CHINE AFRIQUE

POUR DES RELATIONS RESPECTUEUSES, AMICALES, FRANCHES ET FRATERNELLES

vendredi 5 juillet 2013

allAfrica.com: Afrique: La rivalité sino-américaine en Afrique, évoquée lors de la visite d'Obama

La visite de Barack Obama en Tanzanie a été l'occasion pour le président américain d'évoquer le rôle croissant de la Chine à travers le continent.


allAfrica.com: Afrique: La rivalité sino-américaine en Afrique, évoquée lors de la visite d'Obama
Pékin et Washington ont une approche très différente de l'aide et des investissements. Lors de sa visite en Tanzanie en mars 2013, le président chinois, Xi Jinping, a souligné que son pays sera toujours prêt à offrir de l'aide sans conditions politiques.
Par contre, les investissements publics américains restent fréquemment liés à des réformes économiques et politiques. Ce que défendent d'ailleurs nombre d'Africains, dont Rehema Twalib, haut responsable du Mécanisme africain d'évaluation par les pairs (MAEP).
« La bonne gouvernance est un ingrédient positif pour le développement, comme on l'a constaté. Si vous avez des politiques transparentes, vos citoyens participent à des programmes dont ils se sentent responsables, et c'est bien. Si vous avez des politiques prévisibles, c'est bon pour les investisseurs », explique Mme Twalib.
L'escale de Barack Obama en Tanzanie, intervenant environ 3 mois après celle de son homologue chinois, s'explique, entre autre, du fait des découvertes récentes de gisements de gaz colossaux au large des côtes tanzaniennes. Les géants du pétrole américains s'y intéressent, de toute évidence.
Néanmoins, la croissance dans ce secteur se traduit rarement par la création d'emplois ou une nette amélioration du niveau de vie des habitants. Les entreprises tanzaniennes souhaiteraient que les nouveaux investissements aboutissent enfin à un transfert de compétences et de connaissances, explique le président de la Chambre de commerce des Etats-Unis en Tanzanie, Bhakti Shah.
« Quand vous regardez le gouvernement américain, il est le moteur du secteur privé, donc nous espérons qu'en ce qui concerne l'ensemble des connaissances intellectuelles du gouvernement américain, la Tanzanie en bénéficiera, apprendra comment avoir un secteur privé en plein essor », explique Mme Shah.
Les Etats-Unis minimisent leur rivalité avec la Chine pour l'accès aux marchés africains, mais sont à la traîne. La Chine chiffre son commerce avec le continent à quelques 200 milliards de dollars par an, ce qui représente environ deux fois plus que les Etats-Unis

jeudi 4 juillet 2013

Les investissements chinois stimulent le développement de l'Afrique

Les investissements chinois stimulent le développement de l'Afrique
Les investissements chinois stimulent le développement de l'Afrique
French.china.org.cn | Mis à jour le 04. 07. 2013 | Mots clés : chine; Afrique;
Le Rapport d'enquête 2013 sur l'attractivité de l'Afrique, publié par le cabinet d'audit financier Ernst & Young le 6 mai dernier, a informé que le continent africain attire aujourd'hui 5,6 % des IDE mondiaux, un taux qui n'était que de 3,2 % cinq ans auparavant. En 2012, en Afrique, les IDE en provenance des pays émergents ont dépassé ceux des pays développés. Ces investissements dynamisent fortement le développement africain : ils promeuvent la création d'emplois, l'approfondissement des compétences, la réduction de la pauvreté et l'élimination des inégalités. Par ce biais, la Chine contribue incontestablement à ces progrès.
Pouvoir d'attraction des IDE en forte hausse
Le Rapport d'enquête 2013 sur l'attractivité de l'Afrique résulte d'une analyse du potentiel du marché africain conduite auprès de plus de 500 dirigeants d'entreprises originaires de 38 pays différents. L'étude a indiqué qu'au cours des cinq dernières années, les IDE en Afrique ont augmenté de 12,8 %. 86 % des chefs d'entreprises interrogés estiment que l'environnement commercial sur ce continent continuera de s'améliorer durant les trois prochaines années. Il s'agit de la deuxième région la plus attractive du monde, après l'Asie.
L'amélioration constante de l'environnement commercial et l'expansion continue des échanges et des investissements ont contribué à la croissance économique de l'Afrique. L'enquête révèle que depuis 2000, le PIB de l'Afrique subsaharienne a plus que quadruplé. « La croissance économique de l'Afrique est indéniable », a déclaré Ajen Sita, associé gérant de Ernst & Young, qui s'attend à ce que celle-ci s'intensifie encore dans les dix à vingt prochaines années.
Toujours selon le rapport, ces cinq dernières années ont vu les IDE, d'habitude cantonnés aux secteurs des ressources et de l'énergie, s'étendre aux domaines des services, de l'industrie manufacturière et de la construction d'infrastructures. Les services comptent pour 70 % des projets d'investissements directs étrangers ; 73,5 % des IDE sont destinés aux infrastructures et aux autorités compétentes. Ces cinq dernières années, les fonds privés de capital-investissement s'élevaient à près de 12 milliards de dollars. L'analyse signale que le retard infrastructurel de l'Afrique, l'un de ses plus grands défis en matière d'investissements, est déjà en passe d'être solutionné. En 2012, plus de 800 projets d'infrastructures étaient en cours d'exécution en Afrique subsaharienne, totalisant un montant de 700 milliards de dollars.

Le président nigérian en visite en Chine du 9 au 12 juillet | Fil info Monde - lesoir.be

Le président nigérian en visite en Chine du 9 au 12 juillet | Fil info Monde - lesoir.be
Le président nigérian Goodluck Jonathan se rendra en Chine du 9 au 12 juillet pour une visite centrée sur des projets d’infrastructures et le développement des relations commerciales entre la grande puissance d’Asie et le plus grand producteur de pétrole d’Afrique, a-t-on annoncé officiellement mercredi. Le Nigeria, pays le plus peuplé d’Afrique, a emprunté de l’argent à la Chine pour financer des projets d’infrastructures et Pékin a montré un intérêt croissant pour l’industrie pétrolière nigériane. Ce voyage vise « à développer le commerce, accroître les investissements (chinois) au Nigeria et mettre en place un partenariat à long terme », a indiqué à la presse la ministre nigériane des Finances Ngozi Okonjo-Iweala. « Nous voulons accroître le volume du commerce des produits non pétroliers, car nous voulons diversifier notre économie », a-t-elle ajouté.

Les Etats-Unis saluent l'engagement de la Chine en Afrique - china radio international

Les Etats-Unis saluent l'engagement de la Chine en Afrique - china radio international
Les Etats-Unis ont salué mercredi l'implication de la Chine en Afrique, la qualifiant de partenariat avec le continent destiné à résoudre les problèmes de la région.
S'exprimant à Nairobi lors de la célébration du 236ème anniversaire de la journée de l'indépendance des Etats-Unis, l' ambassadeur des Etats-Unis au Kenya, Robert Godec, a déclaré que l' Afrique a une importance considérable pour le monde et que tous les pays sont encouragés à s'impliquer dans le continent. "L'Afrique a une importance considérable pour le monde. Tous les pays sont encouragés à s'impliquer pour devenir des partenaires et nous sommes rassurés de voir la Chine oeuvrer pour la prospérité en Afrique", a déclaré M. Godec lors de la cérémonie de célébration. "Tous les pays devraient s'engager de manière ouverte et transparente en Afrique afin d'accroître les investissements dans la région", a-t-il ajouté. La Chine est devenue le principal partenaire commercial de l' Afrique en 2009, avec un volume total d'échanges de 198,5 milliards de dollars en 2012 qui devrait dépasser 380 milliards de dollars d'ici 2015. Le président américain Obama a conclu mardi son voyage d'une semaine en Afrique. Il a promis 7 milliards de dollars pour lutter contre les coupures d'électricité en Afrique subsaharienne. Pour plusieurs spécialistes africains, la visite du président américain visait surtout à contrer la présence croissance de la Chine en Afrique. M. Obama a indiqué lors d'une conférence en Afrique du Sud que l'engagement croissant de la Chine profite à tous et qu'il ne se sent pas menacé par cet engagement.

