CHINE AFRIQUE

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mercredi 21 mai 2014

Santé publique : Des Chinois découvrent un médicament révolutionnaire contre le paludisme

Santé publique : Des Chinois découvrent un médicament révolutionnaire contre le paludisme

Des Chinois découvrent un médicament révolutionnaire contre le paludisme

GUANGZHOU (Chine) - Le Professeur Li Guoqiao, scientifique en chef de la compagnie pharmaceutique chinoise Artepharm, a découvert un « médicament révolutionnaire » contre le paludisme dénommé Artequick. Aux Comores, le produit a permis de guérir la maladie à 97%. Cependant, le médicament n’a toujours pas reçu l’aval de l’Organisation mondiale de la santé (Oms).   
A l’Université de la médecine chinoise de Guangzhou, dans le Sud de la Chine, des chercheurs ont mis au point l’Artequick, un « médicament révolutionnaire » contre le paludisme. Il a été découvert par le professeur Li Guoqiao, scientifique en chef de la compagnie pharmaceutique chinoise Artepharm dont le siège est à Guangzhou. M. Guoqiao est également l’un des inventeurs de l'artémisinine et de la combinaison thérapeutique à base d'artémisinine (Act). « Il travaille depuis trois décennies dans la recherche et le développement des médicaments antipaludiques et antivirales», expliquent ses collaborateurs.
Un de ses collègues, le professeur Pan Longhua, directeur général d’Artepharm, nous a reçus il y a quelques jours lors de notre visite au parc scientifique et technique l’Université de médecine chinoise de Guangzhou. Depuis des années, cet homme parcourt l’Afrique et a visité de nombreux pays du continent. Il est tout joyeux d’expliquer à un journaliste africain les vertus de ce « médicament miracle » qu’est l’Artequick qui est présenté dans une boîte de quatre comprimés.
Le principe de ce médicament repose sur la formule dite « Femse » ou Fast elimination of malaria by source eradication (élimination rapide du paludisme par l’éradication de la source). « Artequick est une combinaison thérapeutique à base d’artémisinine et en association fixe avec le pipéraquine. Il constitue le médicament idéal pour le traitement de la maladie, notamment les plasmodiums falciparum résistant aux autres antipaludiques », explique le Pr Pan Longhua.
Des informations fournies par la compagnie Artepharm détaillent les performances du médicament. Selon des études cliniques menées en Chine, au Vietnam, en Thaïlande et aux Comores, l’Artequick contrôle assez rapidement les symptômes du paludisme. « Le temps de disparition de la fièvre est de 16 à 30 heures et le temps de disparition des parasites est de 36 à 60 heures », expliquent les responsables de la compagnie.
 Taux de guérison de 97%
Selon les chercheurs chinois, le médicament stoppe le développement des parasites dans les deux heures qui suivent sa prise. Plus de 95% des parasites sont ainsi éliminés 24 heures après son administration. « Cela confère à l’Artequick l’avantage de diminuer l’apparition des accès palustres sévères et de réduire fortement le taux de mortalité lié au paludisme », affirme le Pr Pan Longhua. L’autre avantage du médicament est la durée de traitement qui est relativement courte, car s’étalant seulement sur deux jours, avec deux comprimés pour la prise initiale et deux autres 24 heures plus tard. « Les études ont montré que l’Artequick a un taux de guérison assez élevé chez les souches résistantes des plasmodiums falciparum dans les régions endémiques. Par ailleurs, le taux de guérison démontré par l’étude de suivi de 28 jours est de 97%, avec un taux de recrudescence de 3% », expliquent les responsables d’Artepharm. Les effets secondaires sont rares, selon les spécialistes chinois. Ils ont relevé des cas de nausées, de vomissements, de vertiges, de douleurs abdominales légères et de diarrhées qui peuvent apparaître occasionnellement, avec un taux variant entre 0% et 3%. « Les analyses hématologiques et biochimiques, ainsi que l’électrocardiogramme n'ont pas détecté d’effets toxiques sur le dosage utilisé », précisent-ils.
Aux Comores où il a été expérimenté, l’Artequick a donné de bons résultats. Il y a été introduit en 2007 après la signature d’un accord avec l'Université de la médecine traditionnelle chinoise de Guangzhou dans le cadre d’un projet de lutte contre le paludisme. Dans les îles d'Anjouan et de Mohéli, près de 400.000 personnes ont été ciblées. Avant le démarrage du projet, 90% des habitants de certains villages contractaient le paludisme chaque année. A Mohéli, le nombre de cas a diminué de 95% en 2007. Cinq ans plus tard, en 2012, le taux de diminution a atteint 97% à Anjouan. « Après la mise en œuvre des deux premières phases du projet, les deux îles sont devenues des zones de faible endémicité. Le taux de mortalité due au paludisme y a chuté à zéro et la prévalence a été fortement contrôlée. Le succès du projet a été salué par le gouvernement comorien et a attiré l'attention de la communauté internationale », notent avec fierté les chercheurs chinois. En août 2013, le Dr Fouad Mohadji, ministre de la Santé des Comores, était venu à Guangzhou pour décerner des médailles aux chercheurs chinois, notamment au Pr Li Guoqiao, inventeur de l’Artequick.
L’Artequick vendu dans des pays africains…, mais non reconnu par l’Oms
GUANGZHOU (Chine) - Même si l’Artequick revendique des performances dans le traitement du paludisme, ce médicament n’a pas encore reçu l’aval de l’Organisation mondiale de la santé (Oms). Les chercheurs chinois ne comprennent toujours pas ce qu’attend cette instance pour donner un quitus à leur « découverte révolutionnaire » qui peut sauver des millions de vies, surtout en Afrique où le paludisme fait des ravages et fait perdre à l’économie 12 milliards de dollars chaque année. Selon des spécialistes de la médecine, cette non-reconnaissance de l’Artequick est tout simplement le résultat de la « rivalité » commerciale entre les firmes pharmaceutiques occidentales et celles de la Chine. Ces experts estiment que l’enjeu financier est tellement important que certaines firmes de l’Ouest ne souhaiteraient pas voir une si belle manne financière tomber dans l’escarcelle des Chinois. D’autres mettent l’accent sur le « danger » que représenterait le médicament, car s’il est combiné avec la primaquine il pourrait entraîner des désordres chez les globules rouges (pour les personnes qui ont un déficit en enzyme G6PD) et, parfois, entraîner la mort. Cette thèse est rejetée par les chercheurs chinois qui affirment que l’Artequick est un produit sûr ayant une faible toxicité. Ils mettent également l’accent sur son prix abordable pour des populations à faibles revenus comme celles d’Afrique et des autres régions du Sud. Le médicament est ainsi disponible dans des pays du continent africain comme le Nigeria qui représente un gros marché. D’autres Etats tels que le Burundi, le Soudan ou le Ghana n’ont pas autorisé sa vente, suivant ainsi les recommandations de l’Oms.
         De notre correspondant permanent Modou Mamoune FAYE

lundi 19 mai 2014

La Chine veut doubler ses échanges commerciaux avec l’Afrique

  La Chine veut doubler ses échanges commerciaux avec l’Afrique  Les Afriques

La Chine veut doubler ses échanges commerciaux avec l’Afrique Version imprimable
19-05-2014
Le Premier ministre chinois Li Keqiang était en tournée en Afrique du 4 au 11 mai 2014. Pour mieux comprendre les enjeux de cet intérêt croissant que la Chine accorde à l’Afrique, nous avons interrogé Philippe du Fresnay, économiste et spécialiste de la Chine.
La dernière tournée africaine du Premier ministre chinois, Li Keqiang, du 4 au 11 mai 2014 l’a conduit en Éthiopie, au Nigéria, en Angola et au Kenya. Il a alors annoncé que la Chine ambitionne de doubler le montant de ses échanges commerciaux avec l’Afrique d’ici à 2020, pour les porter à 400 milliards de dollars. M. Li a également déclaré que les investissements directs chinois en Afrique vont atteindre 100 milliards de dollars. «Pékin va porter d’ici à 2020 ses échanges commerciaux (avec l’Afrique) à 400 milliards de dollars et les investissements directs en Afrique à 100 milliards de dollars», a-t-il déclaré. Selon les chiffres publiés par la Chambre chinoise du commerce international, le commerce entre la Chine et l’Afrique a atteint 210,2 milliards de dollars en 2013, contre 198,49 milliards de dollars en 2012. Les exportations chinoises vers l’Afrique ont atteint 92,8 milliards de dollars en 2013, en hausse de 8,8%, alors que les importations en provenance de l’Afrique s’établissent à 117,4 milliards de dollars, en augmentation de 3,8%.

