CHINE AFRIQUE

POUR DES RELATIONS RESPECTUEUSES, AMICALES, FRANCHES ET FRATERNELLES

lundi 23 juin 2014

L’Afrique et la Chine veulent s’unir pour contrer les médias occidentaux - Ecofin

L’Afrique et la Chine veulent s’unir pour contrer les médias occidentaux - Ecofin

L’Afrique et la Chine veulent s’unir pour contrer les médias occidentaux

L’Afrique et la Chine veulent s’unir pour contrer les médias occidentaux
(Agence Ecofin) - « Je pense que le moment est venu pour mettre en place une Agence de presse panafricaine et une station de télévision continentale efficace qui fonctionneront 24/24 et vont rivaliser les chaînes telles que CNN et BBC au niveau de la présentation du continent », a déclaré le ministre namibien des Technologies de l'information et des communications. Les propos de Joel Kaapanda sont rapportés par l’agence Chine nouvelle (Xinhua), en marge du 2ème Forum sur la coopération médiatique Chine-Afrique, tenu les 16 et 17 juin 2014 à Beijing, la capitale chinoise
Il a beaucoup été question de stratégie à mettre en place pour changer la mauvaise image des Chinois et des Africains, image véhiculée dans le monde par les médias qui ne sont pas les leurs.« Tant que les médias chinois et africains renforceront leur coopération et se soutiendront les uns les autres, cela aura un impact important sur l'état d'esprit de l'opinion publique mondiale », a expliqué Cai Fuchao, directeur de l'Administration nationale de la presse, de la publication, de la radiodiffusion, du cinéma et de la télévision en Chine.
La Chine et l’Afrique sont encore représentées de façon déformée, car elles occupent encore une position relativement faible en matière d’opinion publique à travers le monde, a souligné le vice-ministre chinois des Affaires étrangères, Zhang Ming.
Joel Kaapanda ajoute qu’il faut une coopération entre les médias chinois et africains. Une coopération qui couvre l'échange de programmes, de nouvelles et de personnel, favorisant davantage les relations bilatérales et les contacts entre les peuples.
Cai Fuchao a dit la nécessité de former des ressources humaines, de faire des échanges techniques, de renforcer la coopération industrielle ou encore de réaliser des reportages et des documentaires avec des équipes mixtes sino-africaines. L’Empire du Milieu, qui a une longueur d’avance en matière de numérisation des contenus audiovisuels, se propose d’assister les pays africains dans leur transition numérique. L’échéance est prévue dans un an.
Environ 260 délégués de 42 pays africains ont participé au forum de Beijing. Parmi eux, des ministres et des dirigeants de médias audiovisuels.
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L'ONU invite l'Afrique à s'inspirer du modèle de transformation agricole chinois (PAPIER GENERAL)

L'ONU invite l'Afrique à s'inspirer du modèle de transformation agricole chinois (PAPIER GENERAL)

Le secrétaire exécutif de la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique (CEA), Carlos Lopes, a invité les pays africains à s'inspirer du modèle de transformation agricole chinois, à l'ouverture lundi à Malabo, en Guinée équatoriale, d'une session des ministres des Affaires étrangères en prélude au sommet des chefs d'Etat et de gouvernement prévu les 26 et 27 juin.
L'UA a déclaré 2014 "l'année de l'agriculture et de la sécurité alimentaire". Déjà choisi pour le précédent tenu en janvier à Addis-Abeba, au siège de l'organisation panafricaine dans la capitale éthiopienne, c'est sous ce thème que se déroule le 23e sommet des chefs d'Etat et de gouvernement que la Guinée équatoriale a décidé d'abriter pour la deuxième fois en trois ans, après celui organisé en 2011.
C'est le choix d'une réflexion autour de l'un des défis cruciaux de l'Afrique pour lequel le ministre équato-guinéen des Affaires étrangères et de la Coopération, Agapito Mba Mokoy, a appelé à "un débat constructif pour trouver des solutions efficaces" en vue de favoriser un véritable décollage économique de ce continent doté d'abondantes terres arables et fertiles mais eu valorisées.
Preuve que le potentiel à exploiter reste immense et les opportunités d'investissement aussi assez importantes, la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique estime à 60% les terres arables inutilisées.
En présence de Carlos Lopes, par ailleurs secrétaire général adjoint de l'ONU, la présidente de la Commission de l'UA, Clarice Nkosazana Dlamini-Zuma, a pour sa part souligné la nécessité de " contribuer à l'industrialisation du continent grâce à la transformation de l'agriculture et le développement des infrastructures".
Pour le secrétaire exécutif de la CEA, "de façon générale, l'Afrique est à la traîne, à l'origine de moins d'exportations de produits agricoles ou de produits manufacturés que, par exemple, la Thaïlande. Les pays africains doivent encore faire des progrès importants pour ajouter de la valeur à leurs produits agricoles primaires ou pour se mettre en conformité avec les normes internationales".
"L'ensemble des pays africains, a-t-il précisé, représentent moins de 10% de la valeur ajoutée au niveau mondial. Notre rapport entre les coûts de commercialisation et de production est de 12%, par rapport à 4% pour l'Europe occidentale et 7% pour l'Amérique latine. "
Sous la houlette cette année du Mauritanien Ahmed Ould Teguedi, les ministres des Affaires étrangères sont réunis pour deux jours dans la capitale équato-guinéenne dans le cadre de la 25e session ordinaire de leur conseil exécutif, instance de concertation chargée de préparer, à la suite du comité des représentants composé des ambassadeurs accrédités auprès de l'UA, l'agenda du sommet des chefs d'Etat et de gouvernement.
A leur endroit, Carlos Lopes, de nationalité bissau-guinéenne, a invité à s'inspirer du modèle de transformation agricole chinois pour pouvoir donner une véritable impulsion au développement de l'agriculture et assurer la sécurité alimentaire en Afrique, par l'acquisition de savoir-faire et de techniques agricoles adaptés aux besoins locaux.
Le secrétaire exécutif de la CEA justifie sa recommandation en rappelant que "la majorité des travailleurs de l'industrie chinoise était des paysans il y a 25 ans. Les niveaux de pauvreté d'alors, en termes relatifs, étaient plus élevés qu'en Afrique. Les Chinois ont favorisé une migration massive vers les zones urbaines en faveur des industries naissantes".
Selon lui, "la conjugaison de cette migration massive et d'un accroissement de la productivité agricole a marqué le tournant de la réduction de la pauvreté en Chine et s'est traduit par une croissance du PIB (produit intérieur brut) qui est passée de 3,8% en 1990 à environ 10% deux décennies plus tard".
En Afrique cependant, "la part du secteur primaire dans le PIB a régressé, pour s'établir actuellement en dessous d'un tiers. Le plus important moteur de transformation de l'agriculture, à savoir la productivité, a augmenté de 38% en Afrique depuis 1990 par rapport à 133% en Chine au cours de la même période".
Pour Carlos Lopes, "l'une des grandes différences entre la Chine et l'Afrique est que la Chine a fait preuve de détermination dans ses politiques et pas simplement de "volonté" pour emprunter une voie qui consoliderait sa croissance et sa transformation structurelle. Ses dirigeants avaient une vision, qui a été couronnée de succès, mais même en Chine, le changement s'impose de nouveau".
Il a cité cinq conditions communes pour une transformation agricole réussie, que l'Afrique n'arrive pas à remplir : la stabilité macroéconomique et politique, l'acquisition de technologies efficaces, l'accès aux marchés, la clarté des régimes fonciers et la facilité de l'initiative industrielle, puis la création d'emplois en dehors du secteur agricole.
A l'Union africaine, les sommets se suivent et se ressemblent : comme c'est déjà le cas avec le conseil exécutif, la future grand- messe des chefs d'Etat et de gouvernement attendue dans trois jours sera ponctuée de plusieurs rencontres formelles et informelles sur des sujets sans rapport avec le thème général des débats.
Avant un sommet spécial du Conseil de paix et de sécurité (CPS), la Guinée-Bissau et l'Egypte ont été réadmises vendredi, après leur suspension en 2012 et 2013, au sein de l'organisation continentale que le Maroc continue de boycotter depuis plus de 20 ans, à la faveur de la tenue dans chacun de ces deux pays d'élections présidentielles considérées comme consacrant le retour à l'ordre constitutionnel interrompu suite à des coups d'Etat.
Ce sera un rendez-vous pour marquer les 10 ans de cet organe mercredi, une journée chargée où sont également annoncés huit autres mini-sommets. F