mercredi 3 juillet 2013

La rivalité sino-américaine en Afrique, évoquée lors de la visite d'Obama

La rivalité sino-américaine en Afrique, évoquée lors de la visite d'Obama
Le président chinois Xi Jinping (à dr.) a précédé de plusieurs mois Barack Obama en Tanzanie   Le président chinois Xi Jinping (à dr.) a précédé de plusieurs mois Barack Obama en Tanzanie
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Le président chinois Xi Jinping (à dr.) a précédé de plusieurs mois Barack Obama en Tanzanie
Le président chinois Xi Jinping (à dr.) a précédé de plusieurs mois Barack Obama en Tanzanie
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La visite de Barack Obama en Tanzanie a été l’occasion pour le président américain d’évoquer le rôle croissant de la Chine à travers le continent.

Pékin et Washington ont une approche très différente de l'aide et des investissements. Lors de sa visite en Tanzanie en mars 2013, le président chinois, Xi Jinping, a souligné que son pays sera toujours prêt à offrir de l'aide sans conditions politiques. Par contre, les investissements publics américains restent fréquemment liés à des réformes économiques et politiques. Ce que défendent d’ailleurs nombre d’Africains, dont Rehema Twalib, haut responsable du Mécanisme africain d'évaluation par les pairs (MAEP).

« La bonne gouvernance est un ingrédient positif pour le développement, comme on l’a constaté. Si vous avez des politiques transparentes, vos citoyens participent à des programmes dont ils se sentent responsables, et c'est bien. Si vous avez des politiques prévisibles, c'est bon pour les investisseurs », explique Mme Twalib.

L'escale de Barack Obama en Tanzanie, intervenant environ 3 mois après celle de son homologue chinois, s’explique, entre autre, du fait des découvertes récentes de gisements de gaz colossaux au large des côtes tanzaniennes. Les géants du pétrole américains s’y intéressent, de toute évidence.

Néanmoins, la croissance dans ce secteur se traduit rarement par la création d’emplois ou une nette amélioration du niveau de vie des habitants. Les entreprises tanzaniennes souhaiteraient que les nouveaux investissements aboutissent enfin à un transfert de compétences et de connaissances, explique le président de la Chambre de commerce des Etats-Unis en Tanzanie, Bhakti Shah.

« Quand vous regardez le gouvernement américain, il est le moteur du secteur privé, donc nous espérons qu’en ce qui concerne l'ensemble des connaissances intellectuelles du gouvernement américain, la Tanzanie en bénéficiera, apprendra comment avoir un secteur privé en plein essor », explique Mme Shah.

Les Etats-Unis minimisent leur rivalité avec la Chine pour l'accès aux marchés africains, mais sont à la traîne. La Chine chiffre son commerce avec le continent à quelques 200 milliards de dollars par an, ce qui représente environ deux fois plus que les Etats-Unis.

mardi 2 juillet 2013

«Avantages et désavantages dans la relation Chine-Afrique»

«Avantages et désavantages dans la relation Chine-Afrique»
relation Chine-Afrique»
La spécialiste angolaise en sciences politiques, Constancia Kambol, a souligné, lundi, à Luanda, la nécessité des pays africains de tenir compte des avantages et inconvénients dans les relations avec la Chine.
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Chine Afrique
La spécialiste angolaise en sciences politiques, Constancia Kambol, a souligné, lundi, à Luanda, la nécessité des pays africains de tenir compte des avantages et inconvénients dans les relations avec la Chine.

S'adressant à la presse à l'issue du séminaire sous le thème "L'expansion de la Chine: avantages et désavantages", réalisé par la Faculté des Sciences Sociales, Constancia Kambol a indiqué que l'aspect positif avait trait à la façon dont ils travaillent, basée sur la culture entrepreneuriale, la remise des travaux dans les délais convenus et un fort engagement sur le marché africain, avec de gros investissements.

"Les Chinois apportent le développement. Ils sont toujours un partenaire à prendre en compte dans la construction d'infrastructures, parce qu'ils ont des technologies de construction innovantes, ainsi que la science et la technologie", a-t-elle ajouté.
En ce qui se réfère aux aspects négatifs, elle a souligné que les gouvernants devraient prendre en compte à la fois les aspects culturels et commerciaux.

"Les Chinois influencent les cultures des peuples en envoyant des boursiers en Chine, revenant après avec une autre mentalité et le mode de vie différent.

Également dans les communautés, ils introduisent leur culture, ce qui perturbe le mode de vie des peuples"
, a expliqué Constancia Kambol

"La Chine est un bel exemple de développement économique et social",déclare un officiel ivoirien - china radio international

"La Chine est un bel exemple de développement économique et social",déclare un officiel ivoirien - china radio international
Le gouverneur du district d'Abidjan Beugré Mambé a indiqué dans une déclaration publiée lundi par des médias ivoiriens que la Chine est un bel exemple de développement économique, social et culturel.
M. Mambé qui avait pris part au deuxième forum sino-africain des gouvernements locaux en Chine en compagnie de plusieurs responsables locaux africains a indiqué que ce pays a surmonté toutes les difficultés, en moins de trois décennies, pour se hisser à une position de pivot mondial. "Le continent africain veut amorcer son développement à partir de l'exemple chinois. Nous souhaitons une coopération gagnant- gagnant qui permettra de consolider les liens entre nos deux grandes communautés", a-t-il indiqué. "La coopération sino-africaine doit être une nécessité, car la Chine est l'un des plus grands partenaires commerciaux de l'Afrique. Elle a réalisé des investissements dans plus de 50 pays. Elle est l'un des meilleurs catalyseurs de la croissance africaine ", a ajouté le gouverneur. La coopération et l'amitié entre la Côte d'Ivoire et la Chine se renforcent d'année en année depuis l'établissement des relations diplomatiques entre les deux pays en 1983. A plusieurs occasions, les autorités ivoiriennes ont affirmé que leur pays compte sur l'appui de ses partenaires et des pays amis pour booster son développement.

lundi 1 juillet 2013

Avantages et désavantages dans la relation Chine/Afrique

Avantages et désavantages dans la relation Chine/Afrique

Avantages et désavantages dans la relation Chine/Afrique

Avantages et désavantages dans la relation Chine/Afrique

Les Etats-Unis veulent investir en Afrique pour contrebalancer l'influence chinoise

Les Etats-Unis veulent investir en Afrique pour contrebalancer l'influence chinoise
En visite en Afrique du Sud, le président américain Barack Obama a prononcé le 30 juin à l'Université du Cap un discours sur la politique américaine envers l'Afrique. Il a notamment annoncé que les Etats-Unis vont investir 7 milliards de Dollars dans un projet de cinq ans destiné à faciliter l'accès des pays d'Afrique sub-saharienne à l'électricité. En outre, il a également annoncé qu'il invitait les chefs d'Etat de l'Afrique sub-saharienne à tenir un sommet à Washington l'année prochaine.

