.

Vous avez évoqué la visite de Li Keqiang au Nigéria en mai dernier, ce déplacement suivant de peu celui de François Hollande deux mois plus tôt. Quelle peut-être la teneur des rivalités franco-chinoises en termes d'influence économique et commerciale ?

La France a évidemment toujours des intérêts conséquents dans la région, notamment au niveau militaire. Elle doit certes en partie son siège au Conseil de sécurité de l'ONU à sa puissance nucléaire, mais aussi à sa capacité de déploiement militaire dans plusieurs régions du globe, capacité qui doit beaucoup au maintien de bases françaises en différents points (de Djibouti à la Réunion en passant par le Sénégal, NDLR). Autant cette présence militaire et géopolitique est forte, autant le volet économique reste quant à lui relativement terne, un fait qui trouve ses racines dans la nature même de la colonisation française qui s'est construite sur des missionnaires et des comptoirs qui n'ont jamais réellement su se développer dans des proportions importantes.
Malgré une relative faiblesse économique toujours davantage concurrencée par l'arrivée des émergents, Paris peut donc toujours compter toutefois sur un atout sécuritaire toujours bien réel dans les affaires du Continent. Il n'en reste pas moins que nous avons, probablement par arrogance, mésestimé les compétiteurs comme la Chine qui ont énormément progressé entre temps, particulièrement sur les deux dernières années. On peut donc parler d'une rivalité de nature économique qui n'est du reste pas tellement à notre avantage ces derniers temps. A cela s'ajoute le faite que d'autres acteurs, le Brésil et l'Inde parmi d'autres, sont eux-aussi bien implantés dans le commerce africain. Même l'Allemagne est devenue le 4e exportateur en Afrique en lieu et place de la France désormais reléguée juste derrière.
Cette situation de déclin commercial n'était toutefois pas imprévisible comme le prouve le rapport Védrine commandé en 2007 à l'occasion du sommet franco-africain de Cannes. Il est intéressant de noter que l'ancien ministre des Affaires Etrangères qu'il avait déjà été à l'époque reprochait alors aux gouvernements français de ne pas avoir su constater la montée de nouveaux acteurs commerciaux en Afrique. François Hollande tente désormais d'inverser sur le tard cette tendance en rencontrant différents chefs d'Etat, et la prochaine visite en Côte-d'Ivoire le 17 juillet aura à ce titre beaucoup d'importance. En décembre 2013 François Hollande communiquait sur l'enjeu des investissements africains qui permettraient d'après les estimations de son équipe de sauver 360 000 emplois en France d'ici 2020, et cette déclaration permet de mieux comprendre les déplacements passés et futurs des chefs d'Etat franco-africains. On verra bien ce qui pourra ressortir de cette tentative de "réveil" diplomatique mais il est en tout cas clair que la Chine est entre temps devenue un concurrent incontournable dans cet ancien pré-carré de la France.
  • A titre de comparaison, l'excédent commercial français vers l'Afrique en 2012, bien qu'en baisse, restait légèrement à l’avantage de Paris avec +1,5 milliard d’euros contre +2,9 milliards en 2010 et 3,2 milliards pour 2009. Dans le même temps, le total des volumes d'échanges entre la Chine et le Continent se sont portées à 166 milliards d'euros, soit +83% par rapport à 2009. (NDLR)
Pendant longtemps le patronat français a cru que l'avantage de la langue garantirait le maintien de nos intérêts commerciaux, un fait renforcé au niveau diplomatique par un vote toujours favorable à la France aux Nations-Unies. Les Français gardent ainsi pour beaucoup l'impression d'être "chez eux" en Afrique, mais dans les faits le seul secteur où nous restons réellement prédominant est celui des services pour l'instant délaissé par les émergents. Partout ailleurs, nos parts de marchés sont néanmoins constamment rognées.

vendredi 11 juillet 2014

Beau temps pour les Chinois au Congo - Le Point

Beau temps pour les Chinois au Congo - Le Point

Brazzaville et Pointe-Noire n'ont pas encore leur Chinatown, mais cela ne saurait tarder tant les Chinois investissent en masse l'économie.

