CHINE AFRIQUE

POUR DES RELATIONS RESPECTUEUSES, AMICALES, FRANCHES ET FRATERNELLES

jeudi 19 juillet 2012

Pékin déroule le tapis rouge aux représentants de toute l'Afrique, Actualités

Pékin déroule le tapis rouge aux représentants de toute l'Afrique, Actualités

A l'occasion d'un forum triennal, la Chine met en scène l'intensité de son engagement vis-à-vis de l'Afrique. Et tente de rectifier le tir devant les critiques que suscite son action sur le continent.

En français dans le texte. Sur les axes qui mènent de l'aéroport de Pékin au centre-ville, de grands drapeaux souhaitent, tous les 10 mètres, « Warm Welcome » et « Vives félicitations » aux représentants africains arrivés dans la capitale chinoise. Pékin a bien l'intention de faire savoir l'importance qu'il accorde à la venue sur son sol, à partir d'aujourd'hui, des représentants de 50 pays africains, à l'occasion du Forum sur la coopération Afrique-Chine, baptisé « Focac ». Cette rencontre triennale, à laquelle doivent participer, cette fois, les ministres des Affaires étrangères et de l'Economie de presque toute l'Afrique, est toujours l'occasion pour le pouvoir chinois de définir et de chiffrer les grands axes de sa politique vis-à-vis du continent noir. Mais elle permet surtout de mettre en scène le caractère stratégique de la relation entre les deux blocs.
Depuis la première édition du Focac, en 2000, l'imbrication économique entre la Chine et l'Afrique a effectivement changé de dimension. Certains symptômes ne trompent pas : alors qu'un seul vol direct hebdomadaire reliait la Chine à l'Afrique en 2000, on en compte aujourd'hui plus d'une vingtaine. Les échanges commerciaux ont été multipliés par 16, pour atteindre l'année dernière l'équivalent de 166 milliards de dollars. Ce qui fait de la deuxième économie mondiale le premier partenaire commercial de l'Afrique depuis 2009. Et les investissements suivent. A la fin 2011, la Chine totalisait sur le sol africain 14,7 milliards de dollars d'investissements directs, une hausse de 60 % sur deux ans.

Industrialiser l'Afrique

Initialement focalisé sur les matières premières, et en particulier les hydrocarbures, Pékin a aujourd'hui élargi ses perspectives pour devenir incontournable tant sur les marchés publics que dans le commerce. Une volonté politique qui s'est manifestée par l'intensité des visites officielles. A lui seul, Hu Jintao, le président chinois, s'est personnellement rendu quatre fois en Afrique, se déplaçant dans 18 pays.
Pékin est conscient des critiques occasionnées par son offensive sur l'Afrique. Critiques émanant de sociétés occidentales évincées de leur ancien pré carré, mais également, de plus en plus, des populations locales. Sur le site Internet du « Quotidien du peuple », le vice-doyen de l'Institut chinois des relations internationales Wang Yizhou s'inquiète par exemple de ce que « la Chine manque d'attractivité culturelle, politique et sociale auprès de l'Afrique »,« certains considèrent toujours la présence chinoise comme une nouvelle colonisation ».
Pour cette raison, les médias officiels chinois ont multiplié les tribunes visant à démontrer le caractère « gagnant-gagnant » du partenariat Chine-Afrique. En montrant la volonté de Pékin d'industrialiser l'Afrique - volonté cohérente avec la hausse des coûts salariaux que subit aujourd'hui la Chine. Et en insistant sur le fait que la balance commerciale entre la Chine et l'Afrique penche du côté de la seconde.
G. G., Les Echos
CORRESPONDANT À PÉKIN
Écrit par Gabriel GRESILLON
Correspondant à Pékin

La France tente de profiter de la dynamique chinoise en Afrique, Actualités

La France tente de profiter de la dynamique chinoise en Afrique, Actualités
Par Gabriel Gresillon | 19/07 | 07:00

Alors que Pékin accueille aujourd'hui des représentants africains, Ubifrance tente d'aider des sociétés hexagonales à participer sur place aux projets des groupes chinois.

La Chine est-elle devenue le plus court chemin vers l'Afrique ? A l'évidence, en matière économique, elle en est désormais l'une des portes d'entrée. En témoigne la cohorte de ministres africains réunis aujourd'hui dans la capitale chinoise (lire ci-dessous). Partant de ce constat, Ubifrance a organisé, début juillet, un séminaire réunissant à Pékin une trentaine d'entreprises françaises pour leur faciliter l'accès aux marchés du continent noir. L'idée : s'associer à des groupes chinois pour remporter des marchés. Et profiter, par cette occasion, des généreux financements que débloque la Chine.
« Il y a eu une période au cours de laquelle les sociétés chinoises ne s'embarrassaient pas de coopération en Afrique », analyse Vincent Perrin, le directeur du bureau Ubifrance de Pékin. « Mais aujourd'hui, celles-ci sont arrivées à une phase de maturité et elles prennent conscience de leurs limites », poursuit-il. Compétitifs, les grands groupes chinois d'infrastructures, de télécommunications ou d'énergie le sont. Mais « les sociétés françaises ont souvent sur place une connaissance du terrain, un historique dans le pays, une maîtrise des normes de qualité qui peuvent représenter un plus pour ces entreprises chinoises », estime Vincent Perrin. D'où l'idée de présenter des offres conjointes. Et de bénéficier ainsi, à la marge, des financements chinois. Ce que confirme un membre de l'Eximbank, la banque chinoise dont la mission est de financer les activités à l'étranger des groupes chinois : « Pour les projets d'exportation d'équipements, il suffit que la moitié du budget revienne à des groupes chinois pour que le projet soit éligible aux financements Eximbank. » Manifestement las d'être accusé de servir les visées hégémoniques de son pays, il précise que son institution fait « strictement la même chose que les banques équivalentes du Japon ou de Corée du Sud ».

Une expertise précieuse

Olivier Berthelat, le directeur international du groupe Cahors, spécialisé dans les systèmes électriques, a participé au séminaire Ubifrance. « En Afrique, les financements européens sont en nette baisse, tandis que ceux de la Chine connaissent l'évolution inverse », note-t-il en constatant que le phénomène concerne tout le continent. Conclusion : « Mieux vaut faire avec les Chinois que pas du tout. » Comme les réseaux électriques d'Afrique francophone sont bâtis sur les normes françaises, son groupe garde sur place une expertise précieuse.
A Maurice, l'extension de l'aéroport a été confiée à un consortium emmené par Beijing Construction Engineering, un groupe de BTP chinois. Mais l'étude de faisabilité et les plans ont échu, eux, à Aéroports de Paris. Ce projet d'un demi-milliard de dollars a été en partie financé par l'Eximbank. La Société Générale est un autre cas concret. « Au Maghreb, les gens ne parlent pas du tout anglais », explique Ben Zang, qui dirige le département des financements du commerce au sein de la filiale chinoise du groupe français. « Nous avons donc signé un partenariat avec Bank of China pour fournir là-bas des prestations en son nom », ajoute-t-il.

« Des alliances globales »

« La France et la Chine ne sont pas des pays rivaux en Afrique », veut donc croire Sylvie Bermann, ambassadeur de France en Chine. Reste à savoir si glaner çà et là quelques financements chinois est à la hauteur de l'enjeu. Pour Frédéric Beraha, qui pilote des projets industriels en Chine depuis plus de vingt ans, il est surtout temps « que la France réalise ce qu'est la Chine aujourd'hui, à savoir une puissance comparable à ce qu'étaient les Etats-Unis il y a quelques décennies, et qu'elle s'adapte à cette nouvelle donne ». L'heure est venue de prendre la Chine au sérieux et de nouer avec elle « non pas des partenariats au coup par coup, mais des alliances globales, éventuellement capitalistiques, afin de s'arrimer pour de bon à sa dynamique ».
gabriel grésillon, Les Echos
CORRESPONDANT À PÉKIN
La Chine et le premier partenaire commercial de l'Afrique depuis 2009. - Jean Claude MOSCHETTI/REA
La Chine et le premier partenaire commercial de l\'Afrique depuis 2009.
Écrit par Gabriel GRESILLON
Correspondant à Pékin

Chine: double ses crédits à l'Afrique à 20 mrd USD

Chine: double ses crédits à l'Afrique à 20 mrd USD
Pékin (awp/afp) - La Chine a annoncé jeudi un doublement à 20 milliards de dollars de ses crédits à l'Afrique à l'occasion d'une conférence ministérielle à Pékin, un geste qui reflète l'engagement croissant de la deuxième économie mondiale sur le continent noir.

L'annonce a été faite par le président chinois Hu Jintao en présence de son homologue sud-africain Jacob Zuma, du président du Bénin et de l'Union africaine Boni Yayi ainsi que du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, à l'ouverture de la cinquième conférence ministérielle du Forum de coopération Chine-Afrique (FOCAC).

M. Hu a précisé que les prêts, dont la durée n'a pas été indiquée, serviraient à soutenir les infrastructures, l'agriculture, l'industrie manufacturière et le développement des PME.

Deux fois plus importants que les 10 milliards de dollars annoncés en 2009 lors de la précédente édition de cette conférence trisannuelle à Charm el-Cheikh, en Egypte, ils traduisent la présence grandissante de la Chine en Afrique où elle multiplie les investissements, notamment dans les matières premières nécessaires à la poursuite de sa croissance.