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Source: Agence de presse Xinhua

mercredi 18 juin 2014

BMCE Bank stimule la coopération triangulaire avec la Chine - L'observateur du Maroc - L'observateur | L'observateur du Maroc

BMCE Bank stimule la coopération triangulaire avec la Chine - L'observateur du Maroc - L'observateur | L'observateur du Maroc

BMCE Bank stimule la coopération triangulaire avec la Chine






266 eco 2En collaboration avec la China Africa Joint Chamber of Commerce and Industry. – CAJCCI, BMCE Bank et sa filiale Bank of Africa organisent, les 24 et 25 juin à l’hôtel Sofitel Jardin des Roses à Rabat, la première édition des rencontres B to B sur le thème du partenariat « China Africa Investments Meetings ». BMCE Bank annonce dans un communiqué que plus de 250 investisseurs et chefs d’entreprises du Maroc, de Chine et d’Afrique Subsaharienne seront réunis pour échanger et sceller des partenariats dans divers secteurs d’activité d’intérêt commun : automobile, agriculture, énergies renouvelables, tourisme, logistique et infrastructures. Cette rencontre débutera par une séance plénière en présence de personnalités gouvernementales, diplomatiques, nationales et étrangères. Les deux thématiques développées à cette occasion répondent à la thématique centrale choisie pour la rencontre : « Bâtir un partenariat equi-profitable Chine / Afrique» et « Investir en Afrique : retours d’expérience ». Durant ces deux journées, un espace dédié sera spécialement aménagé pour des rencontres B to B auxquelles participera une centaine d’entreprises venues de Chine et du continent africain. Fortement présente en terre africaine, BMCE Bank rappelle qu’elle est aussi présente depuis plus d’une décennie en République Populaire de Chine à travers son bureau de représentation à Pékin et qu’elle a été la première banque marocaine à s’installer en Asie, avec pour mission principale de faciliter les relations avec les entreprises et les investisseurs chinois

Liu Qibao, chef du département de la communication du Comité central du Parti communiste chinois (PCC), a rencontré mardi des représentants étrangers participant au 2e Forum sur la coopération entre les médias chinois et africains.

Un haut fonctionnaire chinois appelle à renforcer la coopération avec les médias africains - china radio international

Liu Qibao, chef du département de la communication du Comité central du Parti communiste chinois (PCC), a rencontré mardi des représentants étrangers participant au 2e Forum sur la coopération entre les médias chinois et africains.

Il a déclaré à cette occasion que la coopération entre les médias était un élément important de la coopération sino-africaine. Il a appelé la Chine et les pays africains à renforcer davantage les échanges et la coopération dans les domaines de la radio, du film et de la télévision, et à saisir l'opportunité de ce forum pour approfondir la coopération entre les médias afin de promouvoir les relations amicales sino-africaines et de contribuer à la réalisation du rêve chinois et du rêve africain. Le représentant de la République démocratique du Congo Lambert Mende Omalanga a indiqué que les pays africains travailleraient avec la Chine pour promouvoir la coopération entre les médias et porter le nouveau type de partenariat stratégique sino-africain à un niveau supérieur. Plus de 260 délégués de 42 pays africains ont participé lundi au forum, dont des ministres et des directeurs d'organismes de radio et de télévision. Dix-neuf accords de coopération seront signés entre la Chine et les pays africains durant le forum, dont entre autres un accord avec les médias du Mali et du Soudan autorisant les programmes de télévision chinois, selon l'Administration nationale de la presse, de la publication, de la radiodiffusion, du cinéma et de la télévision.

vendredi 13 juin 2014

Il y a 1 million de Chinois en Afrique

Il y a 1 million de Chinois en Afrique

1 million de Chinois en Afrique


Il y a 1 million de Chinois en Afrique
C’est bien connu, les Chinois investissent massivement en Afrique. Ce phénomène a même un nom: la Chinafrique. L’ampleur du phénomène est en revanche moins connue. Depuis 2001, ils seraient plus d’un million à avoir quitté l’empire du milieu pour l’Afrique. Derrière ce chiffre, ce sont autant d’histoires dont Howard W. French essaie de donner un aperçu dans son livre China’s Second Continent. Le site Quartz en publie des extraits.
L’auteur, correspondant du New York Times et du Wahsington Post en Afrique, raconte les aventures d’investisseurs chinois qu’il suit: les heures passées à trouver des intermédiaires, les difficultés à communiquer, même entre Chinois, les négociations avec des salariés locaux qui virent au racisme, les champs de thé.
L’histoire de la Chinafrique a commencé en 1996 quand le président chinois Jiang Zemin a proposé dans un discours prononcé à Addis-Abeba de créer un forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC), rappelle l’auteur. Quatre ans plus tard, la première édition du forum réunissait 44 chefs d’Etat africains à Pékin.
La Chine s’est entre autres engagée à créer un fonds de 5 milliards de dollars (3,7 milliards d'euros) pour le développement de l’Afrique, d’annuler des dettes, de construire des hôpitaux et des écoles. L’agence de notation Fitch estime que les crédits accordés aux pays africains par la Export-Import Bank of China représentent 67 milliards de dollars entre 2001 et 2010, soit 12 milliards de plus que l'argent prêté par la Banque mondiale.

Macky Sall: ''Il est encore possible pour l’Afrique de connaitre l'émergence''

Macky
Sall: ''Il est encore possible pour l’Afrique de connaitre l'émergence'' A
gence de Presse Sénégalaise


Le président sénégalais Macky Sall a fait part, jeudi à Dakar, de son optimisme
de voir le continent africain connaitre un jour l’émergence à travers la mise en
place d’une société de connaissance bâtie sur la science, la technologie et
l’ingénierie.


‘’Il est encore possible pour l’Afrique de
connaitre l’émergence. Il suffit de miser sur les sciences, la technologie et
l’ingénierie’’, a notamment dit le président Sall, lors d’une rencontre de haut
niveau avec des experts sur les enjeux du développement de
l’Afrique.

Macky Sall présidait la cérémonie de clôture du forum sur le
"Partenariat pour le développement des compétences en sciences appliquées,
ingénierie et technologie (PASET) en Afrique''. Le rencontre porte sur le thème:
''Renforcer les savoir-faire scientifiques, techniques et technologiques dans
des secteurs prioritaires’’.

Elle a réuni les ministres de l’Enseignement
supérieur du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Rwanda et de l’Ethiopie.
D’autres pays comme la Zambie, la Kenya, le Congo, le Malawi et la Tanzanie ont
pris part au forum.

Pendant trois jours des experts venant principalement
de pays émergents comme le Brésil, la Chine, l’Inde et la Corée du Sud ont
partagé avec les Africains sur leurs expériences en matière de développement
technologique et scientifique.

Les deux parties ont évoqué plusieurs
stratégies pour booster la croissance du continent africain à travers des
secteurs prioritaires comme l’agriculture, les TIC, les hydrocarbures, les
infrastructures et les mines.

‘’La Chine, l’Inde, le Brésil et la Corée
du Sud sont là pour nous rappeler que l’émergence est encore possible. Il y a
50, 30, ou même 10 ans pour certains, ces pays étaient au même niveau de
développement que nous’’, a expliqué Macky Sall devant un panel d’experts
indiens, coréens, chinois et brésiliens.

Selon le président Sall dont les
différentes réformes qu’il a enclenchées ont été saluées, ''l’émergence de
l’Afrique ne saurait se concevoir sans une maitrise des sciences et de la
technologie.

‘’Le développement de l’Afrique et de son émergence ne
sauraient non plus se réaliser sans des ressources humaines particulièrement
dans les domaines des sciences et de la technologie’’, a-t-il dit.


MTN/AD

Le chinois bientôt enseigné dans les écoles sud-africaines - china radio international

Le chinois bientôt enseigné dans les écoles sud-africaines - china radio international

Un groupe de travail a été formé pour donner vie à un accord sur l'introduction du chinois en tant que sujet reconnu dans les écoles sud-africaines.

