CHINE AFRIQUE

POUR DES RELATIONS RESPECTUEUSES, AMICALES, FRANCHES ET FRATERNELLES

jeudi 8 mai 2014

A la loupe : Le Mnla, une ethnie en voie d’extinction - maliweb.net

A la loupe : Le Mnla, une ethnie en voie d’extinction - maliweb.net

Le Mnla, une ethnie en voie d’extinction



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Soldats du MNLA à Kidal
Soldats du MNLA à Kidal le 4 février 2013.
REUTERS (photo archives)


Des Touareg seraient victimes de la vengeance des terroristes islamistes du Mujao dans les régions du nord. Selon la radio mondiale, pas moins de onze personnes auraient trouvé la mort, tuées parce qu’elles collaboraient avec les troupes spéciales françaises, dont la Force Serval, et les forces onusiennes de la Minusma. Ce qui est vrai.

 

Mais ce qu’on ne dit pas, c’est que ces Touareg appartenaient tous aux groupes armés terroristes, le Mnla (Mouvement national de libération de l’Azawad) et le Hcua (Haut conseil pour l’unité de l’Azawad). D’autres seront probablement exécutés bientôt pour les mêmes raisons. Mais ces exécutions, loin d’être de simples actes de vengeance, procèdent d’une guerre pour le contrôle des régions du nord ; elles seraient le fait plutôt des terroristes islamistes d’Ansar Eddine, le mouvement fondé et dirigé par Iyad Ag Ghali, recherché par tous les services spéciaux occidentaux. Le chef terroriste est décidé à décimer ses ex-alliés du Mnla, même ceux qui se sont reconvertis ou blanchis en Hcua. Sont principalement visés les membres du clan du patriarche touareg, le vieil Intallah dont la succession risque d’être particulièrement sanglante.





Iyad Ag Ghaly veut faire d’une pierre trois coups : mettre hors course le Mnla qui n’a plus de liberté de mouvement que sous l’aile protectrice de la France et de certains groupes de pression occidentaux qui ont succombé à son lobby actif, se rendre indispensable autour de la table de négociation sur le nord, prendre les devants pour assurer son leadership sur une zone vouée, croit-il, à avoir un statut particulier.





Pas pressés

Cela est un long processus, mais l’ancien chef rebelle reconverti dans le terrorisme lucratif a tout son temps : les négociations ne sont pas pour sitôt. Il faudrait d’abord que les groupes armés terroristes touareg s’entendent entre eux d’abord. Il faudrait que les groupes armés terroristes arabes s’entendent entre eux d’abord. Il faudrait aussi que Touareg et Arabes accordent leurs violons sur ce qu’ils exigeront sans concession des autorités maliennes. Il faudrait que tous sachent jusqu’à quel point leurs protecteurs seraient prêts à aller pour leur sauver la mise et, plus tard, compter sur eux. Parce que pour l’heure, ces protecteurs ne peuvent pas compter sur le Mnla et le Hcua sachant que ces groupes armés terroristes ne peuvent pas faire ce qu’ils attendent d’eux : prendre effectivement le contrôle du nord malien et empêcher le retour et l’installation des islamistes terroristes.





En effet, le Hcua ne représente pas véritablement grand-chose, il n’est pas une menace sérieuse insurmontable. C’est un groupe qui s’est constitué à la faveur de circonstances particulières, l’ouverture des négociations aux groupes touareg qui renonceront au jihadisme, mais n’a pas de réelles capacités de résistance à une armée malienne réformée. Le Mnla non plus n’est plus ce qu’il était, ayant perdu, depuis juin 2012 face aux islamistes, la plupart de leurs moyens humains, logistiques et militaires.





Ce sont pourtant ces deux groupes armés terroristes touareg qu’une certaine communauté internationale a imposés au gouvernement malien dans le cadre des négociations pour le processus de retour de la paix. Mais programmées pour débuter quelques mois après l’installation du président élu et de son gouvernement, ces négociations piétinent toujours. Pas seulement parce que le gouvernement ne parvient pas à trouver ses marques en inventant une nouvelle stratégie de négociation, puisque les nouveaux maitres n’aiment pas l’Accord de Ouagadougou suscité ou signé par d’autres, mais aussi parce que le Mnla n’est pas en ce moment en position de faire satisfaire tous ces points de revendication, singulièrement celui auquel il n’a jamais renoncé : un statut spécial pour l’Azawad. Avec sa débâcle face au Mujao et le retour en puissance d’Iyad Ag Ghaly, le Mnla ne compte plus militairement. Il doit se reconstituer. Mais en attendant, grâce à ses mentors il va jouer sur le terrain de la sensiblerie. D’où les nombreuses interventions de certains de ses cadres sur des médias internationaux.





Danger de vie

Mais surtout, le Mnla a décidé de se placer désormais sous la couverture des organisations internationales et sous-régionales, celles-là mêmes qui lui avaient demandé, au début de sa croisade, de renoncer à ses prétentions sécessionnistes. Ayant longtemps joué à la victimisation, très souvent avec succès en Occident, le Mnla est monté de plusieurs crans en jouant, cette fois-ci, la carte de la minorité en voie de disparition. Pour commencer, ses cadres réclament un statut politique et juridique de minorité. Il est vrai que ses membres sont en danger de mort tant les ressentiments des populations du nord et des forces armées et de sécurité sont grands et vifs à leur égard.





Il semble que certains commencent déjà à mordre à leur hameçon. Lors de la conférence-débats qu’elle a organisée ici à Bamako pour comprendre pourquoi les Maliens sont mécontents de sa gestion de la crise politico-institutionnelle du Mali et hostiles à son inaction dans le nord malien, la Cedeao, par la voix de son représentant au Mali, a laissé entendre que le Mnla est une minorité qui a droit à la protection de la communauté internationale. Ce représentant voulait sans doute faire allusion aux minorités ethniques ou raciales, mais le Mnla n’est ni une ethnie ni une race. C’est un groupe armé terroriste. S’il est composé essentiellement par des Touareg, effectivement une minorité ethnique, on y retrouve aussi, accessoirement, des Songhay, des Arabes et des Peuhls. Et un tel groupe doit obligatoirement prendre la voie de la disparition, de l’éradication. De l’extrême préjudice. Parce qu’il constitue une menace permanente pour tous. Pour preuve, les communautés du nord dont il se réclame pourtant, elles-mêmes n’ont jamais approuvé son programme. Dans tout le Mali il n’y a pas une seule ethnie qui soit favorable au Mnla en tant que groupe armé terroriste. Car, sans véritable idéologie politique ou philosophique, ses revendications relèvent sur des pratiques bannies depuis longtemps, telle que la discrimination raciale, le féodalisme, l’esclavagisme, la traite des Noirs. Des idées mortes depuis longtemps mais qui sont en danger de vie, grâce à des individus comme ceux qui animent les groupes armés terroristes touareg et arabe.





Alors, ceux qui veulent l’imposer doivent trouver d’autres subterfuges et thèmes plus porteurs que la victimisation ou la minorité en voie de disparition.



Cheick TANDINA

SOURCE:  du   8 mai 2014.    

Les Maliens saluent le discours du PM chinois fait à Addis-Abeba (SYNTHESE) - maliweb.net

Les Maliens saluent le discours du PM chinois fait à Addis-Abeba (SYNTHESE) - maliweb.net

PM chinois fait à Addis-Abeba (SYNTHESE)





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Les Maliens saluent le discours du PM chinois

Depuis 2000, le Forum sur la coopération sino-africaine favorise les accords économiques entre la Chine et l’Afrique

Le Premier ministre malien Moussa Mara a affirmé son adhésion à la vision du Premier ministre chinois Li Keqiang, formulée dans le discours prononcé au siège de l’Union africaine, à Addis-Abeba, sur la politique de la Chine en l’Afrique et la volonté de Beijing d’approfondir le nouveau type de partenariat stratégique sino-africaine, rapporte la presse malienne.



« Le partenariat Chine-Afrique est multisectoriel et bénéfique au continent. La Chine n’aide pas un Etat, mais des peuples. La Chine n’est pas lié à un seul pays, mais à toute l’Afrique qu’elle aide à reprendre confiance en elle-même, à assumer sa part de responsabilité dans son développement », a-t-il affirmé après une rencontre avec le Premier ministre chinois mercredi à Abuja ( Nigeria), en marge du Forum économique mondiale (WEF) sur l’Afrique.





D’après Salif Diallo, professeur en relations internationales dans une université privée de Bamako, les Maliens et les Chinois sont satisfaits de leur partenariat, qu’ils jugent « exemplaire » presque à tous les niveaux.





« Beijing est aujourd’hui un partenaire incontournable du Mali et de l’Afrique. Et c’est une relation efficace et respectueuse axée sur les besoins réels de nos pays pour se développer et sur les réelles préoccupations de nos populations », a-t-il souligné.





Avec une coopération bilatérale axée sur la réalisation d’ infrastructures (routes, barrage hydro-électriques, aménagements agricoles, infrastructures sportives..), la santé, l’agriculture ( formation et recherches), « le Mali est la meilleure illustration de la conformité de ce partenariat avec nos besoins de développement économique, social, sportif et culturel », a indiqué le professeur.





Pour Mohamed S. Traoré, un membre de l’Association pour l’ amitié sino-malienne, la Chine fait des efforts concrets pour approfondir les relations sino-africaines et stimuler la coopération bilatérale dans divers domaines pour le grand bénéfice des deux parties.