"Les destinées de la Chine et de l'Afrique sont étroitement liées, et leur amitié est profondément ancrée dans les peuples chinois et africains", a assuré le président chinois dans son discours d'ouverture.

"La Chine soutient avec sincérité les pays africains engagés sur une voie de développement qui leur est propre et (...) leur capacité à se développer de façon indépendante", a poursuivi M. Hu.

La Chine est depuis 2009 le premier partenaire commercial de l'Afrique. Les échanges ont atteint l'an dernier un record à 166,3 milliards de dollars, en hausse de 83% par rapport à 2009, d'après le ministère chinois du Commerce.

Hu Jintao a encore annoncé que son pays allait augmenter son aide à l'Afrique, assurer la formation de 30'000 personnes, offrir des bourses à 18'000 étudiants et envoyer 1500 personnels médicaux sur le continent.

L'aide chinoise à l'Afrique a augmenté de 60% depuis 2009, avait indiqué mardi le porte-parole du ministère du Commerce Shen Danyang, sans fournir de montant.

Les investissements directs chinois en Afrique ont également progressé de 60% depuis 2009 pour atteindre 14,7 milliards de dollars à la fin 2011, selon la même source, qui a précisé que plus de 2000 sociétés chinoises y ont des investissements.

La coopération avec la Chine "crée des opportunités pour les pays africains de diversifier leurs économies, de créer des emplois et d'améliorer la santé et l'éducation", a assuré de son côté Ban Ki-moon.

Le président sud-africain a quant à lui remercié la Chine de traiter les pays africains en "égaux", tout en mettant en garde contre la persistance d'une relation commerciale déséquilibrée dans laquelle l'Afrique fournit avant tout des matières premières.

"Ce modèle de commerce n'est pas viable sur le long terme", a averti M. Zuma. "L'expérience économique de l'Afrique avec l'Europe dans le passé appelle à la prudence avant d'engager des partenariats avec d'autres économies".

La présence chinoise en Afrique provoque parfois des frictions, voire un vif sentiment antichinois, notamment lorsque les entreprises font venir sur place leurs propres ouvriers, ne respectent pas le droit du travail du pays d'accueil ou maltraitent leurs employés locaux.

Après avoir fortement critiqué la présence des Chinois durant sa campagne électorale l'an dernier, le président zambien Michael Sata les a toutefois déclaré bienvenus dans son pays, où ils ont investi plus de 6 milliards de dollars depuis 2007.

En Namibie cette année, le ministre chinois des Affaires étrangères Yang Jiechi a reconnu l'existence de problèmes.

"Je ne dis pas que chaque société chinoise ait un comportement irréprochable", a-t-il dit, ajoutant: "nous avons dit à nos sociétés de respecter les lois ici".

L'Afrique et ses ressources attirent les investisseurs chinois - rts.ch - vidéo - info - le journal de la nuit

L'Afrique et ses ressources attirent les investisseurs chinois - rts.ch - vidéo - info - le journal de la nuit

La Chine prend de plus en plus d'importance à l'étranger, notamment en Afrique - rts.ch - vidéo - info - 12:45 le journal

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La chine augmente son aide au continent africain - rts.ch - info - economie

La chine augmente son aide au continent africain - rts.ch - info - economie
19.07.2012 10:16
La chine double son aide à l'Afrique pour un total de 20 millards de dollars afin de soutenir les infrastructures, l'agricultures, l'industrie manufacturière et le développement de petites et moyennes entreprises.

La Chine double le montant de ses prêts à l'Afrique - Challenges.fr

La Chine double le montant de ses prêts à l'Afrique - Challenges.fr

La Chine double le montant de ses prêts à l'Afrique

Créé le 19-07-2012 à 10h15 - Mis à jour à 10h15

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par Ben Blanchard
PEKIN (Reuters) - La Chine va doubler le montant de ses prêts aux pays africains au cours des trois prochaines années par rapport à la même période écoulée pour le porter à 20 milliards de dollars (16,27 milliards d'euros), a annoncé jeudi Hu Jintao.
Cette annonce du président chinois, qui s'exprimait à Pékin devant des dirigeants africains à l'occasion d'un sommet organisé tous les trois ans, illustre la volonté de la Chine de renforcer encore sa présence en Afrique, où elle puise du pétrole et d'autres matières premières pour son rapide développement économique.
Ces nouveaux prêts serviront à financer des projets d'infrastructure, l'agriculture, l'industrie et le développement de petites et moyennes entreprises, a précisé Hu Jintao.
"La Chine et l'Afrique devraient renforcer leur confiance mutuelle sur le plan politique", a dit le président chinois.
"Nous souhaitons continuer à améliorer notre amitié traditionnelle (...) à écarter toute ingérence et à améliorer notre compréhension et notre confiance mutuelles", a-t-il ajouté.
En 2006, Hu avait annoncé des prêts pour un montant de cinq milliards de dollars aux pays africains, puis en 2009, le Premier ministre Wen Jiabao avait déclaré que les prêts pour les trois années suivantes seraient de 10 milliards de dollars.
RÉPONSE AUX CRITIQUES EUROPÉENNES
Les détracteurs, notamment en Europe, de ces investissements massifs en Afrique accusent la Chine de verser de l'argent sans tenir compte des atteintes aux droits de l'homme et de la corruption dans certains pays africains.
Ces critiques suscitent la colère des autorités chinoises, qui reprochent à leurs auteurs de continuer à considérer l'Afrique comme une ancienne colonie.
"La Chine soutient de tout coeur et avec sincérité la voie de développement choisie par les pays africains", a souligné Hu Jintao, présentant son pays comme "un ami, un partenaire et un frère" de l'Afrique.
La Chine, a-t-il ajouté, "continuera d'accroître son aide à l'Afrique de sorte que le peuple africain puisse tirer les bénéfices du développement".
Les critiques occidentales sont également rejetées par l'Afrique. Le président sud-africain Jacob Zuma, qui participait au sommet de Pékin, s'est ainsi déclaré "convaincu que les intentions de la Chine diffèrent de celles de l'Europe, laquelle, à ce jour, continue de chercher à influencer les pays africains à son seul intérêt".
Les relations commerciales entre la Chine et l'Afrique ont atteint 166,3 milliards de dollars (135 milliards d'euros) en 2011, selon les statistiques chinoises. Au cours de la décennie écoulée, les exportations africaines vers la Chine sont passées de 5,6 milliards à 93,2 milliards de dollars (4,55 milliards à 75,8 milliards d'euros).
Avec Sui-Lee Wee et Sally Huang; Bertrand Boucey et Henri-Pierre André pour le service français

Chine-Afrique: la coopération économique, moteur du développement des relations sino-africaines - china radio international

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5e Conférence ministérielle du Forum sur la Coopération sino-africaine

China 5e Conférence ministérielle du Forum sur la Coopération sino-africaine Radio International

Mali/Chine: Le « pragmatisme » de la Chine apprécié au Mali - china radio international

Mali/Chine: Le « pragmatisme » de la Chine apprécié au Mali - china radio international

lundi 16 juillet 2012

Malijet - La Chine continuera à faire ce qu' elle peut pour sortir le Mali de la crise

Malijet - La Chine continuera à faire ce qu' elle peut pour sortir le Mali de la crise
Par 7 réactions   Article lu 406 fois (actualisé toutes les 30mn)
Cao Zhongming Cao Zhongming

La Chine continuera à faire ce qu' elle peut pour accompagner le peuple et le gouvernement de transition maliens pour sortir de la crise, a indiqué dimanche son ambassadeur au Mali, Cao Zhongming.
Cette déclaration a été faite en faveur de la cérémonie de lancement des travaux de construction du Centre agricole de recherche et de démonstrations technologiques avec l' appui technique et financier de la République Populaire de Chine.
Evoquant le bien-fondé de la construction dudit centre, M. Cao a notamment affirmé que "se nourrir est la première nécessité de l' homme".
A noter que les recherches qui seront menées dans ce centre, "s' étendront sur une période de 30 ans au cours desquels, des concepts de production de transformation et de conservation contribueront plus et mieux à la réalisation de la compétitivité de l' Agriculture malienne", a-t-on appris lors de cette cérémonie de lancement.
Le coût du centre est évalué à "55 millions de yuans RMB soit environ 4 milliards 400 millions de FCFA sous forme de don".
Ce centre qui a une superficie de 20 ha dans le périmètre aménagé de Baguinéda dans la région de Koulikoro, aura pour "vocation essentielle, l' expérimentation, la recherche et la formation technique ainsi que le développement agricole durable".
Dans le but de mettre en oeuvre les mesures prises lors de la quatrième Conférence ministérielle du Forum sur la coopération sino-africaine tenue en 2009 à Cherm-El-Cheikh, les gouvernement malien et chinois, sur la base d' un Protocole d' Accord conclu le 1er mars 2012, ont convenu de la construction de ce centre Agricole de démonstrations technologiques, a conclu le communiqué de ce conseil des ministres.

  2012-07-16 16:15:05  xinhua
Source: Xinhua

vendredi 13 juillet 2012

Interview : le Forum de coopération Chine-Afrique est un « bon exemple » de la coopération Sud-Sud (Ban Ki-moon)-Le Quotidien du Peuple en ligne

Interview : le Forum de coopération Chine-Afrique est un « bon exemple » de la coopération Sud-Sud (Ban Ki-moon)-Le Quotidien du Peuple en ligne
Interview : le Forum de coopération Chine-Afrique est un « bon exemple » de la coopération Sud-Sud (Ban Ki-moon)


Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a qualifié le Forum de coopération Chine-Afrique (FCCA) de « bon exemple » de la coopération Sud-Sud.