Cette initiative a été lancée après que les gouvernements sud- africain et chinois eurent signé un accord de coopération dans le champ de l'éducation de base en mars 2013. En février, la ministre sud-africain de l'Education de base, Angie Motshkga, s'est rendue en Chine pour la signature du plan d' application et s'est engagée à introduire le mandarin comme langue supplémentaire en Afrique du Sud, a rappelé le département sud- africain de l'Education de base (DBE) dans un communiqué. L'accord se base sur sept principes clefs que sont les échanges entre délégations enseignantes, les échanges d'informations, les échanges d'universitaires, d'experts et d'étudiants, la participation des représentants de l'éducation, la collaboration par les commissions de l'UNESCO, l'étude des cultures et l' enseignement de la langue chinoise dans les écoles sud-africaines. Le groupe de travail est composé d'officiels de la DBE, de l' ambassade chinoise en Afrique du Sud, des institutions culturelles sud-africaines-chinoises et des écoles qui proposent une formation au mandarin. Le groupe de travail aura pour mandat de mettre en place un programme et de déterminer à quel niveau l'introduction du mandarin sera faite.

mardi 10 juin 2014

Madagascar-Tribune.com | Une coopération franco-chinoise pour le développement africain

Madagascar-Tribune.com | Une coopération franco-chinoise pour le développement africain

La France et la Chine peuvent être partenaires plutôt qu’adversaires en Afrique ? D’après vous, quels sont les avantages de ce genre de partenariat ?

Lors de son passage à Paris en Mars dernier, Xi JinPing a affirmé sa volonté d’approfondir le partenariat global stratégique sino-français, notamment vis-à-vis de l’Afrique. La Chine y a dépassé la France en 2007 en matière d’échanges commerciaux pour devenir le premier pays partenaire de l’Afrique en 2009 avec plus de 200 milliards de dollars par an. Mais la France est un acteur important du système politique européen et au niveau continental, l’Union Européenne reste le premier partenaire commercial du continent africain et son premier donateur (4,4 milliards d’euros en 2012).

On parle donc de deux nations clés dans le développement africain, qui n’ont d’ailleurs pas vocation à y être concurrentes : selon Kong Quan, ancien ambassadeur de Chine en France, la coopération Chine-Afrique n’est pas comparable à celle observée entre l’Afrique et l’Europe. Il s’agit de deux modèles différents, Nord-Sud et Sud-Sud. Les leviers de coopération tripartite sont donc plutôt qualitatifs, en fonction des avantages comparatifs de chacun : pour simplifier, la puissance industrielle de la Chine et l’expérience politique de la France.

2 - Économiquement, la France et la Chine peuvent coopérer dans quels domaines ? Est-ce que les deux pays sont complémentaires dans le marché africain ? Avez-vous des exemples à donner ?

D’abord, dans l’énergie : deux tiers des pays africains ne sont pas producteurs de pétrole. La Chine et la France peuvent leur apporter des solutions alternatives (nucléaire, solaire ou éolienne) qui combinent le savoir-faire français avec l’exécution et le financement chinois. L’Afrique du Sud a déjà proposé en 2012 à EDF/AREVA de répondre en partenariat avec la compagnie chinoise d’électricité nucléaire CGNPC à un appel d’offre pour un marché de 40 milliards d’euros.

Ensuite, dans le domaine médico-sanitaire. Le secteur pharmaceutique français est un des leaders mondiaux dans son domaine ; il est aussi historiquement très présent en Afrique. Mais le continent est devenu le premier importateur de médicaments chinois en 2012 avec 1,47 milliards de dollars d’approvisionnement. C’est une piste de synergie non négligeable.

3 - Politiquement, quelle est l’importance de la coopération sino-française en Afrique ?

La Chine et la France sont membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU et ont à ce titre une responsabilité internationale à assumer. Paris dispose en Afrique d’accords de coopération militaires et de troupes pré-positionnées qui peuvent être utiles au maintien de la paix. La Chine n’en a pas et ne cherche pas forcément à en obtenir car historiquement, elle s’est toujours prononcée contre le colonialisme et prône le « devoir de non-ingérence ». C’est donc là une occasion de coopération importante, comme lorsque Pékin a publiquement soutenu la France lors de son intervention au Mali.

De plus, la Chine ouvre plusieurs centres Confucius d’enseignement du Mandarin en Afrique mais la langue française restera le meilleur moyen pour les Chinois de s’y adapter. Bénin, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Comores, Côte d’Ivoire, Djibouti, Gabon, Guinée, Guinée équatoriale, Madagascar, Mali, Niger, Républiques centrafricaine et des Congos, Rwanda, Sénégal, Seychelles, Tchad et Togo utilisent le Français comme première langue. Algérie, Maroc, Ile Maurice, Mauritanie et Tunisie comme seconde langue. Les 31 pays africains francophones comprenaient un tiers de la population du continent avec 363 millions d’habitants en 2013. Ce chiffre devrait atteindre entre 785 et 814 millions d’habitants en 2050 selon les estimations des taux de natalité.

4 - Quels sont les obstacles qui entravent la coopération des deux pays en Afrique ?

Chacune des deux nations, parce qu’elles sont complémentaires, doivent aussi se rapprocher dans leur approche africaine et rechercher le consensus dans la divergence. Il convient de mettre de côté les clichés pour cela. La France peut notamment prendre acte des réformes que Xi JinPing a lancées dans le domaine du développement durable en 2013, qui marquent une rupture avec son prédécesseur Hu Jintao. Concrètement, Pékin vient d’investir 10 millions de Dollars dans la protection de la faune africaine : souhaitons un maximum d’exemples comme celui-ci.

Parallèlement (et je cite là les travaux de Wang Hongyi, directeur adjoint du Département de recherche sur les pays en développement du China Institute of International Studies), Pékin cerne les limites de sa propre politique africaine. L’aide chinoise n’est pas toujours favorable au développement autonome des pays bénéficiaires en matière d’emploi ou de transfert de technologie quand les projets sont confiés à des entreprises chinoises qui emploient des ouvriers chinois. De plus, si la Chine a annoncé 12 milliards de dollars de plus d’aide à l’Afrique cette année, elle devra les distribuer sans creuser l’endettement des pays bénéficiaires, que la communauté internationale avait fait l’effort de désendetter. Enfin, elle pourrait reconsidérer sa politique de non-ingérence dans des cas humanitaires critiques comme le Darfour au Soudan, ou sa diplomatie bilatérale qui l’aliène de certains pays comme le Swaziland ou le Burkina Faso qui reconnaissent Taiwan et non la République Populaire de Chine.

Source : Philippe du Fresnay-18/05/2014


Ancien expatrié en Chine et à Taiwan, Philippe du Fresnay est un économiste formé à l’Insead, Harvard, Shanghai University of Finance and Economics et National Taiwan Normal University. Président du Club d’Intelligence Economique de l’Insead, il a été publié dans la plupart des pays francophones. À l’occasion de la visite du Président chinois Xi en France, il a expliqué dans quelques médias les avantages d’une coopération économique franco-chinoise sur un troisième marché.

Le principe gagnant-gagnant et la confiance mutuelle sont les bases de l'amitié Congo-Chine (président congolais) (2/2) - china radio international

Le principe gagnant-gagnant et la confiance mutuelle sont les bases de l'amitié Congo-Chine (président congolais) (2/2) - china radio international

Xinhua: Quels sont les domaines prioritaires à développer dans le cadre du processus de modernisation et d'industrialisation du Congo?