« Il fut un moment où les Africains souhaitaient que le transfert des compétences (technologiques) soit un axe important des relations sino-maliennes et sino-africaines. Je pense que les autorités chinoises font depuis des efforts louables dans ce sens, notamment au niveau de la formation des cadres, des techniciens et ingénieurs. Sans compter les programmes de recherches pour accroître la production dans le secteur de l’agriculture par exemple ».





Pour lui, « nos opérateurs économiques ont aussi leur rôle à jouer dans ce transfert des connaissances. Au lieu par exemple de se livrer à une exportation tout azimut, ils peuvent par exemple négocier et nouer des partenariats avec les entrepreneurs chinois pour implanter des unités industrielles à l’image de SUKALA (usine de sucre sino-malienne) ».





Un avis partagé par Kader Toé, chroniqueur politique et membre du réseau des journalistes économiques du Mali.

« Le partenariat entre les secteurs privés des deux pays a du mal à épouser la cadence des relations bilatérales. Je trouve que les opérateurs privés maliens sont timides (..) Sinon, un partenariat dynamique à ce niveau peut être le tremplin idéal pour le transfert des technologies », a-t-il relevé.





Pour sa part, Dr A. Dioma, une pharmacienne malienne, a commencé à exploiter ce créneau. « Nous sommes en contact bien avancé avec des partenaires chinois pour l’implantation d’une usine de consommables médicaux (seringues, perfuseurs..). Cela va permettre non seulement de recruter de nombreux jeunes pharmaciens, mais aussi de leur donner l’opportunité d’une maîtrise technologique », a-t-elle indiqué.





Comme le résume si bien Alassane Coulibaly, un diplomate malien, « le partenariat sino-malien, voire sino-africain, est prometteur car très fécond. Mais, il faut un secteur privé dynamique et surtout agressif pour que nos populations en profitent convenablement ».

 
 

lundi 5 mai 2014

La coopération gagnant-gagnant réfute l'accusation de "néocolonialisme de la Chine" en Afrique (COMMENTAIRE) - china radio international

La coopération gagnant-gagnant réfute l'accusation de "néocolonialisme de la Chine" en Afrique (COMMENTAIRE) - china radio international

La coopération bilatérale entre la Chine et l'Afrique a bénéficié aux deux parties depuis un demi-siècle et réfute l'accusation selon laquelle la Chine poursuit une politique néocolonialiste en Afrique.

Selon le dictionnaire Longman, le "néocolonialisme" signifie qu'"un pays puissant utilise son influence économique et politique pour contrôler un autre pays". L'accusation contre la Chine est sans fondement, comme la Chine n'a jamais été condescendante, n'a jamais interféré dans les affaires internes des pays africains et n'a jamais fait de vaines promesses dans la cadre de sa coopération avec l'Afrique . L'accusation est intenable, car la Chine a aidé les pays africains à construire plus de 1.000 projets sans y attacher aucune condition. Cette accusation est également fausse, comme la Chine influencée par Confucius, qui a souffert du régime colonial et semi-colonial dans les temps modernes, n'a jamais eu l'intention de "contrôler" les pays africains, car elle se fie à ce proverbe : "Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu'on te fît". La Chine et l'Afrique sont de bons frères qui partagent à la fois le bonheur et le malheur. Leur longue amitié date de près de 50 ans, lorsque le Premier ministre chinois de cette époque, Zhou Enlai, a effectué sa première visite en Afrique . Lors de cette visite, M. Zhou avait présenté les Cinq Principes pour les relations entre la Chine et les pays africains et arabes, ainsi que les Huit Principes pour l'aide de la Chine aux pays étrangers. M. Zhou avait clairement indiqué que la Chine avait aidé les pays et les peuples africains dans leur lutte contre l'impérialisme, le colonialisme et le néocolonialisme, et pour l'indépendance nationale et la sauvegarde de la souveraineté nationale. Il avait également déclaré que la Chine fournirait son assistance, dans les limites de sa capacité et sans conditions, à l'appui des efforts des pays africains pour développer leur économie nationale.  Les principes soulevés par M. Zhou avaient été hautement appréciés par les pays africains et avaient jeté une base solide pour le développement des relations d'amitié et de coopération entre la Chine et l'Afrique. Depuis, la Chine n'a jamais dévié de cette voie. "Dans sa coopération avec l'Afrique, la Chine a toujours défendu les principes d'égalité, de bénéfices mutuels, de résultats tangibles, d'efficacité, de sincérité et de crédibilité, et n'a jamais attaché de condition politique à son assistance à l'Afrique", a déclaré le Premier ministre chinois Li Keqiang, avant de partir pour sa tournée dans quatre pays africains. Il a ajouté que la Chine a toujours eu recours à ces principes depuis plusieurs décennies. Aujourd'hui, la Chine et l'Afrique sont de bons amis engagés dans une coopération équitable, et de bons partenaires engagés dans le développement commun. Ceux qui montrent la Chine du doigt remarquent uniquement que la Chine a bénéficié de ses investissements en Afrique, mais ignorent le fait que la coopération Chine-Afrique a aidé à améliorer l'environnement de l'investissement de l'Afrique et les conditions de vie de son peuple. Ils ne doivent pas fermer les yeux sur le fait que les conditions de vie et de travail du peuple africain ont été améliorées grâce aux nombreux projets d'infrastructures construits avec l'aide chinoise, y compris des écoles, des hôpitaux, des stades et des systèmes d'approvisionnement en eau et en électricité en milieu urbain. En outre, pour alléger le fardeau de l'Afrique, la Chine a annulé 20 milliards de yuans (quelque 3,2 milliards de dollars américains) de dettes dues par les pays africains jusqu'à fin 2013. L'Afrique, qui a été victime du colonialisme, connaît la vraie signification du néocolonialisme. C'est pourquoi la réfutation par des responsables africains de l'accusation, selon laquelle la Chine exerce le néocolonialisme en Afrique, est plus convaincante. "La Chine offre des dons sans conditions, sans nous rien demander. Peu de pays le font. Les pays qui ne nous ont jamais aidé mais qui montrent du doigt la coopération avec la Chine pourraient seulement être jaloux", a estimé Kassim Issak Osman, ministre de la santé de Djibouti.

« L'Afrique a beaucoup profité du développement économique chinois », selon le Vice-président de l'Union Africaine - china radio international

« L'Afrique a beaucoup profité du développement économique chinois », selon le Vice-président de l'Union Africaine - china radio international

Le matin du 5 mai, le Premier ministre chinois Li Keqiang, en visite en Ethiopie, visitera le siège de l'Union Africaine (UA), basé à Addis-Abeba et y prononcera un discours au centre de conférence. Le Vice-président de l'UA Erastus Mwencha a déclaré, dans une interview accordée à des médias chinois, que les relations entre l'UA et la Chine maintiennent une tendance favorable au développement avec des visites de haut rang et que la visite de Li Keqiang permettra de renforcer la compréhension entre les peuples chinois et africain et promouvra la coopération amicale.

Le Premier ministre chinois réfute le soi-disant "néo-colonialisme chinois en Afrique"_French.news.cn

Le Premier ministre chinois réfute le soi-disant "néo-colonialisme chinois en Afrique"_French.news.cn

Le soi-disant "néo-colonialisme chinois en Afrique" est une fausse accusation qui ne correspond ni aux traditions et cultures chinoises, ni à la réalité de la coopération amicale, de l'égalité et du bénéfice mutuel entre la Chine et l'Afrique, a affirmé le Premier ministre chinois Li Keqiang dans un communiqué de presse publié dimanche.

Li effectuera des visites officielles en Ethiopie, au Nigeria, en Angola et au Kenya du 4 au 11 mai. Il s'agit de sa première visite en Afrique depuis sa prise de fonctions en 2013.

La Chine et de nombreux pays africains ont souffert dans le passé d'agressions de l'étranger et de l'occupation coloniale ou semi-coloniale. "Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas que l'on te fasse". Voilà un concept traditionnel plusieurs fois millénaire de la Chine et un élément majeur de sa civilisation, a indiqué M. Li, lors d'une interview conjointe accordée aux médias africains.

De nombreux dirigeants africains ont fait savoir publiquement que l'Afrique, qui avait subi le colonialisme, savait bien ce que ce mot signifiait et que les pays africains ne se laisseraient jamais induire en erreur par une telle allégation, a-t-il rappelé.

"Je peux affirmer solennellement aux amis africains que la Chine ne s'engagera jamais sur le vieux chemin du colonialisme emprunté par d'autres pays et qu'elle ne permettra jamais aux agissements colonialistes du passé de se reproduire en Afrique", a-t-il confié.

La Chine entend rester toujours une amie fiable et une partenaire fidèle des peuples africains et contribuer activement à la construction d'un beau continent africain, a-t-il souligné.

La Chine et les pays africains sont de bons frères et de bons partenaires travaillant dans la solidarité pour le développement commun. Dans sa coopération avec l'Afrique, la Chine s'en tient toujours aux principes d'égalité, de bénéfice réciproque, de pragmatisme, d'efficacité, de sincérité et de respect des engagements, et à ne pas assortir ses aides à l'Afrique de conditions politiques, a assuré M. Li, ajoutant que la Chine était restée fidèle à ces principes depuis des dizaines d'années sans jamais s'en écarter.

La coopération sino-africaine a contribué activement au développement de l'Afrique, notamment dans le domaine du progrès social et du bien-être de la population, l'objectif étant d'améliorer l'environnement de l'investissement sur le continent et la vie des Africains, a poursuivi M. Li.