Les pays africains peuvent apprendre de l'expérience de la Chine dans sa croissance économique et le progrès social pour stimuler leur propre développement a dit M. Ban dans une interview accordée à Xinhua à la veille de sa visite en Chine, au cours de laquelle il participera à la cinquième Conférence ministérielle du FCCA prévu les 19 et 20 juillet.

Depuis sa prise de fonction comme chef de l'ONU le 1 er janvier 2007, M. Ban a attaché une grande importance à la paix et au développement en Afrique. Il a également fait de grands efforts pour promouvoir la coopération Sud-Sud afin d'aider l'Afrique à éradiquer la pauvreté, améliorer l'éducation, et renforcer le système de soins de santé.

« La Chine est (la) deuxième plus grande économie du monde, elle fait de grands progrès en matière de développement social et économique», a déclaré M. Ban.

« La Chine peut transférer de technologies, ses expériences de développement économique - c'est exactement ce que je m'attends à travers (le) Forum de coopération Chine-Afrique», a-t-il dit. « Beaucoup de dirigeants africains peuvent apprendre de l'expérience chinoise».

Le secrétaire général a dit qu'il a demandé à son pays d'origine, la République de Corée, qui essaie également de coopérer avec de nombreux pays en développement, à renforcer davantage sa coopération avec les pays en développement.

« Je demande (également) à de nombreux pays comme le Brésil, l'Inde, le Mexique et l'Afrique du Sud, qui ont la capacité de coopération Sud-Sud « à apprendre de la Chine dans le but d'améliorer la coopération Sud-Sud, a déclaré M. Ban.

Le forum de Pékin doit attirer les ministres de la Chine et de 50 pays africains pour promouvoir la coopération économique.

lundi 9 juillet 2012

Niger/Chine: un modèle de coopération "gagnant-gagnant

Niger/Chine: un modèle de coopération "gagnant-gagnant - Le rendez-vous de l'Afrique sur Internet
(Xinhuanet 09/07/2012) La Chine s'affirme chaque jour davantage comme un partenaire actif qui accompagne le gouvernement nigérien dans ses efforts de développement, à travers notamment la mise en œuvre du programme ambitieux "de la Renaissance" du président Mahamadou Issoufou, selon les autorités nigériennes.

Cette coopération s'est mainte fois matérialisée notamment à travers des appuis et soutiens constants et multiformes, dans les secteurs de la santé, de l'éducation, de l'hydraulique, des infrastructures routières ainsi que dans le domaine de la sécurité alimentaire, au profit de la population.

Toutes choses qui, au grand bonheur du peuple nigérien, viennent insuffler davantage une dynamique à la coopération entre Beijing et Niamey, vieille de plus d'un demi-siècle.

Et mieux, cette coopération ne fait que se développer, ces dernières années, dans tous les domaines.

Ce qui fait dire aux autorités nigériennes, à travers notamment son ministre du Pétrole, M. Foumakoye Gado, lors du lancement de la production du pétrole nigérien, que la coopération bilatérale entre la Chine est le Niger est un modèle de coopération "gagnant-gagnant".

La visite, en janvier dernier, du ministre chinois des Affaires étrangères, Yang Jiechi, à Niamey, visait effectivement à renforcer la pleine volonté du gouvernement chinois d'œuvrer à l'intensification de cette coopération avec les hautes autorités de Niamey.

Une visite qui a été sanctionnée par une enveloppe de 50 millions de yuans RMB (monnaie chinoise), soit plus de 4 milliards de francs CFA au Niger "en guise de don sans contrepartie" pour les secteurs de développement.

Depuis le rétablissement des relations diplomatiques avec le Niger, la Chine n'a jamais hésité ni lésiné sur les moyens pour soutenir et aider le peuple nigérien.

Par la faveur de cette coopération "gagnant-gagnant" avec la Chine, depuis lundi 28 novembre 2012, le Niger a rejoint désormais le rang des pays producteurs et exportateurs de pétrole. Il dispose dans l'immédiat d'une industrie pétrolière complète, produisant un pétrole de haute qualité, grâce au consortium chinois la China National Petroleum Corporation (CNPC).

Elle assure l'exploitation du bloc pétrolier d'Agadem, dans l'extrême-est du pays, qui est traité et à la raffinerie de Zinder, société à capitaux sino-nigériens.

La Chine intervient également dans l'exploitation de l'uranium nigérien, dans la zone d'Ingall (région d'Agadez).

Par ailleurs, en matière de santé, la coopération chinoise prévoit, dans les années à venir, la réalisation d'un hôpital de référence à Niamey. Les études de faisabilité sont en cours.

Selon l'ambassadeur de Chine au Niger, Xia Huang, "c'est un hôpital qui serait, après sa réalisation, la structure hospitalière la plus moderne, la plus grande, que l'Etat chinois va construire sur le continent africain".

En outre, depuis 1976, 16 missions médicales chinoises ont successivement séjourné au Niger pour avoir soigné plus de 4 millions de patients, soit le 1/4 de la population totale du pays.

Dans le domaine de l'éducation, entre autres actions, parmi les plus récentes, de la Chine au Niger, il est à noter la mise à la disposition de la région de Niamey, de deux écoles primaires composées de vingt classes et quatre bureaux équipés, d'une valeur d'un milliard quatre cent millions de francs CFA.

Les travaux de construction desdits établissements ont été officiellement lancés le 5 juin dernier par le secrétaire général du ministère en charge de l'Education, Dr Barmou Salifou, en présence du représentant du chargé d'Affaires de l'ambassade de Chine au Niger, Dong Guangli.

A cette occasion, le secrétaire général du ministère en charge de l'Education a souligné que ce geste contribuerait à l'abandon progressif des classes en paillotes, et permettra aussi d'accompagner la politique des autorités nigériennes en matière d'éducation.

S'agissant du secteur de l'hydraulique, le gouvernement chinois vient de mettre à la disposition du gouvernement nigérien, 70 forages officiellement réceptionnés, le 30 juin dernier, à l'occasion d'une importante cérémonie, à Garbey-Tombo, Commune rurale de Dantchandou (70 km, Est Niamey), par le Ministre Nigérien de l'Hydraulique et de l'Environnement, M. Issoufou Issaka. Les ouvrages, d'une valeur de plus d'un milliard de FCFA, ont été réalisés par l'entreprise chinoise CGC Niger.

Par ailleurs, il faut également souligner les efforts inestimables apportés par le gouvernement chinois dans le cadre de la crise alimentaire pour accompagner les actions du gouvernement nigérien en vue d'atténuer les affres de la famine chez la population.

Le geste le plus récent est un don de 1.282 tonnes de riz au Niger, le 5 juillet dernier, pour venir en aide aux populations vulnérables.

"Ce geste, emprunt d'une très grande solidarité, vient conforter les efforts du gouvernement dans la gestion globale de la crise alimentaire 2011-2012", a reconnu le directeur de Cabinet du Premier ministre nigérien, M. Seydou Sidibé, réceptionnant le don des mains de l'ambassadeur de Chine au Niger, Xia Huang.

L'occasion pour l'ambassadeur chinois de rassurer que "la Chine reste et demeure toujours aux cotés du Niger dans la joie et dans la peine, parce que quand les amis nigériens souffrent, soyez en rassurés, c'est peine lourde pour les Chinois".

Toujours parmi les actions les plus récentes, et à venir, du gouvernement chinois en faveur du développement des infrastructures routières au Niger, figurent notamment la construction de la route Diffa-N'guigmi-frontière tchadienne dite "Route du pétrole", longue de près de 200 km, officiellement lancée, le 3 juillet dernier, par le président nigérien Mahamadou Issoufou, à Diffa (environ 1.300 km, est Niamey), et celle de la route reliant N'guigmi à Bilma, sur plusieurs centaines de kilomètres, dans l'extrême nord-est, dont la convention entre les autorités nigériennes et la partie chinoise, a été signée le 28 novembre 2011 sur le site de la SORAZ.

Il faut préciser que la "Route du Pétrole", entièrement financée par la China National Petroleum Corporation (CNPC), le consortium qui exploite le pétrole nigérien du bloc d'Agadem, permet, d'une part, de désenclaver tout l'extrême est du pays, et d'autre part, relier le Niger au Tchad voisin.

A ce volet, viennent s'ajouter la réalisation du deuxième pont de Niamey dit "Pont de l'Amitié Chine-Niger", reliant les deux rives du fleuve Niger, avec ses voies d'accès dont les travaux sont prévus pour s'achever dans quelques mois, les constructions du premier échangeur de la capitale nigérienne, dont les travaux avancent normalement, et de la périphérique "Est-Ouest", traversant Niamey dans sa partie nord.

"Ces gestes, ne cesse de réitérer l'ambassadeur Xia Huang, montrent la disponibilité et la volonté forte de l'Etat chinois pour travailler la main dans la main avec l'Etat nigérien, avec le peuple nigérien, dans le but de renforcer les relations d'amitié et de coopération entre les deux pays".