DSN: Dans ce processus, comme vous l'observez dans le pays, ces derniers temps, nous avons mis l'accent sur les infrastructures de base(...) Et que même les investisseurs, dont vous parlez, ne pourront pas venir dans un pays s'il n'y a pas de route, de chemin de fer, de port, d'électricité, de l'eau, des télécommunications, l'internet. Il faut donc créer ces conditions de base, c'est ce que nous avons fait et que nous continuons de faire. Pour le reste, je disais que le Congo a des ressources. Il y a le pétrole, nous ne pouvons pas dire que c'est mauvais d'avoir du pétrole, du gaz. Mais, nous avons la terre, l'eau, le soleil. Si vous lisez le programme "le chemin d'avenir", vous remarquerez que lorsque nous parlons de l'industrialisation, nous disons en premier que celle-ci va s'appuyer sur la transformation des produits d'agriculture, donc l'agro-industrie. Il y a cette dimension, ce n'est pas seulement le pétrole, le gaz. Il y a l'agriculture et l'agro-industrie, la transformation du bois. Le Congo est un pays forestier, nous procédons à l'exploitation rationnelle de notre forêt mais c'est un secteur économique important. Avant le pétrole, le secteur de la forêt occupait la première place dans ce pays. Donc, il y a la transformation des produits de la forêt. Puis, il ne faut pas le cacher, nous avons d'autres ressources, les mines. Nous avons des découvertes importantes des minerais de fer, de potasse, de phosphate. Il y a des indices de diamant, d'or, de cuivre, de zinc. Nous avons des potentialités qui peuvent permettre l'industrialisation et la modernisation de notre pays. Il y a le secteur du tourisme avec l'écotourisme. Le tout doit s'appuyer naturellement sur les hommes, la formation des hommes qualifiés (...) Sur cette base, nous pensons que notre pays a ses chances pour se moderniser et s'industrialiser. Xinhua: Au mois de mai dernier, le Premier ministre chinois Li Keqiang a visité le siège de l'Union africaine (UA) et exprimé à tout le continent africain la politique de la Chine envers l'Afrique. Quels sont les facteurs pouvant permettre à l'Afrique et la Chine de rendre leurs relations plus étroites? DSN: D'abord, nous avons au niveau africain salué cette déclaration du Premier ministre chinois. Nous la considérons comme un appui important que la Chine apporte à l'Afrique au moment où elle prend son élan pour aller de l'avant. Nous saluons ces décisions des autorités chinoises. L'année dernière, nous avons été au sommet des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) à Durban (Afrique du Sud). Le président chinois Xi Jinping était à ce sommet, et a décidé de mettre en place une banque des BRICS pour le développement des infrastructures en Afrique. Nous pensons que c'est le premier acte pour l'Afrique. Donner à l'Afrique les infrastructures de base ; construire des routes, des autoroutes, des chemins de fer, produire l'électricité ; enfin résoudre le problème des infrastructures. Je pense que ce sera déjà un acte très important, mais qui ne signifie pas qu'on ne devrait pas s'intéresser aux autres secteurs. A mon avis, il serait très important pour l'Afrique qu'elle règle ce problème des infrastructures. Parce que l'Afrique ne peut pas faire le commerce en Afrique même. Le commerce, à l'intérieur de l'Afrique, d'un pays à l'autre, est presque inexistant à cause de l'absence des infrastructures. Je crois que nos partenaires chinois ont bien saisi l'importance de cela. Xinhua: Entre l'Afrique et la Chine, il existe des mécanismes de coopération, surtout le Forum sur la coopération sino-africaine (FCSA). Que doivent faire les deux parties afin que leur coopération puisse gagner un nouveau palier ? DSN: C'est en accomplissant déjà le genre de tâches que je venais de signaler, mais surtout en insistant sur le fait que cette coopération doit profiter à toutes les parties. Elle doit profiter à l'Afrique, mais il faut aussi qu'elle profite à la Chine. Il faut que ce soit selon le principe gagnant-gagnant. Sur cette base, nous pensons que la coopération entre la Chine et l'Afrique va atteindre un nouveau palier. Parce que malgré les difficultés d'aujourd'hui, tous les analystes indiquent que l'Afrique est partie pour une véritable croissance. On dit que l'Afrique aura peut-être deux milliards d'habitants en l'an 2050. Il y a des ressources, des hommes qu'on doit former. De l'autre côté, la Chine a aussi le potentiel dont nous venons de parler. Je crois qu'en ce moment-là, il y a de grandes perspectives entre la Chine et l'Afrique. Je crois fortement à cela.

Coopération Congo-Chine : Denis Sassou N'Guesso en visite d'État en Chine | adiac-congo.com : toute l'actualité du Bassin du Congo

Coopération Congo-Chine : Denis Sassou N'Guesso en visite d'État en Chine | adiac-congo.com : toute l'actualité du Bassin du Congo

Le chef de l'État congolais a accordé lundi, peu avant son départ pour la Chine où il est arrivé ce mardi,​ une interview exclusive à l'agence Xinhua (Chine Nouvelle). Il évoque « le principe gagnant-gagnant et la confiance mutuelle qui constituent les bases de l’amitié sino-congolaise », cinquante ans après
Agence Xinhua : Monsieur le président, vous allez bientôt effectuer votre 13e visite en Chine, 50 ans après votre premier séjour dans ce pays ami. Gardez-vous encore en mémoire vos premiers voyages en Chine ?

Denis Sassou N'Guesso : Au moment où nous effectuons ce 13e voyage en Chine, nous ne pouvons que nous souvenir du premier voyage en 1964. Aujourd'hui, le grand changement qui s'est produit, c'est que la Chine est ouverte au monde entier. En 1964, ce n'était pas le cas. Je pense que la plupart des compagnies aériennes de l'Occident n'allaient pas en Chine. Donc, pour nous, partir du Congo en 1964 pour la Chine, c'était tout un problème. Par où passer, quel avion prendre pour atteindre Beijing ? Dans notre cas, nous sommes partis de Brazzaville pour Paris. À Paris, il n'y avait pas de ligne qui pouvait nous amener à Beijing. On est allé à Zurich (Suisse) où l'on nous a dit que pour aller à Beijing, il fallait atteindre le Pakistan. Nous sommes partis de Zurich pour le Caire (Égypte), donc nous sommes revenus en Afrique. Du Caire, nous sommes allés enfin à Karachi au Pakistan où nous avons trouvé la compagnie Pakistan Airlines qui allait en Chine. Nous avons fait Karachi-Dhaka -Dhaka c'était à l'époque le Pakistan oriental. De Dhaka à Shanghai, de Shanghai à Beijing. Aujourd'hui, la Chine est ouverte au monde entier et tous les avions du monde vont en Chine. C'est quand même un changement spectaculaire et l'on garde un souvenir de ces moments-là.

Xinhua : Parmi les changements que la Chine a connus au cours de ce demi-siècle, lesquels vous impressionnent le plus ?

DSN : D'abord, comme je l'ai dit tout à l'heure, cette ouverture au monde. Puis, quand vous arrivez à Shanghai aujourd'hui, pour nous qui y avions été en 1964, on constate que tous les grands immeubles qu'on nous présentait à Shanghai ont été démolis pour donner la place à autant de gratte-ciels. Pour celui qui a vu Shanghai en 1964 et revoit la ville 50 ans après, on peut dire que c'est le jour et la nuit. En Chine, il y a eu des changements spectaculaires dans tous les domaines, les relations avec le monde, la politique, les relations diplomatiques. Et, quels changements ! Changements dans les domaines économique, scientifique -vous voyez les fusées que la Chine envoie. On peut dire qu'en 50 ans, la Chine a connu un bond en avant spectaculaire. Nous qui l'avons vue en 1964, 1969, puis les années 80 jusqu'à maintenant, on a pu voir une évolution extraordinaire.

Xinhua : Pendant votre visite à Beijing, vous allez rencontrer votre homologue chinois Xi Jinping et d'autres dirigeants chinois. Qu'attendez-vous le plus de ces rencontres avec ce nouveau collectif des dirigeants de la Chine ?

DSN : D'abord, le président Xi Jinping nous a fait l'honneur d'une visite à Brazzaville au cours de laquelle nous avons fait l'analyse de nos rapports et confirmé notre volonté de réaliser le partenariat stratégique que nous avons décidé d'établir entre la Chine et le Congo. Il y a la poursuite de cette volonté à mettre en œuvre le partenariat stratégique que nous avons conclu avec l'ancien président chinois Hu Jintao. Nous poursuivons le développement des relations de nos deux pays qui sont fructueuses dans tous les domaines. Au cours de ce voyage, nous allons sûrement arrêter de nouveaux objectifs pour poursuivre la réalisation de ceux-ci.

Xinhua : Nous avons constaté que vous avez choisi de visiter après Beijing la ville de Shanghai et la province de Guangdong. Qu'est-ce qui justifie ce choix ?

DSN : D'abord Shanghai, c'est la grande ville économique de Chine, avec des zones de développement spéciales. Nous avons ici aussi une expérience de développement des zones économiques spéciales. Nous allons, à travers ces visites, étudier l'expérience chinoise dans le développement des zones économiques spéciales, apprendre auprès des amis, profiter de ces expériences-là, passer des accords. Mais, Shanghai c'est aussi un symbole pour moi, car la première fois que j'ai mis mon pied sur le sol chinois en 1964, c'était à Shanghai. Chaque fois que je vais en visite en Chine, je visite toujours Shanghai. Mais toutes les villes que nous allons visiter ont pour le Congo un intérêt économique important.

Xinhua : Cette année marque également le 50e anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques entre la Chine et le Congo. Vous et votre homologue chinois réalisez des visites d'État réciproques en seulement quinze mois, ce qui prouve l'importance que les deux pays accordent aux relations bilatérales. À votre avis, quels facteurs jouent le rôle majeur pour que le Congo et la Chine puissent établir un partenariat global de solidarité et de coopération ?