«La Chine : un levier clé pour le développement de l’Afrique»

Les Afriques : Comment analysez-vous les relations entre la Chine et l’Afrique ? Quels sont les nouveautés et les chiffres ?
Philippe du Fresnay : La Chine est le premier partenaire commercial de l’Afrique depuis 2009 avec plus de 200 milliards de dollars d’échanges commerciaux par an. Cette année, elle lui annonce 12 milliards de dollars de plus d’aides sous la forme de lignes de crédit (10 Mrds) et à travers un fonds d’investissement sino-africain (2 Mrds en plus des 3 précédemment alloués).
Depuis quelques années, les dirigeants chinois multiplient les visites en Afrique et se rapprochent davantage des pays africains. Quelles sont les motivations de cette présence croissante de la Chine en Afrique ?
Économiquement, le besoin de s’assurer de nouvelles sources de matières premières et de nouveaux débouchés économiques face à une Europe en ralentissement. Politiquement, le souhait d’assumer son rôle de puissance mondiale face à ce qu’elle considère comme l’«hégémonie américaine».
Quels sont les principaux bénéfices pour l’Afrique ?
L’Afrique bénéficie de prêts à des conditions avantageuses et d’investissements en infrastructures. Mais aussi de formations par des experts, de bourses universitaires ou de dons en nature comme des bâtiments ou des équipements. Le troisième Forum du peuple Chine-Afrique a ouvert ses travaux lundi à Khartoum, capitale soudanaise, avec pour thème la réduction de la pauvreté sur le continent.
Peut-on vraiment parler d’une relation gagnant-gagnant entre la Chine et l’Afrique ?
Tout accord est bon sur le papier, sinon il ne serait pas signé en premier lieu ! Tout dépend, bien sûr, de la façon dont il est appliqué. Historiquement, le système d’échange «matières premières contre produits finis» entre l’Afrique et les pays développés a montré avec le temps une détérioration des termes de l’échange qui peut se reproduire avec n’importe quel partenaire. C’est aux nations africaines de s’en prémunir, pourquoi pas par un arbitrage entre l’intérêt qu’elle suscite auprès des Occidentaux d’un côté et des Chinois de l’autre. De plus, l’Afrique a un pouvoir politique : chaque pays a une voix dans le conseil des nations qui peut servir les intérêts de la Chine qui, elle, n’en a qu’une seule, même si c’est au Conseil de sécurité. Par exemple, certains pays africains comme le Swaziland ou le Burkina Faso reconnaissent Taiwan et non la Chine. D’autres reconnaissent les deux entités, alors que Pékin souhaite une reconnaissance unilatérale de la République Populaire de Chine.
Les Chinois sont-ils des «prédateurs» économiques ou des investisseurs responsables en Afrique ?
Le président Xi JinPing a lancé des réformes importantes dans le domaine du développement durable en Chine et le Premier ministre Li Keqiang a affirmé sa volonté de les appliquer. Un exemple concret, mis en avant par la Chine et qui sort complètement du domaine économique : Pékin vient d’investir 10 millions de dollars dans la protection de la faune africaine afin de démontrer qu’ils ne cautionnent pas le trafic illicite d’animaux.
Historiquement, les Occidentaux étaient les principaux partenaires des pays africains. La Chine est-elle en train de prendre la place de l’Europe en Afrique ?
Pékin est déjà le premier investisseur en Afrique devant l’Europe. Historiquement, la Chine s’est toujours prononcée contre le colonialisme, ayant elle-même été occupée par des nations étrangères à certains moments de son histoire. Elle ne veut pas en être accusée et prône le «devoir de non-ingérence». Si la Chine et les pays d’Europe ont en commun d’être des nations à contexte culturel élevé, ils n’ont donc pas les mêmes approches ni les mêmes leviers d’accord. Ils peuvent donc contribuer tous au développement de l’Afrique d’une façon complémentaire par les échanges commerciaux auxquels ils s’y livrent. C’est d’ailleurs ce que le président Xi JinPing a expliqué lors de sa venue en France en Mars en prônant les bienfaits d’un partenariat franco-chinois en Afrique.
Que doivent exiger les pays africains de leurs partenaires chinois ?
Ce que leur propose déjà la Chine. D’un côté, de l’expertise et de la formation : la Chine propose des bourses aux étudiants africains, c’est une opportunité à saisir pour le maximum d’entre eux. De même, Pékin envoie des experts former ses partenaires africains dans plusieurs domaines. D’un autre côté, les investissements en infrastructures évoqués par Li Keqiang sont une priorité. Il a notamment parlé de son «rêve» de relier toutes les capitales d’Afrique par des lignes à grande vitesse. La Chine a une puissance de construction à grande échelle et la volonté d’en faire profiter l’Afrique, je pense que cela peut être un levier de développement clé pour ce continent.

Propos recueillis par Ibrahim Souleymane

Bio-express
Philippe du Fresnay est économiste, spécialiste de la Chine. Il a étudié en France à l’École des Hautes études en sciences sociales (EHESS), au Centre Chine du CNRS, aux États-Unis à Webster University (Saint Louis MO), en Chine à Shanghai University of Finance and Economics (SHUFE) et à Taiwan à National Taiwan Normal University (NTNU). Philippe du Fresnay est également diplômé de l’Insead et du MAI. Il a exercé des fonctions de direction en entreprise en France et en Asie. Il est auteur du livre «100 questions sur la Chine» (Eska).

La Chine s’allie à la BAD pour une approche multilatérale de l’investissement en Afrique - Ecofin

La Chine s’allie à la BAD pour une approche multilatérale de l’investissement en Afrique - Ecofin

La Chine s’allie à la BAD pour une approche multilatérale de l’investissement en Afrique

La Chine s’allie à la BAD pour une approche multilatérale de l’investissement en Afrique
(Agence Ecofin) - La Chine est en train de changer de politique en matière d’investissements en Afrique. Après s’être jusque-là appuyé sur les accords bilatéraux, soutenus par une diplomatie économique très active, l’empire du Milieu s’apprête à investir plusieurs milliards de dollars sur le continent à travers une institution multilatérale de développement.
Pékin et la Banque africaine de développement (BA) vont, en effet, lancer cette semaine un fonds d’investissements dédié à l’Afrique, doté de 2 milliards de dollars. Selon des officiels chinois, ce véhicule d’investissement baptisé «Africa Growing Together Fund» marque un changement majeur dans la politique d’investissement chinoise sur le continent. «La Chine a jusqu’ici utilisé une voie bilatérale en Afrique. Maintenant, elle adopte une approche plus multilatérale», a déclaré un haut fonctionnaire chinois cité par le quotidien britannique Financial Times. Le nouveau fonds sera officiellement lancé lors des Assemblées annuelles de la BAD prévues à Kigali du 19 au 23 mai.
Le lancement de l’Africa Growing Together Fund semble faire partie des efforts déployés par Pékin pour redorer son image sur le continent. Le géant asiatique est régulièrement soupçonné de chercher uniquement à pomper les matières premières ou encore de vouloir inonder le marché africain de ses produits manufacturés à bas prix sans transférer de savoir-faire.
Lors de sa tournée africaine effectuée début mai, le Premier ministre chinois, Li Keqiang (photo), a reconnu que les relations entre Pékin et ses partenaires africains souffrent de «douleurs de croissance», tout en rejetant les accusations selon lesquelles son pays mène une politique néo-colonialiste sur le continent. «Je voudrais affirmer à nos amis africains, avec toute ma sincérité, que la Chine entend aucunement agir de façon impérialiste comme certains pays l'ont fait auparavant sur le continent africain. Le colonialisme doit appartenir au passé», avait déclaré M. Li.
Expert dans le domaine des relations économiques Chine-Afrique à l'Institut d'études internationales de Shanghai, Zhang Chun estime que Pékin devrait renforcer son approche multilatérale en matière d’investissement sur le continent dans les années à venir, sans limiter ses investissements basés sur les accords bilatéraux. «Cette nouvelle stratégie pas contradictoire avec celle qui met l’accent sur les accords bilatéraux. Il s'agit de deux approches qui peuvent être menées en parallèle», a-t-il précisé.

dimanche 18 mai 2014

Chine-Afrique : « Toute super-nation qui ignore l’Afrique le fait à son propre péril » | Contrepoints

Chine-Afrique : « Toute super-nation qui ignore l’Afrique le fait à son propre péril » | Contrepoints

« Toute super-nation qui ignore l’Afrique le fait à son propre péril »

Publié Par Imani Ghana, le dans Afrique
Par Isidore Kpotufe (*)Un article d’IMANI francophone.


China's President Hu Jintao delivers a speech during the opening ceremony of FOCAC in Beijing

« La Chine continuera à mettre en priorité les investissements, surtout dans le développement des infrastructures dans sa coopération avec le continent africain », a indiqué Li Keqiang aux délégations à la deuxième journée du Forum économique mondial sur l‘Afrique qui vient de se dérouler du 7 au 9 mai à Abuja, la capitale du Nigeria.