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Dambisa Moyo : vive la Chinafrique ! | Jeune Afrique Economie | L'actualité économique et financière de l'Afrique

Dambisa Moyo : vive la Chinafrique ! | Jeune Afrique Economie | L'actualité économique et financière de l'Afrique
Mardi, 03 Juillet 2012 15:22 Par Michael Pauron

Dambisa Moyo
Âgée de 43 ans, elle était en 2009 l'une des cent femmes les plus influentes selon Time. © Dambisa Moyo
Dans son troisième livre, l'intellectuelle zambienne Dambisa Moyo s'en prend à quelques idées reçues sur l'insatiable appétit de la Chine en Afrique.
À 43 ans, la pétulante économiste Dambisa Moyo n'en est pas à son coup d'essai. En 2009, son premier livre, L'Aide fatale, avait enflammé la presse et les intellectuels : elle accusait l'aide au développement d'aggraver la situation en Afrique plutôt que de l'améliorer, et prônait, à la place, une politique libérale. Était-ce une réminiscence de son passage à la [LINK=/regions/afrique-subsaharienne/4595-ngozi-okonjo-iweala-la-banque-mondiale-a-change.html]Banque mondiale[/LINK] ? Malgré la bronca de certaines ONG, son ouvrage a été salué : elle donnait un coup de pied dans la fourmilière. Le président rwandais, Paul Kagamé, séduit pas les thèses qu'elle y défendait, l'aurait même offert à ses collaborateurs.
Son deuxième livre (2010) ne fut pas moins sulfureux, puisqu'il s'attaquait aux États-Unis, colosse aux pieds d'argile sur le point de perdre son hégémonie mondiale, écrivait-elle en résumé.
[B]Pari osé[/B]
Avec Winner Take All (qu'on pourrait traduire par « le vainqueur rafle la mise »), l'économiste née à Lusaka, en Zambie, tente de démontrer pourquoi le monde connaîtra une pénurie croissante de ses ressources - eau, minerais, énergie, nourriture... Un pari osé, puisque prédire aujourd'hui ce qu'il adviendra demain des matières premières est un exercice risqué auquel peu d'économistes se livrent encore. Mais il faut bien entretenir son statut : devenue une intellectuelle en vue, l'ancienne chef économiste en charge de l'Afrique subsaharienne chez Goldman Sachs a intégré en 2009 le classement des cent femmes les plus influentes publié chaque année par le magazine américain Time.
Son nouvel opus prend cette fois la Chine pour objet, sa soif de matières premières et sa stratégie pour en acquérir. La diplômée de Harvard explique ainsi que[LINK=/regions/afrique-subsaharienne/9580-commerce-pekin-detrone-paris.html] l'empire du Milieu n'a cessé de tisser des liens avec l'Afrique[/LINK] et l'Amérique latine, privant les pays occidentaux d'affaires potentielles. Et contrecarre certaines idées négatives sur la Chinafrique. Une fois de plus, elle met en lumière les faiblesses d'un Nord en pleine tourmente. L'acharnement d'une Africaine contre l'Occident ? Résidant à Londres, elle dit ne plus être uniquement africaine, ni totalement européenne, ni spécialement américaine. Une position avantageuse, justement, pour écrire, dit-elle, de manière impartiale.

jeudi 26 avril 2012

La Chine appelée à accroître les investissements en Afrique

La Chine appelée à accroître les investissements en Afrique - l'Afrique sur Internet
26/04/2012)




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JOHANNESBURG -- Le Centre d'études chinoises (CCS) en Afrique du Sud a déclaré mercredi que la Chine et l'Afrique devraient créer un environnement favorable aux investissements afin de promouvoir la balance commerciale.

Les exportations chinoises vers l'Afrique sont principalement des produits manufacturés et des importations chinoises en provenance d'Afrique se composent de ressources minérales et des matières premières, a déclaré le chercheur principal du CCS Daouda Cissé dans une interview accordée à Xinhua.

Basé à l'université de Stellenbosch en Afrique du Sud, le CCS est l'institution de recherche de pointe en Afrique pour l'analyse novatrice et pertinente aux politiques des relations entre la Chine et l'Afrique. Les activités de recherche du centre sont axées sur le partenariat politique, la coopération économique et l'engagement durable.

Selon la CCS, ces dernières années, la Chine a contribué à la croissance économique de l'Afrique, ce qui classe certains pays africains parmi les économes ayant les plus grands taux de croissance du monde.

Le centre affirme que les investissements chinois en matière de ressources en Afrique ont été très en vue, mais la Chine n'est pas le principal investisseur dans les industries lourdes, telles que l'exploitation minière et le pétrole. Pour le pétrole, par exemple, en 2009 la Chine a bénéficié de 8,7% des exportations de pétrole de l'Afrique alors que les États-Unis et l'Union européenne ont bénéficié de 33%. La nécessité indispensable de l'Afrique pour le développement ne peut pas se faire sans investissements étrangers, et les investissements dans le secteur des infrastructures est en train de combler une lacune en Afrique, a-t-il dit.

M. Cissé a dit que les investissements étrangers directs de la Chine en Afrique en 2010 ont atteint 13 milliards de dollars américains, et l'Afrique du Sud seule représente 4,15 milliards de dollars et est le principal bénéficiaire d'IDE de la Chine en Afrique, suivie par l'Angola qui est l'une des économies en plein essor en raison des contributions majeures que les investissements chinois ont apportés dans les infrastructures, la construction, l'agriculture et l'énergie.

« Le développement des infrastructures, la stabilité politique et économique, le commerce régional et l'intégration économique entre les différents pays africains peuvent stimuler les investissements en Afrique», a déclaré M. Cissé à Xinhua.

« L'investissement n'est possible que si le pays d'accueil a établi la stabilité politique et économique et a développé des infrastructures de base pour accueillir les investisseurs », a-t- il ajouté.

Le chercheur principal a déclaré que les investissements dans le secteur agricole peuvent être un moyen pour l'Afrique de diversifier ses exportations vers la Chine.

«L'agriculture, les services, les activités bancaires, les finances et les assurances font partie des nouveaux secteurs où la Chine investit dans le continent. L'Afrique a un énorme potentiel foncier pour développer son secteur agricole. Toutefois, l'insuffisance des techniques agricoles et de machines restent des obstacles pour le secteur agricole de l'Afrique», a déclaré M. Cissé à Xinhua.

dimanche 22 avril 2012

L'influence de la Chine en Amérique latine n'est pas une source d'inquiétude pour les Etats-Unis (Maison Blanche) -Le Quotidien du Peuple en ligne

L'influence de la Chine en Amérique latine n'est pas une source d'inquiétude pour les Etats-Unis (Maison Blanche) -Le Quotidien du Peuple en ligne
L'influence croissante de la Chine en Amérique latine ne constitue pas une source d'inquiétude pour les Etats-Unis, a déclaré samedi un responsable de la Maison Blanche à Carthagène des Indes, en Colombie.

"Nous ne sommes pas inquiets du tout", a affirmé Ben Rhodes, conseiller adjoint sur la sécurité nationale en charge des communications stratégiques, lors d'un point de presse qui se tenait en marge du sixième sommet des Amériques à Carthagène.

"En fait, si vous regardez les chiffres, les Etats-Unis exportent beaucoup plus que la Chine vers l'Amérique latine", a-t-il fait remarquer, ajoutant que les Etats-Unis étaient également la première destination pour les exportations en provenance d'Amérique latine.

Considérant les investissements chinois dans la région comme un "signe positif", il a relevé que cette région voyait progressivement se développer ses propres marchés et sa propre classe moyenne, ce qui signifiait en conséquence des débouchés plus larges pour les produits américains.

"Jusqu'à présent, nous considérons le rôle joué par la Chine dans les investissements et le commerce avec certains pays d'Amérique latine comme une source de bénéfices potentiels", a-t-il ajouté.

Le président Barack Obama participe au 6e sommet des Amériques qui se tient depuis samedi à Carthagène des Indes, une ville touristique colombienne située au bord de la mer des Caraïbes. Il cherche entre autres à renforcer le commerce et les investissements américains dans la région.
Source: xinhua

mardi 21 février 2012

CommodAfrica. La place de l'Afrique dans les importations chinoises de softs en janvier .

CommodAfrica. La place de l'Afrique dans les importations chinoises de softs en janvier .
Une place mineure
(21/02/2012)
Sur les 3 335 tonnes (t) de café importé par la Chine en janvier 2012, l’Afrique n’a représenté que 75 t dont 37 t d’Ouganda, 19 t du Rwanda, 18 t de Tanzanie et 1 t d’Ethiopie ; le principal fournisseur est le Vietnam avec 2 650 t. Quant aux fèves de cacao, un total de 4 311 t ont été importées dont 2 626 t d’Afrique : 804 t du Nigeria, 666 t de Côte d’Ivoire, 656 t du Togo, 301 t du Cameroun et 199 t du Ghana. Le plus important fournisseur est l’Indonésie avec 1 580 t. Pas un seul produit chocolaté n’est importé d’Afrique.
Sur les 135 460 t de caoutchouc importé sur ce premier mois de l’année, 1 196 t proviennent d’Afrique dont 504 t de Côte d’Ivoire, 279 t du Cameroun, 227 t de Guinée, 161 t du Nigeria et 25 t du Kenya. Les plus importants fournisseurs de la Chine sont la Thaïlande (88240 t) et la Malaisie (21 106 t). D’Afrique du Sud, 3 t de caoutchouc synthétique ont été importées sur un total de 100 758 t en janvier 2012.
Sur les 326 468 t de coton importées en Chine en janvier 2012, 17 193 t provenaient d’Afrique : 4 776 t du Zimbabwe, 3 641 t d’Afrique du Sud, 2 562 t de Tanzanie, 2 457 t du Burkina Faso, 781 t de Zambie, 500 t du Mali, 394 t du Sénégal, 296 t du Cameroun, 201 t du Mozambique, 201 t du Togo, 74 t de Madagascar, sans oublier 1 310 t d’Egypte dont le coton est de qualité différente (coton longue fibre). Les plus importants fournisseurs de la Chine en janvier ont été l’Inde, (150 399 t), les Etats-Unis (59 602 t), l’Ouzbékistan ( 33 702 t) et le Brésil (33 588 t).