Selon lui, de nombreux projets d'infrastructures réalisés avec l'assistance chinoise, comme des écoles, des hôpitaux, des stades et des systèmes d'approvisionnement en eau et en électricité, ont facilité le travail et la vie des populations.

Pour alléger le fardeau des pays africains dans leur marche en avant, fin 2013, la Chine avait annulé au total 20 milliards de yuans RMB de dettes en leur faveur.

Pour renforcer les capacités d'auto-développement des pays africains, la Chine a également travaillé énergiquement à promouvoir la coopération industrielle et financière avec eux pour les aider à mettre en place des systèmes indépendants, complets et modernes d'industries manufacturières et d'agriculture, afin de consolider sans cesse la base de la coopération sino-africaine, a expliqué M. Li.

"Cette coopération, mutuellement bénéfique et gagnant-gagnant, offre des opportunités à la Chine et à l'Afrique", a assuré le Premier ministre chinois.

Le modèle chinois est-il exportable en Afrique? | JOL Journalism Online Press

Le modèle chinois est-il exportable en Afrique? | JOL Journalism Online Press

Dans « Naissance de la Chine moderne » (Les Editions de l'Atelier - 17 avril 2014), Quỳnh Delaunay nous permet de comprendre l’évolution de la Chine aujourd’hui, entre traditions millénaires et recherche de modernité. Son approche originale mêlant histoire, sociologie et matériel empirique, constitué sur place, permet d’accéder à un haut niveau de compréhension mais reste accessible à tous. On découvre un empire du Milieu confronté à des choix qui ont déjà, et auront, un impact essentiel sur l’histoire mondiale. Extraits.



L'évolution de la Chine ne peut se comprendre qu'en cernant les singularités de cette civilisation qui, depuis plusieurs millénaires, a pris une voie différente de celle de l'Occident. (Photo: Shutterstock.com).

Où va la Chine ? Pour les uns, elle est en train de s’orienter vers une économie de plus en plus intégrée à la mondialisation capitaliste. Pour les autres, l’empire du Milieu reste maître de son développement grâce à un puissant parti‐Etat qui sait allier loi du marché et régulation étatique. Comment expliquer ce succès qui, après trente ans de réformes, l’a hissé au deuxième rang des grandes puissances de la planète ? Ce pays peut‐il poursuivre dans la même voie sans des réformes qui dépassent le seul domaine économique ? Pour répondre à ces questions, l’observation des taux de croissance, des niveaux des réserves monétaires et du pouvoir d’achat ne suffit pas.

Extrait de Naissance de la Chine moderne - L'empire du Milieu dans la mondialisation, de Quỳnh Delaunay (Les Editions de l'Atelier - 17 avril 2014)

Les succès obtenus par la Chine en si peu de temps n’ont pas manqué de susciter des interrogations au sein des sociétés dont le niveau de développement économique et social était comparable il y a une trentaine d’années. Certains responsables politiques africains n’hésitent pas à faire une analyse de leurs insuffisances. Alors que l’Afrique reçoit des aides de la part des Occidentaux et possède un sous-sol remarquablement riche, les pays africains ne décollent pas. Ils mettent en cause les conditions de l’octroi de cette aide. Ils veulent profiter de l’expérience chinoise, en nouant des coopérations avec la Chine sur d’autres bases. Mais le modèle chinois peut-il s’exporter dans ces sociétés ? Nous montrerons d’un côté les caractéristiques de la coopération chinoise avec certains pays d’Afrique, telles qu’elles ont été analysées par un responsable africain, et de l’autre combien l’expérience chinoise repose sur des particularités de la Chine qui font gravement défaut aux sociétés africaines.

1) Alors que les Occidentaux se prévalent d’un mode de vie attractif et quasiment inatteignable par d’autres, la Chine serait en train d’offrir des conditions plus modestes mais plus humaines de satisfaction des besoins. Ces conditions correspondraient aux capacités de la plupart des sociétés non développées : un marché du travail abondant, des travailleurs peu exigeants au point de vue des conditions de travail et des salaires, un immense marché de consommateurs affamés et insatiables, des biens de consommation de masse abordables.

2) En Afrique, avec la crise, les donateurs qui étaient d’anciennes puissances colonisatrices diminuent le montant de leur aide. Celle-ci est souvent critiquée pour ses clauses contraignantes: ingérence dans les affaires intérieures et orientation dans le seul intérêt du donataire. L’exemple le plus parlant est celui de la Françafrique où les changements de chefs d’État s’effectuent sous l’égide de la France. Face à cette domination néocolonialiste, la coopération avec la Chine apparaît plus adaptée.

3) Cette coopération devrait permettre à l’Afrique d’aborder la modernisation dans des conditions plus acceptables, car les conditions de prêts de la Chine seraient plus intéressantes (taux d’intérêt nuls ou faibles, effacement de la dette en cas de difficulté, construction d’infrastructures contre une ouverture du marché intérieur et une exploitation des ressources naturelles). La présence chinoise serait source d’apprentissage et de transfert d’expérience sur la base des problèmes de même nature (sous-développement). Autre avantage : la Chine ne lie son aide à aucun droit de regard sur la nature du régime politique en place, contrairement aux Occidentaux pour qui le respect des droits de l’Homme dans le pays receveur conditionne le versement de la contribution. C’est en aidant au développement matériel que la Chine pourrait, sans ingérence, apporter la démocratie et combattre la corruption. Les Chinois qualifient ces accords de « gagnant-gagnant ».

4) Cependant, un examen critique de ces accords montre qu’ils se réalisent dans des situations d’inégalité assez classiques entre partenaires de niveau différent. En effet, le continent africain fournit à la Chine les matières premières qu’elle transforme chez elle avec des entreprises employant une main-d’œuvre bon marché. Dans le textile par exemple, la compétitivité se trouverait faussée par les subventions versées par les provinces chinoises à leurs entreprises locales qui peuvent ainsi réexporter leur toile en Afrique à des prix concurrentiels. La Chine ne semble pas échapper à la situation de puissance dominante, renouant, malgré ses dénégations, avec le colonialisme. Son intervention se résumerait à des échanges, sans tracer aucune perspective de progression pour l’Afrique. Elle viserait uniquement des buts commerciaux. Loin d’aboutir à un effet d’entraînement, sa présence entraînerait des perturbations dans les sociétés locales où sa main-d’œuvre, ses besoins et ses produits se présenteraient comme des éléments destructeurs. Dans ces conditions, l’ouverture du marché intérieur africain se traduit par l’invasion des produits chinois, de qualité médiocre (électroménager, matériel de cuisine, petit équipement semi-durable) mais à prix compétitifs, répond aux faibles exigences de la population, détruisant le peu d’industrie locale existante. Sur le plan des équipements, elle rendrait l’Afrique captive des technologies chinoises.

5) Un autre type d’échange, qui sera juste mentionné ici, intéressant à court terme pour l’Afrique, mais pouvant poser problème dans le futur, consiste pour la Chine à lui acheter des terres pour les mettre en valeur. En effet, la Chine manque cruellement de surfaces cultivables pour nourrir sa population, et ce d’autant plus que l’industrialisation et l’urbanisation entraînent des expropriations dans ses campagnes. La production agricole ainsi obtenue est destinée à la « mère patrie » pour combler les déficits de sa propre production et pour soutenir sa politique de sécurité alimentaire. Elle sert aussi à l’exportation vers d’autres pays (Europe, notamment). En introduisant de meilleures technologies et une meilleure organisation du travail, elle accroît la productivité des champs ainsi mis en valeur, ce qui pourrait nourrir la population d’Afrique, même avec une croissance démographique très forte. Sur le court terme, l’Afrique peut y trouver son avantage. Mais à long terme, le marché des produits agricoles étant déréglé, le succès de cette politique tournée vers l’exportation ne garantira pas la sécurité alimentaire de sa population. À cela, il faut ajouter les risques de pollution et d’érosion des sols que les méthodes d’exploitation intensive de l’agriculture chinoise font courir à l’ensemble du continent africain.

6) Le même phénomène de dislocation des communautés locales, constaté dans les sociétés qui cherchent le développement industriel, pousse vers la ville des masses rurales déracinées, sans pour autant que soient dessinées les perspectives d’une meilleure organisation sociale. Par contraste, la Chine, dépourvue de ressources naturelles abondantes (pétrole, minerais), semble pouvoir – jusqu’ici – gérer le changement de fac ̧on maîtrisée et coordonnée, alors que les autres sociétés sont entraînées dans la spirale du désordre, quand il ne s’agit pas de guerres ouvertes.

7) Dans ces sociétés qui souvent ignorent l’existence des États et même souvent la notion de nation et connaissent de multiples clivages (historiques, ethniques, religieux, territoriaux), les tentatives pour y introduire l’économique aboutissent le plus souvent à mettre en place des régimes autoritaires, sans produire une réelle amélioration du niveau de vie. Là où les mouvements sociaux (Tunisie, Égypte) semblent aller vers la destruction des structures traditionnelles et vers la reconnaissance de l’individu, l’absence d’atouts politiques, sociaux et idéologiques de la Chine ne facilite pas l’émergence de solutions de sortie du sous-développement.

8) Le modèle chinois repose sur les spécificités propres à la Chine : relative homogénéité ethnique et culturelle, absence de freins religieux, démographie maîtrisée de gré ou de force, augmentation de la productivité agricole et exode rural contrôlé, discipline et culture du travail propices aux mutations industrielles, idéologie de l’adaptation, de la cohésion et du consensus, existence d’un État fort ayant la confiance de la population.