DSN : Il faut d'abord dire que la Chine et le Congo ont participé, on pourrait dire, dans les mêmes tranchées, à toutes les luttes de libération, luttes contre le colonialisme, les impérialismes de tout genre. Tout à l'heure, je vous disais que la Chine siège aujourd'hui comme membre permanent au Conseil de sécurité des Nations Unies. C'était aussi une longue lutte, pour obtenir que les droits de la Chine à siéger comme membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies soient acceptés. Nous nous sommes soutenus mutuellement au cours de toutes ces batailles. Même, dans les domaines économiques, financiers, dans les bons moments comme à l'occasion des mauvais moments, nous nous sommes donné la main et nous nous sommes soutenus mutuellement. C'est ce qui a renforcé la solidarité entre les peuples chinois et congolais, entre les dirigeants congolais et chinois. Je crois que ceci a donné des fondations vraiment solides à notre édifice. Voilà pourquoi, nous continuons de marcher ensemble. Et, nous avons été très honorés de constater qu'à l'occasion de sa toute première sortie officielle en Afrique, le président Xi Jinping a réservé une visite au cours de laquelle le peuple congolais a été honoré. Voilà pourquoi, à mon tour, je vais à l'invitation du président chinois.

Xinhua : Vous avez lancé un programme ambitieux nommé "le chemin d'avenir" qui a accéléré le processus de modernisation et d'industrialisation du Congo. Comment allez-vous persuader les investisseurs étrangers à investir à long terme au Congo ?

DSN : Il est important de montrer aux partenaires qu'ici au Congo, il y a la stabilité, la paix, la sécurité. Parce que sans ces éléments-là, il est très difficile pour les investisseurs d'aller dans un pays. C'est d'abord ces critères de base. Ensuite, nous montrerons que nous avons nous-mêmes un programme de développement de notre pays, il y a une orientation claire qui est connue des partenaires. Enfin, nous essayons de prendre un ensemble de décisions. Il y a encore quelque trois, quatre jours, je signais des décrets pour annoncer de nouvelles décisions qui permettent d'assainir l'environnement des affaires, créer des conditions propices au développement des affaires dans le pays.

Nous montrons aussi que le Congo a quand même des ressources, il y a quand même un potentiel. Il y a des ressources naturelles du sol, du sous-sol. Notre pays a des terres pour l'agriculture, des forêts, l'eau, quelques minerais. Ce sont des conditions qui peuvent permettre aux partenaires de venir investir dans le pays.

Xinhua : Quels sont les domaines prioritaires à développer dans le cadre du processus de modernisation et d'industrialisation du Congo ?

DSN : Dans ce processus, comme vous l'observez dans le pays, ces derniers temps, nous avons mis l'accent sur les infrastructures de base(...) Et que même les investisseurs, dont vous parlez, ne pourront pas venir dans un pays s'il n'y a pas de route, de chemin de fer, de port, d'électricité, de l'eau, des télécommunications, l'internet. Il faut donc créer ces conditions de base, c'est ce que nous avons fait et que nous continuons de faire. Pour le reste, je disais que le Congo a des ressources. Il y a le pétrole, nous ne pouvons pas dire que c'est mauvais d'avoir du pétrole, du gaz. Mais, nous avons la terre, l'eau, le soleil.

Si vous lisez le programme "le chemin d'avenir", vous remarquerez que lorsque nous parlons de l'industrialisation, nous disons en premier que celle-ci va s'appuyer sur la transformation des produits d'agriculture, donc l'agro-industrie. Il y a cette dimension, ce n'est pas seulement le pétrole, le gaz. Il y a l'agriculture et l'agro-industrie, la transformation du bois. Le Congo est un pays forestier, nous procédons à l'exploitation rationnelle de notre forêt mais c'est un secteur économique important. Avant le pétrole, le secteur de la forêt occupait la première place dans ce pays. Donc, il y a la transformation des produits de la forêt. Puis, il ne faut pas le cacher, nous avons d'autres ressources, les mines. Nous avons des découvertes importantes des minerais de fer, de potasse, de phosphate. Il y a des indices de diamant, d'or, de cuivre, de zinc. Nous avons des potentialités qui peuvent permettre l'industrialisation et la modernisation de notre pays. Il y a le secteur du tourisme avec l'écotourisme. Le tout doit s'appuyer naturellement sur les hommes, la formation des hommes qualifiés (...) Sur cette base, nous pensons que notre pays a ses chances pour se moderniser et s'industrialiser.

Xinhua : Au mois de mai dernier, le Premier ministre chinois Li Keqiang a visité le siège de l'Union africaine (UA) et exprimé à tout le continent africain la politique de la Chine envers l'Afrique. Quels sont les facteurs pouvant permettre à l'Afrique et la Chine de rendre leurs relations plus étroites ?

DSN : D'abord, nous avons au niveau africain salué cette déclaration du Premier ministre chinois. Nous la considérons comme un appui important que la Chine apporte à l'Afrique au moment où elle prend son élan pour aller de l'avant. Nous saluons ces décisions des autorités chinoises. L'année dernière, nous avons été au sommet des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) à Durban (Afrique du Sud). Le président chinois Xi Jinping était à ce sommet, et a décidé de mettre en place une banque des BRICS pour le développement des infrastructures en Afrique. Nous pensons que c'est le premier acte pour l'Afrique. Donner à l'Afrique les infrastructures de base ; construire des routes, des autoroutes, des chemins de fer, produire l'électricité ; enfin résoudre le problème des infrastructures. Je pense que ce sera déjà un acte très important, mais qui ne signifie pas qu'on ne devrait pas s'intéresser aux autres secteurs.

À mon avis, il serait très important pour l'Afrique qu'elle règle ce problème des infrastructures. Parce que l'Afrique ne peut pas faire le commerce en Afrique même. Le commerce, à l'intérieur de l'Afrique, d'un pays à l'autre, est presque inexistant à cause de l'absence des infrastructures. Je crois que nos partenaires chinois ont bien saisi l'importance de cela.

Xinhua : Entre l'Afrique et la Chine, il existe des mécanismes de coopération, surtout le Forum sur la coopération sino-africaine (FCSA). Que doivent faire les deux parties afin que leur coopération puisse gagner un nouveau palier ?

DSN : C'est en accomplissant déjà le genre de tâches que je viens de signaler, mais surtout en insistant sur le fait que cette coopération doit profiter à toutes les parties. Elle doit profiter à l'Afrique, mais il faut aussi qu'elle profite à la Chine. Il faut que ce soit selon le principe gagnant-gagnant. Sur cette base, nous pensons que la coopération entre la Chine et l'Afrique va atteindre un nouveau palier. Parce que malgré les difficultés d'aujourd'hui, tous les analystes indiquent que l'Afrique est partie pour une véritable croissance. On dit que l'Afrique aura peut-être deux milliards d'habitants en l'an 2050. Il y a des ressources, des hommes qu'on doit former. De l'autre côté, la Chine a aussi le potentiel dont nous venons de parler. Je crois qu'à ce moment-là, il y a de grandes perspectives entre la Chine et l'Afrique. Je crois fortement à cela.
Guy-Gervais Kitina

lundi 9 juin 2014

La Chine met en garde contre la démocratie « à l'occidentale »

La Chine met en garde contre la démocratie « à l'occidentale »

La Chine met en garde contre la démocratie « à l'occidentale »

Le Monde.fr avec AFP |
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 « Du Moyen-Orient à l'Afrique du Nord ou de l'Ukraine à la Thaïlande, tous (ces pays), sans exception, ont été entraînés sur la voie de la « démocratie à l'occidentale » et tous ont vu la politique dans la rue escalader de meetings en manifestations, jusqu'à un conflit armé », affirme "Le Quotidien du peuple".


Quelques jours après le 25e anniversaire de la répression meurtrière du « printemps de Pékin » en faveur de la démocratisation du pays, le Quotidien du peuple, organe du Parti communiste chinois (PCC), met en garde contre la démocratie. « La “politique de la rue” conduit souvent aux désordres et même à la guerre civile », affirme un éditorialiste du journal, Mi Bohua.

Selon lui, « du Moyen-Orient à l'Afrique du Nord ou de l'Ukraine à la Thaïlande, tous [ces pays], sans exception, ont été entraînés sur la voie de la “démocratie à l'occidentale” et tous ont vu la politique dans la rue escalader de meetings en manifestations, jusqu'à un conflit armé ». Et dans la plupart des pays touchés par ces mouvements, poursuit l'éditorialiste du PCC, « les forces américaines ou occidentales, ouvertement ou en coulisses, ont été impliquées ».