mardi 7 février 2012

Relations internationales : «Françafrique» contre «Chinafrique»

Relations internationales : «Françafrique» contre «Chinafrique» rendez-vous de l'Afrique sur Internet
(L'elephant Déchaîné 07/02/2012)
La ‘‘Françafrique’’, un concept utilisé pour qualifier l’action néocoloniale de la France en Afrique à travers des réseaux d’influence. Les détracteurs de la ‘‘Françafrique’’ (unanimes dans leur amertume et leur rancœur contre le colon), lui prêtent de nombreux noms d’oiseaux: charognard, vautour, autruche, etc. C’est à la paresse intellectuelle que nous invitent les défenseurs vindicatifs du continent. S’ils dénoncent à grands renforts de discours abêtissants la présence militaire de la France en Afrique, aucune action d’envergure n’est cependant menée contre ce qu’ils appellent l’influence néfaste de la France sur le continent. Au contraire, ils aiment tout ce qui provient de la France : nourriture raffinée, bon cru, voitures etc. Ils apprécient aussi et surtout les voyages à Paris. C’est ainsi que Simone Gbagbo pour se purifier sans doute les poumons de l’air pollué émanant de la lagune Ebrié se rendait régulièrement sur la Côte d’Azur, en France et souvent en Suisse. On se souvient que Laurent Gbagbo, son époux et chef d’Etat d’alors (dont l’aversion pour la France n’était un secret pour personne au point qu’il ait exigé le départ du 43ème bataillon d’infanterie marine (Bima)) avait reconduit la presque totalité des contrats des multinationales françaises. Comment donc comprendre que Mamadou Koulibaly, alors deuxième personnage de l’Etat et N°3 du Fpi demande dans un communiqué rendu public récemment «à la société civile et aux investisseurs étrangers de faire pression sur les autorités pour prendre connaissance au plus vite de ce contenu du nouvel accord signé à Paris en ce début d’année 2012».
Sous le règne de Ouattara, le 43èmeBima réintègrera ses bases de Port-bouët. Ceci grâce au renouvellement de l’accord de défense. L’une des raisons évoquées : lutter contre le terrorisme (Al qaeda). Puisque le Président de la république prend des «conseils» avisés à l’Elyse, selon les experts en politique, on pourrait croire que c’est le plan ‘‘vigipirate’’ renforcé, qui s’étend à Abidjan.
M. Ouattara, en dépit des moyens de l’Etat dont il dispose, arrive à peine à lutter contre l’indiscipline des frci qu’il se voit déjà mener d’héroïques combats contre des réseaux terroristes. Notre chef gagnerait à combattre l’insubordination des frci qui vandalisent les citoyens, et défient l’Etat plutôt qu’à mener une guerre qui n’est pas la nôtre.
Entre autres raisons, les plus lucides d’entre nous se demandent si l’accord de défense présenté comme jouissant de la plus grande clarté (parce que devant être soumis à l’Assemblée nationale ivoirienne et au Senat français), ne comporte pas une clause secrète : la volonté de la France de contourner la menace économique que constitue la Chine, cet autre vautour dont on dit qu’il ne veut que du bien aux Africains.

La Chinafrique un autre concept obscure

La ‘‘Chinafrique’’ agrandit de plus en plus son l’influence sur le continent noir. La montée en puissance de pékin en Afrique n’est pas faite pour apaiser la France. Si la Chine par ses réseaux officiels et occultes n’installe pas des chefs d’Etat au pouvoir à l’issue de funestes guerres civiles, sa coopération n’est pas moins négligeable. Elle vient d’offrir à l’Union africaine un siège flambant neuf d’une valeur de 200 millions de dollars, soit 90 milliards de francs Cfa. Mais injecter des sommes mirobolantes dans la construction d’édifices ne rendra pas la Chine moins redoutable que le France. La différence de la Fançafrique d’avec la Chinafrique est contenue dans le volet militaire et culturel qui manque. Les chinois n’apprécient pas notre nourriture, nos mœurs, ni notre art. On ne les voit pas à des concerts, à des vernissages, à des dédicaces littéraires etc. Ce qui les intéresse, c’est la quête d’accès aux matières premières qui manquent à leur pays. Cela dit, ses réseaux d’influence ne recherchent que leurs intérêts au détriment du nôtre. Ils ne sont ni plus mauvais ni plus excellents les uns que les autres.
Tout cela devrait interpeller les consciences africaines en général et ivoiriennes en particulier. Une question : que font nos Etats, précisément la Côte d’Ivoire pour se soustraire de l’influence de Paris, de Washington et de Pékin ? La question reste posée. Mais sans doute qu’avec ce qui est arrivé à un certain Gbagbo, de moins en moins nos chefs feront le malin devant ces pays.
Christiane Djahuié
© Copyright L'elephant Déchaîné