La Chine et d’autres puissances continueront de renforcer les relations avec l’Afrique du fait de la place importante qu’elle occupe dans le programme des affaires mondiales. La Chine a choisi d’augmenter ses investissements aussi bien que ses relations économiques avec le continent africain. Le continent africain est un important berceau pour la civilisation mondiale.

Li Keqiang énumère les vertus du continent

Li Keqiang
Le Premier ministre chinois, Li Keqiang.
« Au cours du dernier centenaire, les populations de l’Afrique ont réussi la libération nationale et l’indépendance. Et surtout depuis le début du nouveau siècle, l’Afrique a démontré une vitalité économique forte, a maintenu une stabilité globale et a émergé comme un continent en progression », a-t-il dit. « Il y a trois ans, quand je parlais aux quartiers généraux de l’Union africaine, j’ai déclaré que l’Afrique était un pôle du monde de trois façons. »

Premièrement, « l’Afrique est constituée de 54 pays qui comptent pour plus du quart des États membres de l’ONU. L’Afrique est ainsi devenue un pôle majeur dans l’arène politique mondiale.»

Deuxièmement, « l’Afrique a une population totale d’un milliard de personnes et un agrégat économique de plus de 2 trillions de dollars américains. Des croissances au monde, les plus rapides en 2013, sept sont en Afrique, ce qui indique son poids de plus en plus grand dans le monde en développement ».

Et finalement, « l’Afrique est par conséquent, également, un pôle de croissance majeure. Avec  plus de 1 500 groupes ethniques et plus de 2 000 langues différentes, l’Afrique est riche de son héritage culturel. Une telle diversité culturelle pleinement exposée sur le continent fait de l’Afrique un pôle coloré dans la civilisation humaine. »

Les convictions du Premier ministre quant à la progression de l’Afrique

Pour lui, « la progression de l’Afrique en tant que nouveau pôle engendrera un monde plus démocratique, stable, dynamique et coloré, et facilitera la paix, le développement et le progrès dans le monde.». Il a indiqué que la Chine travaillait déjà avec l’Afrique pour mettre à niveau et construire des infrastructures de transport afin de promouvoir un réseau de chemin de fer à haute vitesse et des réseaux routiers en Afrique. « Le président Goodluck Jonathan a proposé la construction d’un réseau d’autoroutes en Afrique de l’Ouest. Nombre de pays ont également exprimé leur intérêt dans la coopération avec la Chine dans la construction d’autoroutes. La Chine accueille favorablement de tels désirs et intensifiera les coordinations avec l’Afrique pour connecter les autoroutes actuelles en Afrique afin de former un réseau continental dans l’avenir. »

En financements et en secteurs, la Chine est prête à aller loin

« La Chine est prête à fournir des soutiens en financements, en personnels et en technologies pour le développement des infrastructures en Afrique. La Chine intensifiera ses investissements et sa coopération financière avec l’Afrique en accordant des crédits additionnels de 10 milliards de dollars dans sa ligne de crédits promise sur un total de 30 milliards de dollars et en ajoutant une autre somme de 2 milliards de dollars pour faire du Fonds de développement sino-africain un total de 5 milliards de dollars. La Chine va vigoureusement faire progresser le programme des talents africains en fournissant 18 000 bourses gouvernementales à des étudiants africains et en formant 30 000 professionnels africains dans différents domaines. La Chine aidera également dans la formation de plus de personnels techniques pour l’Afrique à travers plusieurs niveaux, y compris des schémas de formation des entreprises chinoises et des instituts Conficius en Afrique », a conclu le Premier ministre chinois. Autant d’éléments qui illustrent la place stratégique que l’Afrique occupe vue de Pékin.

Conséquences pour l’Afrique

Les conséquences de ces promesses et « bonnes » intentions pour l’Afrique pourront être positives aussi bien que négatives. Durant les dix dernières années, nous avons vu le rôle que la Chine a joué dans le développement du continent africain. La construction des autoroutes, des buildings gouvernementaux etc. mais quels impacts  du développement sur les populations africaines ?

Certes, la Chine n’a jamais été accusée de colonialiste ni de colonisatrice comme la France et autres occidentaux… La Chine pratique ce que j’appellerais la colonisation « financière » ou « économique » moderne. Elle n’est qu’intéressée par les ressources naturelles dont regorge l’Afrique.

Voici un peu le drame : l’Afrique est passée de l’esclavage à la colonisation, de la colonisation à la coopération, de la coopération au partenariat, du partenariat à la mondialisation ! Les résultats obtenus depuis montrent d’une façon incontestable que les « aides internationales » ne peuvent favoriser le développement en aucun cas. Preuve : si les aides internationales étaient compatibles avec le développement, l’Afrique serait le continent le plus développé au monde ! L’Europe, ou au moins, la majorité des pays européens ne s’est pas développée grâce aux aides internationales. La Chine, le Japon, et même le Brésil…,  qui finance leur développement ? Autant que les économies africaines seront basées sur l’aide internationale, les dirigeants africains pratiqueront pour longtemps la gouvernance du gaspillage.

Tous les marchés signés en Afrique avec la Chine sont des contrats d’échange, la Chine importe tous les matériaux et la main d’œuvre [Elle n'emploie pas (ou très peu) de main d'œuvre africaine], ils vivent en camp durant la durée des travaux et ensuite pour la grande majorité repartent dans leur pays.

site d'or en afrique
Site d’or en Afrique.
La Chine, qui fait l’exploitation illégale des ressources minérales et embauche des mineurs pour des travaux exigeants, a déployer « grande énergie », créant ainsi des nuances au respect et à la protection des droits des enfants. Seriez-vous surpris que certains chinois abusent des jeunes filles mineures africaines (même de moins de quinze ans) sexuellement ? C’est la réalité ! Et ces actes restent impunis (de peur que les contrats signés ne soient abrogés.). Ces jeunes filles seraient infectées du VIH/SIDA et bien d’autres maladies infectieuses ou abandonneraient le chemin de l’école – cause de grossesse. Cela  pose certainement des adversités sur les politiques de santé publique et la vie sociale.

Et les Africains eux-mêmes ?

On ne peut dire que les Africains eux-mêmes ont refusé le développement. La Chine accorde des bourses aux Ghanéens, Sénégalais, Togolais etc. pour aller enseigner le français et l’anglais dans les universités chinoises. Nombreux sont les Chinois qui suivent les cours de langues des Alliances françaises en France et même en Afrique. C’est parce qu’ils reconnaissent la valeur des langues dans les négociations et le commerce international. Et voyons qu’un Ghanéen ne comprend pas qu’il soit encouragé d’apprendre le français. Pis, le français est une matière facultative dans le système éducatif dans la plupart des pays anglophones (comme le Ghana), pas comme dans les pays francophones où l’anglais est obligatoire – ce qui n’encourage pas du tout le commerce intracontinental et crée des blocages à l’intégration économique régionale, ce qui devrait se traduire par la constitution des États-Unis d’Afrique.

Les conséquences de la « corporation économique » avec la Chine sont nombreuses et très nuisibles, c’est aux dirigeants africains de tenir au centre les intérêts des populations africaines dans les négociations et la ratification des accords commerciaux.

—
[*] Isidore Kpotufe est responsable d’IMANI-Francophone, projet francophone du think tank IMANI Ghana classé 4e think tank le plus influent en Afrique en 2013 par l’université de Pennsylvanie.  

La Chine fera-t-elle l'erreur du libre-échange ? - Agoravox TV

La Chine fera-t-elle l'erreur du libre-échange ? - Agoravox TV

vendredi 16 mai 2014

La Chine va (encore) bien, donc tout va bien !

La Chine va (encore) bien, donc tout va bien !

Par

Christophe Le Bec


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Mots clés:
Chine usine acier cReutersLe cercle Cyclope a présenté le 14 mai la 28e édition de son rapport sur les marchés mondiaux de matières premières. Au coeur de cet ouvrage rédigé par une centaine d’experts, l’évolution de l’économie chinoise et son impact sur le reste du monde, notamment en Afrique.

La Chine est, plus que jamais au cœur des préoccupations des professionnels des matières premières. Cette année, le rapport du cercle Cyclope sur les marchés mondiaux, intitulé "Dans le rêve du pavillon rouge"* et présenté le 14 mai à Paris par un panel d’économistes, fait la part belle à l’empire du Milieu, objet de toutes les interrogations.