L'Afrique est favorable à une concurrence raisonnable

Depuis 2009, la Chine a dépassé les Etats-Unis pour devenir le plus grand partenaire commercial de l'Afrique. En 2012, le volume du commerce Chine-Afrique a atteint environ deux fois celui du commerce Etats-Unis-Afrique. Au sujet de la visite de Barack Obama en Afrique, les médias internationaux se sont livrés à une comparaison des relations américano-africaines et des relations sino-africaines. Barack Obama a mentionné à plusieurs reprises les investissements et les activités commerciales des États-Unis et de la Chine en Afrique. Le 30 juin, le quotidien sud-africain « Sunday Times » a publié une énorme photo de Barack Obama en première page, prise pendant son discours à l'Université de Johannesburg, avec au-dessus le titre « No worries, China » (Que la Chine ne s'inquiète pas). Selon l'article de l'agence de presse sud-africaine, les Etats-Unis ont commencé à se rendre compte qu'ils sont petit à petit en train de se faire dépasser par la Chine en Afrique. De son côté, l'agence de presse rwandaise a souligné que quand Barack Obama insiste sur les opportunités d'affaires en Afrique, sur la soi-disant défense de la démocratie et les droits de l'homme, c'est en fait pour défendre les intérêts américains, parce que les Etats-Unis sont désireux de contrebalancer la présence chinoise en Afrique.

Un professeur à l'Université de Kinshasa, au Congo, a déclaré que les pays occidentaux, dont les Etats-Unis, n'ont jamais vraiment aidé les pays africains à parvenir au développement, mais que dans leur esprit la présence de la Chine en Afrique, qui n'est pas justifiée, est suspecte. Ce à quoi tient le plus l'Afrique d'aujourd'hui, c'est à l'industrialisation de ses pays, mais, dans le processus de développement de l'Afrique, les pays occidentaux ont mis en place tout une série de pièges, et cela n'a rien de bon pour l'Afrique.

Les pays africains acceptent volontiers que la Chine et les Etats-Unis entrent en concurrence en Afrique. Une concurrence raisonnable sera bénéfique au développement de règles du jeu plus claires, et elle sera propice au développement économique de l'Afrique et à l'amélioration des conditions de vie des populations locales.

Une volonté souvent impuissante à se concrétiser

Barack Obama a annoncé son intention d'investir 7 milliards de Dollars pour améliorer l'accès à l'électricité dans les pays d'Afrique subsaharienne, et de combattre la pauvreté et les maladies par le biais de programmes d'aide alimentaire et sanitaire en Afrique. Bien que beaucoup en Afrique se soient montrés critiques envers les Etats-Unis et ce qu'ils considèrent avant tout comme de « belles paroles pas toujours suivies d'effets », il n'en reste pas moins que ces annonces sont fortement chargées en symboles.

L'administration Obama est consciente depuis longtemps de la signification et de l'importance stratégiques de l'Afrique subsaharienne, mais ces dernières années, l'évolution de la situation stratégique globale où ont émergé de manière plus pressante de nombreux dossiers internationaux sensibles, a fait que la mise en œuvre par les États-Unis de leur politique en Afrique s'est trouvée prise dans un dilemme délicat. La visite de Barack Obama dans trois pays, un d'Afrique de l'Ouest, un d'Afrique australe et un d'Afrique de l'Est, vise à renforcer l'influence américaine sur le continent, mais ne pas être allé au Kenya, d'où viennent pourtant ses ancêtres, et d'autres décisions ont suscité des insatisfactions et des critiques. Cette volonté incapable d'être concrétisée va continuer à être le ventre mou de la politique américaine en Afrique.


Le Quotidien du Peuple (1er juillet 2013, 21 Edition)

Les Etats-Unis veulent investir en Afrique pour contrebalancer l'influence chinoise

Les Etats-Unis veulent investir en Afrique pour contrebalancer l'influence chinoise
En visite en Afrique du Sud, le président américain Barack Obama a prononcé le 30 juin à l'Université du Cap un discours sur la politique américaine envers l'Afrique. Il a notamment annoncé que les Etats-Unis vont investir 7 milliards de Dollars dans un projet de cinq ans destiné à faciliter l'accès des pays d'Afrique sub-saharienne à l'électricité. En outre, il a également annoncé qu'il invitait les chefs d'Etat de l'Afrique sub-saharienne à tenir un sommet à Washington l'année prochaine.

L'Afrique est favorable à une concurrence raisonnable

Depuis 2009, la Chine a dépassé les Etats-Unis pour devenir le plus grand partenaire commercial de l'Afrique. En 2012, le volume du commerce Chine-Afrique a atteint environ deux fois celui du commerce Etats-Unis-Afrique. Au sujet de la visite de Barack Obama en Afrique, les médias internationaux se sont livrés à une comparaison des relations américano-africaines et des relations sino-africaines. Barack Obama a mentionné à plusieurs reprises les investissements et les activités commerciales des États-Unis et de la Chine en Afrique. Le 30 juin, le quotidien sud-africain « Sunday Times » a publié une énorme photo de Barack Obama en première page, prise pendant son discours à l'Université de Johannesburg, avec au-dessus le titre « No worries, China » (Que la Chine ne s'inquiète pas). Selon l'article de l'agence de presse sud-africaine, les Etats-Unis ont commencé à se rendre compte qu'ils sont petit à petit en train de se faire dépasser par la Chine en Afrique. De son côté, l'agence de presse rwandaise a souligné que quand Barack Obama insiste sur les opportunités d'affaires en Afrique, sur la soi-disant défense de la démocratie et les droits de l'homme, c'est en fait pour défendre les intérêts américains, parce que les Etats-Unis sont désireux de contrebalancer la présence chinoise en Afrique.

Un professeur à l'Université de Kinshasa, au Congo, a déclaré que les pays occidentaux, dont les Etats-Unis, n'ont jamais vraiment aidé les pays africains à parvenir au développement, mais que dans leur esprit la présence de la Chine en Afrique, qui n'est pas justifiée, est suspecte. Ce à quoi tient le plus l'Afrique d'aujourd'hui, c'est à l'industrialisation de ses pays, mais, dans le processus de développement de l'Afrique, les pays occidentaux ont mis en place tout une série de pièges, et cela n'a rien de bon pour l'Afrique.

Les pays africains acceptent volontiers que la Chine et les Etats-Unis entrent en concurrence en Afrique. Une concurrence raisonnable sera bénéfique au développement de règles du jeu plus claires, et elle sera propice au développement économique de l'Afrique et à l'amélioration des conditions de vie des populations locales.

Une volonté souvent impuissante à se concrétiser

Barack Obama a annoncé son intention d'investir 7 milliards de Dollars pour améliorer l'accès à l'électricité dans les pays d'Afrique subsaharienne, et de combattre la pauvreté et les maladies par le biais de programmes d'aide alimentaire et sanitaire en Afrique. Bien que beaucoup en Afrique se soient montrés critiques envers les Etats-Unis et ce qu'ils considèrent avant tout comme de « belles paroles pas toujours suivies d'effets », il n'en reste pas moins que ces annonces sont fortement chargées en symboles.

L'administration Obama est consciente depuis longtemps de la signification et de l'importance stratégiques de l'Afrique subsaharienne, mais ces dernières années, l'évolution de la situation stratégique globale où ont émergé de manière plus pressante de nombreux dossiers internationaux sensibles, a fait que la mise en œuvre par les États-Unis de leur politique en Afrique s'est trouvée prise dans un dilemme délicat. La visite de Barack Obama dans trois pays, un d'Afrique de l'Ouest, un d'Afrique australe et un d'Afrique de l'Est, vise à renforcer l'influence américaine sur le continent, mais ne pas être allé au Kenya, d'où viennent pourtant ses ancêtres, et d'autres décisions ont suscité des insatisfactions et des critiques. Cette volonté incapable d'être concrétisée va continuer à être le ventre mou de la politique américaine en Afrique.