9) Mais l’insertion de la Chine dans l’économie mondiale doit aussi interroger l’Occident. Pour l’instant la Chine, avec son poids plus quantitatif que qualitatif, peut se présenter comme une revanche sur l’Occident, au nom de ceux qui furent dominés par lui. Ainsi, elle y installe à son tour des activités qu’elle fait fonctionner, comme en Afrique avec ses ressortissants. L’Occident constitue un débouché pour le dynamisme de sa population et ses marchandises fabriquées sur son sol mais aussi ailleurs (Tunisie, Éthiopie, Afrique). L’insertion de la Chine y est lente et discrète. Sa réputation de grande civilisation la devance mais, concrètement, le modèle de vie, le goût et le comportement de ses ressortissants se révèlent plutôt comme ceux d’un pays pauvre et fruste. Sa présence est vécue davantage comme une curiosité exotique que comme une source réelle d’inspiration.

10) La Chine ne peut, pour l’instant, offrir au monde un autre modèle de production et de redistribution, même plus modeste et apparemment, mais seulement apparemment, plus humain. Le cas contraire supposerait que le système de production soit performant et donne naissance à un modèle de consommation plus attractif que celui de l’Occident. Pour l’instant, y compris chez elle, au point de vue de la production, ce sont des journées de travail interminables, sept jours sur sept, des conditions de travail rappelant celles des sociétés occidentales du XIXe siècle, peu de protection sociale. Quant à la consommation, ce sont les formes occidentales qui dominent. La traversée de la Chine fait découvrir la densité des supermarchés au concept occidental et des KFC (Kentucky Fried Chicken), la ruée sur les produits occidentaux – de nature supérieure aux produits locaux –, la multitude des voitures et des portables. L’attrait des cybercafés qui ne de ́semplissent pas, les films de qualité médiocre qui envahissent les écrans, le goût du clinquant, du kitsch et de l’artifice, de la copie, dévalorisent les loisirs qu’étaient la peinture et la calligraphie chinoises, summum de la civilisation et de l’idéal de l’homme civilisé en Chine. Tout cela fournit un spectacle faisant douter de la capacité de ce pays à produire, pour l’instant, un modèle alternatif.

11) Cependant, une civilisation n’est pas seulement matérielle. Elle compte aussi des valeurs morales et intellectuelles. La Chine, qui a montré l’efficacité des siennes en survivant durant des millénaires, pourrait-elle opérer le même acte civilisateur que celui qu’elle fit vis-à-vis des peuples nomades il y a plus de deux millénaires? En leur offrant son avance dans la sédentarisation et dans les techniques agricoles, elle leur permit de sortir de la cueillette, de la chasse et de la pêche, pour accéder à l’écriture et pour les doter de réponses face aux mystères de la nature et de la mort, d’une morale sociale permettant d’établir la paix. Cet énoncé souligne l’importance que revêt pour une civilisation le système de représentation du monde. Avec son poids économique et politique dans le monde, celui de la Chine est-il en concurrence avec celui de l’Occident ?

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Quỳnh Delaunay est diplômée de l’Institut d’études politiques de Paris et docteur en sciences de l’éducation. Sociologue du travail et de l’emploi, chercheur honoraire au CNRS, elle est membre de la Fondation Gabriel Péri. Son ouvrage sur la Chine est le fruit de plusieurs années de recherches sur ce pays, son histoire et sa sociologie. Dans ce cadre, elle y a effectué plusieurs séjours. Quỳnh Delaunay a publié plusieurs ouvrages parmi lesquels Histoire de la machine à laver. Un objet dans la société française (Presses universitaires de Rennes, 1994), Société industrielle et travail domestique. L'électroménager en France, XIXe‐XXe siècle (L’Harmattan, 2003) et, en collaboration avec Jean‐Claude Delaunay, Lire le capitalisme contemporain. Essai sur la société du XXIe siècle (Le Temps des cerises, 2007).

La visite du PM chinois est importante pour l'Afrique de l'Est, dit le président kényan

La visite du PM chinois est importante pour l'Afrique de l'Est, dit le président kényan

Le président kényan Uhuru Kenyatta a indiqué samedi que la prochaine visite du
Premier ministre chinois Li Keqiang est importante pour le développement de
l'Afrique de l'Est.



M. Kenyatta a tenu ces propos lors d'un entretien
avec l'ambassadeur chinois au Kenya, Liu Xianfa.



La visite du Premier
ministre chinois sera un chargeur de jeu en faveur du renforcement des relations
bilatérales et du développement de la région, a-t-il indiqué.



M. Kenyatta
a déclaré que la région a besoin d'un partenaire puissant qui soutiendra non
seulement les entreprises économiques mais également la promotion de la
paix.



Selon l'ambassade de Chine au Kenya, le commerce entre les deux
pays s'était élevé à 3,27 milliards de dollars en 2013, et la Chine est devenue
la plus grande source d'investissements directs étrangers pour le
Kenya.



Outre le Kenya, la tournée africaine du Premier ministre chinois,
du 4 au 11 mai, comprendra aussi l'Ethiopie, le Nigeria et l'Angola.

dimanche 4 mai 2014

Les entreprises chinoises, une source d'opportunités pour les Africains (REPORTAGE SPECIAL)

Les entreprises chinoises, une source d'opportunités pour les Africains (REPORTAGE SPECIAL)