lundi 30 janvier 2012

RENFORCER LA SOLIDARITE ET LA COOPERATION CHINE-AFRIQUE POUR UN MEILLEUR AVENIR

AFRIQUE CHINE RENFORCER LA SOLIDARITE ET LA COOPERATION CHINE-AFRIQUE POUR UN MEILLEUR AVENIR discours a l'UA
ADDIS-ABEBA -- Jia Qinglin, président du Comité national de la Conférence consultative politique du Peuple chinois (CCPPC), a prononcé un discours dimanche à la cérémonie d'ouverture du 18e sommet de l'Union africaine (UA).
Voici le texte intégral de son discours : RENFORCER LA SOLIDARITE ET LA COOPERATION CHINE-AFRIQUE POUR UN MEILLEUR AVENIR
Mesdames et Messieurs,
Chers Amis,
Aujourd'hui, c'est un immense plaisir pour moi de venir dans cette belle ville d'Addis-Abéba assister, sur invitation, à la cérémonie d'ouverture de la 18e session ordinaire de la Conférence de l'Union africaine (UA). Et je suis très honoré de pouvoir m'exprimer à la tribune du Sommet de l'UA, surtout dans ce Centre de Conférence, symbole de l'amitié sino-africaine. Au nom du gouvernement et du peuple chinois, je tiens à vous transmettre, Excellences, Madame et Messieurs les Chefs d'Etat et de Gouvernement, et à travers vous, aux peuples africains frères, les salutations cordiales et les meilleurs voeux des 1,3 milliard de Chinois, avec l'expression de mes sincères remerciements à l'UA, au gouvernement éthiopien, et notamment à Leurs Excellences le Président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, le Premier Ministre Meles Zenawi et le Président Jean Ping pour l'accueil attentionné et chaleureux qui m'a été réservé.
Mesdames et Messieurs,
Chers Amis,
"L'Afrique, un des berceaux de l'humanité, est dotée d'une longue histoire, d'une grande richesse naturelle, de cultures brillantes et de peuples travailleurs, ingénieux et courageux. Elle a apporté une contribution majeure aux progrès des civilisations humaines et au développement du monde. S'unir pour monter en puissance et réaliser le renouveau de la civilisation africaine, tel est un vieux rêve des peuples d'Afrique. De la naissance du panafricanisme au début du 20e siècle à la création de l'UA en 2002, en passant par l'établissement en 1963 de l'Organisation de l'Unité africaine (OUA), les peuples d'Afrique ont oeuvré activement et sans relâche pour obtenir des résultats remarquables sur la voie de l'intégration africaine, inscrivant des pages brillantes dans leur histoire. Aujourd'hui, avec un développement économique sensiblement accéléré, l'Afrique jouit d'une influence plus importante dans les affaires internationales et montre au reste du monde une nouvelle dynamique et des perspectives radieuses. La création et le renforcement de l'UA ont été étroitement liés au développement de l'Afrique tout entière et y ont contribué énormément. Nous nous réjouissons de constater que depuis sa fondation il y a dix ans, l'UA est devenue une force majeure au service de la paix, de la stabilité et du développement en Afrique et dans le monde. Nous avons toutes les raisons de croire que sous la conduite de l'UA, l'Afrique fera des progrès encore plus grands et encore plus solides dans sa quête de l'unité et de la puissance.
A l'heure actuelle, la situation africaine et internationale connaît des changements profonds et complexes. Les conséquences profondes de la crise financière internationale se font de plus en plus sentir et l'instabilité en Asie de l'Ouest et en Afrique du Nord perdure, pesant lourdement sur la paix, la stabilité et le développement du continent. Soumis à de nombreuses contraintes internes et externes, les pays africains font face à devantage de défis dans leurs efforts d'intégration et de gestion autonome des problèmes africains. Si l'Afrique a réalisé des progrès notables en matière de développement socio-économique, elle a encore beaucoup de chemin à faire pour réaliser les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD). Les peuples africains mènent actuellement des réflexions et des recherches approfondies sur leur avenir et leur voie de développement. La communauté internationale, quant à elle, doit savoir que son destin est lié à celui de l'Afrique et s'engager de façon active et responsable pour la paix, la stabilité et le développement du continent. Ici, j'aimerais partager avec vous quelques-unes de mes réflexions.
Premièrement, la paix, la stabilité et le développement en Afrique doivent être résolument préservés. L'Afrique ne peut pas connaître la paix et le développement en s'isolant du reste du monde, et il n'y a pas de stabilité ni de prospérité dans le monde sans celles de l'Afrique. Une Afrique de paix, de stabilité et de progrès profite au monde entier. L'Afrique qui a énormément souffert dans le passé des fléaux de la guerre connaît dans l'ensemble une situation de paix et de stabilité aujourd'hui. Cette situation, acquise au prix de gros efforts, mérite d'être jalousement préservée. En ce qui concerne les points chauds africains, la Chine estime toujours qu'il faut encourager les parties concernées à y trouver des solutions à travers le dialogue et les négociations dans le respect de la Charte des Nations Unies et des normes régissants les relations internationales universellement reconnues afin de préserver la paix et la stabilité régionales et internationales.
Deuxièmement, les efforts déployés par les pays africains pour résoudre eux-même les problèmes de leur continent doivent être pleinement respectées. Ces dernières années, la capacité de l'Afrique à résoudre les problèmes africains s'est sans cesse renforcée. Les faits ont d'ailleurs montré que les pays africains ont la capacité et la sagesse pour régler leurs problèmes. La communauté internationale doit apporter du soutien et des aides à la solution des problèmes africains, et cette aide, à notre avis, doit être constructive, respecter la volonté des peuples africains et aller dans le même sens que les efforts des Africains, et non dans le sens inverse. Toute ingérence de forces étrangères, motivée par leurs propres intérêts, dans les affaires intérieures de l'Afrique ne fera que rendre plus compliqué le règlement des questions africaines.
Troisièmement, les efforts d'unité et d'intégration africains doivent être fortement soutenus. S'unir pour monter collectivement en puissance, c'est un choix judicieux fait par les pays africains sur la base de leurs traditions historiques et de leurs besoins réels et en tenant compte des perspectives de développement à l'avenir. Ces dernières années, des progrès spectaculaires ont été obtenus en matière de paix et de développement en Afrique, en grande partie grâce au renforcement de l'unité africaine. Nous sommes convaincus que le présent sommet qui a pour thème "promouvoir le commerce intra-africain" donnera une forte impulsion à l'intégration africaine. Tous ceux qui veulent le développement de l'Afrique doivent soutenir sans réserve les efforts d'unité et d'intégration des pays africains.
Quatrièmement, le développement de l'Afrique doit faire l'objet d'une attention et d'un engagement accrus. L'inégalité Nord-Sud est la principale cause des déséquilibres économiques mondiaux. Dans sa lutte contre la crise financière internationale, la communauté internationale doit être plus attentive à la question du développement en Afrique, travailler activement à honorer ses promesses d'aide, prendre effectivement en compte les préoccupations des pays africains sur les dossiers comme les négociations du cycle de Doha de l'OMC et la réforme du système financier international, et pousser la Conférence de l'ONU sur le développement durable qui se tiendra cette année à accorder une plus grande attention au développement socio-économique durable de l'Afrique.
Mesdames et Messieurs,
Chers Amis,
Malgré leur éloignement géographique, la Chine et l'Afrique sont liées par une amitié très ancienne. Au fil des siècles, les peuples chinois et africains ont partagé heurs et malheurs et tissé entre eux une grande amitié fraternelle. Déjà dans les années 50 et 60 du siècle dernier, ils ont combattu côte à côte et avancé la main dans la main. Dans ce nouveau siècle, avec la création du FCSA, et en particulier avec l'établissement, lors du Sommet de Beijing, d'un nouveau partenariat stratégique sino-africain caractérisé par l'égalité et la confiance mutuelle sur le plan politique, la coopération gagnant-gagnant sur le plan économique et les échanges et l'inspiration réciproque sur le plan culturel, les relations sino-africaines sont entrées dans une nouvelle période, celle d'un développement global, rapide et en profondeur, et affichent désormais un dynamisme et une vitalité extraordinaires.
Tout au long de l'histoire des relations sino-africaines, la Chine a veillé à respecter la souveraineté et la voie de développement des pays africains, en se gardant de s'ingérer dans leurs affaires intérieures. Elle a toujours traité les pays africains sur un pied d'égalité, en coopérant avec eux sur la base des avantages réciproques et du gagnant-gagnant. Elle n'a cessé d'accorder à l'Afrique des aides sans aucune condition politique, avec la ferme conviction qu'entre l'Afrique et elle, les aides et les soutiens sont réciproques. Et elle a veillé à placer son propre développement dans une perspective de progrès commun avec l'Afrique et cherché à mettre son propre développement au service de celui de l'Afrique. De leur côté, les pays africains ont accordé un soutien ferme à la position chinoise sur les questions touchant aux intérêts majeurs et vitaux de la Chine et fourni un appui énergique au développement économique de la Chine. Les aides désintéressées accordées par les peuples africains resteront à jamais gravées dans la mémoire du peuple chinois.
Aujourd'hui, notre monde connaît d'importants développements, de grandes réformes et de vastes réajustements. Le renforcement de la solidarité et de la coopération entre la Chine, le plus grand pays en développement, et l'Afrique, continent qui regroupe le plus de pays en développement, revêt une signification majeure pour la paix, la stabilité et le développement dans le monde. La Chine, qui envisage et développe ses relations avec l'Afrique avec une vision stratégique et dans une perspective de long terme, est prête à redoubler d'efforts ensemble avec les pays africains, pour porter le nouveau partenariat stratégique sino-africain à un nouveau palier.
Premièrement, oeuvrer activement au rayonnement de l'amitié traditionnelle sino-africaine. Richesse commune de la Chine et de l'Afrique, cette amitié est la base de la confiance mutuelle stratégique et la force motrice du développement des relations sino-africaines. Quels que soient les changements intervenus dans le monde, en Chine et en Afrique, nous devons toujours veiller ensemble à bien préserver et développer cette amitié afin qu'elle se transmette de génération en génération. La Chine entend multiplier ses échanges de haut niveau, intensifier son dialogue stratégique et ses concertations et renforcer ses échanges d'expériences en matière de gouvernance avec les pays africains, afin d'accroître la compréhension et la confiance mutuelles.
Deuxièmement, intensifier les concertations et la coopération sur les questions internationales et régionales. La Chine et les pays africains ont de vastes intérêts communs, d'où la nécessité pour eux de renforcer leur soutien mutuel sur les questions touchant à leurs intérêts majeurs et vitaux respectifs. La Chine soutiendra fermement les efforts des pays africains pour défendre leur souveraineté et indépendance, pour trouver des solutions africaines aux problèmes africains, et pour choisir librement leur voie de développement. Elle s'en tiendra au principe de l'égalité de tous les pays, quelles que soient leurs tailles, en s'opposant fermement à ce que les grands, les puissants et les riches malmènent les petits, les faibles et les pauvres. Elle continuera à défendre indéfectiblement les justes causes des pays africains dans les différentes enceintes internationales. Membre permanent du Conseil de sécurité de l'Onu, la Chine continuera à participer activement et avec une attitude responsable aux affaires de la paix et de la sécurité en Afrique.
Troisièmement, élever effectivement le niveau de la coopération économique et commerciale entre la Chine et l'Afrique. La Chine souhaite renforcer davantage, sur la base de l'égalité, du bénéfice mutuel et du développement commun, ses échanges et sa coopération avec les pays africains dans les domaines de l'agriculture, des infrastructures, de la formation et de la finance. Elle continuera d'encourager les entreprises chinoises crédibles et performantes à investir en Afrique et d'accroître ses aides aux pays africains pour contribuer au renforcement des capacités d'auto-développement de ces derniers et au mieux-être de leurs populations. Accordant une grande importance aux problèmes survenus dans la coopération économique et commerciale sino-africaine, elle a déjà pris et continuera à prendre des mesures concrètes en coordination avec les pays africains pour les résoudre afin de permettre à l'Afrique de mieux profiter de cette coopération.
Quatrièmement, développer vigoureusement les échanges entre les peuples chinois et africains. La Chine et l'Afrique doivent accorder une grande importance aux échanges populaires tout comme aux échanges intergouvernementaux. Nous devons donc renforcer les échanges et la coopération entre les organisations non gouvernementales, les institutions académiques, les médis et les établissements d'enseignement supérieur chinois et africains, encourager les contacts entr les jeunes et développer activement diverses formes d'échanges culturels, en vue d'accoître l'interaction entre nos peuples et de leur permettre de participer et de contribuer davantage à la coopération sino-africaine.
Cinquièmement, renforcer le mécanisme du FCSA. Nous devons continuer à travailler sans cesse dans un esprit innovant pour renforcer la planification stratégique et la construction institutionnelle du Forum afin de l'adapter à l'évolution de notre époque. Tout en assurant la concrétisation des acquis de la quatrième Conférence ministérielle, nous espérons lancer, à l'occasion de la cinquième Conférence ministérielle, de nouvelles initiatives de coopération qui répondent aux exigences de notre temps et aux besoins des deux parties, de sorte que le FCSA continue à jouer un rôle moteur important dans le développement des relations sino-africaines.
Ce que je voudrais souligner tout particulièrement ici, c'est que la Chine, très attachée à ses relations avec l'UA, considère l'UA comme un partenaire important dans les affaires africaines et internationales, et la soutient fermement pour qu'elle joue un rôle accru dans les affaires intérieures et extérieures de l'Afrique. Je tiens à annoncer ici que dans le but de renforcer les relations d'amitié et de coopération avec l'UA, le gouvernement chinois a décidé d'octroyer à celle-ci un total de 600 millions de yuans RMB de dons sur les trois ans à venir. La Chine est prête à travailler ensemble avec l'UA pour perfectionner leur mécanisme de dialogue stratégique et renforcer leur coopération dans la construction des infrastructures transnationales et transrégionales et dans les domaines de la paix et de la sécurité en Afrique en vue d'enrichir les relations sino-africaines.
Mesdames et Messieurs,
Chers Amis,
Depuis la fondation de la Chine nouvelle il y a plus de 60 ans, notamment depuis le lancement de la politique de réforme et d'ouverture il y a plus de 30 ans, la Chine a vu son poids économique et sa puissance globale sensiblement accrus et la vie de la population considérablement améliorée. Notre pays a réussi à trouver une voie de socialisme à la chinoise. Cette voie, la seule qui permette à la Chine de réaliser sa modernisation socialiste, contribue également au développement dans la région et dans le monde, et nous allons la poursuivre inébranlablement et courageusement. Ceci dit, nous sommes conscients du fait que la Chine reste encore un pays en développement, qu'elle est toujours confrontée à d'importants problèmes de déséquilibre, d'incohérence et d'insoutenabilité en matière de développement et soumise à de fortes contraintes démographiques, environnementales et en termes de ressources naturelles, et qu'avec 128 millions de Chinois vivant aujourd'hui sous le seuil de la pauvreté, la Chine a encore beaucoup de chemin à faire avant de réaliser sa modernisation et la prospérité générale de toute la population. L'an dernier, notre pays a élaboré et publié le XIIe Plan quinquennal pour le développement économique et le progrès social, fixant les lignes directrices, les objectifs stratégiques et les principales tâches du développement socio-économique pour les cinq ans à venir. A la lumière du concept de développement scientifique et en axant nos efforts sur l'accélération de la transformation du mode de croissance, nous oeuvrerons pour assurer un développement économique durable, soutenu et relativement rapide et maintenir la cohésion et la stabilité sociales, afin de jeter une base décisive à la construction d'une société relativement aisée sur tous les plans.
Le développement de la Chine est placé sous le signe de la paix, de l'ouverture et de la coopération. Déterminée à suivre sa voie de développement pacifique, la Chine s'efforce de contribuer à la préservation de la paix mondiale pour son développement et par son développement. Elle poursuivra indéfectiblement sa politique extérieure d'indépendance et de paix et respectera, tout comme par le passé, le libre choix des autres peuples en termes de régime social et de voie de développement, en se gardant de leur imposer sa propre volonté. Elle arrêtera, comme elle l'a toujours fait, sa position et sa politique selon la réalité des faits et en partant des intérêts fondamentaux du peuple chinois et des intérêts communs de tous les peuples du monde, elle défendra fermement la justice et jouera un rôle actif dans les affaires internationales. Fidèle à sa stratégie d'ouverture de bénéfice mutuel et de gagnant-gagnant, la Chine cherchera à se développer tout en oeuvrant pour une interaction bénéfique avec les autres pays et un développement commun de tous les pays du monde. Les faits ont prouvé et prouveront que le développement de la Chine constitue une chance pour le monde et que la Chine sera toujours un défenseur déterminé de la paix et de la stabilité dans le monde.
Mesdames et Messieurs,
Chers Amis,
Un proverbe africain dit : "La vraie pauvreté est de ne pas avoir d'amis". Les peuples chinois et africains sont de bons amis, de bons partenaires et de bons frères. L'amitié sino-africaine est solide et grandiose comme le Kilimandjaro, vigoureuse et éternelle comme le fleuve Changjiang et le fleuve Jaune. Unissons-nous et travaillons activement et la main dans la main pour faire avancer le nouveau partenariat stratégique sino-africain et inscrire ensemble de nouveaux chapitres dans les annales de l'amitié sino-africaine.
Je vous remercie. © Copyright Xinhuanet