Outre la CRBC, les projets routiers phares du pays sont revenus à la China State Construction & Engineering Corporation, numéro un du BTP chinois.
Outre la CRBC, les projets routiers phares du pays sont revenus à la China State Construction & Engineering Corporation, numéro un du BTP chinois.©DR
Par notre envoyée spéciale à Brazzaville,
Commerces, chantiers de BTP, agriculture, industrie, recherche pétrolière, mines..., aucun secteur stratégique ne leur échappe. Et ce, d'autant que leur présence a été réactivée au début des années 2000 et consolidée avec l'accord de partenariat stratégique Congo-Chine conclu en juin 2006 et renouvelé en mars 2013 lors de la visite du président chinois au Congo. À la clef, onze accords signés assortis de prêts bonifiés, voire sans intérêt, et de dons conséquents. De quoi financer de multiples projets congolais, qui profitent, en retour, aux entreprises chinoises.

La filière BTP a la faveur de nombre d'entreprises

C'est dans la filière BTP que celles-ci sont particulièrement actives au Congo. Et pour cause. Le gouvernement congolais a inscrit à son programme d'investissements publics, et dans le cadre de la municipalisation accélérée, la réalisation de nombreuses infrastructures économiques, administratives et sociales de base. Barrages hydroélectriques, lignes de transport d'énergie, routes, ports, infrastructures aéroportuaires, logements, hôpitaux, écoles, édifices publics, complexes sportifs, usines de production d'eau, systèmes d'assainissement... : les sociétés chinoises sont, de loin, les grands gagnants des appels d'offres lancés par la Délégation générale des grands travaux.

Parmi la quinzaine d'entreprises de BTP de l'empire du Milieu présentes au Congo, certaines ont remporté des marchés tous azimuts, comme la China National Machinery Equipment import and export Corporation - CMEC - (transport d'électricité associé au barrage de Liouesso, usine d'eau de Djiri, logements à Brazzaville, route Okoyo-Lékéty), ou la Weihai International Economic Technical Cooperative - Wietc - (2e module et autres équipements de l'aéroport Maya Maya et logements à Brazzaville). Ou encore la China Road & Bridge Corporation - CRBC - (route Mambili-Ouesso, voieries urbaines, institut professionnel de technologie d'Oyo, adduction d'eau potable à Sibiti, etc.).

D'autres interviennent en priorité dans le bâtiment comme Beijing Construction Engineering Group, CEEDI, Dawa Engineering, China Geo Engineering Corporation International, Beijing Construction Engineering Group, ainsi que Zhengwei technique Congo, Sino Hydro et China Stade Corporation and Equipement Company, qui ont raflé les marchés de construction du grand complexe sportif de Kintélé.

Outre la CRBC, les projets routiers phares du pays sont revenus à la China State Construction & Engineering Corporation, numéro un du BTP chinois (route Dolisie-Brazzaville) et à Sino-Hydro (tronçon Ketta-Biessi, dans la Sangha). Récemment implantée au Congo, la China Gezhouba Groupe Company, pour sa part, construit la centrale hydroélectrique de Liouesso, tandis que la China Jiangsu réalise le palais présidentiel à Sibiti et le 2e module de l'aérogare de Pointe-Noire, après avoir construit l'aérogare de l'aéroport d'Ollombo.

Au-delà des nouvelles technologies, l'impérative prospection des matières premières

Dans les nouvelles technologies de l'information, ce sont les sociétés Huawei Technologies (3e équipementier mondial des télécommunications) et CMEC qui ont raflé le marché de construction du réseau national de fibre optique entre Pointe-Noire, Brazzaville et Ouesso. Loin de se limiter au BTP, la Chine est présente dans d'autres secteurs. Et pour cause. La recherche de matières premières (bois, pétrole, ressources minières) et de débouchés, tant pour ses entreprises que pour ses produits, est indispensable pour son développement. D'ailleurs, nombre de leurs sociétés installées au Congo importent de Chine les matières premières, les intrants et une partie de la main-d'oeuvre - cadres et ouvriers - nécessaires à l'exécution des travaux.

Dans la filière bois, les entreprises chinoises caracolent en tête des superficies concédées, avec quelque 3,182 millions d'hectares de concessions réparties entre la Sino Congo Forêts, établie dans la Lékoumou et le Kouilou ; la société d'exploitation forestière Yuang Dong, implantée dans la Sangha ; la Congo Deija Wood Industry (Cuvette Ouest) ; Thanry Congo, filiale du groupe Vicwood (Likouala) ; et Wang Sam Resources and Trading Congo (Cuvette).