L'éditorialiste se garde de toute allusion à l'immense vague de manifestations du printemps 1989, initiée par des étudiants, en faveur de la démocratie et contre la corruption en Chine. Signe de la nervosité du régime, plusieurs dizaines de juristes, journalistes, parents de victimes et défenseurs des droits de l'homme ont été emprisonnés ou réduits au silence à l'approche de l'anniversaire.

Dans un discours prononcé en avril lors d'un voyage officiel en Allemagne, l'actuel président, Xi Jinping, avait affirmé que la Chine avait fait l'expérience dans le passé du système parlementaire et du multipartisme, mais que « rien de cela n'avait marché ». « Finalement, la Chine a pris la voie socialiste », avait ajouté le président chinois. « Comment la Chine, sinon, aurait-elle pu avoir la paix et la prospérité ? », s'interroge en écho l'éditorialiste du Quotidien du peuple

Des progrès importants et fructueux enregistrés dans la coopération sino-congolaise (ambassadeur de Chine au Congo)

Des progrès importants et fructueux enregistrés dans la coopération sino-congolaise (ambassadeur de Chine au Congo)

samedi 7 juin 2014

Une coopération franco-chinoise pour le développement africain

Une coopération franco-chinoise pour le développement africain
















Le Mali appelle au boycott des produits français et suisses

Cet appel survient deux semaines après une lourde défaite de l'armée malienne face à la rébellion touareg dans la ville de Kidal (nord-est) au cours de laquelle une cinquantaine de soldats ont été tués.
Cet appel survient deux semaines après une lourde défaite de l'armée malienne face à la rébellion touareg dans la ville de Kidal (nord-est) au cours de laquelle une cinquantaine de soldats ont été tués.
latribune.fr  |   -  396  mots
Paris et Berne sont accusées de soutenir la rébellion touareg dans le nord du pays, après la lourde défaite de l'armée malienne, il y a deux semaines.
Un collectif de plusieurs associations maliennes a appelé vendredi à un boycott au Mali des produits français et suisses, deux pays accusés de soutenir la rébellion touareg, le MNLA (Mouvement national de libération de l'Azawad) dans le nord du pays.

"Nous venons de lancer une vaste campagne pour le boycott des produits français et suisses parce que ces pays soutiennent les rebelles touareg", a déclaré à l'AFP Mohamed Youssouf Bathily, porte-parole du collectif pour la Défense de la République (CDR), formé d'organisations proches du pouvoir.

Sur les ondes des centaines de radios privées

"Concrètement, nous lançons la campagne sur les centaines de radios privées de Bamako. La semaine prochaine, nous allons la continuer à l'intérieur du territoire malien", a de son côté, déclaré Mohamed Seydou Traoré, autre responsable du CDR, qui organise depuis plusieurs mois des manifestations de soutien au gouvernement malien dans la crise dans le nord du pays.

Des membres du CDR ont distribué ces derniers jours à Bamako des banderoles sur lesquelles on pouvait lire: "Puisque la France et la Suisse soutiennent le MNLA, alors boycottons (leurs) produits pour affaiblir le MNLA et renforcer l'Etat du Mali".

Plusieurs entreprises françaises et suisses présentes dans divers secteurs ont été nommément citées sur ces banderoles.

Défaite de l'armée malienne

Cet appel survient deux semaines après une lourde défaite de l'armée malienne face à la rébellion touareg dans la ville de Kidal (nord-est) au cours de laquelle une cinquantaine de soldats ont été tués.

Mal préparée, l'offensive de l'armée contre Kidal, ville contrôlée par la rébellion touareg et d'autres groupes armés, avait suivi la visite mouvementée du Premier ministre Moussa Mara quelques jours auparavant. Cette visite et l'offensive ratée de l'armée pour reprendre le contrôle de Kidal avaient été vivement critiquées par les opposants.

Le nord du Mali a été pendant plusieurs mois en 2012 occupé par des jihadistes armés liés à Al-Qaïda, d'abord alliés à des Touareg contre Bamako avant de les évincer. Ces islamistes ont été à partir de janvier 2013 presque chassés des grandes villes de cette région par une coalition internationale dirigée par la France, mais ils continuent de mener des actions meurtrières comme des attentats

lundi 2 juin 2014

Les entreprises chinoises germent sur le marché africain des machines agricoles

Les entreprises chinoises germent sur le marché africain des machines agricoles

Table-ronde de Beijing : L’industrie culturelle, un pilier de la coopération sino-africaine

Table-ronde de Beijing : L’industrie culturelle, un pilier de la coopération sino-africaine

L’industrie culturelle, un pilier de la coopération sino-africaine


Last Updated on Friday, 30 May 2014 20:53 Friday, 30 May 2014 19:21
Written by Maurice
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BEIJING (Chine) - La table-ronde sur l’industrie culturelle sino-africaine a pris fin, mercredi dernier, à l’hôtel Yuyang de Beijing. Les experts africains et chinois ont posé les jalons d’une collaboration qui promet d’être fructueuse.

La Chine veut faire du commerce et des échanges culturels les deux piliers de sa coopération avec l’Afrique. Lors de son périple africain, en mars 2013, le président Xi Jinping avait insisté sur cette option. Une option rappelée par le Premier ministre Li Keqiang, il y a quelques semaines, durant sa visite dans quatre pays du continent. Les participants à la table-ronde sur l’industrie culturelle sino-africaine espèrent que cette politique aura des répercussions positives sur la coopération entre les deux zones géographiques. Durant deux jours, ils ont échangé sur les opportunités du secteur et les échanges d’expériences. « Nous voulons jeter les bases d’une coopération plus pragmatique entre la Chine et l’Afrique. La culture est une source de cohésion sociale et elle occupe une position de plus en plus importante dans les économies de nos pays », a affirmé Aiping Zhang, directeur général des Relations extérieures au ministère chinois de la Culture. C’était lors de l’ouverture à laquelle ont assisté de nombreux diplomates africains parmi lesquels l’ambassadeur du Bénin et le conseiller aux Affaires culturelles de l’ambassade du Sénégal, Amadou Fall.
En Chine, l’industrie culturelle occupe une place de choix dans les statistiques économiques. En 2012, elle a généré des revenus évalués à 1.800 milliards de yuans (1 yuan égale 80 FCfa) et connaît une croissance annuelle de 6,8%. La demande en biens culturels est croissante, ce qui stimule le secteur devenu très compétitif. Ainsi, rien que les recettes générées par les spectacles représentent environ 46 milliards de yuans chaque année et connaissent une hausse de plus de 25% depuis 2007. Des sites du patrimoine chinois sont également très fréquentés et génèrent des ressources consistantes. L’année dernière, la Cité interdite avait reçu près de 175.000 visiteurs par jour. « L’industrie culturelle s’intègre de plus en plus dans l’activité économique. Ainsi, 282 milliards de yuans ont été investis dans le secteur en 2013. Les jeux vidéo développés par des Chinois connaissent, par exemple, une croissance de 30% depuis 2005 avec un chiffre d’affaires annuel estimé à 11 milliards de yuans. Nous voulons désormais passer du made in China au design in China afin de briser les idées reçues sur nos produits », a expliqué Ruofeng Sun, Inspecteur général de l’industrie culturelle au ministère de la Culture.

Programmes pilotes et partage d’expériences
L’ambassadeur du Bénin à Beijing espère que la table-ronde soit une opportunité pour de véritables échanges d’expérience entre Chinois et Africains. « L’Afrique ne doit pas être en marge du processus de développement, d’autant plus que la création et l’art sont les piliers d’une industrie culturelle génératrice d’emplois et de revenus », a-t-il déclaré. La Chine et les pays africains souhaitent créer des programmes pilotes, partager des informations en matière de commerce culturel, multiplier les stages de formation et promouvoir les échanges d’expériences dans ce domaine. Les experts africains ont, chacun, fait l’état des lieux de l’industrie culturelle dans leur pays. Une présentation qui dévoile les contrastes et les disparités selon les Etats, mais qui montre surtout les forces et les faiblesses du secteur. Le sous-équipement des infrastructures, l’insuffisance de la formation, le manque de moyens financiers… font que la culture est très souvent considérée comme la « dixième roue de la carrosse », comme l’a si bien dit Anthime Jean-Bernard-Depaul Goumba, le représentant de la Centrafrique.
Depuis plus de 50 ans, son pays n’a produit qu’un seul film de long-métrage, « Le silence de la forêt » du regretté Didier Ouenangaré. Cet exemple illustre à merveille l’état de l’industrie culturelle dans la plupart des Etats du continent où les créateurs gagnent à peine de quoi subsister. Des initiatives sont prises par les autorités publiques et les opérateurs privés, mais des étapes doivent être franchies avant l’implantation d’une industrie culturelle digne de ce nom.
Les experts chinois ont également fait des présentations sur différents secteurs de l’industrie culturelle qui est en plein développement dans leur pays. Ils provenaient de structures telles que StarTimes (société audiovisuelle), l’Ecole artistique Wuqiao de Hebei, la société de management de biens Intangibles du temple Shaolin, l’Académie d'économie et de management, l’Institut de stratégie internationale du développement de la Culture, la China international book trading corporation, l’Académie centrale d'administration culturelle, etc. Ils ont promis de faire le suivi des recommandations et de mener des projets communs afin que les partenaires africains bénéficient de leurs expériences dans le domaine. La table-ronde de Beijing pourrait ainsi être le point de départ d’une véritable relance du secteur si les contacts établis entre les deux parties aboutissent à des résultats concrets.