Avec le développement rapide et global des relations sino-africaines, la présence des entreprises chinoises en Afrique s'est renforcée depuis ces dernières années. Jusqu'ici, plus de 2.500 entreprises chinoises disposent d'au moins une filiale en Afrique et les Africains occupent 85% des emplois dans ces sociétés. Ces entreprises élargissent progressivement leurs domaines d'investissements, passant des ressources minières et de la construction d'infrastructures à la fabrication d'appareils électroménagers, la finance, et les hautes technologies. Elles contribuent fortement au développement économique et social de l'Afrique.
Interviewés, plusieurs Africains partagent leur expérience et font part de leur bonne volonté de travailler dans des entreprises chinoises.
AU KENYA
Vicky Njoroge, une jeune Kenyane de 25 ans, récemment diplômée en vente et marketing, a trouvé un emploi à la société chinoise Huawei, qui fait l'objet des envies de ses contemporains.
Un lundi soir, dans un point de vente Huawei situé dans une rue commerciale animée à Nairobi, la capitale kenyane, la jeune vendeuse s'efforce de servir une foule de clients, désireux de découvrir les derniers smartphones Huawei.
"Alors que les séries Huawei Ascend P rencontrent un vrai succès sur le marché kenyan, c'est une saison chargée pour moi et mes collègues dans les points de vente Huawei à Nairobi et dans d'autres grandes villes. Le nombre de clients envieux d'acheter ces téléphones portables a considérablement augmenté", a déclaré à Xinhua Mlle Njoroge.
Travaillant depuis sept mois dans la compagnie chinoise, la jeune femme s'est estimée satisfaite des conditions salariales et de travail.
"Au vu de la situation, je peux dire que l'avenir est prometteur et que comme de plus en plus de Kenyans achètent des produits chinois, nous sommes assurés de bénéficier d'une sécurité de l'emploi et d'un revenu régulier. L'entrée de la Chine dans l'économie kenyane annonce de bonnes nouvelles (pour l'avenir)", a indiqué Mlle Njoroge.
Elle fait partie des milliers de jeunes Kenyans qui ont obtenu un emploi stable dans des entreprises chinoises, et les opportunités seront de plus en plus grandes car leur pays est désireux de coopérer avec le géant asiatique dans le commerce, le développement de nouvelles infrastructures et les industries.
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Delilah Wendy Aminilwa, Kenyane de 42 ans et mère de deux enfants, est assistante du personnel dans le bureau du Kenya de la Société chinoise des travaux de ponts et chaussées (CRBC), qui a mis sur pied de grands projets d'infrastructure dans le pays d'Afrique de l'Est.
"J'ai commencé comme coursier et j'ai gravi les échelons lorsque des cadres supérieurs m'ont recommandée pour une promotion, alors que j'avais prouvé mes compétences", a déclaré à Xinhua Mme Aminilwa, qui travaille pour la CRBC depuis 17 ans.
Cette mère de famille a obtenu un diplôme supérieur en gestion des affaires, dans une université de Nairobi. Elle a également étudié la comptabilité et poursuit actuellement une formation en ressources humaines par correspondance à l'Université de Liverpool.
Elle a rejoint la Société chinoise des travaux de ponts et chaussées à un moment où les Kenyans étaient très peu exposés aux entreprises chinoises.
"J'ai été recrutée à la CRBC au milieu des années 90, lorsque l'entreprise a participé à des projets d'infrastructure à l'intérieur du Kenya", a déclaré Mme Aminilwa.
Son travail consiste à s'assurer du bien-être des employés kenyans impliqués dans la construction des rocades est et sud de Nairobi et à transmettre leurs doléances à ses managers chinois.
"La majorité des ouvriers font généralement part de problèmes domestiques tels que les frais de scolarité et les factures d'hôpital", a-t-elle expliqué. Elle a ajouté que certains employés se plaignent d'être sous-payés.
Le géant CRBC a promu le bien-être des employés par le biais d'avantages et de motivation, comme fêtes de fin d'année, cadeaux pour les employés les plus performants et octroi de prêts d'urgence.
"Le salaire est bon et je suis en mesure de payer les frais de scolarité de mes deux fils. J'habite également dans une habitation permanente dans le village", a-t-elle révélé à Xinhua.
Selon elle, l'interaction avec des expatriés chinois a élargi ses horizons : la culture chinoise du travail qui met l'accent sur la ponctualité et la méritocratie a été enrichissante pour elle.
"Le Kenya a changé en raison des projets d'infrastructure développés par des entreprises chinoises", a déclaré Mme Aminilwa.
EN COTE D'IVOIRE
L'appui de la Chine à la Côte d'Ivoire à travers des projets de coopération est salutaire pour plusieurs familles ivoiriennes, selon le témoignage de travailleurs nationaux et d'observateurs.
Pour Macalou Tcheman, chef du chantier de construction de l'autoroute Abidjan-Grand Bassam (sud), dont la réalisation est assurée par l'entreprise China Machinery Engineering Corporation (CMEC), travailler avec la Chine a amélioré de façon substantielle ses conditions de vie et celles de sa famille.
"Cela fait un an et un mois que je travaille sur cet ouvrage en tant que chef de chantier. Par rapport à mon ancien travail, mon salaire a connu une nette évolution", a indiqué M. Tcheman.
Ce père de trois enfants, qui travaillait dans le domaine du transport, se sent visiblement heureux de collaborer avec les Chinois.
"Nous avons une bonne relation de travail. Il n' y a pas de problèmes avec les patrons. Chacun sait ce qu'il a à faire et les travaux avancent bien", a-t-il souligné.
Comme lui, plusieurs autres travailleurs ivoiriens, qui ont trouvé un emploi dans des projets de coopération sino-ivoiriens, se réjouissent de l'avancée socio-économique de leur activité professionnelle.
"Avec les grandes familles africaines, quand une personne trouve un emploi et qu'elle s'y sent bien, se sont plusieurs personnes et même toute une communauté qui en profitent. Il convient donc de saluer l'action de la Chine", a commenté un observateur.
A plusieurs occasions, le président ivoirien Alassane Ouattara a appelé au renforcement de la coopération entre les pays africains et la Chine, insistant sur "l'excellence des relations" entre les deux parties.
EN TANZANIE
Le Tanzanien Frank Mwangakilwa, âgé de 28 ans, a commencé à travailler pour la China Railway Jianchang Engineering Company (CRJE (T) Ltd.) en octobre 2012.
"Après l'obtention d'un diplôme, j'ai présenté mon CV à différentes entreprises de construction et je suis heureux que la société chinoise CRJE (T) Ltd m'ait accepté.
J'aime travailler dans une entreprise chinoise, car cela me permet de bien gagner ma vie. Mes conditions de vie ont été améliorées. Lorsque j'ai commencé à travailler dans cette entreprise, je n'étais qu'un jeune diplômé dépendant de mes parents, mais maintenant je gagne ma vie et vis par mes propres moyens.
Mon travail actuel répond à mes attentes professionnelles car j'ai appris beaucoup de nouvelles choses sur mon métier depuis que j'ai commencé à travailler dans cette entreprise. Je suis à présent capable de travailler avec des professionnels expérimentés et j'ai acquis de nombreuses connaissances."
D'un point de vue plus général, le jeune homme considère que les entreprises chinoises offrent de nombreuses opportunités de travail aux jeunes de la région.
BONNE RELATION COMMERCIALE ENTRE LA CHINE ET l'AFRIQUE
La Chine est le premier partenaire commercial de l'Afrique depuis cinq années consécutives ainsi que l'une des principales sources de nouveaux investissements.
Le volume des investissements directs chinois en Afrique a atteint 25 milliards de dollars fin 2013, et 2.500 sociétés chinoises ont investi dans ce continent. Le volume commercial entre les deux parties s'est élevé de 10 milliards de dollars en 2000 à plus de 210 milliards de dollars en 2013, selon des données officielles.
L'Afrique est le deuxième plus grand marché de projets contractuels de la Chine et la quatrième plus importante destination des investissements chinois.
Les relations d'amitié entre la Chine et l'Afrique, qui regroupe le plus grand nombre de pays en voie de développement, ont démarré il y a 60 ans et influent sur la vie de plus de 2,3 milliards de personnes.
La Chine a prouvé qu'elle était un partenaire responsable de l'Afrique tout au long du développement des relations bilatérales.
Jusqu'à fin 2012, la Chine a accordé des prêts à 53 pays africains, plus de 1.000 projets ont abouti avec l'aide de la Chine, notamment dans les domaines de l'agriculture, des infrastructures, de la santé et des télécommunications.
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Source: Agence de presse Xinhua

Li Keqiang, Premier ministre chinois : « La Chine est à l’écoute des attentes des Africains »

Li Keqiang, Premier ministre chinois : « La Chine est à l’écoute des attentes des Africains »

« La Chine est à l’écoute des attentes des Africains »

A partir de demain, le Premier ministre chinois,Li Keqiang entamera une tournée sur notre continent et qui le conduira en Éthiopie, au siège de l’Union africaine (Ua), au Nigéria, en Angola et au Kenya. Avant son départ, il a accordé une interview à un groupe de journalistes africains en voyage en Chine.  