Ne demandez pas aux Chinois d’être plus vertueux que les Occidentaux, avertit Jean-Jacques Boillot
Les rédacteurs de sa 28ème édition, coordonnée par le fondateur du cercle, Philippe Chalmin, professeur à l’Université Paris-Dauphine, analysent l’évolution et l’influence de l’économie chinoise sur le reste du monde, des minerais au pétrole, en passant par les céréales et le papier.

L’ouvrage - qui compte 795 pages - affiche un certain optimisme, en dépit du ralentissement de la croissance à Pékin, passée de 10 % pendant trois décennies, à 7,5% en 2012 et 2013. "Quand la Chine est enrhumée, c’est l’ensemble des pays producteurs de commodités qui éternuent. Mais le temps de la crise chinoise n’est probablement pas arrivé", estime Philippe Chalmin, gourou des matières premières en France.

Pour Denis Ferrand, directeur général de l'institut d'études économiques Rexecode, "les analystes se sont montré trop alarmistes face à la décélération de la croissance chinoise. En oubliant qu’en volume de matières premières importées, 5 ou 7% de croissance aujourd’hui, représentent autant que lorsque le pays en était à 10% il y a quelques années", indique-t-il.

Pas de risque de crash

"Parler d’un "crash" de l’économie chinoise est un non-sens", estime de son côté Félix Torrès, historien économique, spécialiste de l’empire du Milieu. "Dans des régions côtières comme le Guandong, qui comprend Canton, on tourne à environ 9% de croissance… et au Sichuan, on est à 12-13%, même s’il y a des zones oubliées. Chaque année, de 15 à 20 millions de personnes acquièrent une automobile, signe que la croissance est toujours à l’œuvre", observe-t-il.

"Il n’y a pas de risque d’écroulement du système financier chinois", estime de son côté Michel Aglietta, professeur d’économie à l’Université Paris X-Nanterre. "L’État chinois est "surliquide", le taux d’épargne des ménages est très élevé - autour de 50% - même s’il faut corriger certaines distorsions dans des domaines comme l’immobilier ou l’industrie lourde", explique-t-il.

L’Afrique, grande pourvoyeuse de minerais et de pétrole, devrait donc continuer à les exporter massivement vers Chine à des prix toujours élevés. Seules ses exportations agricoles vers la Chine ne devraient pas croître, le pays étant devenu quasi-autosuffisant pour la plupart des données alimentaires.

Questions

L’économiste Jean-Jacques Boillot, participant au Cyclope, invite d’ailleurs à relativiser les critiques sur la place et les mauvaises pratiques de l’empire du Milieu sur le continent : "La Chine en Afrique représente environ 20% de part de marché, elle est loin d’être en situation dominante. Par exemple, en matière d’achats de terres, elle est loin derrière l’Indonésie."

"Il y a évidemment des questions légitimes, touchant à la corruption des élites africaines, qui a encouragé des politiques prédatrices du fait des Chinois, rappelle l'auteur du très remarqué 'Chindiafrique'. Mais les pots de vin et les questions sociales sont aujourd’hui largement dénoncées, non seulement en Afrique, mais aussi en Chine. Les problèmes éthiques sont désormais mieux pris en compte à Pékin, qui est encore en phase d’apprentissage en Afrique. Ne demandez pas aux Chinois d’être plus vertueux que les Occidentaux !", a-t-il lancé à l’auditoire du cercle Cyclope, largement occidental.






(*)"Le rêve du Pavillon rouge" est le titre d’un roman chinois les plus célèbres, rédigé au milieu du XVIIIème siècle, à l’apogée de l’Empire du milieu.

jeudi 15 mai 2014

Visite de la marine chinoise au Sénégal : Deux frégates et un ravitailleur de la marine chinoise parcourent l’Afrique

Visite de la marine chinoise au Sénégal : Deux frégates et un ravitailleur de la marine chinoise parcourent l’Afrique

Deux frégates et un ravitailleur de la marine chinoise parcourent l’Afrique

Le seizième groupe d’escorte de la marine chinoise effectue une visite amicale au Sénégal du 14 au 16 mai 2014. Cette visite, première du genre de la marine chinoise au Sénégal, s’inscrit dans le renforcement de la coopération et des échanges militaires sino-sénégalais.
Après l’accomplissement de sa mission d’escorte au Golfe d’Aden et au large de la Somalie conformément aux résolutions du Conseil de sécurité de l'Organisation des Nations Unies (Onu), la Chine envoie ses flottes en perspective d’une visite amicale de deux jours dans les eaux sénégalaises. Deux énormes frégates et un ravitailleur de groupe d’escorte, avec plus de 660 militaires à bord, ont amarré au port de Dakar hier.
Symbole de réussite, ces navires imposants témoignent du haut niveau de progrès atteint par la construction navale chinoise. Ils étaient nombreux les Chinois qui vivent au Sénégal à avoir fait le déplacement en vue de visiter les navires.
La marine chinoise a initié cette tournée en Afrique dans le but d’approfondir l’amitié traditionnelle sino-africaine, tout en veillant au renforcement de la coopération et des échanges militaires sino-africains. Le groupe va, sous le commandement du capitaine de vaisseau supérieur LI Pengcheng, chef d’état-major adjoint de la flotte de la mer de Chine septentrionale, se rendre dans huit pays africains : la Tunisie, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Cameroun, l’Angola, la Namibie et l’Afrique du Sud. A l’exception du dernier pays cité, tous les autres seront visités pour la première fois par les navires de la marine chinoise.
Le seizième groupe d’escorte de la marine chinoise comprend trois navires. La Frégate à missile Yancheng mise en service en juin 2012. Celle-ci mesure 135 m de long, 16 m de large, dispose d’un déplacement à plein charge de 4100 tonnes et d’une vitesse maximale de 27 nœuds.
Il y a également la frégate à missile Luoyang mise en service en septembre 2005. Elle mesure 112 m de long, 12 m de large, dispose d’une capacité de déplacement à pleine charge de 2500 tonnes et d’une vitesse maximale de 27 nœuds. Il y a enfin le navire de ravitaillement Taihu, mis en service en mai 2013, qui mesure 179 m de long, 25 m de large, avec une capacité de déplacement à plein charge de 20.000 tonnes.
Mission du groupe d’escorte
La mission consiste à veiller sur la sécurité des navires et des équipages chinois et étrangers qui passent par le Golfe d’Aden et les eaux somaliennes. Ces éléments sont aussi chargés d’escorter les bateaux d'aide humanitaire envoyés par les organisations internationales telles que le Programme Alimentaire mondial (Pam) de l’Onu.
La frégate Yancheng a été est déployée le 31 décembre 2013 dans la Méditerranée afin d’escorter le transport maritime d'armes chimiques syriennes. Cette escorte de sept convois d’armes chimiques de la frégate Yancheng a effectivement contribué au maintien de la stabilité régionale, répondant ainsi aux appels du Conseil de sécurité de l’Onu et de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (Oiac), lit-on dans un document d’information des autorités chinoises.
Oumar BA

.:( Chine-Afrique: Le dragon se réveille à grand pas ):.

.:( Chine-Afrique: Le dragon se réveille à grand pas ):.