Le Quotidien du Peuple (1er juillet 2013, 21 Edition)

Afrique : l’influence de la Chine ne menace pas Washington, selon Obama | CultureFemme

Afrique : l’influence de la Chine ne menace pas Washington, selon Obama | CultureFemme
Les Etats-Unis ne se sentent pas menacés par les investissements chinois, assure le président Obama. S’exprimant lors d’une conférence presse conjointe, à Pretoria, avec le président Zuma, M. Obama s’est félicité de l’attention que des pays comme la Chine, l’Inde et le Brésil accordent à l’Afrique. Mais il a souligné que les pays africains devraient s’assurer que ces investissements créent des emplois et de l’argent pour les gens ordinaires
Le président Barack Obama poursuit en Afrique du Sud le périple africain qui le conduira dans trois pays. Il a eu des entretiens, samedi, avec son homologue sud-africain, Jacob Zuma. M. Obama a abordé les questions d’économie et de gouvernance, ainsi que celle du Zimbabwe, qui est confronté à une élection présidentielle tumultueuse.
Au plan économique, le chef de l’exécutif américain a dit les Etats-Unis veulent accroître les relations commerciales avec l’Afrique – et qu’ils ne se sentent pas menacés par les grands investissements chinois sur le continent.
S’exprimant lors d’une conférence presse conjointe, à Pretoria, avec le président Zuma, M. Obama s’est félicité de l’attention que des pays comme la Chine, l’Inde et le Brésil accordent à l’Afrique. Mais il a souligné que les pays africains devraient s’assurer que ces investissements créent des emplois et de l’argent pour les gens ordinaires.
Les groupes de défense des droits de l’Homme accusent les entreprises chinoises d’exploiter les ressources naturelles de l’Afrique tout en soutenant les gouvernements corrompus et répressifs ; des accusations que rejette la Chine.
M. Obama a expliqué que les Etats-Unis veulent promouvoir les investissements qui, selon ses propres termes, libèrent la croissance en Afrique du Sud, tout en bénéficiant aux États-Unis. A cette fin, il a dit qu’il veut renouveler l’African Growth and Opportunity Act (AGOA), une loi conçue pour stimuler les exportations africaines vers les marchés américains.
​L’Afrique du Sud est la deuxième étape de la tournée africaine de M. Obama.
Le président Zuma organise un dîner d’Etat en l’honneur du président américain le samedi soir. Avant cela, Barack Obama tiendra un forum citoyen à Soweto, le township de Johannesburg qui a joué un rôle crucial lors des manifestations contre l’apartheid.
Les responsables de la Maison Blanche dit M. Obama et son épouse Michelle n’iront pas visiter l’icône anti-apartheid Nelson Mandela, hospitalisé depuis trois semaines à Pretoria. Les Obama vont plutôt s’entretenir en privé avec les membres de la famille de l’ancien président, qui est dans un état critique mais stable. La décision a été prise par déférence pour « la paix et de confort » de M. Mandela et les souhaits de sa famille.
Le président Obama prévoit de visiter Robben Island, la prison où Nelson Mandela a passé une grande partie de ses 27 années derrière les barreaux après avoir été reconnu coupable de complot pour renverser le gouvernement de l’apartheid en Afrique du Sud.
Avant l’arrivée de M. Obama, les manifestants se sont rassemblés au Cap et Pretoria vendredi. Ils chantaient et agitaient des bannières pour exprimer leur mécontentement au sujet de M. Obama sur un large éventail de questions, y compris l’utilisation de drones, la prison américaine de Guantanamo Bay, à Cuba, et le soutien américain à Israël.
Le président Obama quitte l’Afrique du Sud lundi pour la Tanzanie avant de regagner Washington. Source : VOA

Obama: «La présence chinoise en Afrique ne nous effraie pas»

Obama: «La présence chinoise en Afrique ne nous effraie pas»Les Etats-Unis ne se sentent pas menacés par la croissance du commerce et de l'investissement en Afrique par la Chine et d'autres puissances émergentes, a déclaré le président américain Barack Obama, samedi dernier.
La Chine a considérablement élargi sa portée en Afrique depuis le début de ce nouveau siècle. elle a dépassé les Etats-Unis comme le plus grand partenaire commercial de l'Afrique en 2009. D'ailleurs, un rapport de Février dernier, publié par le U.S. Government Accountability Office (GAO) le démontre.

Pékin et Washington devraient être des partenaires en Afrique pour favoriser le développement et la paix, a commenté un officiel chinois après qu' Obama ai fait ses remarques.

Obama a également déclaré que les interactions des États-Unis avec l'Afrique incluent des objectifs de développement social et politique, contrairement aux chinois qui ne cherchent que des avantages commerciaux.

mardi 25 juin 2013

Endiguement euro américain de la Chine en Afrique et guerre psychologique. – En point de Mire – Actualité et Flashback

Endiguement euro américain de la Chine en Afrique et guerre psychologique. – En point de Mire – Actualité et Flashback

Chine/Afrique 2/4: Endiguement euro américain de la Chine en Afrique et guerre psychologique.