Vous êtes un dirigeant ayant une vision internationale. Vous avez été dans beaucoup de pays du monde. Quelle est votre impression sur l’Afrique ?
 J’ai été en Égypte en 2009, mais je n’ai pas vu toute l’Afrique. Le continent, comme je l’ai lu dans des livres, comprend l’Afrique du Nord composée des pays arabes et l’Afrique subsaharienne, et s’étend sur une terre vaste, fertile et pleine de merveilles. Il compte plus de 1 500 groupes ethniques et plus de 2 000 langues. L’Afrique, dotée d’une civilisation splendide et très ancienne, est considérée comme le berceau de la civilisation humaine. On y trouve l’intarissable Nil, le majestueux Kilimandjaro, la prestigieuse vallée du rift africain et la célèbre migration d’animaux au Massai Mara, avec des peuples simples, des chefs de tribu hospitaliers, des musiques ardentes et des danses chaleureuses. C’est un continent en pleine émergence et débordant de vitalité que je souhaite découvrir depuis longtemps.
Depuis le début du siècle, les pays africains ont ravivé l’esprit du panafricanisme pour avancer à pas de géant sur la voie d’une intégration africaine accélérée. Au cours de la dizaine d’années écoulées, l’Afrique a réalisé une croissance économique des plus rapides au monde, et des exploits dans le domaine du développement socio-économique. Aujourd’hui, l’Afrique affiche un grand dynamisme et montre un nouveau visage. Elle constitue désormais, on peut le dire, une force majeure dans la multipolarisation mondiale, un important marché émergent pour la reprise et l’intégration économiques dans le monde et aussi un représentant remarquable de la diversité du patrimoine mondial. J’admire l’esprit d’engagement et de solidarité que manifestent les peuples africains et je suis pleinement confiant dans l’avenir radieux du développement de l’Afrique.
Depuis plus d’un demi-siècle, les relations sino-africaines restent toujours solides et se développent sans discontinuer malgré les grands changements mondiaux. Selon vous, quelles en sont les raisons ?
La Chine et l’Afrique sont liées par une relation qui remonte loin dans l’histoire et une amitié qui se consolide au fil du temps. Depuis les années 50 et 60 du siècle dernier, la Chine et les pays africains, rapprochés par le même passé, se sont soutenus mutuellement dans leur combat solidaire et ont forgé une amitié profonde.
Un vieil adage chinois dit : « Il est facile d’avoir beaucoup d’argent, mais difficile de trouver de vrais amis. » Nous ne saurions jamais oublier que ce sont les frères africains qui nous ont portés à l’Onu et nous sommes toujours fiers d’avoir contribué à la construction du chemin de fer Tanzanie-Zambie. Parmi les aides internationales qu’ont reçues en 2008 les sinistrés du séisme à Wenchuan, celles en provenance de l’Afrique nous sont particulièrement précieuses. Dans des enceintes multinationales telles que les Nations Unies, la voix de la Chine pour défendre les droits et intérêts légitimes des nombreux pays en développement, dont les pays africains, est la plus ferme. Les peuples africains sont pour les Chinois bons frères, bons amis et bons partenaires, sincères et dévoués. Les relations sino-africaines, dépassant la distance géographique et les différences en matière de culture et de système, se caractérisent par la sincérité, la confiance mutuelle et la bonne entente et sont considérées comme un modèle de la coopération Sud-Sud.
La coopération sino-africaine a donné de vastes possibilités et une grande impulsion au développement de la Chine et de l’Afrique, et surtout contribué amplement au renforcement du poids de l’ensemble des pays en développement dans le monde et à la promotion de la cause du progrès de l’humanité. Nous entendons travailler ensemble avec les pays africains pour raffermir, sans cesse, la confiance politique mutuelle, approfondir la coopération dans les domaines de la paix et de la sécurité, rehausser la coopération pragmatique et intensifier les échanges humains, et faire progresser davantage le nouveau partenariat stratégique sino-africain.
On dit que c’est votre première visite en Afrique en tant que Premier ministre. Quel est l’objectif de cette visite ? Et quel message souhaitez-vous faire passer aux peuples africains ?
C’est ma première visite sur le continent africain depuis ma prise de fonction comme Premier ministre du Conseil des Affaires d’État chinois. C’est également mon premier déplacement à l’étranger pour cette année. Ce sera un voyage placé sous le signe de la continuité, de la coopération et de la solidarité, une occasion pour moi de parcourir le chemin de l’amitié ouvert par les dirigeants chinois et africains de l’ancienne génération, de mesurer la profondeur de l’amitié et de la solidarité entre les peuples chinois et africains, de constater sur place le dynamisme du développement socio-économique africain et d’écouter les attentes des Africains  aspirant à une vie meilleure. J’ai une forte volonté de contribuer concrètement à l’approfondissement des relations entre la Chine et l’Afrique et à la promotion de leur coopération dans différents domaines au plus grand bénéfice des peuples chinois et africains.
Durant cette tournée, je me rendrai au siège de l’UA et j’y prononcerai un discours pour présenter les idées et propositions de la Chine sur la promotion des relations et de la coopération entre la Chine et l’Afrique dans la nouvelle époque. J’aurai, dans les quatre pays à visiter, des échanges de vues approfondis avec leurs dirigeants sur le renforcement des relations bilatérales et de larges contacts avec des personnalités de divers milieux. J’assisterai et ferai une intervention au Forum économique mondial pour l’Afrique, et je m’entretiendrai avec les dirigeants de pays africains présents au Forum de la promotion des relations et de la coopération bilatérales. Je rencontrerai également la communauté chinoise et des personnels des établissements chinois en Afrique. J’espère que ma visite permettra d’approfondir davantage l’amitié traditionnelle entre la Chine et l’Afrique, de rehausser la coopération pragmatique sino-africaine, de renforcer la solidarité et l’entraide entre les deux parties, de promouvoir le développement partagé de la Chine et de l’Afrique, et de mieux faire comprendre aux 1 milliard d’Africains que les 1,3 milliard de Chinois seront pour toujours leurs amis sincères et leurs partenaires fiables et que la Chine veut travailler avec l’Afrique pour perpétuer l’amitié sino-africaine.
Un proverbe africain dit : « Tout seul, on va plus vite. Ensemble, on va plus loin. » L’amitié sans cesse renouvelée et la coopération tous azimuts entre la Chine et l’Afrique sont à préserver avec beaucoup de soins par les Chinois et les Africains. La Chine entend travailler en toute sincérité et renforcer la solidarité avec les pays africains, et coopérer d’une manière mutuellement bénéfique avec eux pour promouvoir un développement partagé et réaliser au plus tôt les rêves glorieux du renouveau de la Chine et de l’Afrique.
On dit tous que la coopération sino-africaine est prometteuse. Où se trouvent les opportunités ? Quelles mesures concrètes la Chine prendra-t-elle pour faire avancer cette coopération ?
La Chine et l’Afrique, respectivement le plus grand pays en développement et le continent regroupant le plus grand nombre de pays en développement, sont toutes confrontées aux tâches pressantes du développement économique et de la modernisation. Depuis l’entrée au 21e siècle, la Chine et l’Afrique ont saisi les opportunités historiques offertes par l’approfondissement de la mondialisation et travaillé dans l’esprit de solidarité et de coopération gagnant-gagnant pour faire entrer leurs relations dans un « âge d’or ». Et elles ont toutes les deux beaucoup bénéficié de leur coopération. Actuellement, la Chine se trouve dans une phase cruciale du développement marquée par l’approfondissement global de la réforme et l’accélération de la transformation du mode de développement, alors que l’Afrique entreprend une nouvelle marche vers l’intégration, la prospérité et la renaissance du continent. La coopération sino-africaine s’offrira ainsi de nouvelles opportunités d’avancer à grandes enjambées. Durant ma visite, ensemble avec les dirigeants de pays africains et de l’UA ainsi que les représentants des entreprises chinoises et africaines, nous travaillerons dans un esprit pragmatique, innovant et entreprenant, pour faire le bilan du chemin parcouru, tirer les enseignements, identifier les insuffisances et explorer activement de nouveaux domaines, pistes et modalités de coopération de manière à porter la coopération sino-africaine tous azimuts à un niveau supérieur.La Chine et l’Afrique accroîtront les échanges et la coopération dans le domaine de la lutte contre la pauvreté pour promouvoir le développement partagé. La Chine compte plus de 100 millions de personnes vivant encore sous le seuil de la pauvreté, tandis que l’Afrique fait face à pas mal de difficultés et défis dans la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement. La lutte contre la pauvreté est un domaine phare de la coopération entre la Chine et l’Afrique, engagées l’une comme l’autre pour le développement économique et l’amélioration du bien-être social. La Chine entend partager avec l’Afrique ses expériences en matière de réduction de la pauvreté et de développement de l’agriculture, renforcer la coopération agricole et aider l’Afrique à former des compétences dans le domaine agricole. Le chemin vers le développement durable et une vie plus digne passe par la lutte contre la pauvreté. La Chine et l’Afrique renforceront leur coopération dans les domaines industriel et financier pour promouvoir l’industrialisation et le développement de l’industrie manufacturière du continent africain. L’Afrique est déjà sur une voie rapide de la croissance et marche résolument vers la modernisation. La Chine entend participer activement, avec les atouts qui sont les siens, à la construction d’infrastructures en Afrique pour une meilleure interconnectivité infra-africaine et renforcer par là sa coopération industrielle avec l’Afrique en l’aidant à développer, en priorité, l’industrie manufacturière à forte intensité de main-d’œuvre, à accroître l’emploi et à stimuler la consommation. En outre, la Chine aidera l’Afrique, par des moyens d’investissement et de financement innovants, à résoudre l’insuffisance de fonds. Au cours de ma visite, des accords de coopération seront signés entre les deux parties dans les secteurs routier, ferroviaire, aéronautique, électrique et autres.
La Chine et l’Afrique intensifieront leur coopération en matière de ressources humaines, d’écologie et de protection de l’environnement pour soutenir le développement à long terme de l’Afrique. Les ressources humaines sont la ressource la plus prometteuse du continent africain. La Chine entend renforcer la formation dans tous les domaines pour les pays africains, et notamment la formation professionnelle destinée aux jeunes Africains, pour aider l’Afrique à tirer profit pleinement et durablement de son dividende démographique. L’amitié entre les peuples repose sur la compréhension mutuelle. La Chine lancera une série de programmes d’échanges et de coopération socioculturels pour multiplier les échanges humains et renforcer la compréhension et l’amitié entre les peuples chinois et africains. Le vert reste toujours la couleur intrinsèque de l’Afrique. La Chine travaillera en étroite coopération avec l’Afrique et fournira un soutien financier à la protection des animaux sauvages et à la lutte contre le changement climatique sur le continent, de manière à faire progresser ensemble « une belle Chine » et « une belle Afrique ».
Ces dernières années, des médias ont évoqué des questions telles que le déséquilibre du commerce sino-africain, le manque de qualité de produits chinois exportés vers l’Afrique et le non-respect par des entreprises chinoises des lois et règlements du travail des pays d’accueil. Comment voyez-vous ces questions survenues dans la coopération sino-africaine ?
 Avec le développement rapide sur tous les plans des relations entre la Chine et l’Afrique, la coopération entre les entreprises des deux parties rencontre des « ennuis pour grandir », de nouvelles questions se posent et appellent des solutions appropriées. Attachant une très grande importance à ces questions sans jamais les esquiver ou les dissimuler, le gouvernement chinois est prêt à engager des consultations sérieuses avec les pays africains dans un esprit de respect mutuel, de pragmatisme et d’efficacité pour y trouver une solution. Ici, je tiens à réitérer que la Chine continuera à développer sa coopération avec l’Afrique conformément aux principes de sincérité, d’égalité, de bénéfice mutuel et de gagnant-gagnant, en demandant à ses entreprises d’observer scrupuleusement les lois et règlements locaux, d’être responsables quant à la qualité des travaux et des produits et envers les consommateurs, et d’assumer leur part de responsabilité à l’égard de la société et de l’environnement des pays d’accueil. Dans le même temps, j’appelle les pays africains concernés à renforcer la régulation de marché et les mesures de sécurité, et à protéger dûment les droits et intérêts légitimes des entreprises chinoises en Afrique ainsi que la sécurité de leurs personnels. Dans l’ensemble, les questions apparues dans la coopération sino-africaine ne sont, après tout, que des cas rares et isolés, et l’approfondissement continu de cette coopération depuis ces dernières années représente le courant principal et la tendance générale. En 2013, le volume des échanges commerciaux entre la Chine et l’Afrique a atteint 210 milliards de dollars américains, soit 2 000 fois celui de 1960, faisant ainsi de la Chine le premier partenaire commercial de l’Afrique pour la cinquième année consécutive. À l’heure actuelle, plus de 2 500 entreprises chinoises sont présentes en Afrique, créant plus de 100 000 emplois locaux. L’année dernière, plus de 1,4 million de touristes chinois ont voyagé en Afrique, apportant d’importantes recettes en devises étrangères aux pays concernés. Selon un rapport du FMI, la coopération sino-africaine contribue déjà à hauteur de plus de 20% au développement de l’Afrique. Le « facteur chinois » s’affirme chaque jour davantage dans le développement de l’Afrique, et la coopération sino-africaine apporte des bénéfices tangibles aux peuples des deux parties et a devant elle de très vastes perspectives.
Comment voyez-vous l’allégation de certains médias selon laquelle la Chine pratique le « néo-colonialisme » en Afrique ?
La Chine et les pays africains sont bons frères et bons partenaires travaillant dans la solidarité pour le développement commun. Dans sa coopération avec l’Afrique, la Chine s’en tient toujours aux principes d’égalité, de bénéfice réciproque, de pragmatisme, d’efficacité, de sincérité et de respect des engagements, et de ne pas assortir ses aides à l’Afrique de condition politique. Elle est restée fidèle à ces principes depuis des dizaines d’années sans jamais s’en écarter. La coopération sino-africaine a contribué activement au développement de l’Afrique, notamment dans le domaine du progrès social et du bien-être de la population, l’objectif étant d’améliorer l’environnement de l’investissement sur le continent et la vie des Africains. De nombreux projets d’infrastructures réalisés avec l’assistance chinoise, comme des écoles, hôpitaux, stades et systèmes d’approvisionnement en eau et en électricité, ont facilité le travail et la vie des populations. Pour alléger le fardeau des pays africains dans leur marche en avant, jusqu’en fin 2013, la Chine a annulé au total 20 milliards de yuans RMB de dettes en leur faveur. Pour renforcer les capacités d’auto-développement des pays africains, la Chine a également travaillé énergiquement à promouvoir la coopération industrielle et financière avec eux pour les aider à mettre en place des systèmes indépendants et complets de l’industrie manufacturière et de l’agriculture modernes, afin de consolider sans cesse la base de la coopération sino-africaine. Cette coopération, mutuellement bénéfique et gagnant-gagnant, offre des opportunités à la Chine et à l’Afrique.
La Chine et de nombreux pays africains ont tous souffert dans le passé de l’agression étrangère et de l’occupation coloniale ou semi-coloniale. « Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas que l’on te fasse ». Voilà un concept traditionnel plusieurs fois millénaire de la Chine et un élément majeur de sa civilisation. Le soi-disant néo-colonialisme chinois en Afrique ne correspond ni aux traditions et cultures chinoises, ni à la réalité de la coopération amicale, de l’égalité et du bénéfice mutuel entre la Chine et l’Afrique. De nombreux dirigeants africains ont fait savoir publiquement que l’Afrique, qui avait subi le colonialisme, savait bien ce que ce mot signifie et que les pays africains ne se laisseraient jamais induire en erreur par une telle allégation. Je peux affirmer solennellement aux amis africains que la Chine ne s’engagera jamais sur le vieux chemin du colonialisme emprunté par d’autres pays et qu’elle ne permettra jamais aux agissements colonialistes du passé de se reproduire en Afrique. La Chine entend rester toujours ami fiable et partenaire fidèle des peuples africains et contribuer activement à la construction d’un beau continent africain.
Interview réalisée à Pékin par un groupe de journalistes africains