Présente dans l'exploration pétrolière, avec China Congo Wing Wah Petrochimical et China National Offshore Oil Corporation, la Chine a également mis pied dans le secteur minier. Or, polymétaux, diamant, fer, uranium, potasse, grès, carrières et autres..., tout l'intéresse. Une bonne vingtaine de sociétés sont ainsi en phase de recherche et d'exploration dans plusieurs départements du pays. Parmi elles figurent Lulu, Luyan des Mines, Congo Yuan Wang Investment Million Well Congo, Sino Congo, China National Group Gerald, China Ghezouba Group. Et bien d'autres. Mais le projet d'envergure, et le plus avancé, reste le projet potasse de Mengo, avec Evergreen Industries qui contrôle Mag Minerals Potasses Congo. Il est vrai que les besoins en potasse (engrais) de la Chine sont énormes, notamment pour l'agriculture.

Usines, commerce de détail et zones économiques spéciales

Outre deux cimenteries - la Société nouvelle des ciments du Congo à Loutété (Bouenza) et Forspak à Dolisie (Niari) -, les Chinois ont également investi dans une usine de matériaux de construction (briques, carreaux et tuiles) à Makoua, une unité de fer à béton à Djiri et de panneaux solaires à Oyo. Au grand dam des Ouest-Africains, les Chinois ont investi le commerce de détail et comptent même plusieurs supérettes - enseigne Asia - à Brazzaville (centre-ville, Ouenzé et Bacongo) et Pointe-Noire. Outre des assistants techniques dans les secteurs agricole (Centre de démonstration des techniques agricoles de Kombé) et médical, les Chinois ont ouvert aussi des petites officines et des cliniques privées et se sont lancés dans le maraîchage. Dans un avenir proche, qu'ils soient réalisés dans le cadre des grands travaux ou de la municipalisation accélérée, les projets ne manquent pas. Ainsi, des partenariats entre la Chine et le Congo sont en négociation pour la mise en place des zones économiques spéciales, notamment celles de Pointe-Noire et d'Ollombo/Oyo. Pour la réalisation d'un port minéralier à Pointe-Noire également, dont la première phase de l'étude de faisabilité a déjà été réalisée par la China Road and Bridge Corporation.

Si les investissements chinois au Congo montent en puissance, les relations commerciales ne sont pas en reste. La Chine, qui importe largement du Congo du pétrole et du bois, tend à ravir aux États-Unis la place de premier pays client. Elle dispute également à la France celle de premier pays fournisseur, expédiant de plus en plus vers le Congo ses produits manufacturés. Pour preuve, le volume des échanges commerciaux entre la Chine et le Congo a atteint 5,870 milliards de dollars en 2013 contre 290 millions de dollars en 2002.

jeudi 10 juillet 2014

La Chine a distribué 10,7 milliards d'euros d'aide internationale en 3 ans (officiel), Asie - Pacifique

La Chine a distribué 10,7 milliards d'euros d'aide internationale en 3 ans (officiel), Asie - Pacifique

Maroc-Chine-Afrique : Triptyque gagnant - L'observateur du Maroc - Mounia Kabiri Kettani | L'observateur du Maroc

Maroc-Chine-Afrique : Triptyque gagnant - L'observateur du Maroc - Mounia Kabiri Kettani | L'observateur du Maroc