L’endiguement

Paris – Grand vainqueur de la Guerre froide, le lièvre américain va alors bénéficier d’un état de grâce exceptionnel dans l’histoire des relations internationales contemporaines, à la faveur de l’implosion du bloc soviétique, une décennie prodigieuse d’unilatéralisme à l’effet d’accélérer sa mainmise sur les zones rétives à son Hégémon, au point que des laudateurs intéressés en viendront à voir dans le XXI me siècle «Le siècle américain» pour célébrer «Le destin manifeste» des Etats Unis.
Certes la guerre du Golfe en 1990-1991 a permis aux Américains de prendre pied au cœur des principaux gisements pétroliers de la planète, la guerre du Kosovo en 1999 de s’implanter au cœur de l’Europe centrale, particulièrement en Albanie, longtemps considérée comme un bastion de l’orthodoxie communiste.
Certes aussi, dans le droit fil de leurs objectifs, la guerre d’Afghanistan (2001), puis la guerre d’Irak (2003) devaient leur permettre de parachever leur mission en prenant pied, pour la première fois de leur histoire, dans le Caucase, plaçant l’Amérique au cœur du dispositif énergétique mondial par sa mainmise sur le Golfe et son contrôle des voies de ravitaillement du brut transcaucasien.
Sauf que le schéma parfait a souffert de fortes turbulences, dénaturant le projet initial. La guerre du Vietnam (1960-1975-52.000 morts), se superposant aux couts des deux premiers conflits majeurs du XXI me siècle (Afghanistan-Irak), de l’ordre de trois mille milliards de dollars (3 trillions), à la crise du système bancaire, une perte de capitalisation boursière de l’ordre de 25.000 milliards de dollars, enfin à la crise de l’endettement européen, ont considérablement réduit la marge de manœuvre du duo atlantiste, saigné son économie atlantiste et réduit la capacité de projection de la puissance américaine. La première puissance militaire de tous les temps a ainsi emprunté, sans y prendre garde, un schéma similaire à celui de l’Europe au XX me siècle.
Face à ce premier conflit majeur du XXI me siècle, l’Europe, qui se voulait un des pivots du troisième millénaire, s’est retrouvée prestement marginalisée par le duo anglo-américain, discrète préfiguration de l’«Anglo-sphère», l’alliance Wasp (White Anglo-Saxon Protestant), dont la mise sur pied est préconisée par les disciples de Samuel Huntington, l’auteur du «clash des civilisations», en vue de constituer sous égide anglo-saxon un directoire des pays relevant de la civilisation occidentale, de race blanche (29 pour cent de la population mondiale) pour la direction du «Monde libre».
La refondation de la doctrine stratégique de l’OTAN à l’occasion du 50ème anniversaire de l’alliance atlantique, en mai 1999, par l’adjonction des anciens pays du bloc soviétique, est apparue à cet égard comme un signe précurseur pour les tenants de cette thèse.
Apportant sa caution militaire et diplomatique aux Etats-Unis, sous estimant sa capacité d’influence, l’Europe est ainsi apparue au regard de la communauté internationale comme l’appendice de l’Amérique. Au point que bon nombre d’ observateurs en ont conclu que l’Europe a abdiqué son indépendance pour se résoudre au rôle de promontoire outre-Atlantique de l’Amérique, renonçant à sa vocation ancienne de foyer de civilisation et à sa propre autonomie face aux Etats-Unis pour en faire une roue dentée de la stratégie américain, une « île au large des rives de l’Eurasie», pour reprendre l’expression du géographe Michel Fournier.
En tandem, et sous couvert de grands principes, l’ingérence humanitaire et la guerre contre le terrorisme, à l’aide de sigles abscons, d’Africom au Maghreb, de «Recamp» dans l’Afrique francophone ou d’Eufor (3), dans le centre du continent, le quadrillage occidental de l’Afrique s’est fait en douceur, à l’arrière-plan d’une féroce bataille engagée pour la maîtrise des réserves stratégiques sur le flanc méridional de l’Europe, face aux bouleversements géostratégiques induits par l’émergence de la Chine dans l’ancienne chasse gardée coloniale, notamment en Afrique du Nord et sur continent noir.
Au prétexte de la «guerre contre le terrorisme», les Etats-Unis se sont même employés à mettre sur pied spécialement pour le continent noir un corps d’armée qui portant le nom de «VIII me corps d’armée» américain afin d’achever le maillage militaire de la planète par une présence physique opérationnelle sur l’ensemble des continents. L’AFRICOM dont la création a été décidée en 2007 devait avoir compétence sur les 50 Etats membres de l’Union Africaine, à l’exception de l’Egypte.
Le redéploiement diplomatique et stratégique euro-américain est intervenu sur fond d’exacerbation de la controverse publique sur les bienfaits et les méfaits de la colonisation, son «rôle positif» et ses séquelles, les «test ADN» et les «charters de la honte» en France, l’«immigration choisie» en Europe, alors qu’en contrechamps, la percée chinoise se faisait d’une manière pacifique propulsée par le déficit américain, un consistant matelas financier constitué de plusieurs milliards de dollars de bons de trésor américains sur un continent que n’obère aucun passif colonial de la Chine.
Par son impact psychologique et ses conséquences à long terme, la pénétration chinoise a été comparable à la conquête arabe de la rive méridionale de la Méditerranée qui a brisé le monopole de la navigation et du commerce dans l’ancien «Mare Nostrum» et l’Atlantique sud, déclenchant en retour les Croisades et la colonisation du continent africain en vue de rétablir le statut quo ante. Une percée qui a donné lieu à une féroce guerre psychologique entre Occidentaux et Chinois

La guerre psychologique sino-occidentale

Toute conscience se pose en s’opposant. L’Occident a constamment forgé des concepts pour assurer sa domination sur le reste du Monde. Il en a été de la théorie du «Res Nullus» et du «Fardeau de l’Homme blanc» justifiant les conquêtes coloniales. Au principe de la liberté du commerce et de l’industrie, allant jusqu’à infliger une pernicieuse Guerre de l’Opium à la Chine pour la contraindre à s’ouvrir au marché européen.
Depuis la fin de la II me Guerre mondiale (1939-1945), toute une littérature belliqueuse a développé les thèmes sur le péril rouge (contre le communisme), avant de se rabattre après l’implosion de l’Empire soviétique (1989) sur le péril vert (l’Islam), jalon intermédiaire préludant à la naissance du «péril jaune» (Chine, Inde, Japon) d’actualité avec la montée en puissance des trois pays majeurs d’Asie, qu’ils parachèveront en 2025.
A cette date, l’Occident aura perdu le monopole de la puissance et partant son rôle prescripteur. Il devra, par la force des choses, composer. Dur métier pour celui qui a constamment imposé, dur apprentissage de la diversité. Composer avec les autres composantes de la planète. Cette échéance explique sa frénésie d’acquisition de gages territoriaux et énergétiques (Irak, Afghanistan, Darfour, Balkan) en vue d’aborder la prochaine étape en position de force dans une «stratégie de transformation du réel», qui se réduit en une quête désespérée visant à enrayer un déclin prévisible par le maintien de «Droits acquis» aux faîtes de la puissance.
Accablée de tous les maux, la Chine a été accusée, simultanément et cumulativement, d’avoir contaminé l’Afrique de pathologies potentielles avec la commercialisation de médicaments avariés et d’avoir transformé le continent noir en dépotoir de déchets toxiques, Ce faisant, l’Occident a oublié son rôle néfaste dans la dépossession de l’Afrique de ses richesses pendant cinq siècles, sa dépopulation par la traite négrière, de l’ordre de quinze millions de personnes, dans la modification de son écosystème. En témoignent le film «le Cauchemar de Darwin» (1) sur transformation écologique des lacs de l’Ouganda par l’introduction de la « perche du Nil» pour la satisfaction des besoins alimentaires des consommateurs européens au détriment de la faune et de la flore ougandaise, et le film anglais «The constant Gardner» tiré du roman de l’espion en chef britannique John Le Carré (2) dans le choix de l’Afrique dans sa fonction de lieu d’expérimentation de ses produits pharmaceutiques et de point d’évacuation des surplus toxiques de l’industrie occidentale.
En écho, un journaliste algérien s’est mis au diapason des critiques occidentales, dénonçant les turpitudes des Chinois en Algérie, la prévarication de la classe politique pour l’acquisition de ses marchés en Algérie, le recours abusif à la contrefaçon et au dumping. Devant ce qu’il considère comme une présence envahissante, Kamal Daoud, chroniqueur du Quotidien d’Oran, a mis en garde contre la transformation de «L’Algérie en province chinoise», à la faveur de rixes entre Algériens et Chinois. «La Chine devient un empire en Algérie. Elle a déjà des sous-traitants politiques et financiers. Des agents, honorables correspondants et trop de clients d’ailleurs. «L’Algérie, une province chinoise? Près de 95% des contrefaçons saisies en Algérie, en 2011, sont d’origine chinoise. «Un chiffre qui souligne la mainmise croissante de l’empire du Milieu sur l’économie algérienne, du dentifrice à la construction de la Grande Mosquée. Un raz de marée. Les saisies de produits contrefaits ont enregistré une hausse de 84,5% en Algérie l’an dernier, passant de 379.774 produits saisis en 2010 à 700.000 en 2011», assurent les services des douanes algériennes. Selon les chiffres des douanes algériens justement, «les produits contrefaits proviennent principalement de Chine (94,44%) et de Turquie (3,56%). Au pays de l’hyper nationalisme anti-français, 95% de produits contrefaits viennent de Chine», conclut-t-il dans un éditorial 12 novembre 2012.

La botte secrète de la Chine: absence de passif colonial et non-ingérence.