Après des responsables français et américains, c’est au tour d’un haut
responsable chinois de se rendre en Afrique. En effet, le Premier ministre
chinois, Li Keqiang, effectue en ce moment sa première tournée en Afrique depuis
sa prise de fonctions en 2013. Une visite dans quatre pays d'Afrique (Ethiopie,
Nigeria, Angola, Kenya) qui promet de donner un coup de pouce aux échanges
culturels que promeut l'Institut Confucius dans la coopération Chine-Afrique,
dit-on. Mais elle n'est pas que symbolique. Quatre pays en une semaine, la
tournée de M. Li transmet trois nouveaux signaux sur le renforcement de la
coopération sino-africaine.
Le premier est relatif à l'idée du
« développement inclusif », notion qui met l'accent sur le développement « vert
et équilibré », évoquée à maintes reprises par M. Li dans son discours prononcé
le 8 mai au Forum économique mondial sur l'Afrique, dans la capitale nigériane,
Abuja.
Dans ce cadre, la Chine s’engage à assurer la prise de responsabilité
sociale de ses entreprises opérant en Afrique, renforcera la lutte contre le
trafic de l'ivoire, et financera la protection de la diversité biologique du
continent africain par un don de dix millions de dollars.
Le second, quant à
lui, concerne l'approfondissement de la coopération dans le domaine des
infrastructures, l'un des fleurons de la coopération sino-africaine de ces dix
dernières années. Ainsi, la Chine, en présentant le plan « trois réseaux » à
Abuja, est prête à fournir de l'aide à l'Afrique dans le développement des
réseaux de chemin de fer à grande vitesse, de routes express et de l'aviation
régionale. Ce qui devrait contribuer à la réalisation du rêve d'unification de
toute l'Afrique, ainsi qu'à l'amélioration des conditions de transport en faveur
des millions d'habitants africains.
Dans ce cadre, la Chine a signé à
Nairobi un accord d'un montant de 3,8 milliards USD (2,8 milliards d'euros) pour
la construction d'un axe ferroviaire devant relier le port kényan de Mombasa à
Nairobi, et ensuite au reste de l'Afrique de l'Est, dont les travaux de
construction vont démarrer en octobre prochain pour relier la plus grande ville
économique de l'Afrique de l'Est avec Kampala, Kigali, Bujumbura et Juba.
Aux
termes de l'accord passé, en en présence du président kényan Uhuru Kenyatta, du
président Paul Kagame du Rwanda, du président du Soudan du Sud -en guerre- Salva
Kiir, du président de Tanzanie Jakaya Kikwete et de celui d'Ouganda Yoweri
Museveni , la Exim Bank de Chine va prendre en charge à hauteur de 90 % le coût
des travaux destinés à remplacer cet axe ferroviaire - datant de la période
coloniale anglaise et d'une distance de 609,3 km - et le Kenya prendra en charge
les 10 % restants.
Enfin, le troisième signal de la Chine consiste en
l'élargissement de l'aide pour l'Afrique, en consacrant plus de la moitié de son
aide étrangère à ce continent, en augmentant ses prêts aux pays africains de dix
milliards de dollars pour porter à 30 milliards le montant total promis, et en
fournissant en cinq ans des formations à quelque deux mille techniciens et
gestionnaires dans le domaine de l'agriculture.
A rappeler, qu’en 2013, le
commerce entre les deux parties a atteint 210,3 milliards de dollars, alors que
ce chiffre n'était que de 250 millions de dollars en 1965. Parallèlement, les
investissements directs chinois en Afrique ont dépassé les 25 milliards de
dollars en 2013, et plus de 2.500 entreprises chinoises se sont installées sur
le continent dans divers secteurs, créant au passage des dizaines de milliers
d'emplois pour les habitants locaux.
C’est dire, que les exploits précédents
ont jeté une base solide dans la coopération sino-africaine, et les trois
signaux transmis lors de la visite du Premier ministre chinois devraient élever
ce partenariat à un niveau supérieur. Et ce, au profit de l'Afrique et de la
Chine toutes deux à la fois. Mais c’est aussi un gage fort de la conquête du
continent, par une économie chinoise florissante, longtemps considéré comme
chasse gardée de l’Occident. La Chine s’est réveillée a-t-on tendance à dire.
Non ?



14/5/2014

La Chine investit dans l’infrastructure de l’Afrique - Dernières infos - Economie - La Voix de la Russie

La Chine investit dans l’infrastructure de l’Afrique - Dernières infos - Economie - La Voix de la Russie

Le chemin de fer Mombasa-Nairobi va renforcer les positions géopolitiques de la Chine en Afrique. La banque d’import-export de Chine (China Exim Bank) va octroyer au gouvernement du Kenya un crédit de 3,6 milliards de $ pour cet ambitieux projet d’infrastructure en Afrique orientale, a-t-il été annoncé à l’issue de la visite du Premier ministre chinois Li Keqiang en Afrique. Il a visité Le Kenya, l’Éthiopie, le Nigeria et l’Angola.

Le tronçon reliant le port maritime de Mombasa à la capitale du Kenya est une partie de la voie ferrée est-africaine. Grâce à elle les voisins du Kenya n’ayant pas d’accès à la mer obtiendront un débouché direct vers l’océan Indien. Il s’agit avant tout du Sud-Soudan, de la République Démocratique du Congo, du Burundi, de l’Ouganda et du Rwanda. La Chine a l’intention d’investir dans ce projet jusqu’à 14 milliards de $.
« L’événement s’inscrit dans la ligne politique extérieure de la Chine. Elle cherche à travers le monde des matières premières, un accès aux ressources naturelles, avant tout énergétiques. C’est sa stratégie. Et à cette fin, pour affermir son influence elle investit d’importants capitaux dans des projets d’infrastructure, elle construit des voies d’accès aux gisements », dit l’expert en chef de l’Institut de l’Extrême-Orient, Alexandre Larine.
Le contrat de rénovation de la voie ferrée datant de l’époque coloniale Mombasa-Nairobi a été remporté par la compagnie publique China Road and Bridge Corporation. Les opposants au président du Kenya sont mécontents de voir que la Chine a obtenu ce projet sans appel d’offres.
La Chine est devenue un Etat puissant. Elle possède d’énormes ressources financières pour placer des capitaux, établir des liens personnels, créer un climat politique favorable à ses investissements. L’argent c’est un atout quand il s’agit de promouvoir la coopération »,commente Alexandre Larine.
La Chine a pratiquement monopolisé la construction et la rénovation des voies ferrées au Nigeria et en Éthiopie avec 12,3 milliards de $ investis. En Tanzanie elle a placé 5 milliards de $. Notons que la Chine n’a pratiquement pas de concurrents, ni du point de vue des possibilités financières, ni au regard de la base de ressources et de la main-d’œuvre.
La tournée africaine du Premier ministre chinois Li Keqiang a donné lieu à une nouvelle puissante offensive de la Chine sur ce continent. Il a annoncé l’intention de son pays de tripler ses crédits à l’Afrique en les portant à 30 milliards de $ et d’accroître le Fonds sino-africain de 2 à 5 milliards de $. T

Réconciliation nationale : Zeïdane bientôt chez Modibo Kéita - maliweb.net

Réconciliation nationale : Zeïdane bientôt chez Modibo Kéita - maliweb.net

Zeïdane bientôt chez Modibo Kéita

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Zeidane Ag Sidalamine
Zeidane Ag Sidalamine
IBK est en train d’étoffer son affaire. Ainsi, Zeïdane Ag Sidalamine pourrait bientôt rejoindre le cabinet de Modibo Kéita qui pilote le « machin » spécial du président de la République.



En haut lieu, on a estimé que seuls les Touareg ont les compétences nécessaires pour occuper certains postes. Surtout quand il s’agit de réconciliation nationale.



Chassé du ministère de la réconciliation nationale et du développement des régions du nord par l’ancien ministre, Cheick Oumar Diarrah, son successeur Zahabi Ould Sidi Mohamed a voulu le récupérer mais en aurait été empêché par le Premier ministre.



Et voilà qu’il réapparait, toujours sur la scène de la réconciliation. Cette prochaine nomination de l’ex-chef rebelle démontre surtout qu’IBK veut tirer toutes les ficelles.



Il nomme des cadres à des postes stratégiques mais continue à les tenir en laisse. Cela a commencé avec le Premier ministre Moussa Mara à qui on a imposé la quasi-totalité du gouvernement. Puis, à Zahabi Ould Sidi Mohamed on a imposé un secrétaire général dont il ne veut toujours pas.



A Modibo Kéita on vient d’imposer Zeïdane Ag Sidalamine.



A quoi sert-il de nommer des gens si on ne va pas jusqu’au bout de la logique qui veut qu’on laisse choisir et s’entourer des collaborateurs avec lesquels ils se sentent le plus à l’aise pour réussir leur mission ?





Réconciliation nationale : La danse des sorciers du Hcua

Le congrès du Haut conseil pour l’unicité de l’Azawad (Hcua), l’un des groupes armés touareg implanté à Kidal et dans sa région, reconnait, les accords de Ouagadougou, et reconnaît le drapeau malien » ; « Oui, également pour le dialogue avec Bamako », avec comme préalable, pour le Hcua, la libération de prisonniers. Dans le cadre des futures négociations, les touaregs armés demandent à la communauté internationale de désigner un médiateur, et que les discussions se déroulent dans un pays neutre.





Les responsables de ce mouvement veulent vraiment que le pays sorte pour de bon de la crise ou bien ils veulent maintenir le statuquo pour la réconciliation.



Car au moment où les autorités maliennes sont en train de tout mettre en œuvre pour une sortie de crise, ils viennent nous proposer d’autres schémas de sortie de crise. La désignation d’un médiateur et la tenue des pourparlers dans un pays neutre, ne sont pas la solution. Car si l’on a bonne mémoire, Ouagadougou était un pays neutre, malgré cela, les choses continuent de trainer.