Li Keqiang, Premier ministre chinois : « La Chine est à l’écoute des attentes des Africains »

Li Keqiang, Premier ministre chinois : « La Chine est à l’écoute des attentes des Africains »

« La Chine est à l’écoute des attentes des Africains »

A partir de demain, le Premier ministre chinois,Li Keqiang entamera une tournée sur notre continent et qui le conduira en Éthiopie, au siège de l’Union africaine (Ua), au Nigéria, en Angola et au Kenya. Avant son départ, il a accordé une interview à un groupe de journalistes africains en voyage en Chine.  

Vous êtes un dirigeant ayant une vision internationale. Vous avez été dans beaucoup de pays du monde. Quelle est votre impression sur l’Afrique ?
 J’ai été en Égypte en 2009, mais je n’ai pas vu toute l’Afrique. Le continent, comme je l’ai lu dans des livres, comprend l’Afrique du Nord composée des pays arabes et l’Afrique subsaharienne, et s’étend sur une terre vaste, fertile et pleine de merveilles. Il compte plus de 1 500 groupes ethniques et plus de 2 000 langues. L’Afrique, dotée d’une civilisation splendide et très ancienne, est considérée comme le berceau de la civilisation humaine. On y trouve l’intarissable Nil, le majestueux Kilimandjaro, la prestigieuse vallée du rift africain et la célèbre migration d’animaux au Massai Mara, avec des peuples simples, des chefs de tribu hospitaliers, des musiques ardentes et des danses chaleureuses. C’est un continent en pleine émergence et débordant de vitalité que je souhaite découvrir depuis longtemps.
Depuis le début du siècle, les pays africains ont ravivé l’esprit du panafricanisme pour avancer à pas de géant sur la voie d’une intégration africaine accélérée. Au cours de la dizaine d’années écoulées, l’Afrique a réalisé une croissance économique des plus rapides au monde, et des exploits dans le domaine du développement socio-économique. Aujourd’hui, l’Afrique affiche un grand dynamisme et montre un nouveau visage. Elle constitue désormais, on peut le dire, une force majeure dans la multipolarisation mondiale, un important marché émergent pour la reprise et l’intégration économiques dans le monde et aussi un représentant remarquable de la diversité du patrimoine mondial. J’admire l’esprit d’engagement et de solidarité que manifestent les peuples africains et je suis pleinement confiant dans l’avenir radieux du développement de l’Afrique.
Depuis plus d’un demi-siècle, les relations sino-africaines restent toujours solides et se développent sans discontinuer malgré les grands changements mondiaux. Selon vous, quelles en sont les raisons ?
La Chine et l’Afrique sont liées par une relation qui remonte loin dans l’histoire et une amitié qui se consolide au fil du temps. Depuis les années 50 et 60 du siècle dernier, la Chine et les pays africains, rapprochés par le même passé, se sont soutenus mutuellement dans leur combat solidaire et ont forgé une amitié profonde.
Un vieil adage chinois dit : « Il est facile d’avoir beaucoup d’argent, mais difficile de trouver de vrais amis. » Nous ne saurions jamais oublier que ce sont les frères africains qui nous ont portés à l’Onu et nous sommes toujours fiers d’avoir contribué à la construction du chemin de fer Tanzanie-Zambie. Parmi les aides internationales qu’ont reçues en 2008 les sinistrés du séisme à Wenchuan, celles en provenance de l’Afrique nous sont particulièrement précieuses. Dans des enceintes multinationales telles que les Nations Unies, la voix de la Chine pour défendre les droits et intérêts légitimes des nombreux pays en développement, dont les pays africains, est la plus ferme. Les peuples africains sont pour les Chinois bons frères, bons amis et bons partenaires, sincères et dévoués. Les relations sino-africaines, dépassant la distance géographique et les différences en matière de culture et de système, se caractérisent par la sincérité, la confiance mutuelle et la bonne entente et sont considérées comme un modèle de la coopération Sud-Sud.
La coopération sino-africaine a donné de vastes possibilités et une grande impulsion au développement de la Chine et de l’Afrique, et surtout contribué amplement au renforcement du poids de l’ensemble des pays en développement dans le monde et à la promotion de la cause du progrès de l’humanité. Nous entendons travailler ensemble avec les pays africains pour raffermir, sans cesse, la confiance politique mutuelle, approfondir la coopération dans les domaines de la paix et de la sécurité, rehausser la coopération pragmatique et intensifier les échanges humains, et faire progresser davantage le nouveau partenariat stratégique sino-africain.
On dit que c’est votre première visite en Afrique en tant que Premier ministre. Quel est l’objectif de cette visite ? Et quel message souhaitez-vous faire passer aux peuples africains ?
C’est ma première visite sur le continent africain depuis ma prise de fonction comme Premier ministre du Conseil des Affaires d’État chinois. C’est également mon premier déplacement à l’étranger pour cette année. Ce sera un voyage placé sous le signe de la continuité, de la coopération et de la solidarité, une occasion pour moi de parcourir le chemin de l’amitié ouvert par les dirigeants chinois et africains de l’ancienne génération, de mesurer la profondeur de l’amitié et de la solidarité entre les peuples chinois et africains, de constater sur place le dynamisme du développement socio-économique africain et d’écouter les attentes des Africains  aspirant à une vie meilleure. J’ai une forte volonté de contribuer concrètement à l’approfondissement des relations entre la Chine et l’Afrique et à la promotion de leur coopération dans différents domaines au plus grand bénéfice des peuples chinois et africains.
Durant cette tournée, je me rendrai au siège de l’UA et j’y prononcerai un discours pour présenter les idées et propositions de la Chine sur la promotion des relations et de la coopération entre la Chine et l’Afrique dans la nouvelle époque. J’aurai, dans les quatre pays à visiter, des échanges de vues approfondis avec leurs dirigeants sur le renforcement des relations bilatérales et de larges contacts avec des personnalités de divers milieux. J’assisterai et ferai une intervention au Forum économique mondial pour l’Afrique, et je m’entretiendrai avec les dirigeants de pays africains présents au Forum de la promotion des relations et de la coopération bilatérales. Je rencontrerai également la communauté chinoise et des personnels des établissements chinois en Afrique. J’espère que ma visite permettra d’approfondir davantage l’amitié traditionnelle entre la Chine et l’Afrique, de rehausser la coopération pragmatique sino-africaine, de renforcer la solidarité et l’entraide entre les deux parties, de promouvoir le développement partagé de la Chine et de l’Afrique, et de mieux faire comprendre aux 1 milliard d’Africains que les 1,3 milliard de Chinois seront pour toujours leurs amis sincères et leurs partenaires fiables et que la Chine veut travailler avec l’Afrique pour perpétuer l’amitié sino-africaine.
Un proverbe africain dit : « Tout seul, on va plus vite. Ensemble, on va plus loin. » L’amitié sans cesse renouvelée et la coopération tous azimuts entre la Chine et l’Afrique sont à préserver avec beaucoup de soins par les Chinois et les Africains. La Chine entend travailler en toute sincérité et renforcer la solidarité avec les pays africains, et coopérer d’une manière mutuellement bénéfique avec eux pour promouvoir un développement partagé et réaliser au plus tôt les rêves glorieux du renouveau de la Chine et de l’Afrique.
On dit tous que la coopération sino-africaine est prometteuse. Où se trouvent les opportunités ? Quelles mesures concrètes la Chine prendra-t-elle pour faire avancer cette coopération ?