Menant une diplomatie commerciale agressive, sans ingérence politique, la Chine est parvenue à redessiner la carte des influences traditionnelles «occidentales» sur fond de lutte pour le contrôle des gisements pétroliers avérés ou potentiels.
Un «Nouveau Partenariat Stratégique Afrique‐Asie» a été scellé lors du dernier sommet Chine‐Afrique tenu du 3 au 5 novembre 2006, couronnement d’une coopération amorcée dans la décennie 1970 et dont le projet phare aura été le chemin de fer Tanzanie‐Zambie, le célèbre «chemin de la liberté» (TAZARA, 1976) qui fonctionne depuis 30 ans et qui permettait de contourner les positions racistes de l’Afrique du Sud qui rendait impossible l’exportation de cuivre de Zambie.
Près de 200.000 Chinois seraient actuellement installés en Afrique et près d’un millier d’entreprises chinoises investissent dans 43 pays africains réalisant ainsi 900 projets d’infrastructures. Trente et un pays ont vu leur dette envers la Chine annulée pour une valeur d’environ 1,33 milliards de dollars.
Face à ce stress énergétique, Pékin a mis en place une nouvelle diplomatie «dite du sortir» («Zouchuqu») se traduisant par «une participation dans l’amont et dans l’aval pétroliers internationaux et à l’acquisition de gisements par le biais de prises de participation dans des sociétés locales pour l’établissement de bases pétrolières à l’étranger pour assurer son ravitaillement énergétique régulier.
Les Chinois sont impliqués dans une cinquantaine de projets pétroliers sur tout le continent. En 2006, le continent africain représente 25% de l’approvisionnement chinois en pétrole (principalement le Soudan (6% du pétrole importé par la Chine provient du site de Muglad), l’Angola (30% des importations pétrolières d’Afrique), l’Algérie et l’Afrique du Sud) contre 15 % au milieu des années 1980.
Dans ce contexte, l’Afrique sub‐saharienne, comme le Maghreb, est devenue un théâtre hautement convoité, car depuis leur intervention en Irak, les USA ont renforcé leur contrôle sur l’ensemble des pays du Moyen‐Orient à l’exception de l’Iran. Recelant 8,9% des réserves mondiales de pétrole et offrant 11 % de la production mondiale, l’Afrique permet à Pékin de limiter sa dépendance énergétique (politique dite de déconcentration des risques: Asie Centrale et Sibérie offrant un contournement du Détroit de Malacca jugé vulnérable à une intervention américaine et Afrique.
Il convient néanmoins de s’abstenir de tout angélisme. Le positionnement chinois obéit à des calculs stratégiques sur le long terme. Tous les pays d’Afrique du Nord déplorent un déficit commercial avec la Chine, les produits chinois se situent à des prix 50 à 60% moins chers qu’au Maroc ou en Tunisie. Toutefois, le Maroc, et accessoirement la Tunisie, sont perçus par les autorités chinoises comme des places d’investissement privilégié sur le flanc sud de l’Europe et la Chine, pour ces deux pays du Maghreb, comme un véritable partenaire alternatif à l’ancien pouvoir colonial plus interventionniste.
En parallèle, les Etats-Unis ont multiplié les initiatives diplomatiques et militaires en vue de sceller les pays africains à la stratégie globale américaine. Des points d’intervention favorisant le déploiement rapide des forces américaines ont été aménagés dans la zone sahélienne sénégalo-malienne, ainsi qu’en Namibie à la frontière avec l’Angola.
Des opérations conjointes avec les pays du Sahel ont été lancées en 2003-2004 contre le groupe Salafiste pour la prédication et le combat (GPS) dans le cadre du «programme de contre-terrorisme en Afrique». Les attaques contre les touristes français en Mauritanie en décembre 2007, entraînant l’annulation du rallye automobile Paris-Dakar et son transfert vers l’Amérique latine, de même que l’attentat contre l’ambassade israélienne à Nouakchott témoignent des réticences locales et régionales au déploiement américain en Afrique.
La Chine est depuis 2010 le premier partenaire commercial de l’Afrique avec des échanges de l’ordre de 166,3 milliards de dollars, en augmentation de 83% par rapport à 2009. Les Chinois viennent d’annoncer un doublement à 20 milliards de dollars leurs crédits à l’Afrique, qui fait partie de la réserve stratégique des multinationales.
Soixante ans après l’indépendance de l’Afrique, Américains et Européens, sur fond de lourd contentieux post colonial non purgé, continuent de gérer l’Afrique à travers leurs réseaux politico-affairistes et les institutions multilatérales (FMI et Banque mondiale). Le Mali a été ainsi contraint de se spécialiser dans la production du coton par la Banque mondiale, se plaçant en concurrence avec les producteurs de coton nord-américains qui bénéficient de subventions de la première puissance libérale.
En contrechamp, la Chine, nullement philanthrope, mais infiniment plus perspicace, se présente aux Africains sans passif colonial, sans les criantes pratiques de la corruption des Djembés et des Mallettes, la marque de fabrique de la Françafrique. En l’absence de passif colonial, parangon de la non-ingérence, un vice occidental, pratiquant une politique de dumping ou de nivellement en fonction du pouvoir d’achat local, résultante de la paupérisation croissante de la population du tiers monde, la Chine poursuit sa progression. Et les déboires enregistrés par ses alliés au Soudan, en Libye et au Mali, ne paraissent avoir affectés ses intérêts ni ses positions.
Auparavant, les Etats-Unis surveillaient l’Afrique à travers trois commandements: Central Command (CENTCOM) dont la zone de responsabilité s’étendait sur 27 pays dont sept sont africains, le commandement européen (EUCOM), sa zone couvrant 91 Etats dont 42 sont africains, le commandement pacifique enfin (PACOM) qui a autorité sur une zone couvrant Madagascar et les îles en périphérie de l’est du continent africain.
Si le souci proclamé des Etats-Unis est de mener une guerre planétaire contre le terrorisme, la création d’un commandement spécifique pour l’Afrique marquait d’une manière sous-jacente l’implication plus marquée de l’Amérique dans la compétition que se livrent les grandes puissances pour la conquête des marchés africains particulièrement le pétrole qui fournit 30 pour cent de la consommation mondiale.
Dans l’intervalle, l’administration américaine a aménagé, en 2006-2007, dans le Golfe de Guinée une base flottante, constituée de navires à très grande vitesse (swift ship) servis par un équipage de 300-400 marins pour la surveillance côtière le long des pays riverains: Angola, Cameroun, Gabon, Ghana, Guinée équatoriale, Liberia, Sao-Tomé et Principe, Sénégal et Nigeria. ..Et des bases de drones, dans la décennie 2010, au Burkina-Faso pour la surveillance et le repérage des mouvements djihadistes en Afrique occidentale. Elle se propose de partager avec Alger les données récoltées par ses drones dans le septentrion malien à la faveur de l’intervention française dans cette région frontalière de l’Algérie.
Le dispositif américain en Afrique est complété en Afrique orientale par la colocation de la base française de Djibouti «Le camp Lemonnier», ainsi que de la base aéronavale de Diego Garcia dans l’Océan indien, et par le nouveau rôle de gendarme confié à l’Ethiopie dans sa répression des mouvements islamistes dans la zone, notamment en Somalie.
Le positionnement américain à Djibouti, face au Golfe, permet en outre le contrôle stratégique de la route maritime qu’emprunte un quart de la production pétrolière mondiale et, ce faisant, de dominer l’extrémité orientale de la vaste bande pétrolière traversant l’Afrique considérée désormais comme vitale pour leurs intérêts stratégiques, une bande allant de l’oléoduc Higleg-Port Soudan (1600 km) dans le sud-est à l’oléoduc Tchad-Cameroun (100 km) et au Golfe de Guinée dans l’Ouest. Un poste d’opération américain en Ouganda donne en outre aux Etats-Unis la possibilité de contrôler le sud-Soudan où se trouve le gros des réserves soudanaises de brut.