mercredi 16 novembre 2011

Le Figaro - Flash Actu : Les USA ne craignent pas la Chine(Obama)

Le Figaro - Flash Actu : Les USA ne craignent pas la Chine(Obama): Le président américain Barack Obama a déclaré aujourd'hui que les États-Unis ne craignaient pas la montée en puissance économique et militaire de la Chine et ne cherchaient pas à exclure ce pays.

"L'idée que nous craignons la Chine est une erreur. L'idée que nous cherchons à l'exclure est une erreur", a-t-il dit lors d'une conférence de presse à Canberra.

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lundi 14 novembre 2011

Afrique aux yeux des Chinois: terre d'opportunités pour des Chinois en quête de fortune

Afrique aux yeux des Chinois : terre d'opportunités pour des Chinois en quête de fortune- Le rendez-vous de l'Afrique sur Internet: L'Afrique, un continent autrefois si lointain et mystérieux pour la plupart des Chinois, est devenue aujourd'hui une terre d'opportunités pour des hommes d'affaires du pays, impatients d'y tenter leur chance.

Pour Wang Li, commerçante dans le centre-ville de Nanjing (est de la Chine), le premier mot qu'elle associe à l'Afrique est "business".

"Je voudrais faire du commerce avec les Africains, car j'entends dire qu'il y a plus d'opportunités et moins de concurrence en Afrique qu'ici", avoue cette trentenaire, propriétaire d'une boutique de vêtements dans un quartier commerçant de la ville de Nanjing.

N'ayant jamais mis les pieds en Afrique, elle obtient les informations concernant ce continent à travers la télévision et des amis. "C'est sûr que les paysages en Afrique sont magnifiques, mais c'est son énorme marché et sa forte demande qui m'intéressent le plus", affirme Wang Li.

"En Chine, la concurrence dans les grandes villes comme Nanjing est aujourd'hui acharnée pour les petits commerçants", explique-t-elle. "Mes amis m'ont dit que les pays africains manquaient de tout, en raison de la faiblesse de leur industrie. La demande là-bas pour les produits chinois bon marché et de bonne qualité doit être très forte. J'aimerais donc y aller pour trouver des opportunités afin d'élargir mes affaires et mes bénéfices", poursuit la commerçante.

Wang Li n'est pas le seul Chinois à envisager d'aller tenter sa chance en Afrique, et parmi ses compatriotes, beaucoup ont déjà franchi le pas. Depuis 2000, le nombre de Chinois partis en Afrique en quête de fortune a augmenté de manière considérable.

Wang Jinrong, représentante commerciale dans une entreprise privée basée à Shanghai, côtoie des clients africains quotidiennement. Pour elle, l'Afrique est à la fois synonyme d'opportunités et de difficultés.

"Par rapport aux marchés américains et européens, les marchés africains imposent moins de limites, voire aucune, à l'entrée de marchandises étrangères, ce qui facilite énormément la vente des produits. De plus, la concurrence y est moins forte qu'ailleurs", explique-t-elle. "Le problème, c'est qu'aujourd'hui, il y a sur les marchés africains toutes sortes de produits chinois dont la qualité n'est pas toujours garantie. Cela a entraîné une certaine méfiance envers les produits venus de Chine, souligne-t-elle.

Lors des négociations avec ses clients africains, Wang Jinrong se sent souvent frustrée par la difficulté de leur faire connaître les marques chinoises et de les convaincre de la qualité des équipements de transmission et de distribution d'électricité proposés par sa compagnie. "Les Africains sont attirés par les produits bon marché, mais ils attachent également une grande importance à la marque. Ils font davantage confiance aux marques occidentales qu'aux marques chinoises", observe-t-elle.

Cependant, elle ne se décourage pas et continue à promouvoir les produits chinois auprès de ses clients africains. "Les Africains connaissent peut-être mieux les marques de nos concurrents comme Schneider ou ABB, mais lorsqu'ils se rendent compte que nos produits sont d'aussi bonne qualité tout en étant meilleur marché, ils deviennent des clients fidèles", souligne-t-elle.

"Les opportunités et les difficultés coexistent en Afrique. Tant que vous n'êtes pas effrayés par les contrariétés, vous trouverez toujours des opportunités pour réussir sur ce continent. C'est aussi pourquoi de plus en plus de Chinois choisissent d'investir en Afrique", conclue Wang Jinrong.

Selon le Livre blanc sur la coopération économique entre la Chine et l'Afrique publié fin 2010 par le Bureau de l'information du Conseil des affaires d'Etat (le gouvernement central chinois), sous l'impulsion du Forum de coopération Chine-Afrique, les investissements effectués par les entreprises d'Etat, les entreprises privées et les entrepreneurs individuels chinois sur le continent africain ont tous progressé très rapidement. Le volume cumulé des investissements directs de la Chine en Afrique a atteint 9,33 milliards de dollars fin 2009.

Les articles concernés

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mardi 26 juillet 2011

AFRICATIME - Le rendez-vous de l'Afrique sur Internet

"Lieve Joris brise les clichés entre l'Afrique et la Chine -
La romancière belge, Lieve Joris, auteur de «Mon oncle du Congo», s’intéresse depuis trois ans aux relations entre la Chine et l’Afrique. Des rapports bien plus complexes et positifs que ce qu’on veut bien en percevoir en Europe.