La Rédaction

mercredi 14 mai 2014

Chine-Afrique : coopération fructueuse

Chine-Afrique : coopération fructueuse

coopération fructueuse

La récente tournée du Premier ministre chinois, Li Keqiang dans plusieurs capitales africaines a été une occasion de plus pour Pékin de raffermir son amitié avec l’Afrique, continent avec lequel la République populaire de Chine entretient depuis des lustres une coopération dense, multiforme et mutuellement bénéfique. Et dans la dynamique de cette coopération « gagnant-gagnant », selon la terminologie officielle à Pékin, l’ami chinois met très souvent la main à la poche. C’est ainsi que Li Keqiang a annoncé le déblocage d'au moins 12 milliards de dollars de nouveaux crédits à destination de l'Afrique. Le Premier ministre chinois a proposé également une assistance technologique pour aider l'Afrique à développer son réseau ferroviaire à grande vitesse. Dans le même élan, la Chine augmentera de 10 milliards de dollars ses prêts à destination de l'Afrique et versera deux milliards de dollars supplémentaires au Fonds de développement Chine-Afrique pour le porter à cinq milliards de dollars, a déclaré le chef du gouvernement chinois.
Deuxième puissance économique mondiale, la Chine consacre aujourd’hui plus de la moitié de son aide étrangère à l’Afrique, sans l’assortir des conditions préalables. En dépit de ce volontarisme pour le développement du continent, le soutien chinois ne saurait être uniquement philanthropique. L’Afrique constitue en effet un terroir en friche pour l’abondante main-d’œuvre chinoise et un partenaire commercial majeur. C’est ainsi que sur cinq années consécutives, la Chine est restée le premier client du continent. Les investissements directs chinois en Afrique se sont élevés à 25 milliards de dollars en 2013, selon les statistiques officielles à Pékin. Et plus de 2500 entreprises chinoises opèrent dans multiples secteurs dans le continent africain.
Cependant, sur le terrain tout n’est pas pour le mieux dans le meilleur des mondes. Dans ce registre, les entreprises chinoises qui opèrent dans les travaux publics ont été très souvent critiquées pour leur propension à violer les normes environnementales et le non-respect des droits sociaux des travailleurs locaux. Le Premier ministre Li Keqiang a profité de sa tournée africaine pour apporter une réponse claire à ces préoccupations légitimes. Pékin s’est ainsi engagé à œuvrer dans l’esprit de la protection de l’environnement et à s’assurer que les entreprises chinoises opérant sur le continent s’acquittent régulièrement de leurs obligations sociales. Un engagement ferme qui crédibilise la coopération et raffermit la confiance entre deux partenaires stratégiques à l’échelle mondiale

Développer le hub Maurice pour la région de l’océan indien et l’Afrique - Journal de l'île de la Réunion

Développer le hub Maurice pour la région de l’océan indien et l’Afrique - Journal de l'île de la Réunion

La Chine, un modèle de développement, selon un doctorant sénégalais(MAGAZINE)

La Chine, un modèle de développement, selon un doctorant sénégalais(MAGAZINE)

Quand le Sénégalais Ibrahima Niang, doctorant en sociologie à l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar, parle de la Chine et du peuple chinois, il ne tarit pas d'éloges à leur égard en battant en brèche quelques préjugés.
"Quelque part, il y avait tout un discours entretenu sur la Chine et qui faisait penser à l'immensité de sa population qui dépassait le milliard. On ne parlait pas véritablement, de l' effort du peuple chinois, de sa discipline, de son sens élevé du travail, de son amour pour la patrie, de cette volonté farouche du pays de devenir une puissance économique mondiale", affirme-t-il dans une interview accordée à Xinhua.
Le Sénégalais de 35 ans sait de quoi il parle. Il est en train de préparer une thèse de doctorat sur le thème : "Les relations entre l'Afrique et la Chine d'hier à aujourd'hui à la lumière du cas du Sénégal : enjeux, contexte et prospective".
De surcroît, il suit aussi des cours de chinois depuis deux ans à l'Institut Confucius de Dakar, qui lui a permis en 2013 de participer à un camp d'été à Beijing et à Shenyang en Chine pendant trois semaines.
Bien avant ce bain dans la culture chinoise, Ibrahima Niang a commencé à s'intéresser à la Chine. Pour les besoins de son diplôme de maîtrise, il avait présenté un mémoire sur l'impact des commerçants chinois dans l'économie sénégalaise.
M. Niang dit avoir trouvé, lors de son séjour en Chine, un pays en plein changement.
"C'est un pays qui est en perpétuelle déconstruction et construction. Les Chinois sont véritablement dans le renouvellement de leurs infrastructures, de leurs industries. Et, c'est un pays qui a aussi atteint un niveau de développement assez respectable", soutient-il.
Pour lui, l'Afrique qui cherche à construire son développement, a beaucoup à gagner dans sa coopération avec la Chine.
"Mais, il faudra que l'Afrique soit bien organisée pour saisir véritablement cette opportunité, car les Chinois sont bien organisés, ils savent où ils vont et comment ils comptent y aller", souligne-t-il.
Selon lui, pour tirer profit de cette coopération sino- africaine, les Etats africains ont intérêt à s'unir en vue de discuter d'une seule et unique voix avec la Chine, mais aussi avec les autres grandes puissances du monde.
"Pour parler avec un même continent, est-ce qu'on doit discuter avec 54 chefs d'Etat ? Les Africains doivent savoir que l' émiettement de leurs décisions, et la petitesse même de leurs territoires ne leur permettent pas de pouvoir négocier avec des Etats aussi grands (que la Chine). C'est impossible", fait remarquer M. Niang.
Il estime en outre qu'aucun pays africain ne pourra se développer à partir seulement de son territoire, car, souligne-t- il, "le développement est aussi lié au marché qui doit être composé de millions de personnes pour pouvoir absorber toute la production".
Dans un proche avenir, le sociologue sénégalais envisage d' aller poursuivre ses études et recherches postdoctorales en Chine. Il compte surtout y rencontrer, dans le cadre de ses travaux, les communautés africaines établies en Chine. Fin

Suivez China.org.cn sur Twitter et Facebook pour rejoindre la conversation.
Source: Agence de presse Xinhua

"Attirer plus de Chinois dans les îles de l’océan Indien" - Journal de l'île de la Réunion

"Attirer plus de Chinois dans les îles de l’océan Indien" - Journal de l'île de la Réunion

La visite du Premier ministre chinois déclenche une "Chinamania" en Angola (INTERVIEW) - china radio international

La visite du Premier ministre chinois déclenche une "Chinamania" en Angola (INTERVIEW) - china radio international

La visite récente du Premier ministre chinois Li Keqiang en Angola a contribué à la consolidation du partenariat stratégique entre les deux pays et a injecté de la vitalité à leurs relations bilatérales, a déclaré mardi l'ambassadeur de Chine en Angola, Gao Kexiang, dans une interview accordée à Xinhua. L'entretien en profondeur entre M. Li et le président angolais José Eduardo Dos Santos a couvert des domaines tels que les relations bilatérales, la situation internationale, la coopération commerciale et les échanges entre les deux peuples, a fait savoir M. Gao, indiquant que l'arrivée de M. Li en Angola a déclenché une véritable "Chinamania" dans le pays africain. "Bien que la visite ne dépasse pas 24 heures, elle s'avère fructueuse avec une réception de haut niveau et un apport de nouvelles idées, et a une fois de plus déclenché une Chinamania dans ce pays d'Afrique", a noté l'ambassadeur chinois. "La Chine et l'Angola ont tous deux attaché une grande importance à cette visite, la première d'un dirigeant de grande puissance de ces dernières années. La partie angolaise a exceptionnellement bien accueilli le Premier ministre Li", a relevé le diplomate. Les discussions ont porté sur le renforcement du partenariat et de la coopération dans divers domaines. "M. Li a appelé les deux parties à renforcer le rôle des deux gouvernements dans la coordination et le pilotage de la coopération bilatérale, orienter la coopération vers un mode axé sur l'industrie et approfondir la coopération dans les domaines de l'énergie, des infrastructures, de la finance, de l'agriculture, de l'urbanisation et de la manufacture", a précisé M. Gao. M. Dos Santos, qui a partagé l'avis de M. Li sur la coopération bilatérale, a salué la proposition de ce dernier sur la construction de lignes ferroviaires à grande vitesse et l'établissement de réseaux d'autoroutes et d'aviation en Afrique, a rappelé le diplomate chinois. "Les deux dirigeants ont également assisté à la cérémonie de signature d'une série d'accords de coopération dans divers domaines, à savoir l'économie, la technologie, la santé, les finances ainsi que les échanges personnels", a rapporté M. Gao. Les entreprises chinoises installées en Afrique et les ressortissants chinois sur place constituent un autre axe de travail prioritaire pour M. Li, a affirmé M. Gao. En dépit de son emploi du temps chargé, le Premier ministre est allé voir, en marge de sa visite, l'entreprise de bâtiment chinoise CITIC et une équipe médicale chinoise qui travaille sur place. Par ailleurs, M. Li a présidé le premier séminaire sur la protection consulaire, qui a réuni plus de 40 représentants d'entreprises chinoises basées en Angola, pour les consulter sur la vie des ressortissants chinois à l'étranger. Des initiatives proposées par M. Li, comme le déploiement d'efforts pour renforcer la protection consulaire et la prise en considération de l'existence des expatriés chinois dans un contexte local, revêt une portée remarquable pour la protection des Chinois à l'étranger, a souligné l'ambassadeur. M. Gao est convaincu que la visite de M. Li a insufflé un dynamisme à la relation sino-angolaise et que le partenariat stratégique entre les deux pays franchira un nouveau palier avec la mise en application des accords signées au cours de sa visite.