Triptyque gagnant






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«Pékin va porter d’ici à 2020 ses échanges commerciaux avec l’Afrique à 400 milliards de dollars et les investissements directs dans ce continent à 100 milliards de dollars », avait déclaré le Premier ministre chinois, Li Keqiang lors de sa dernière tournée africaine. Selon les chiffres publiés par la Chambre chinoise du commerce international, le volume sino-africain a atteint 210,2 milliards de dollars en 2013, contre 198,49 milliards de dollars en 2012 tandis que les investissements directs chinois en Afrique ont dépassé les 25 milliards de dollars. Les exportations chinoises vers l’Afrique ont atteint 92,8 milliards de dollars en 2013, en hausse de 8,8%, alors que les importations en provenance de l’Afrique s’établissent à 117,4 milliards de dollars, en augmentation de 3,8%. Le Chine veut aujourd’hui faire mieux. Présente en Afrique depuis les années 60 et 70 pour des raisons idéologiques, elle se tourne de nouveau vers ce continent pour des impératifs commerciaux. Mais, une réalité s’impose à ce grand pays de l’Asie : transiter par le Maroc permet d’augmenter les flux commerciaux. Une balance commerciale déséquilibrée Le Maroc est le dixième partenaire commercial africain de la Chine, tandis que l’Empire du milieu est le quatrième partenaire commercial du Royaume. L’an dernier, le volume des échanges commerciaux entre les deux pays a atteint le niveau record de 3,69 milliards de dollars, soit une augmentation de 4,8% par rapport à l’exercice précédent. La Chine a exporté pour 3,13 milliards de dollars vers le Maroc, soit une croissance de 29%. Face à l’insuffisance de la demande mondiale, les importations chinoises du Maroc ont atteint 558 millions de dollars, soit une augmentation de 17%. L’exportation de Chine vers le Maroc est constituée principalement des produits de textile, des appareils électroménagers, des équipements industriels, du thé et des articles d’usage courant. Cependant, les engrais des phosphates et des produits de mer sont les principaux produits marocains exportés vers la Chine. En vue de rééquilibrer la balance, la Chine s’efforce d’adopter les mesures nécessaires pour accroître ses importations du Maroc. Les deux pays qui veulent aller plus loin en renforçant leurs relations économiques, partagent l’ambition d’instaurer un partenariat gagnant-gagnant. Ils entendent élargir l’horizon de leur coopération en s’ouvrant davantage sur les marchés régionaux dans des secteurs porteurs tel que celui des énergies et des nouvelles technologies. L’ambassadeur de la République de Chine au Maroc, Sun Shuzhong a souligné lors du Forum des affaires Maroc-Chine initié par BMCE Bank qu’il reste de vastes perspectives à développer. Pour ce faire, la Chine propose de discuter des modalités d’un accord de libre-échange en temps opportun avec le Maroc dans le but de « promouvoir un développement sain et ordonné » du commerce bilatéral. Le diplomate n’a pas manqué de se féliciter de la dynamique de développement enclenchée au Maroc qui trace à pas sûrs son chemin économique et social en faveur de la promotion du continent africain ❚

mardi 8 juillet 2014

JX Paulin : après le succès en Chine, le franco-Togolais vise l’Afrique | Africa Top Success

JX Paulin : après le succès en Chine, le franco-Togolais vise l’Afrique | Africa Top Success

Tablette-MiX

Il était l’un des principaux participants et animateurs du New York Forum Africa qui s’est déroulé il y a quelques semaines à Libreville. JX Paulin est un entrepreneur franco-togolais qui s’est installé en Chine depuis déjà une vingtaine d’années. Après avoir connu le succès en tant qu’entrepreneur et avoir acquis une solide expérience, il se tourne actuellement vers l’Afrique pour tenter de s’y implanter et de participer à son développement. Sa marque, MYSIMAX, se destine à donner accès à la haute technologie aux étudiants et institutions africaines. Retour sur le parcours d’un enfant de l’Afrique, pionnier en Chine.


Il y a plus de vingt ans, l’implantation en Chine
JX Paulin est venu s’installer pour la première fois à Shanghai en 1994 avec comme seul bagage la curiosité de découvrir les secrets de la médecine traditionnelle chinoise. Mais sur place, il a vite découvert que ce n’était que la partie émergente d’un marché au potentiel immense et à la vision du business qui l’a totalement conquis. Il a donc décidé de revenir pour s’y installer définitivement. Après quelques années à se forger une expérience dans toute sorte d’activités (secteurs hospitaliers, import-export, décoration, activité de conseil en Chine) et d’entreprises, il décide de créer DBX International, sa propre entreprise en 2004.


DBX est une entreprise qui se spécialise dans l’architecture d’intérieur et qui a connu une croissance exponentielle depuis dix ans. Actuellement l’entreprise compte pas moins de 200 employés et génère plusieurs millions de dollars. Pourtant, depuis près de dix ans, il a été le premier observateur de la ruée des investisseurs européens et américains vers cet eldorado qu’a constitué la Chine pendant longtemps : tout le monde veut tirer profit de ce potentiel immense offert par le marché chinois tout en accentuant sans cesse le niveau de la concurrence. C’est sa connaissance et son respect du marché et des coutumes locales qui lui a alors permis de s’imposer face à cette concurrence de masse, mais ne cherchant pas à comprendre et à s’adapter au marché local.