Lieve Joris est de retour, pour un temps, à Amsterdam. Sa «base», comme elle l’appelle, où elle a élu domicile à vingt ans, dans les années 1970. Installée à son bureau, à l’étage d’un appartement confortable d’une maison de canal, elle revient sur le vaste sujet qui la préoccupe depuis trois ans.

Elle a passé onze mois en Chine, depuis 2009. Et s’est rendue pour les besoins de son prochain ouvrage dans les deux Congo, mais aussi au Rwanda et au Burundi. Lieve Joris ne s’est pas contentée de Canton, où vit une communauté africaine forte de 30.000 personnes, dont les activités sont centrées autour de l’import-export, et d'où 150.000 personnes font des allées et venues vers les capitales africaines. Ses tribulations l’ont aussi menée à Pékin et dans différentes provinces, au gré de ses rencontres.

La voilà qui s’apprête à refaire sa valise, cette fois pour accompagner en Afrique du Sud l’un des deux personnages principaux de son prochain livre: un Chinois qui décide d’aller en Afrique pour «chercher sa vie». En contrepoint, elle suit aussi un jeune Africain qui va faire ses études en Chine, contraint d’apprendre une autre langue et de se familiariser avec une autre culture.
Cap sur la «Chin'Afrique»

Lieve Joris a décidé de s’attaquer aux relations entre la Chine et l’Afrique après avoir écrit trois livres d’affilée sur le Congo: Danse du Léopard, L’heure des rebelles et Les hauts-plateaux (Actes Sud). Un long cheminement qui l’a menée parfois «hors de ce monde», admet-elle. En s’ouvrant un nouveau champ d’enquête et d’aventures humaines, elle s’offre un bon bol d’air. Ancienne journaliste ayant toujours aimé travailler en immersion, Lieve Joris, écrivaine-voyageuse, continue de se baser sur le réel pour tisser sa toile sur la trame de ses rencontres.

«Je cherche toujours à entrer dans l’histoire par la petite porte, c’est sans doute la villageoise en moi», dit-elle.

Dans un documentaire récent que lui a consacré la réalisatrice belge Rita Mosselmans pour la télévision flamande, l’auteur, issue d’une famille flamande de neuf enfants, explique ne pas «avoir d’idéologie et ne vouloir convertir personne». Son ami de longue date, François Belorgey, ancien directeur de Centre culturel français (CCF) au Zaïre (aujourd'hui République démocratique du Congo) à l'époque de l'ancien président Mobutu Sese Seko, au Sénégal et au Mozambique, actuellement en poste à Alger, raconte l’avoir vue débarquer à Kinshasa, «une ville qui ressemble à une cocotte-minute, comme une jeune fille toute propre avec sa petite robe plissée». Elle n’en a pas moins pris place à l’arrière de sa moto, pour l’accompagner dans ses rencontres avec les musiciens dans les soirées de Matonge, un quartier de Kinshasa, la capitale de la RDC.

«Les Chinois ont leur regard sur l’Afrique, qui n’est pas si différent du nôtre, explique Lieve Joris. Il est chargé de leur propre histoire. Comme nous, ils recherchent des miroirs.»

Elle a ainsi découvert que les Chinois aiment particulièrement l’Ethiopie, «en tant que pays pauvre ayant une grande histoire et une culture très ancienne». Des pays aux gouvernements forts, comme l’Angola ou le Soudan, sont eux aussi appréciés. Il paraît toujours plus sûr, en cas de problème, de pouvoir se tourner vers une autorité forte. En revanche, «les Chinois ont du mal à comprendre que le Nigeria, un pays qui regorge de pétrole, puisse être aussi mal géré et connaître des pannes d’électricité, très loin du modèle d’Etat archi-organisé qui est le leur». D’ailleurs, quand elle raconte en Chine des histoires de rebelles congolais, on lui fait souvent cette remarque: «Mais ce n’est pas permis!»
Aventure et immersion

Pas question pour elle d’arriver en Chine avec ses gros sabots d’Occidentale. Elle ne pose pas de question sur les droits de l’homme ou la situation des dissidents à ses interlocuteurs, mais prend le temps d’instaurer des relations de confiance, en allant au restaurant plusieurs fois, en se faisant présenter des amis, en prenant le train pour accompagner untel ou unetelle dans une conférence… Le fait de connaître l’Afrique l’aide beaucoup, dit-elle, dans un pays où une vingtaine d’universités ont des programmes d’échange avec des facultés d’Afrique. Les chercheurs chinois s’avèrent très curieux, lui posent beaucoup de questions, et elle se sent parfois «comme une encyclopédie».

«Les Chinois sont arrivés en Afrique à un moment où les relations entre le continent et l’Occident étaient bloquées: au lieu de poser des conditions et d’apporter de l’aide, ils viennent avec un certain sens de l’aventure, pour aller dans des endroits où personne n’ose aller, et inventer une relation bilatérale dont les Africains commencent à se plaindre.»

Lieve Joris ne va pas parler de géopolitique, de nouveau colonialisme ou de routes construites à la va-vite dans son prochain livre –—à paraître en 2013— mais de tranches de vies. Elle a sondé la solitude de l’Africain en Chine qui doit se débrouiller tout seul, voit le changement du pays autour de lui et se met à rêver du changement de l’Afrique, avec une industrialisation qui paraît à portée de main.

«J’ai rencontré un Malien qui vit à Shangaï avec sa femme et leurs deux enfants. Il vient d’un petit village et veut fait de la farine avec des petits pois chiche, un produit très demandé. Il a la trentaine, n’a pas voulu habiter à Canton parce qu’il y a trop d’Africains, parle bien chinois et développe avec un partenaire local une machine spéciale pour la ramener au pays et fabriquer sa farine.»

Une kyrielle de clichés

Les clichés entre le continent noir et le grand pays émergent d’Asie ont certes la vie dure. Certains, en Chine, sont persuadés qu’on ne parle qu’une seule langue en Afrique, ou encore qu’on peut trouver du thé du Kenya n’importe où sur le continent. Sur la sexualité, Lieve Joris a parfois entendu des remarques sur «l’esprit nomade» des hommes sud-africains qui font des enfants avec des femmes différentes, mais aussi des jugements tranchés de Congolais qui estiment leurs femmes «physiquement incompatibles» avec les Chinois… Mais ce n’est pas ce registre qui l’intéresse le plus.

Elle s’est surtout appliquée à observer les changements à l’oeuvre chez les Africains de Chine et inversement, chez les Chinois d’Afrique. Un jour, un artiste chinois installé en Afrique du Sud a apporté de l’argent à sa banque, raconte-t-elle. La guichetière, une Sud-Africaine d’origine indienne, lui a fait cette réflexion:

«Vous ne faites que travailler et vous mettez tout votre argent à la banque. Ce n’est pas une vie!»

Il a réfléchi, eu des remords, pensé à cette «culture de gens qui ne vivent que dans le futur parce qu’ils n’ont pas confiance —une posture qui vient du passé.» Lieve Joris se reconnaît dans cette trajectoire. Elle aussi en quête de miroirs, elle est toujours curieuse des expériences de «gens qui changent, à force de voyager».

Sabine Cessou

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lundi 18 avril 2011

AFRICATIME - Le rendez-vous de l'Afrique sur Internet

AFRICATIME - Le rendez-vous de l'Afrique sur Internet: "La Chine apporte à l'Afrique l'argent qui lui fait défaut
Par RFI

La Chine accorde des prêts à des conditions préférentielles aux pays africains et c’est tant mieux. C'est en somme ce qu'ont déclaré plusieurs ministres africains des Finances, ce samedi 16 avril 2011 à Washington. Il s’agit des représentants du Togo, du Tchad, du Lesotho et du Zimbabwe qui donnaient une conférence de presse en marge des assemblées de printemps du FMI et de la Banque mondiale. Et, selon eux, Pékin accorde à leurs pays et, globalement au continent, les fonds qu'ils ne parviennent plus à obtenir de la part des partenaires traditionnels.

Avec notre correspondant à Washington, Raphaël Reynes

« La plupart de nos pays ne peuvent pas accéder aux marchés pour pouvoir emprunter. Nous sommes obligés de nous retourner vers des sources de financement plus concessionnelles ». Pour le ministre togolais des Finances, le recours massif des pays du tiers monde à l'aide financière chinoise est « une très bonne chose ».

Pékin accorde des prêts à des conditions préférentielles. Et tant pis pour les Occidentaux qui se plaignent que la Chine n'impose pas de conditions à ses financements, affirme Adji Ayassor. « Même si aujourd’hui l’occident critique, je le comprend. La Chine est en train de mener une guerre pour attirer la sympathie des pays africains. C’est de bonne guerre que l’occident s’inquiète et je ne pense pas que ce soit une très mauvaise chose pour l’Afrique ».

Les Chinois pratiquent également un meilleur transfert de technologies, ajoute son homologue tchadien, Ngata Ngoulou. « Nous avons une raffinerie de pétrole. Chose que nous n’aurions pas pu avoir si nous étions venus demander gentiment à nos partenaires traditionnels s’ils pouvaient bien accepter et même simplement leur demander de pouvoir le faire, ils nous l’auraient déconseillé ».

Et le ministre de l'Economie du Lesotho de conclure : « Nous accueillons volontiers les investissements chinois parce que, contrairement à ce que disent certains, ils n'entament pas notre souveraineté »

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