Mot-clé du jour

French.news.cn-Afrique: toute l'actualité sur l'Afrique

French.news.cn-Afrique: toute l'actualité sur l'Afrique

Le Premier ministre chinois Li Keqiang vient de boucler sa tournée africaine. A Addis-Abeba comme à Luanda, M. Li a rendu visite à la mission d'assistance médicale chinoise, et a affirmé à maintes reprises dans ses discours la volonté et la détermination de la Chine à poursuivre l'envoi en Afrique d'équipes médicales chinoises, dans le cadre de l'approfondissement de la coopération médicale entre la Chine et l'Afrique.

Depuis plus d'un demi-siècle, un total de 23.000 travailleurs médicaux chinois ont été envoyés dans 66 pays et régions, dont 51 en Afrique, fournissant des services à quelque 270 millions de personnes. Ces médecins chinois, à travers leur compétence professionnelle, jouent le rôle de "diplomates" au profit du raffermissement de l'amitié sino-africaine.

PREMIERE EQUIPE MEDICALE CHINOISE EN ALGERIE

En 1963, année suivant la libération du peuple algérien du joug du colonialisme français, son gouvernement lance un appel d'urgence à l'aide médicale internationale face au délabrement de ses installations.

La Chine est le premier pays à réagir à cette demande en y envoyant, sous l'égide du Premier ministre d'alors Zhou Enlai, une équipe composée de 24 médecins chinois, arrivée le 16 avril de la même année dans la wilaya algérienne de Saïda (nord). Ainsi s'ouvre le chapitre de la mission d'assistance médicale de la nouvelle Chine avec les pays du tiers monde.

A en croire Xiao Xianghua, chef de l'équipe médicale chinoise actuelle en Algérie, la mission dans ce pays d'Afrique du Nord se distingue des autres par sa longueur, son envergure et son influence.

Au cours des 51 ans écoulés, les médecins chinois en Algérie ont travaillé d'arrache-pied non seulement dans les villes mais aussi dans les zones rurales et éloignées. Trois membres de l'équipe ont sacrifié leur vie sur le sol algérien, faute de traitements adéquats opportuns.

Grâce aux efforts relayés des 22 missions précédentes, l'équipe médicale actuelle, la 23e, compte 86 membres, répartis dans huit centres médicaux. Ils offrent des soins médicaux et la formation de médecins locaux, surtout dans les domaines de l'obstétrique, la gynécologie, l'ophtalmologie, l'orthopédie et la médecine traditionnelle chinoise, a fait savoir M. Xiao, jadis membre de la 13e mission.

Au total, 3.088 membres du personnel médical chinois ont oeuvré en Algérie durant le demi-siècle passé. Pendant cette période, l'équipe médicale chinoise a effectué des consultations de l'ordre de 23,31 millions (de patients et de fois), offert des soins hospitalisés à 1,96 million (de patients et de fois), réalisé 1,51 million d'opérations, et donné naissance à 1,56 million d'enfants.

"Guérir un patient, cela est l'équivalent d'un bonheur familial (...) Beaucoup d'enfants accouchés à l'aide de sages-femmes chinoises sont maintenant adultes, ils vouent alors du fond du coeur une gratitude envers les médecins et la nation chinois", a dit le chef de l'équipe.

En récompense, l'équipe médicale chinoise s'est vue décerner un ordre national par le président algérien Abdelaziz Bouteflika, à l'occasion du cinquantenaire de l'envoi de la mission d'assistance médicale chinoise en 2013.

Mehyaoui, un fonctionnaire retraité du ministère algérien de la Santé, a entretenu des contacts pendant de nombreuses années avec l'équipe chinoise. Selon lui, aux yeux de bon nombre d'Algériens, la Chine un pays lointain, mais grâce à l'envoi de médecins chinois, les Chinois sont de vieux amis.

"La Chine a envoyé en Algérie l'équipe médicale sur un demi-siècle sans rien chercher en retour, ce qui est impossible pour tout autre pays du monde. Les actes d'abnégation des médecins chinois en Algérie démontrent la sincérité affichée du gouvernement chinois dans ses aides envers les peuples d'Afrique ", a-t-il estimé.

L'ACUPUNCTURE NE SE LIMITE PLUS A L'ORIENT

Xu Jinshui, 51 ans, est un acupuncteur chinois.

Dans ses 26 ans de carrière professionnelle, il en a passé neuf en Tunisie, où il a tâté le pouls de dirigeants politiques, tout en appliquant des traitements d'acupuncture à des gens ordinaires.

Rentré en Chine il y a deux ans à peine, il a maintenant envie de regagner la Tunisie vers la fin de l'année.

"Une fois les pieds mis sur le sol africain, je me sens de bonne humeur, car je sais que la prochaine chose que je vais faire sera significative pour la population locale, et que je peux aussi éprouver son amitié envers le peuple chinois", a déclaré M. Xu.

D'après lui, maintenant pour l'Afrique, l'acupuncture chinoise n'est plus une thérapie mystérieuse réservée à l'Orient. Elle a déjà été largement utilisée sur le continent pour le traitement des maux orthopédiques comme les hernies discales lombaires, l'hypertension artérielle et l'obésité, etc.

En 1994, un centre d'acupuncture a vu le jour dans un hôpital tunisien, permettant aux médecins tunisiens d'y recevoir une formation d'acupuncture. De 1997 à 2012, M. Xu a participé à quatre mandats dans l'équipe médicale chinoise en Tunisie, et a assumé la direction de l'équipe d'acupuncture à trois reprises.

M. Xu est l'un des rares médecins des équipes médicales chinoises en Afrique ayant pris en charge l'enseignement en français de l'acupuncture. Pendant neuf ans, il a formé 135 médecins tunisiens et a créé une association d'acupuncture. Au fil des années, ses disciples "étrangers" ont même réussi à faire parvenir l'acupuncture dans la plupart des régions reculées de la Tunisie.

"Selon un proverbe chinois, on lui apprend à pêcher plutôt que de lui donner des poissons", a-t-il résumé.

M. Xu a acquis son renom après avoir guéri, en seulement trois traitements d'acupuncture, l'arthrite au pouce dont a souffert le président tunisien d'alors pendant de nombreuses années.

Aussi, l'efficacité du traitement d'acupuncture contre les rhumatismes lui a permis de "saisir" la moitié des malades ayant consulté des hôpitaux publics pour ce problème.

Encore, le gouvernement tunisien a décidé d'ajouter l'acupuncture dans la gamme de remboursement des frais médicaux, afin de permettre à plus de gens de profiter de l'effet magique de ce traitement.

mardi 13 mai 2014

La Chine et l'Afrique continueront à étendre leur coopération économique - china radio international

La Chine et l'Afrique continueront à étendre leur coopération économique - china radio international

La Chine et les pays africains continueront à approfondir leur coopération économique afin de promouvoir le développement commun, alors que la visite du Premier ministre chinois Li Keqiang a apporté un nouvel espoir, ont déclaré lundi des analystes.

Cette visite a apporté de nouvelles opportunités pour les entreprises chinoises d'accroître leurs investissements en Afrique, a indiqué Li Guanghui, vice-président de l'Académie chinoise du commerce international et de la coopération économique. Durant cette visite, qui s'est achevée dimanche, M. Li a annoncé le renforcement de la coopération économique sino-africaine, mettant l'accent sur six domaines, à savoir l'industrie, la finance, la réduction de la pauvreté, la protection de l'environnement, les échanges culturels, ainsi que la paix et la sécurité. La Chine s'est engagée également à soutenir davantage l'investissement, les prêts et la construction d'infrastructures, et à fournir une aide financière. Yao Guimei, chercheur de l'Académie chinoise des sciences sociales, prévoit de brillantes perspectives, soulignant que le commerce entre les deux parties a connu un grand essor depuis le début du siècle. En 2013, le volume du commerce a atteint 210,3 milliards de dollars, contre seulement 10 milliards de dollars en 2000. La Chine reste le plus grand partenaire du continent africain pour la cinquième année consécutive. La Chine s'était engagée à augmenter de 10 milliards de dollars les prêts destinés aux pays, africains, relevant récemment le montant à 30 milliards de dollars. De plus, les deux parties s'efforceront de porter le volume de leur commerce bilatéral à 400 milliards de dollars d'ici 2020.