De notre correspondant permanent Modou Mamoune FAYE

Table-ronde de Beijing : L’industrie culturelle, un pilier de la coopération sino-africaine

Table-ronde de Beijing : L’industrie culturelle, un pilier de la coopération sino-africaine

L’industrie culturelle, un pilier de la coopération sino-africaine


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BEIJING (Chine) - La table-ronde sur l’industrie culturelle sino-africaine a pris fin, mercredi dernier, à l’hôtel Yuyang de Beijing. Les experts africains et chinois ont posé les jalons d’une collaboration qui promet d’être fructueuse.

La Chine veut faire du commerce et des échanges culturels les deux piliers de sa coopération avec l’Afrique. Lors de son périple africain, en mars 2013, le président Xi Jinping avait insisté sur cette option. Une option rappelée par le Premier ministre Li Keqiang, il y a quelques semaines, durant sa visite dans quatre pays du continent. Les participants à la table-ronde sur l’industrie culturelle sino-africaine espèrent que cette politique aura des répercussions positives sur la coopération entre les deux zones géographiques. Durant deux jours, ils ont échangé sur les opportunités du secteur et les échanges d’expériences. « Nous voulons jeter les bases d’une coopération plus pragmatique entre la Chine et l’Afrique. La culture est une source de cohésion sociale et elle occupe une position de plus en plus importante dans les économies de nos pays », a affirmé Aiping Zhang, directeur général des Relations extérieures au ministère chinois de la Culture. C’était lors de l’ouverture à laquelle ont assisté de nombreux diplomates africains parmi lesquels l’ambassadeur du Bénin et le conseiller aux Affaires culturelles de l’ambassade du Sénégal, Amadou Fall.
En Chine, l’industrie culturelle occupe une place de choix dans les statistiques économiques. En 2012, elle a généré des revenus évalués à 1.800 milliards de yuans (1 yuan égale 80 FCfa) et connaît une croissance annuelle de 6,8%. La demande en biens culturels est croissante, ce qui stimule le secteur devenu très compétitif. Ainsi, rien que les recettes générées par les spectacles représentent environ 46 milliards de yuans chaque année et connaissent une hausse de plus de 25% depuis 2007. Des sites du patrimoine chinois sont également très fréquentés et génèrent des ressources consistantes. L’année dernière, la Cité interdite avait reçu près de 175.000 visiteurs par jour. « L’industrie culturelle s’intègre de plus en plus dans l’activité économique. Ainsi, 282 milliards de yuans ont été investis dans le secteur en 2013. Les jeux vidéo développés par des Chinois connaissent, par exemple, une croissance de 30% depuis 2005 avec un chiffre d’affaires annuel estimé à 11 milliards de yuans. Nous voulons désormais passer du made in China au design in China afin de briser les idées reçues sur nos produits », a expliqué Ruofeng Sun, Inspecteur général de l’industrie culturelle au ministère de la Culture.

Programmes pilotes et partage d’expériences
L’ambassadeur du Bénin à Beijing espère que la table-ronde soit une opportunité pour de véritables échanges d’expérience entre Chinois et Africains. « L’Afrique ne doit pas être en marge du processus de développement, d’autant plus que la création et l’art sont les piliers d’une industrie culturelle génératrice d’emplois et de revenus », a-t-il déclaré. La Chine et les pays africains souhaitent créer des programmes pilotes, partager des informations en matière de commerce culturel, multiplier les stages de formation et promouvoir les échanges d’expériences dans ce domaine. Les experts africains ont, chacun, fait l’état des lieux de l’industrie culturelle dans leur pays. Une présentation qui dévoile les contrastes et les disparités selon les Etats, mais qui montre surtout les forces et les faiblesses du secteur. Le sous-équipement des infrastructures, l’insuffisance de la formation, le manque de moyens financiers… font que la culture est très souvent considérée comme la « dixième roue de la carrosse », comme l’a si bien dit Anthime Jean-Bernard-Depaul Goumba, le représentant de la Centrafrique.
Depuis plus de 50 ans, son pays n’a produit qu’un seul film de long-métrage, « Le silence de la forêt » du regretté Didier Ouenangaré. Cet exemple illustre à merveille l’état de l’industrie culturelle dans la plupart des Etats du continent où les créateurs gagnent à peine de quoi subsister. Des initiatives sont prises par les autorités publiques et les opérateurs privés, mais des étapes doivent être franchies avant l’implantation d’une industrie culturelle digne de ce nom.
Les experts chinois ont également fait des présentations sur différents secteurs de l’industrie culturelle qui est en plein développement dans leur pays. Ils provenaient de structures telles que StarTimes (société audiovisuelle), l’Ecole artistique Wuqiao de Hebei, la société de management de biens Intangibles du temple Shaolin, l’Académie d'économie et de management, l’Institut de stratégie internationale du développement de la Culture, la China international book trading corporation, l’Académie centrale d'administration culturelle, etc. Ils ont promis de faire le suivi des recommandations et de mener des projets communs afin que les partenaires africains bénéficient de leurs expériences dans le domaine. La table-ronde de Beijing pourrait ainsi être le point de départ d’une véritable relance du secteur si les contacts établis entre les deux parties aboutissent à des résultats concrets.

De notre correspondant permanent Modou Mamoune FAYE

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L’industrie culturelle, un pilier de la coopération sino-africaine


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BEIJING (Chine) - La table-ronde sur l’industrie culturelle sino-africaine a pris fin, mercredi dernier, à l’hôtel Yuyang de Beijing. Les experts africains et chinois ont posé les jalons d’une collaboration qui promet d’être fructueuse.

La Chine veut faire du commerce et des échanges culturels les deux piliers de sa coopération avec l’Afrique. Lors de son périple africain, en mars 2013, le président Xi Jinping avait insisté sur cette option. Une option rappelée par le Premier ministre Li Keqiang, il y a quelques semaines, durant sa visite dans quatre pays du continent. Les participants à la table-ronde sur l’industrie culturelle sino-africaine espèrent que cette politique aura des répercussions positives sur la coopération entre les deux zones géographiques. Durant deux jours, ils ont échangé sur les opportunités du secteur et les échanges d’expériences. « Nous voulons jeter les bases d’une coopération plus pragmatique entre la Chine et l’Afrique. La culture est une source de cohésion sociale et elle occupe une position de plus en plus importante dans les économies de nos pays », a affirmé Aiping Zhang, directeur général des Relations extérieures au ministère chinois de la Culture. C’était lors de l’ouverture à laquelle ont assisté de nombreux diplomates africains parmi lesquels l’ambassadeur du Bénin et le conseiller aux Affaires culturelles de l’ambassade du Sénégal, Amadou Fall.
En Chine, l’industrie culturelle occupe une place de choix dans les statistiques économiques. En 2012, elle a généré des revenus évalués à 1.800 milliards de yuans (1 yuan égale 80 FCfa) et connaît une croissance annuelle de 6,8%. La demande en biens culturels est croissante, ce qui stimule le secteur devenu très compétitif. Ainsi, rien que les recettes générées par les spectacles représentent environ 46 milliards de yuans chaque année et connaissent une hausse de plus de 25% depuis 2007. Des sites du patrimoine chinois sont également très fréquentés et génèrent des ressources consistantes. L’année dernière, la Cité interdite avait reçu près de 175.000 visiteurs par jour. « L’industrie culturelle s’intègre de plus en plus dans l’activité économique. Ainsi, 282 milliards de yuans ont été investis dans le secteur en 2013. Les jeux vidéo développés par des Chinois connaissent, par exemple, une croissance de 30% depuis 2005 avec un chiffre d’affaires annuel estimé à 11 milliards de yuans. Nous voulons désormais passer du made in China au design in China afin de briser les idées reçues sur nos produits », a expliqué Ruofeng Sun, Inspecteur général de l’industrie culturelle au ministère de la Culture.