Le lièvre américain et la tortue chinoise, une fable à l’échelle planétaire – En point de Mire – Actualité et Flashback

Le lièvre américain et la tortue chinoise, une fable à l’échelle planétaire – En point de Mire – Actualité et Flashback

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Chine-Afrique: Le lièvre américain et la tortue chinoise, une fable à l’échelle planétaire 1/4

Paris-Le nouveau président chinois Xi Jinping chinois a réservé à l’Afrique son premier déplacement officiel, dans une démarche symbolique qui illustre la vivacité de la rivalité sino occidentale sur le continent noir et la prépondérance que la Chine y a prise au détriment de ses deux anciens maitres, le Royaume Uni et la France, qu’elle a supplantée en deux décennies.
Autre message codé, à valeur hautement significative, le dirigeant chinois s’est rendu le 26 Mars en Afrique du Sud pour une visite d’Etat au pays vainqueur de l’apartheid, avant le sommet des pays émergents des BRICS tenu le lendemain à Durban.
Pretoria a constitué la première étape d‘une tournée en Afrique comprenant notamment le Congo-Brazzaville, fief français de l’Afrique centrale ou il s’est rendu les 29 et 30 mars pour des entretiens avec son homologue Denis Sassou Nguesso.

Les paramètres de départ: La «théorie de anneaux maritimes» des Etats-Unis et la «stratégie du collier de perles» de la Chine

  • «La théorie des anneaux maritimes»
Les grands bouleversements de l’histoire ont rarement une date d’anniversaire exacte. Ce n’est qu’arbitrairement que l’on peut fixer à la fin de la deuxième Guerre mondiale (1939-1945) le début du déploiement planétaire de l’empire américain et de sa compétition feutrée avec la Chine, dont le point de percussion majeur aura pour théâtre l’Afrique à l’entame du XXI me siècle, particulièrement le Maghreb, le Ponant du Monde arabe, le flanc méridional de l’Europe et son point de jonction vers l’Afrique et, au-delà, l’Amérique latine.
Premier continent au Monde pendant cinq siècles, l’Europe de la seconde moitié du XXe siècle, a subi, sanction de son bellicisme, la division en deux blocs, hermétiquement verrouillés par un rideau de fer. Saignée et ruinée par deux guerres mondiales, son volet occidental placé sous perfusion financière américaine du Plan Marshall, menant un combat d’arrière-garde face à la révolte des peuples coloniaux d’Asie, du Monde arabe et d’Afrique. Ce combat d’arière garde face à l’Inde et le Pakistan, les futures puissances nucléaires, le Monde arabe, le principal réservoir énergétique de la planète, le continent africain, vaste gisement minier, ont signé sa relégation de la magistrature suprême de gestion des affaires du Monde.
Une conjoncture idéale pour les Etats Unis, qui s’engouffreront dans la brèche, sur les débris du colonialisme anglais et français en Asie occidentale et en Afrique, à la faveur de l’ostracisation de la Chine continentale communiste de Mao Tsé Toung au bénéfice de la Chine insulaire capitaliste de Taiwan de Tchang Kai Check, le vaincu du Kominterm.
En application de la «théorie des anneaux maritimes», ils vont procéder, dès la fin de la 2me Guerre mondiale, à leur déploiement géostratégique selon la configuration de la carte de l’Amiral William Harrison, conçue en 1942 par la marine américaine, en vue de prendre en tenaille la totalité du monde eurasiatique, articulant leur présence sur un axe reposant sur trois positions charnières: Le détroit de Behring, le Golfe arabo-persique et le détroit de Gibraltar,
Avec pour objectif de provoquer une marginalisation totale de l’Afrique, une marginalisation relative de l’Europe et à confiner dans un cordon de sécurité un «périmètre insalubre» constitué par Moscou-Pékin-Delhi-Islamabad, contenant la moitié de l’humanité, trois milliards de personnes, mais aussi la plus forte densité de misère humaine et la plus forte concentration de drogue de la planète.
Héritiers de l’Europe et témoins privilégiés de ses déboires, les Etats-Unis se sont certes portés à deux reprises au XX me siècle au cours des deux guerres mondiales (1914-1918/1939-1945), au secours des grandes démocraties européennes avant de les supplanter en tant que puissance planétaire, sans toutefois- là réside le Hic- tirer profit des égarements coloniaux de leurs ancêtres européens.
Sur les débris du colonialisme français et anglais, l’Amérique, soutenant les indépendances du Maroc et de l’Algérie dans la foulée de la folle équipée tripartite (anglo-franco-israélienne) de Suez, en 1956, a été accueillie en héros par les peuples arabes. Mais, au mépris des enseignements de l’Histoire, elle va fonder son hégémonie sur une collusion avec les forces arabes les plus conservatrices et des alliances contre nature avec les principaux ennemis du monde arabe, dilapidant ainsi son capital de sympathie par une politique erratique illustrée par le combat implacable qu’elle a menée contre le nationalisme arabe renaissant. Deuxième erreur fatale qui permettra à la Chine, dans la décennie 1960, d’en tirer profit en y prenant pied, en Asie occidentale et en Afrique du Nord, notamment l’Algérie, son plus ancien et plus loyal allié dans la zone.
  • la stratégie du collier de perles
Pris en tenaille entre l’Inde, sa grande rivale en Asie, les Etats-Unis, maitre d’œuvre du blocus de la chine maoïste et le Japon, le géant économique de l’Asie, et les Etats-Unis, maitre d’œuvre du blocus de la chine maoïste, la Chine va chercher à se dégager de ce nœud coulant en développant «la stratégie dite du collier de perles». Le terme a été utilisé pour la première fois au début de 2005 dans un rapport interne du Département d’Etat titré «Energy Futures in Asia».
Cette stratégie, mise au point dans le but de garantir la sécurité de ses voies d’approvisionnement maritimes jusqu’au Moyen-Orient, ainsi que sa liberté d’action commerciale et militaire, consistait dans le rachat ou la location pour une durée limitée d’installations portuaires et aériennes échelonnées des ports de Gwadar (Pakistan), Hambantoa (Sri Lanka), Chittagong (Bangladesh), jusqu’à Port Soudan, via l’Iran et le périmètre du golfe d’Aden pour escorter ses navires à travers cette zone infestée de pirates, ainsi que dans la zone sahélo-saharienne, l’Algérie et la Libye, à tout le moins sous le régime du Colonel Mouammar Kadhafi (1969-2012), soit pendant 43 ans.

Les enjeux de puissance: Pétrole et surpopulation sur fond de militarisation des voies maritimes.