La tournée africaine du Premier ministre chinois s'attire des éloges internationales (SYNTHESE) - china radio international

La tournée africaine du Premier ministre chinois s'attire des éloges internationales (SYNTHESE) - china radio international

La récente tournée africaine du Premier ministre chinois Li Keqiang et ses efforts de promotion de la coopération sino-africaine et d'amélioration de leur partenariat stratégique à un niveau supérieur a reçu des éloges de partout dans le monde.

Dimanche, M. Li a bouclé sa tournée de huit jours, qui l'a conduit en Ethiopie, au siège de l'Union africaine à Addis Abeba, au Nigeria, en Angola et au Kenya, où il a effectué des rencontres fructueuses avec des dirigeants africains sur la coopération détaillée et des plans de développement commun entre le plus grand pays en voie de développement du monde et le continent de l'espoir. Dans un article intitulé "Le Kenya trouve chez la Chine un nouveau partenaire compétent dans sa marche vers le progrès et la prospérité", publié samedi par le journal kenyan "Standard", le président kenyan Uhuru Kenyatta a écrit que la visite du Premier ministre Li, coïncidant avec le 50e anniversaire de la première visite effectuée par son défunt prédécesseur Zhou Enlai en Afrique, "permettra d'approfondir l'amitié entre nos deux peuples, qui remonte au 15ème siècle". La visite de M. Li apportera également "les formes d'assistance et de coopération les plus modernes", a déclaré M. Kenyatta. Andrew Brooks, un expert en questions africaines du collège royal de l'Université de Londres, a déclaré : "Il y avait une continuité remarquable en termes de l'approche de la Chine envers l'Afrique". "Plusieurs des termes et expressions qui ressortent de la visite du Premier ministre Li font penser à celle de Hu Jintao en 2006. Les phrases, les idées et les termes qui reviennent reposent principalement sur les thèmes de la coopération Sud-Sud, l'amitié et l'interdépendance mutuelle", a confié M. Brooks à Xinhua. Le ministre nigérian des Affaires étrangères Aminu Bashir Wali a indiqué que la visite de M. Li au Nigeria serait d'une importance capitale pour aider le peuple nigérian à se sortir de la pauvreté et pour renforcer la coopération de son pays avec la Chine. Modibo Bah Kone, un sinologue malien, a déclaré qu'il était temps pour l'Afrique de prendre note de la sincérité des dirigeants chinois, qui souhaitent renforcer la coopération avec l'Afrique, tout en abandonnant les remarques préjudiciables et stéréotypées contre la Chine, qui fait l'objet de critiques dans la presse occidentale. Il a également salué les principes chinois de non-ingérence et d'avantages mutuels, ainsi que son aide inconditionnelle dans sa coopération avec les pays africains. Parallèlement, l'agence russe Itar-Tass a salué le premier voyage en Afrique de M. Li en tant que Premier ministre chinois, en ajoutant qu'il ouvrira une nouvelle page dans la coopération Chine-Afrique. La présence de la Chine en Afrique a stimulé la croissance économique des pays africains, et les relations bilatérales sont mutuellement avantageuses, a indiqué l'agence. Phay Siphan,secrétaire d'Etat au Conseil des ministres cambodgien, a fait savoir que la Chine est "porteuse d'espoir et de bonheur pour les peuples africains, en fournissant de l'aide pour le développement social et économique des pays d'Afrique". Chheang Vannarith, chercheur principal à l'Institut cambodgien pour la coopération et la paix et professeur d'études de l'Asie et du Pacifique à l'Université de Leeds en Grande-Bretagne, a fait savoir que la Chine tente de construire un nouveau type de partenariat stratégique avec l'Afrique, axé sur le commerce, les investissements, les infrastructures, la réduction de la pauvreté et les échanges culturels. "L'Afrique représente l'avenir, et le 22ème siècle pourrait être le siècle de l'Afrique", a-t-il indiqué, avant d'ajouter que le soutien de la Chine permettrait à l'Afrique de réaliser son rêve et aiderait l'Afrique à être connectée avec le monde et à bénéficier du développement et de la prospérité

Ouverture du 3ème Forum du peuple Chine-Afrique à Khartoum
- china radio international

Ouverture du 3ème Forum du peuple Chine-Afrique à Khartoum<BR> - china radio international

Le troième Forum du peuple Chine- Afrique a ouvert ses travaux lundi à Khartoum, capitale soudanaise, avec la participation d'environ 200 représentants de 27 pays africains et de la Chine, qui doivent échanger leurs expériences, approfondir la coopération dans la réduction de la pauvreté et booster l'amitié sino-africaine.

A la session d'ouverture étaient présents la vice-présidente du Comité national de la Conférence consultative politique du peuple chinois et vice-présidente de l'Association chinoise pour les échanges internationaux, Wang Zhizhen, le premier vice-président soudanais, Bakri Hassan Salih, le ministre d'Etat mauritanien chargé des Affaires étrangères et représentant de l'Union africaine, Makfula Hamoudi. Le président chinois Xi Jinping a adressé un message de félicitation dans lequel il s'est déclaré convaincu que cette rencontre injecterait une nouvelle vitalité dans le nouveau type de partenariat stratégique sino-africain. Le forum, qui sert d'une importante plateforme institutionnalisée pour les échanges humains et la coopération entre la Chine et l'Afrique, a joué un rôle actif et unique dans la promotion des relations amicales, de la coopération pramatique et de la paix mondiale, a indiqué M. Xi dans le message, lu par Mme Wang Zhizhen. Il a rappelé sa présence à la cérémonie d'ouverture du 2ème Forum du peuple Chine-Afrique tenu en juillet 2012 à Suzhou en Chine, où il a exprimé le soutien sans équivoque du gouvernement chinois à la participation active des ONG chinoises et africaines à la coopération amicale sino-africaine. Le 3ème forum, ayant comme thème "Partager les expériences, approfondir la coopération, prendre des actions : objectif commun des peuples chinois et africains pour réduire la pauvreté", sera de renforcer l'amitié traditionnelle, approfondir les échanges entre les deux parties, apprendre mutuellement les concepts et les expériences de développement et aider l'Afrique à atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), a indiqué le président chinois dans le message. "Actuellement, l'Afrique traverse une période de décollage économique et nous sommes pleinement confiants sur le développement de l'Afrique" et "renforcer la solidarité et la coopération avec les pays africains est la pierre angulaire de la politique extérieure de la Chine", a-t-il souligné. La Chine s'engage à renforcer la coopération tout azimut, mutuellement bénéfique et gagnant-gagnant avec l'Afrique, a-t-il déclaré, ajoutant que son pays veut aider le continent africain à augmenter sa capacité d'auto-développement et réaliser conjointement leur rêve pour le développement et la revitalisation. "L'amitié entre peuples est une base importante pour le développement des relations entre Etats", a indiqué le président Xi. "Je suis convaincu qu'avec les efforts concrets de la Chine et de l'Afrique, le Forum du peuple Chine-Afrique deviendra de plus en plus un pont de communication et une plateforme pour l'échange d'expériences entre les peuples chinois et africains", a-t-il dit. Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a aussi envoyé un message vidéo au forum. Selon Mme Wang le forum devrait permettre d'établir une feuille de route sur les efforts conjoints à le long-terme en faveur de l' amitié sino-africaine et du bien-être des peuples. Elle a souligné que la Chine allait travailler avec les pays africains "dans tous les domaines en vue du développement commun". "Les Chinois associent leur développement au développement de l' Afrique et lient les opportunités de développement de la Chine à celles de l'Afrique", a déclaré Mme Wang. Pour sa part, le premier vice-président soudanais a déclaré que "les relations sino-africaines se sont développées en s'inspirant des valeurs communes entre l'Afrique et la Chine et en se basant sur les principes de coopération, de respect et d'intérêts communs ". "La Chine continue de développer ses liens avec l'Afrique, et le modèle unique de développement adopté par la Chine trouve entière satisfaction en Afrique", a déclaré M. Salih. Il a indiqué que la coopération et la solidarité chez les Africains restent un objectif noble encouragé par toutes les parties de l'action africaine conjointe. M. Salih a décrit les relations entre le Soudan et la Chine comme "modèle pour la coopération entre la Chine et les pays africains et pour la coopération Sud-Sud". Le même jour, Mme Wang et l'assistant du président soudanais Omar el-Bashir, Ibrahim Ghandour, ont inauguré une exposition de photos sur les relations sino-africaines. Le premier Forum du peuple Chine-Afrique s'était tenu à Nairobi au Kenya en août 2011 et le deuxième à Suzhou en Chine en juillet 2012