Programmes pilotes et partage d’expériences
L’ambassadeur du Bénin à Beijing espère que la table-ronde soit une opportunité pour de véritables échanges d’expérience entre Chinois et Africains. « L’Afrique ne doit pas être en marge du processus de développement, d’autant plus que la création et l’art sont les piliers d’une industrie culturelle génératrice d’emplois et de revenus », a-t-il déclaré. La Chine et les pays africains souhaitent créer des programmes pilotes, partager des informations en matière de commerce culturel, multiplier les stages de formation et promouvoir les échanges d’expériences dans ce domaine. Les experts africains ont, chacun, fait l’état des lieux de l’industrie culturelle dans leur pays. Une présentation qui dévoile les contrastes et les disparités selon les Etats, mais qui montre surtout les forces et les faiblesses du secteur. Le sous-équipement des infrastructures, l’insuffisance de la formation, le manque de moyens financiers… font que la culture est très souvent considérée comme la « dixième roue de la carrosse », comme l’a si bien dit Anthime Jean-Bernard-Depaul Goumba, le représentant de la Centrafrique.
Depuis plus de 50 ans, son pays n’a produit qu’un seul film de long-métrage, « Le silence de la forêt » du regretté Didier Ouenangaré. Cet exemple illustre à merveille l’état de l’industrie culturelle dans la plupart des Etats du continent où les créateurs gagnent à peine de quoi subsister. Des initiatives sont prises par les autorités publiques et les opérateurs privés, mais des étapes doivent être franchies avant l’implantation d’une industrie culturelle digne de ce nom.
Les experts chinois ont également fait des présentations sur différents secteurs de l’industrie culturelle qui est en plein développement dans leur pays. Ils provenaient de structures telles que StarTimes (société audiovisuelle), l’Ecole artistique Wuqiao de Hebei, la société de management de biens Intangibles du temple Shaolin, l’Académie d'économie et de management, l’Institut de stratégie internationale du développement de la Culture, la China international book trading corporation, l’Académie centrale d'administration culturelle, etc. Ils ont promis de faire le suivi des recommandations et de mener des projets communs afin que les partenaires africains bénéficient de leurs expériences dans le domaine. La table-ronde de Beijing pourrait ainsi être le point de départ d’une véritable relance du secteur si les contacts établis entre les deux parties aboutissent à des résultats concrets.

De notre correspondant permanent Modou Mamoune FAYE

.La Chine « rêve » de relier les capitales africaines entre elles par des trains à grande vitesse - Le Temps

La Chine « rêve » de relier les capitales africaines entre elles par des trains à grande vitesse - Le Temps


(Agence Ecofin) – Le Premier ministre chinois Li Keqiang a annoncé, le 5 mai, des financements supplémentaires d’un montant de 12 milliards de dollars en faveur de l’Afrique, rapporte l’agence officielle chinoise Xinhua.
M. Keqiang, qui effectue une tournée en Afrique jusqu’au 14 mai, a promis ces fonds supplémentaires lors d’un discours prononcé au siège de l’Union africaine situé dans la capitale éthiopienne Addis-Abeba, première étape de la tournée du dirigeant chinois en Afrique. «La Chine va augmenter les lignes de crédit à l’Afrique de 10 milliards de dollars et apporter 2 milliards supplémentaires de dollars au China-Africa Development Fund, pour en porter les actifs à 5 milliards de dollars», a précisé Xinhua, sans fournir des détails sur les délais de déblocage de ces nouveaux financements.04d4d6bc01fccfbf91598b92fd225391_L
Cette annonce illustre la volonté de la Chine de renforcer encore sa présence en Afrique, où elle puise du pétrole et d’autres matières premières pour son rapide développement économique. En juillet 2012, la Chine avait déjà annoncé, à l’occasion d’un sommet Chine-Afrique organisé tous les trois ans, un doublement du montant de ses prêts aux pays africains à 20 milliards de dollars entre 2013 et 2015.  
A Addis-Abeba, M. Keqiang a, d’autre part,  affirmé qu’il «rêve de voir  toutes les capitales africaines interconnectées grâce à des trains à grande vitesse afin de renforcer l’intégration régionale et le développement». Le dirigeant chinois a précisé que son pays qui dispose des technologies dans ce domaine  est «prêt à coopérer avec l’Afrique pour transformer ce rêve en réalité».
Outre l’Ethiopie, le Premier ministre chinois doit se rendre, lors de sa première tournée en Afrique depuis sa prise de fonctions il y a un an, au Nigeria, en Angola, et au Kenya.
La Chine est régulièrement soupçonnée de chercher uniquement à pomper les matières premières ou encore de vouloir inonder le marché africain de produits manufacturés à bas prix sans transférer de savoir-faire. Avant de s’envoler vers Addis-Abeba, M. Keqiang a réfuté ces accusations. «Je voudrais affirmer à nos amis africains, avec toute ma sincérité, que la Chine entend aucunement agir de façon impérialiste comme certains pays l’ont fait auparavant sur le continent africain. Le colonialisme doit appartenir au passé», a-t-il déclaré.

Le chef du gouvernement a aussi appelé les entreprises chinoises présentes en Afrique à «se conformer aux lois et règlements locaux et à prendre leurs responsabilités pour protéger les intérêts des communautés locales» Depuis 2009, la Chine est devenue le premier partenaire commercial de l’Afrique. Le commerce bilatéral s’est élevé à 210 milliards de dollars en 2013 en constante augmentation. Le volume des investissements directs chinois en Afrique a atteint 25 milliards de dollars fin 2013.
(Agence Ecofin) – Le Premier ministre chinois Li Keqiang a annoncé, le 5 mai, des financements supplémentaires d’un montant de 12 milliards de dollars en faveur de l’Afrique, rapporte l’agence officielle chinoise Xinhua.
M. Keqiang, qui effectue une tournée en Afrique jusqu’au 14 mai, a promis ces fonds supplémentaires lors d’un discours prononcé au siège de l’Union africaine situé dans la capitale éthiopienne Addis-Abeba, première étape de la tournée du dirigeant chinois en Afrique. «La Chine va augmenter les lignes de crédit à l’Afrique de 10 milliards de dollars et apporter 2 milliards supplémentaires de dollars au China-Africa Development Fund, pour en porter les actifs à 5 milliards de dollars», a précisé Xinhua, sans fournir des détails sur les délais de déblocage de ces nouveaux financements.04d4d6bc01fccfbf91598b92fd225391_L
Cette annonce illustre la volonté de la Chine de renforcer encore sa présence en Afrique, où elle puise du pétrole et d’autres matières premières pour son rapide développement économique. En juillet 2012, la Chine avait déjà annoncé, à l’occasion d’un sommet Chine-Afrique organisé tous les trois ans, un doublement du montant de ses prêts aux pays africains à 20 milliards de dollars entre 2013 et 2015.  
A Addis-Abeba, M. Keqiang a, d’autre part,  affirmé qu’il «rêve de voir  toutes les capitales africaines interconnectées grâce à des trains à grande vitesse afin de renforcer l’intégration régionale et le développement». Le dirigeant chinois a précisé que son pays qui dispose des technologies dans ce domaine  est «prêt à coopérer avec l’Afrique pour transformer ce rêve en réalité».
Outre l’Ethiopie, le Premier ministre chinois doit se rendre, lors de sa première tournée en Afrique depuis sa prise de fonctions il y a un an, au Nigeria, en Angola, et au Kenya.
La Chine est régulièrement soupçonnée de chercher uniquement à pomper les matières premières ou encore de vouloir inonder le marché africain de produits manufacturés à bas prix sans transférer de savoir-faire. Avant de s’envoler vers Addis-Abeba, M. Keqiang a réfuté ces accusations. «Je voudrais affirmer à nos amis africains, avec toute ma sincérité, que la Chine entend aucunement agir de façon impérialiste comme certains pays l’ont fait auparavant sur le continent africain. Le colonialisme doit appartenir au passé», a-t-il déclaré.
Le chef du gouvernement a aussi appelé les entreprises chinoises présentes en Afrique à «se conformer aux lois et règlements locaux et à prendre leurs responsabilités pour protéger les intérêts des communautés locales» Depuis 2009, la Chine est devenue le premier partenaire commercial de l’Afrique. Le commerce bilatéral s’est élevé à 210 milliards de dollars en 2013 en constante augmentation. Le volume des investissements directs chinois en Afrique a atteint 25 milliards de dollars fin 2013.