Aujourd’hui, pourquoi se tourner vers l’Afrique ?
Franco-Togolais, JX Paulin a depuis longtemps l’envie de se tourner vers l’Afrique. Aujourd’hui, le continent présente de plus les mêmes caractéristiques qui l’avaient séduit en Chine.
Régulièrement présent sur place, JX Paulin remarque vite le besoin croissant en nouvelles technologies, indispensables pour se développer. Conscient de ce besoin et de l’importance que peut avoir le progrès technologique dans le développement d’une société après avoir lui-même observé le développement de la Chine, il a alors créé Mysimax.


Mysimax est une start-up basée en Chine et spécialisée dans la contribution au développement technologique de pays émergents. L’idée est de mettre à disposition des tablettes tactiles adaptées aux différents besoins de ces pays –pour l’instant, JX Paulin cible spécifiquement l’éducation- et de mettre en place un ensemble d’applications afin de faciliter les conditions d’apprentissage, de soins et d’administration dans des pays qui ont un besoin crucial en matériel de haute technologie.
Son expérience en Chine et le développement de son réseau personnel et professionnel lui a permis de ne pas commettre des erreurs commises par ses précurseurs : ne pas faire des efforts d’adaptation et de compréhension de chaque marché visé. Ainsi, MYSIMAX ne souhaite pas s’adresser aux particuliers dans un premier temps, mais plutôt solidifier son implantation en créant des partenariats avec les investisseurs locaux et les pouvoirs publics.


Après plus de vingt ans d’expérience entrepreneuriale en Chine, JX Paulin constate l’importance de la technologie dans le processus de développement d’un pays et d’un continent. Son pari ? Est-ce que l’Afrique peut suivre l’exemple de la Chine et devenir la superpuissance montante de la prochaine décennie ?

Article proposé par Thibaud Andre

lundi 7 juillet 2014

Afrique : la Chine gagne le marché des énergies renouvelables | adiac-congo.com : toute l'actualité du Bassin du Congo

Afrique : la Chine gagne le marché des énergies renouvelables | adiac-congo.com : toute l'actualité du Bassin du Congo

LE QUOTIDIEN DU PEUPLE : UNE CHINE SINCERE AU CHEVET DE L'AFRIQUE - Le blog de Jacques Tourtaux

LE QUOTIDIEN DU PEUPLE : UNE CHINE SINCERE AU CHEVET DE L'AFRIQUE - Le blog de Jacques Tourtaux

l'instar des partenaires occidentaux de l'Afrique, la Chine se préoccupe réellement du développement et du progrès du continent noir. En étant sincèrement préoccupée par l'auto-développement des pays africains et y apporte son soutien.