La Chine et l’Afrique, respectivement le plus grand pays en développement et le continent regroupant le plus grand nombre de pays en développement, sont toutes confrontées aux tâches pressantes du développement économique et de la modernisation. Depuis l’entrée au 21e siècle, la Chine et l’Afrique ont saisi les opportunités historiques offertes par l’approfondissement de la mondialisation et travaillé dans l’esprit de solidarité et de coopération gagnant-gagnant pour faire entrer leurs relations dans un « âge d’or ». Et elles ont toutes les deux beaucoup bénéficié de leur coopération. Actuellement, la Chine se trouve dans une phase cruciale du développement marquée par l’approfondissement global de la réforme et l’accélération de la transformation du mode de développement, alors que l’Afrique entreprend une nouvelle marche vers l’intégration, la prospérité et la renaissance du continent. La coopération sino-africaine s’offrira ainsi de nouvelles opportunités d’avancer à grandes enjambées. Durant ma visite, ensemble avec les dirigeants de pays africains et de l’UA ainsi que les représentants des entreprises chinoises et africaines, nous travaillerons dans un esprit pragmatique, innovant et entreprenant, pour faire le bilan du chemin parcouru, tirer les enseignements, identifier les insuffisances et explorer activement de nouveaux domaines, pistes et modalités de coopération de manière à porter la coopération sino-africaine tous azimuts à un niveau supérieur.La Chine et l’Afrique accroîtront les échanges et la coopération dans le domaine de la lutte contre la pauvreté pour promouvoir le développement partagé. La Chine compte plus de 100 millions de personnes vivant encore sous le seuil de la pauvreté, tandis que l’Afrique fait face à pas mal de difficultés et défis dans la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement. La lutte contre la pauvreté est un domaine phare de la coopération entre la Chine et l’Afrique, engagées l’une comme l’autre pour le développement économique et l’amélioration du bien-être social. La Chine entend partager avec l’Afrique ses expériences en matière de réduction de la pauvreté et de développement de l’agriculture, renforcer la coopération agricole et aider l’Afrique à former des compétences dans le domaine agricole. Le chemin vers le développement durable et une vie plus digne passe par la lutte contre la pauvreté. La Chine et l’Afrique renforceront leur coopération dans les domaines industriel et financier pour promouvoir l’industrialisation et le développement de l’industrie manufacturière du continent africain. L’Afrique est déjà sur une voie rapide de la croissance et marche résolument vers la modernisation. La Chine entend participer activement, avec les atouts qui sont les siens, à la construction d’infrastructures en Afrique pour une meilleure interconnectivité infra-africaine et renforcer par là sa coopération industrielle avec l’Afrique en l’aidant à développer, en priorité, l’industrie manufacturière à forte intensité de main-d’œuvre, à accroître l’emploi et à stimuler la consommation. En outre, la Chine aidera l’Afrique, par des moyens d’investissement et de financement innovants, à résoudre l’insuffisance de fonds. Au cours de ma visite, des accords de coopération seront signés entre les deux parties dans les secteurs routier, ferroviaire, aéronautique, électrique et autres.
La Chine et l’Afrique intensifieront leur coopération en matière de ressources humaines, d’écologie et de protection de l’environnement pour soutenir le développement à long terme de l’Afrique. Les ressources humaines sont la ressource la plus prometteuse du continent africain. La Chine entend renforcer la formation dans tous les domaines pour les pays africains, et notamment la formation professionnelle destinée aux jeunes Africains, pour aider l’Afrique à tirer profit pleinement et durablement de son dividende démographique. L’amitié entre les peuples repose sur la compréhension mutuelle. La Chine lancera une série de programmes d’échanges et de coopération socioculturels pour multiplier les échanges humains et renforcer la compréhension et l’amitié entre les peuples chinois et africains. Le vert reste toujours la couleur intrinsèque de l’Afrique. La Chine travaillera en étroite coopération avec l’Afrique et fournira un soutien financier à la protection des animaux sauvages et à la lutte contre le changement climatique sur le continent, de manière à faire progresser ensemble « une belle Chine » et « une belle Afrique ».
Ces dernières années, des médias ont évoqué des questions telles que le déséquilibre du commerce sino-africain, le manque de qualité de produits chinois exportés vers l’Afrique et le non-respect par des entreprises chinoises des lois et règlements du travail des pays d’accueil. Comment voyez-vous ces questions survenues dans la coopération sino-africaine ?
 Avec le développement rapide sur tous les plans des relations entre la Chine et l’Afrique, la coopération entre les entreprises des deux parties rencontre des « ennuis pour grandir », de nouvelles questions se posent et appellent des solutions appropriées. Attachant une très grande importance à ces questions sans jamais les esquiver ou les dissimuler, le gouvernement chinois est prêt à engager des consultations sérieuses avec les pays africains dans un esprit de respect mutuel, de pragmatisme et d’efficacité pour y trouver une solution. Ici, je tiens à réitérer que la Chine continuera à développer sa coopération avec l’Afrique conformément aux principes de sincérité, d’égalité, de bénéfice mutuel et de gagnant-gagnant, en demandant à ses entreprises d’observer scrupuleusement les lois et règlements locaux, d’être responsables quant à la qualité des travaux et des produits et envers les consommateurs, et d’assumer leur part de responsabilité à l’égard de la société et de l’environnement des pays d’accueil. Dans le même temps, j’appelle les pays africains concernés à renforcer la régulation de marché et les mesures de sécurité, et à protéger dûment les droits et intérêts légitimes des entreprises chinoises en Afrique ainsi que la sécurité de leurs personnels. Dans l’ensemble, les questions apparues dans la coopération sino-africaine ne sont, après tout, que des cas rares et isolés, et l’approfondissement continu de cette coopération depuis ces dernières années représente le courant principal et la tendance générale. En 2013, le volume des échanges commerciaux entre la Chine et l’Afrique a atteint 210 milliards de dollars américains, soit 2 000 fois celui de 1960, faisant ainsi de la Chine le premier partenaire commercial de l’Afrique pour la cinquième année consécutive. À l’heure actuelle, plus de 2 500 entreprises chinoises sont présentes en Afrique, créant plus de 100 000 emplois locaux. L’année dernière, plus de 1,4 million de touristes chinois ont voyagé en Afrique, apportant d’importantes recettes en devises étrangères aux pays concernés. Selon un rapport du FMI, la coopération sino-africaine contribue déjà à hauteur de plus de 20% au développement de l’Afrique. Le « facteur chinois » s’affirme chaque jour davantage dans le développement de l’Afrique, et la coopération sino-africaine apporte des bénéfices tangibles aux peuples des deux parties et a devant elle de très vastes perspectives.
Comment voyez-vous l’allégation de certains médias selon laquelle la Chine pratique le « néo-colonialisme » en Afrique ?
La Chine et les pays africains sont bons frères et bons partenaires travaillant dans la solidarité pour le développement commun. Dans sa coopération avec l’Afrique, la Chine s’en tient toujours aux principes d’égalité, de bénéfice réciproque, de pragmatisme, d’efficacité, de sincérité et de respect des engagements, et de ne pas assortir ses aides à l’Afrique de condition politique. Elle est restée fidèle à ces principes depuis des dizaines d’années sans jamais s’en écarter. La coopération sino-africaine a contribué activement au développement de l’Afrique, notamment dans le domaine du progrès social et du bien-être de la population, l’objectif étant d’améliorer l’environnement de l’investissement sur le continent et la vie des Africains. De nombreux projets d’infrastructures réalisés avec l’assistance chinoise, comme des écoles, hôpitaux, stades et systèmes d’approvisionnement en eau et en électricité, ont facilité le travail et la vie des populations. Pour alléger le fardeau des pays africains dans leur marche en avant, jusqu’en fin 2013, la Chine a annulé au total 20 milliards de yuans RMB de dettes en leur faveur. Pour renforcer les capacités d’auto-développement des pays africains, la Chine a également travaillé énergiquement à promouvoir la coopération industrielle et financière avec eux pour les aider à mettre en place des systèmes indépendants et complets de l’industrie manufacturière et de l’agriculture modernes, afin de consolider sans cesse la base de la coopération sino-africaine. Cette coopération, mutuellement bénéfique et gagnant-gagnant, offre des opportunités à la Chine et à l’Afrique.
La Chine et de nombreux pays africains ont tous souffert dans le passé de l’agression étrangère et de l’occupation coloniale ou semi-coloniale. « Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas que l’on te fasse ». Voilà un concept traditionnel plusieurs fois millénaire de la Chine et un élément majeur de sa civilisation. Le soi-disant néo-colonialisme chinois en Afrique ne correspond ni aux traditions et cultures chinoises, ni à la réalité de la coopération amicale, de l’égalité et du bénéfice mutuel entre la Chine et l’Afrique. De nombreux dirigeants africains ont fait savoir publiquement que l’Afrique, qui avait subi le colonialisme, savait bien ce que ce mot signifie et que les pays africains ne se laisseraient jamais induire en erreur par une telle allégation. Je peux affirmer solennellement aux amis africains que la Chine ne s’engagera jamais sur le vieux chemin du colonialisme emprunté par d’autres pays et qu’elle ne permettra jamais aux agissements colonialistes du passé de se reproduire en Afrique. La Chine entend rester toujours ami fiable et partenaire fidèle des peuples africains et contribuer activement à la construction d’un beau continent africain.
Interview réalisée à Pékin par un groupe de journalistes africains

Les défenseurs de la nature kenyans pleins d'espoir dans la coopération avec la Chine

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