  • Du bon usage des principes universels. Le principe de la Liberté de navigation où les océans nouveau monde du XXIème siècle. (1)
Les grands principes universalistes répondent rarement à des considérations altruistes et obéissent plutôt à des impératifs matériels. Il a en a été ainsi du principe de la liberté de la navigation brandie par l’Angleterre au XVII me et XVIIIe siècles pour assurer sa suprématie maritime et partant son hégémonie commerciale à l’ensemble de la planète. Il en a été de même du mot d’ordre du principe de la Liberté du commerce et du libre-échange décrété par les pays occidentaux au XIXe et XXe siècles pour contraindre la Chine à écouler les marchandises occidentales sur son marché intérieur au nom de la «politique de la porte ouverte». Il en sera de même du «principe de la liberté d’information» fermement défendu par les États-Unis, au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale pour asseoir leur suprématie idéologique dans les quatre domaines qui conditionnent la puissance: politique, militaire, économique et culturel.
Le principe de la liberté de navigation, principe en apparence anodin, masque de redoutables enjeux géostratégique, résumé il y a deux siècles par le contre-amiral Alfred Thayus Mahan (1840-1914): «Quiconque atteindra la suprématie maritime dans l’océan Indien serait un joueur important sur la scène internationale”, soutenait-il déjà au siècle dernier ce géo stratège de la Marine des Etats-Unis.
Le surpeuplement prévisible de la terre, dont la population va pratiquement doubler en un siècle passant de six milliards d’humains, en l’an 2000, à onze milliards en l’an 2100 c’est-à-dire davantage qu’au cours de toute l’histoire de l’humanité, va faire de la quête de nouveaux espaces, un nouvel enjeu de la compétition mondial, l’enjeu de survie de l’espèce humaine.
La conquête de l’espace en est une illustration spectaculaire. La mer est plus familière à l’Homme que l’espace, plus intimement liée à l’histoire de l’humanité. La conquête des espaces maritimes, moins spectaculaire, n’en est pas moins méthodique. Omniprésents à la surface du globe, les Océans représentent 71 pour cent de la surface de la planète, avec une mention spéciale pour le Pacifique qui occupe, à lui seul, 50 pour cent de la superficie océanique mondiale. Si, depuis la haute antiquité, la mer a constitué un espace de jonction et de rapprochement entre les peuples, elle a aussi servi de théâtre à de retentissants combats navals (Trafalgar, Sawari), surtout appréciée par les stratèges en tant que lieu idéal de projection des forces à distance.
Le développement de prospection pétrolière off-shore, du câblage sous-marin et de la surexploitation de la pêche ont fait des océans un gigantesque gisement de ressources naturelles et animales.
Cinquante pour cent de la population mondiale vit sur une mince bande côtière de 50 kms le long des rivages et 75 pour cent du commerce mondial en poids, et 66 pour cent en valeur est assuré par le transit maritime, près de dix milliards de tonnes par an.
L’exploitation des ressources maritimes à, elle, quadruplé en 40 ans, passant de 20 millions de tonnes en 1950 à 80 millions de tonnes en 1990. La FAO estime, quant à elle, à quarante millions le nombre de personnes dans le monde vivant de l’économie du poisson, la filière pêche remployant, à elle seule, douze millions de personnes réparties entre pêcheurs, techniciens, artisans et commerçants.
La militarisation des voies maritimes figure d’ailleurs parmi les objectifs de Washington dans cette zone de non droit absolu qui relie la Méditerranée à l’Asie du Sud-est et à l’Extrême-Orient par le canal de Suez, la mer Rouge et le golfe d’Aden. Dans ce périmètre hautement stratégique, les Etats Unis ont procédé au plus important déploiement militaire hors du territoire national, en temps de paix.
Le Monde arabe regroupe trois des principales voies de navigation transocéaniques, mais n’en contrôle aucune. Le détroit de Gibraltar, qui assure la jonction entre l’Océan Atlantique et la Mer Méditerranée, est sous observation de la base anglaise située sur le promontoire de Gibraltar, une enclave située sur le territoire de l’Espagne. La jonction Méditerranée-Mer Rouge est sous le contrôle des bases anglaises situées aux deux extrémités du Canal de Suez, les bases de Dekhélia et d’Akrotiri à Chypre, à l’entrée du canal par la Méditerranée et la base de Massirah au Sultanat d’Oman, à sa sortie.
Enfin, le passage golfe arabo persique Océan indien est sous l’étroit contrôle du chapelet de bases de l’Otan: le camp franco-américain de Djibouti, la base aéronavale française d’Abou Dhabi, le QG du Centcom du Qatar, et la base aéronavale américaine de Diego Garcia.
En vertu du principe de la liberté de navigation, la totalité des voies de passage transocéaniques, à l’exception du Détroit de Behring, sont sous contrôle de l’Occident. Du Détroit de Gibraltar au Détroit du Bosphore, au Détroit des Dardanelles, au Détroit de Malacca, au détroit d’Ormuz. La Chine a d’ailleurs réussira à contourner ce goulot d’étranglement en ce que sa «stratégie du collier de perles» lui a permis d’aménage d’un chapelet de ports amis le long de ses voies de ravitaillement, atteignant le cœur de l’Europe, avec la zone franche du Pirée.
«Usine du monde», la Chine importe aujourd’hui environ 30% de son pétrole. Selon les estimations de l’Agence pour l’Energie, elle importera 85% de son pétrole en 2025. L’équation énergétique chinoise place la Chine en situation «d’état d’urgence» d’approvisionnement énergétique qui explique son offensive à triple nouveau.
La recherche de bases-relais et de fournisseurs s’est accompagnée, parallèlement, de la modernisation significative de sa marine afin de contrôler les routes maritimes assurant son approvisionnement (sécuriser la route maritime vitale reliant les champs pétrolifères du Golfe persique à Shanghai en passant par le détroit d’Ormuz, le détroit de Malacca et le détroit de Formose, zone caractérisée par une forte présence des marines américaines et britanniques).

Référence

1- Du Bon usage des principes universels, notamment du principe de la liberté de navigation, Cf. «Golfe: les enjeux sous-jacents du détroit d’Ormuz : http://www.renenaba.com/golfe-arabo-persique-les-enjeux-sous-jacents-du-detroit-d-ormuz/
«Justice internationale: Posture ou imposture» : http://www.renenaba.com/justice-penale-internationale-posture-ou-imposture/
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vendredi 21 juin 2013

BMCE Bank et le Maroc, hubs pour le business chinois en Afrique | Lnt.ma

BMCE Bank et le Maroc, hubs pour le business chinois en Afrique | Lnt.ma


Othman-Benjelloun
Le groupe bancaire BMCE Bank et la Chambre de commerce et d’industrie chinoise pour l’Afrique (CAJ-CCI) ont signé, mercredi à Casablanca, un mémorandum d’entente visant à développer les relations économiques entre le Maroc et la Chine et à faciliter les courants d’affaires entre cette puissance asiatique et les différents pays africains.
Le mémorandum d’entente, signé par le Président directeur général de la BMCE Bank, Othman Benjelloun, et le secrétaire général adjoint du CAJ-CCI, Wei Gao, devrait faciliter “le développement des relations d’investissement et de commerce extérieur entre le Maroc et la Chine et, plus globalement, à la promotion de toute initiative de nature à accélérer les échanges économiques et à fluidifier les courants d’affaires entre la Chine et les pays d’Afrique”, selon un communiqué de la banque.
L’accord permettra à CAJ-CCI d’apporter “sa parfaite connaissance du marché chinois et à BMCE Bank d’offrir l’accès à son vaste réseau bancaire local africain qui s’étend, à travers sa filial Bank of Africa, à une vingtaine de pays”, ce qui confirme la vocation de hub régional aspirée par le Maroc au niveau continental, ajoute la même source.
Par ailleurs, les deux partenaires comptent organiser conjointement, dans les mois prochains, une rencontre d’envergure, qui réunira des opérateurs chinois, marocains et africains afin d’échanger sur les multiples opportunités d’affaires et de coopérations économiques.
Enfin, en réponse à une question de la presse, le Président Othman Benjelloun a annoncé que des pourparlers avancés étaient en cours avec la Banque centrale de Chine pour l’ouverture d’une représentation de BMCE Bank à Shanghai. On rappellera à ce sujet que BMCE Bank dispose déjà d’un bureau de représentation à Pékin, ouvert en octobre 2000 déjà

jeudi 20 juin 2013

Révolutions chinoises dans le commerce africain

Révolutions chinoises dans le commerce africain
Un fantasme hante la communauté internationale, mal à l'aise face à une nouvelle réalité : les investissements chinois enfermeraient les économies africaines dans une spécialisation appauvrissante, qu'elle soit agricole, énergétique ou minière.
Ce livre bat en brèche ces idées reçues, hormis le cas de certains pays "faillis". Les produits agricoles sont en effet minoritaires dans les échanges sino-africains, et les produits chinois concurrencent plus les marques occidentales que les fabrications locales.
Des exceptions existent, comme au Nigeria, au Cameroun, au Kenya ou en Afrique du Sud, car ces pays disposent de tissus industriels qui les mettent en concurrence avec les produits chinois, y compris... en Chine.
Enfin, la diaspora chinoise a créé des milliers de sociétés ignorées des statistiques internationales. Au travers d'études de cas, de l'Afrique du Sud au Zimbabwe, le