2014 marque le 20e anniversaire de la création de la nouvelle Afrique du Sud. Au cours des 20 dernières années, ce pays a connu des réalisations considérables notamment dans les aspects sociaux et économiques, offrant une nouvelle perspective de la nation dans la voie du développement. Cependant, comme dans de nombreux pays africains, l'Afrique du Sud est confrontée à plusieurs problèmes et défis sociaux tels que la pauvreté, l'inégalité, le chômage. On y voit un grand potentiel pour le développement, en appréciant l'alliance et l'auto-renouvellement entre les pays africains, et l'interaction entre l'Afrique et la Chine.
Depuis longtemps, la Chine fournit aux pays africains un soutien ferme et une assistance sans conditions politiques dans divers domaines. Par rapport aux partenaires occidentaux de l'Afrique, la Chine se préoccupe véritablement du développement et du progrès de ce continent, avec un intérêt sincère pour l'auto-développement des pays africains et y apporte son soutien. La Chine et l'Afrique du Sud partagent une même vision. Dans le contexte international complexe, des relations Chine-Afrique plus étroites bénéficieront à la Chine et aux pays africains.
La visite du président chinois en Afrique en 2013 ainsi que ses dialogues fructueux avec plusieurs nations africaines, et ceux récemment du Premier ministre Li Keqiang reflètent l'importance qu'attachent les dirigeants chinois au développement des relations sino-africaines, mettant l'amitié des deux parties à un nouveau niveau.
J'ai visité la Chine près de 20 fois. Et à chaque fois, j'ai senti la vitalité de ce pays. Sous la direction du Parti communiste chinois, la société et l'économie prospèrent. Les autorités chinoises ont connu un succès dans le renforcement de ses capacités gouvernementales et la promotion de la justice et l'égalité sociale.
Le 29 avril 2014 a marqué l'ouverture de l'année de l'Afrique du Sud à Beijing, et 2015 sera l'année de la Chine en Afrique du Sud. Cet événement va renforcer la compréhension et l'amitié entre les deux peuples, ainsi que le partenariat stratégique des deux nations. La 6e Conférence ministérielle du Forum sur la coopération Chine-Afrique se tiendra l'année prochaine en Afrique du Sud. A cette occasion, nous espérons renforcer les relations sino-africaines et contribuer à la coopération gagnant-gagnant entre les deux régions.
A chaque pays, son propre rêve de puissance. Le rêve chinois met en avant la prospérité du pays, le rajeunissement de la nation et le bonheur du peuple, alors que le rêve sud-africain consiste à l'innovation, la paix et une coopération gagnant-gagnant. L'expérience du développement chinois peut donner une référence à l'Afrique du Sud. Les deux pays devraient apprendre l'un de l'autre, renforcer la confiance mutuelle, partager des expériences de réussites et réaliser un développement commun. Les pays africains doivent résoudre leurs propres problèmes. La paix, la stabilité et la justice sociale doivent être préalables à l'auto-développement. Les pays africains espèrent résoudre leurs problèmes par le biais de l'auto-développement afin de permettre un développement commun au continent noir.
Certains ont des préjugés contre le développement chinois et la coopération amicale Chine-Afrique. Il ne faut pas surgénéraliser les relations entre ces deux régions. Nous devons travailler ensemble, et ouvrir un nouveau chapitre dans la coopération amicale entre les deux pays.
Par Essop Pahad, ex-ministre à la Présidence de l'Afrique du Sud de 1999 à 2008.



Éthiopie. La tentation chinoise - Monde - Le Télégramme

Éthiopie. La tentation chinoise - Monde - Le Télégramme

lundi 30 juin 2014

Promotion de Maurice en Chine : Coopération bilatérale entre la  MTPA et CSA

Promotion de Maurice en Chine : Coopération bilatérale entre la  MTPA et CSA

Fibre optique : la Chine investit 53 millions d'euros au Mali - DegroupNews.com

Fibre optique : la Chine investit 53 millions d'euros au Mali - DegroupNews.com




Fibre optique et arobase
Dans le cadre du plan stratégique national des technologies de l’information et de la communication du Mali, le gouvernement s’est vu accorder un prêt de 53 millions d’euros de la part d’une banque chinoise. L’objectif de cet accord : construire un réseau fibre optique de 1 300 km à travers le pays.



La fibre optique gagne encore du terrain en Afrique et plus particulièrement au Mali. Le pays vient de signer un accord avec la banque chinoise Import Export visant à promouvoir le déploiement du très haut débit. En effet, la banque va permettre au pays de bénéficier d’un prêt de 35 milliards de francs CFA, soit 53 millions d’euros, dédiés à la création d’un réseau FTTH.


Un réseau de 1 300 km
Le projet vise à construire trois tronçons de fibre optique qui relieront les frontières guinéennes (à l’ouest du pays) à Gao et Tombouctou (dans le nord) en passant par Bamako. Au total, il s’agira d’un réseau de 1 300 km de fibre. Cette initiative s’inscrit dans le plan stratégique national des technologies de l’information et de la communication et permettra de désenclaver le pays, notamment le nord qui souffre actuellement de l’isolation numérique. Les travaux débuteront en 2015 et devraient s’achever d’ici 2017.


L’Afrique en marche vers le très haut débit

Afrique
Le continent se montre décidément déterminé à bénéficier du très haut débit. En effet, en avril dernier, on apprenait que la fibre optique arriverait au Cameroun, au Congo, en Guinée Equatoriale, au Tchad ainsi qu’au Gabon. Dans le cadre du projet Central African Backbone (CAB), les travaux d’interconnexion devraient aboutir en 2016 pour permettre aux habitants de profiter du très haut débit fixe. D’autre part, le mois dernier, le Cameroun dévoilait son projet Camrail destiné à interconnecter toutes les gares du pays grâce au FTTH.

L'Afrique semble être depuis quelques années le nouvel eldorado des télécoms, et la Chine ne s'y trompe pas